• FOCUS INSTA #luc_archi

    Etudiant en Bachelor Design d’Espace à l’Esma Montpellier,
    il nous parle de son parcours, ses projets scolaires et personnels. 
    Passionné de design au sens large luc_archi nous offre ses expérimentations sur son compte Instagram.
    Je trouve son profil pluriel, esthétique et intéressant.
    C’est pourquoi j’ai souhaité mettre en avant toutes ses facettes créatives ! 
    Je te laisse les découvrir !

    BONJOUR LUCAS, PEUX-TU TE PRÉSENTER À NOS LECTEURS
    ET RETRACER TON PARCOURS ?

    Bonjour, j’ai 20 ans, je suis en première année de Bachelor design d’espace à l’ESMA à Montpellier.
    Je ne m’attendais pas à y étudier car après ma Terminale S, je souhaitais intégrer une école d’architecture.
    Je visais n’importe laquelle tant que j’étais pris et que j’allais enfin étudier ma passion.
    Bon ça ne s’est pas passé comme prévu… mais aujourd’hui je pense que cette formation va beaucoup m’apporter. Plus d’années d’études certes mais également plus d’expériences, qui me serviront pour la suite
    en école d’architecture.

    Mon caractère ? Je fonce puis je réfléchis ensuite. Cela m’a souvent desservi mais je pense que ça me permet d’avoir une approche spontanée sur mon travail. Je prends chaque travaux scolaires ou personnels comme des défis et j’essaie d’en tirer le maximum.
    J’aime bien tout ce qui est manuel et je prends plaisir à construire et bricoler dans mon temps libre,
    même si on en a pas beaucoup !!!

    Peux-tu me parler de ton processus de création
    pour tes projets de DE ?

    Une fois que j’ai le sujet je ne peux pas m’empêcher de me projeter et souvent beaucoup d’informations me viennent en tête.
    Pourtant on nous répète souvent « avant de faire des dessins, faites d’abord l’analyse de votre sujet ». 
    Il m’arrive d’avoir l’idée finale avant même de commencer mes recherches, mais bien sûr cette idée
    vient s’affiner et s’enrichir par mes recherches.

    Je demande beaucoup l’avis de mes proches ou mes camarades de classe, parfois trop !
    Mais je pense que c’est nécessaire d’avoir des avis différents puisqu’un architecte ne construit pas pour lui mais pour les autres. Les critiques sont constructives. 
    Même si je sais que quand j’ai une idée je vais tout faire pour qu’elle soit approuvée.

    Peux-tu me décrire ton univers ? 
    Quelles sont tes références ?

    Je ne pense pas avoir de « style », je pense qu’en tant qu’étudiant je peux et je dois m’aventurer
    dans tout ce qui est possible.

    J’essaie de diversifier mes réponses.

    J’avoue avoir toujours eu quelques préférences en therme d’architecture, je suis fasciné par l’Antiquité, la Renaissance ou l’aspect rétro.
    L’ornemental, pour moi, ne doit pas être oublié ou effacé.
    Ricardo Bofill est un bon exemple, ses architectures ont toutes un aspect « m’as tu vu » que j’admire. 
    De l’architecture antique, j’en tire l’aspect spectaculaire. Un bâtiment doit être vu, doit provoquer une émotion « qu’elle soit bonne ou mauvaise » mais on ne doit pas rester indifférent devant une construction.
    Mon « style » c’est plus ma façon de voir et d’aimer l’architecture. 

    Quel impact a sur toi l’architecture ?

    C’est vrai que j’ai toujours baigné dans le monde du bâtiment et ça m’a toujours attiré.
    Quand j’étais petit, j’aidais mon père et mon grand père, artisans, à construire des maisons,
    sur le moment je trouvais cela ennuyant mais ça m’a beaucoup appris.

    Pour moi un bon architecte doit connaitre le terrain avant de dessiner un plan.
    La pratique est toujours plus constructive que la théorie.
    J’espère que j’aurais à nouveau l’occasion de participer à un chantier, poser du carrelage
    par exemple c’est la première chose qui me viens en tête.
    L’architecture est une façon de modéliser en réalité ce que j’ai dans ma tête, ça a un côté satisfaisant.
    Bon pour l’instant je modélise pas grand chose à part des maquettes mais quand même c’est du boulot !

    J’ai découvert grâce à ton compte Instagram 
    les superbes photos de tes maquettes.
    Peux-tu nous parler de cette étape dans ton travail ?

    Une maquette permet « normalement »  de nous aider à réfléchir, de voir les espaces, comment la lumière influe avec les volumes et par conséquent une maquette est en mouvement.
    Il faut bouger les pièces, mettre des personnages à l’échelle, ça aide beaucoup quand on est bloqué
    sur un projet ou qu’on ne sait pas part ou commencer.

    Nous faisons aussi des maquettes de finalisation, on montre notre projet sous son meilleur angle,
    on le rend séduisant, c’est plus vendeur pour les clients.
    J’aime particulièrement cette phase d’un projet, surtout quand la maquette est terminée.
    C’est très minutieux, petit tips : plus l’échelle est petite et plus il y a de détails plus la maquette est énorme ! 

    Sinon c’est gratifiant de voir son projet prendre forme, c’est là qu’on voit que toutes ses heures passées
    sur papier ou logiciel mènent à quelque chose de concret.
    Je porte beaucoup d’importance aux maquettes et je n’hésite pas à refaire plusieurs fois des éléments
    qui ne seraient pas comme je le voudrais.

    Sur ton IG, tu partages tes créations graphiques, numériques
    et photo-montages à l’esprit vintage.
    Quelles sont tes diverses sources dinspirations ?

    En ce moment j’aime bien les oeuvres surréalistes, mes deux derniers projets, la bibliothèque de plage et l’assise sont liées et ont toutes les deux des influences du surréalisme.

    Quand je fais un projet j’aime bien le développer au maximum, lui créer une ambiance, un univers;

    Concevoir des visuels graphiques dans l’esprit d’un projet
    est un prolongement de celui-ci.

    Que tapporte Instagram et comment lutilises-tu ?

    J’utilise Instagram comme source d’inspiration et surtout car j’aime beaucoup la photo.
    C’est une nouvelle manière depuis quelques années de mettre en avant son travail, c’est un très bon support de communication et dans la profession d’architecte il faut savoir se vendre et communiquer sur ses projets.
    D’ailleurs je vous invite à me rejoindre @luc_archi !

     

    Peux-tu nous faire partager tes liens IG et autres ?

    J’ai découvert quelques comptes récemment :
    @mishko.co
    @mattmillsart
    @cult.class
    @howiewonder

    C’est assez varié, design graphique et collage surréaliste à l’esprit rétro.
    Ce ne sont pas des comptes d’architecture, pour mes projets mes inspirations viennent de différentes
    formes de créations.

     

    Comment te projettes-tu dans l’avenir ?

    C’est assez compliqué de répondre à cette question, car les choses ne se passent  jamais comme prévu !
    Je n’aimerais pas connaitre mon futur, alors je vis un peu au jour le jour.

    Aujourd’hui j’étudie ma passion. Demain, j’aimerais devenir architecte DE pour réaliser de grosses structures, des bâtiments publics, des grattes ciels alors je vais tout faire pour m’en donner les moyens et faire le métier qui me plait !

     

    Bonne chance Lucas et merci.

  • MONTPELLIER DE – WORKSHOP SCÉNOGRAPHIE 2020

    Les étudiants en Bachelor Design d’Espace 2e année ont découvert la scénographie théâtrale
    lors du workshop encadré par Daniel FAYET, pour la quatrième année consécutive. 

    La scénographie regroupe tous les éléments qui contribuent à établir l’atmosphère
    et le climat d’une production théâtrale : les volumesles éclairagesle sonle décor et les textures.
    Un prolongement du sens du texte par une ambiance visuelle, une conceptualisation de l’espace
    au service d’une mise en scène.

    Les principes de la scénographie :
    – faire sens,
    – l’espace comme outil de support,
    – l’esthétisme,
    – un espace qui intègre l’architecture qui l’accueille.

    « ELLES DEUX » d’Emmanuel Darley

    Deux filles, deux amies que rien ne peut séparer. Deux ados qui se projettent dans l’avenir
    et qui dessinent au futur une vie adulte où elles s’imaginent toujours côte à côte.
    Un jour, quelque chose se passe. L’une disparaît laissant l’autre, ses parents, tout…
    Elle prend un chemin de traverse et s’évanouit. L’autre poursuit sa vie, comme les parents de l’une,
    dans l’incompréhension, le trouble, le vide et l’oubli impossible.
    Et puis le temps passe.
    Beaucoup plus tard, un autre jour, alors qu’elles sont au presque bout de leur temps de vie, elles se retrouvent. L’une et l’autre côté à côte à nouveau. Que reste-t-il de leur histoire ?

    Elles deux, est un triptyque du temps : le temps de l’avenir rêvé de l’adolescence d’abord,
    ensuite celui du passé qui sépare les êtres en chemin et enfin celui du temps de la mémoire qui s’efface.

     

    Les étudiants ont été forces de propositions.
    Ils ont abordé la pièce « Elle deux » d’Emmanuel Darley sous différents angles : conceptuel et contemporain.
    Chaque projet a été abordé en groupe de manière pertinente et professionnelle.

    Le texte fait des allers-retours avec le passé et progresse dans l’histoire des deux adolescentes
    à petits pas vers l’âge mûr.
    Les étudiants ont dû surmonter la difficulté d’une seule scène pour différents rapports temps
    et espaces; immerger les spectateurs sur plusieurs années, au sein d’une amitié bouleversée par la disparition inexpliquée de l’une des jeune fille et la perte de mémoire de l’autre à leurs retrouvailles. 

    Avoir un point de vu plus conceptuel qu’architectural, voilà le challenge relevé par les étudiants.

    LA SéPARATION

    De l’autre naît la séparation…
    Cette scénographie propose une structure modulable, qui se modifie tout le long de la pièce
    et 
    intègre la notion de temps et de souvenir.

    Le temps est présent tout le long de la pièce et en constante évolution, il rythme les scènes.
    Les panneaux -murs et décor- s’avancent vers le spectateur et se dissolvent au fur et à mesure, 
    pour provoquer un sentiment d’oppression… et le mettre face à l’inévitabilité du temps qui passe
    et des souvenirs qui s’effacent.

    Chloé BORRULL / Lucas DAMIE / Pauline LA CARBONA / Hugo LEDAN / MaximeRAMOS
    L’ARBRE DE VIE

    Et puis le temps passe…
    La scénographie s’appuie sur différentes notions telles que le temps et son cheminement, la rivalité,
    la séparation, la distance et les retrouvailles.

    Le temps : continuité indéfinie, milieu où se déroule la succession des événements et des phénomènes,
    les changements, mouvements, et leur représentation dans la conscience.
    Le temps est une force qui agit sur le monde, il a la propriété de faire vieillir  l’ensemble des éléments
    et êtres vivants qui composent l’univers.
    Les personnages vont faire évoluer l’arbre au centre de la scène, la croissance de l’arbre représente ici
    le temps qui passe, une ellipse temporelle.
    Egalement présentes, les racines qui se déploient en même temps que l’arbre, celles-ci représentent
    les souvenirs.

    Inspirée par le constructivisme et ses formes géométriques et organiques, la scénographie intègre
    la séparation de la scène pour évoquer la rivalité et les chemins différents qu’empruntent les deux filles.
    Sans pour autant la fermer, les personnages se déplacent du fond vers l’avant donc du passé vers l’avenir, pour se retrouver après toutes ces années. 

    Ce projet à confirmer mes espérances
    et mon désir de me diriger vers ce métier.

    Lola

    Lola Deperauw / Norman Dupeux / Elian Houlès / Louis Hardeman
    LE PARCOURS

    Rien ne se passe comme prévu…
    La scénographie met en avant le contraste entre le réel et l’imaginaire :  la structure est la base de l’amitié tandis que la lumière reflète les lignes déstructurées et droites au sol et représentent la relation tel quelle est et la vie rêvée !

    La scène se lit à l’endroit et à l’envers et propose une étude psychologique des personnages basée sur
    le souvenir et l’imagination.
    Les personnages déambulent sur le parcours de leur vie et amitié semées d’obstacles, avec l’amour,
    la famille, le jugement de la société et la maladie…

    Ce workshop nous a permis de sortir
    de notre zone de confort !

    Emma Banchereau / Charlotte Malfettes / Orianne Perignon / Emilie Toreilles
    Carla Zaccarelli
  • PORTRAIT #4 LAURENCE ROQUES et BONUS

    Quatrième épisode de notre rubrique PORTRAIT.

    Je suis allée à la rencontre de tes professeurs et les ai interviewés
    au travers d’un portrait chinois artistique.

    Je suis un peu obsessionnelle… je fais beaucoup de listes…
    j’ai donc pensé qu’il serait intéressant de lister les préférences artistiques,
    architecturales ou graphiques de tes enseignants pour faire plus ample connaissance.
    Et pour cela pourquoi pas faire un portrait chinois ?

    Le portrait chinois est un questionnaire, où il s’agit d’identifier des goûts ou des préférences.
    Surtout ne pas réfléchir et répondre du tac au tac…
    Un enseignant répond à un questionnaire en fonction de la matière enseignée.
    Laurence Roques, professeur en Design d’Espace, s’est prêtée au jeu avec quelques difficultés de choix, je la comprends !!! MERCI ^^

    BONUS

    Pendant l’interview, Laurence, qui a eu du mal à faire ses choix, me lance :

    j’adore ne pas aimer !!!

    L’idée m’a plu, je lui ai proposé du tac au tac d’enchainer sur son CONTRE portrait chinois !
    C’est vrai, Laurence a répondu plus facilement ! 
    Voici en bonus ce qu’elle ne serais pas…

    Merci à Barbara May pour notre collaboration *

  • 10 indispensables en art appliqué

    INDISPENSABLE :
    dont on ne peut se dispenser, qui est obligatoire :
    « Il est indispensable d’être ouvert à toute forme de créativité ».
    Dont on ne peut se passer; vital : « La culture est indispensable à ta créativité ».

    Tu peux faire de mes conseils tes indispensables !

     

    De culture tu te nourriras

    Un nouveau designer chaque semaine tu découvriras

    Expérimenter tu n’oublieras pas

    Observer tu feras

    Les carnets de croquis tu griffonneras

    D’autres supports créatifs tu utiliseras (photo, vidéo,…)

    Le travail en équipe t’enrichiras

    Toujours ton étapes: tu auras sur toi

    Ton Ideat t’inspirera

    Ton Behance et ton IG tu créeras

  • TOULOUSE – SKATEPARK #K19 #DESIGNDESPACE #PS04

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2019
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Après l’article sur le projet en Design d’Espace de Sarah, je continue avec Léo et son projet
    sur l’aménagement d’une place en skatepark.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     
    DESIGN D’ESPACE

    Le BTS en Design d’Espace forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés aux métiers
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études du BTS Design d’Espace se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences
    et de montrer leurs capacités à s’investir dans un programme de design d’espace.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE DESIGN D’ESPACE, SÉRIE 4
    L’ESPRIT SKATE
    PRÉSENTATION

    Située dans le quartier Compans, la place de l’Europe est la plus grande place du centre ville de Toulouse
    avec une superficie de 12.000 mètres carrés hors aménagement.
    Malgré sa superficie, elle est aujourd’hui désertée du fait d’un manque d’activités.
    Elle se trouve juxtaposée aux jardins de Compans qui eux connaissent un réel succès.

    Afin de dynamiser la place de l’Europe, la ville de Toulouse lance un appel à projet concernant 
    le réaménagement de la place.
    Le cahier des charges comprend : 
    l’aménagement de 8000 mètres carrés,
    la réalisation de mobiliers urbains,
    une guinguette d’environ 40m2 avec terrasse ombragée et local technique,
    des sanitaires.

    La place de l’Europe est actuellement désertée des Toulousains, seulement quelques enfants à vélo
    ou skateurs la pratiquent. Un aménagement proposant à la scène de skate Toulousaine de faire vivre
    la place ne peut que l’aider à la dynamiser.

    Dossier (lien)

     

    PROJET & AXE
    Une agora en résonance avec son temps

    L’enjeux étant de dynamiser cette immense place désertée des Toulousains en faisant entrer
    cette culture urbaine qu’est le skate dans leur quotidien.
    Faire cohabiter ces deux usagers sur la même place, sans les séparer était le challenge. 
    Il me fallait un moyen d’inviter skateurs et piétons à investir la place sans que l’un ne gène l’autre.

    Le skate se pratiquant aux origines dans la rue, le premier dessin d’aménagement a été créé à partir
    des différentes circulations possibles au sein de la place.

    Tracer les grands axes afin de créer des rues intérieures.
    Une vingtaine de mobiliers aménagent les espaces ainsi dessinés.

    Projet (lien)

    Ces mobiliers accueillent trois fonctions :
    un bac végétal au centre, une assise pour les piétons et une rampe de skate.

    Afin que les trois éléments soient en harmonie, l’espace végétal, clé de cette cohabitation,
    se trouve au centre
     : zone tampon entre l’assise et la rampe de skate. Elle sécurise les assises vis à vis
    du skate, apporte de l’ombre, fait entrer de la végétation au sein de cette place.
    Le skateur, lui, vient pratiquer pour son propre plaisir, dynamisant ainsi la place en divertissant le piéton
    placé en tant que spectateur au centre de celle-ci.

     

     

    Le second élément du programme se trouve être la micro architecture.
    Une guinguette avec une terrasse en hauteur permettant aux usagers de prendre de la hauteur et un meilleur point de vue sur l’activité de la place.
    Cette architecture est traitée de la même manière que les mobiliers, afin que l’ensemble soit homogène.

     

     

    Mobiliers comme architecture sont « skatables » c’est à dire praticable, réalisant un « spot de skate géant », fantasme de plus d’un skateur !
    Bien que l’aspect skatable de la place est explicite, il nécessite un regard affuté par la pratique afin
    d’en déceler les figures possibles et « lines ». 

     

    Au-delà des contraintes d’aménagement, se dressent des enjeux bien plus conséquents.
    Redonner une place à cette pratique qu’est le skate, redonner vie à un espace urbain délaissé
    en y faisant entrer cette culture urbaine.
    Revaloriser une place par l’art du skate à l’image de Macba à Barcelone, et faire de ce lieu un emblème
    de la ville de Toulouse et de sa culture du skate jusque là peu mise en avant.
    Un lieu de mise en scène de l’esthétisme de ce sport, un espace urbain repensé par un regard pratique,
    des formes nouvelles pour des fonctions adaptées. 

    La scène de skate Toulousaine, au coeur de la ville,
    une agora en résonance avec son temps.

     
    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Ce projet étant l’aboutissement de mon BTS,

    il m’a permis de réaliser un rêve d’enfant

    en quelque sorte.

    Je suis entrée en Design d’espace avec la volonté de dessiner des skateparks, ce projet m’a permis
    entre autre de réaliser ce rêve !
    Le contexte de la place m’a fortement poussé à dessiner ce projet, en effet, c’est sur cette place
    que j’ai fait
    mes premiers pas en skateboard.
    Dix ans plus tard, en voyant le projet d’aménagement prévu pour la place, je me suis dit que
    c’était le moment d’y rajouter mon grain de sel afin de conserver l’esprit skate de cette place.

     

    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    Le projet étant fictif , il n’a malheureusement pas été présenté à la ville de Toulouse. 

    J’ai cependant présenté le projet à de nombreux skateurs locaux qui m’ont donné d’excellents conseils
    et retours
    afin de rendre le projet plus cohérent. Nombreux auraient voulu voir ce projet se réaliser.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    Deux approches dans ce projet ont leurs propres inspirations, l’approche formelle concernant mes mobiliers ainsi que l’organisation de la place fût dessinée par la pratique du skate elle même.
    Une forme résultante d’une fonction, de la pratique de l’urbain.

    Pour la seconde approche, plus philosophique j’ai étudié le travail du plasticien Raphaël Zarka
    et de sa réflexion autour du skate auprès de deux de ses ouvrages :
    « La conjonction interdite » traitant du skate en tant que pratique urbaine
    et « Riding modern art » un recueil photographique revenant plus à l’approche formelle.

    Ce va et vient avec ses différents travaux m’ont permis de dessiner ce projet n’étant non pas une sculpture
    ni un skatepark mais une place publique
    .

     

    AUJOURD’HUI APRÈS L’OBTENTION DE TON BTS,
    COMMENT ENVISAGES-TU LA SUITE ?

    Une nouvelle aventure démarre pour moi, j’entre en L1 d’architecture à l’ENSA de Saint-Etienne
    où je souhaite poursuivre jusqu’au master afin de décrocher le diplôme d’architecte. 

     

    AS-TU DES PROJETS PERSONNELS À VENIR ?

    Mon objectif actuel est de me faire un maximum de bagages afin de pouvoir exercer plus tard
    en tant qu’architecte
    bien que je ne sache exactement dans quel domaine, c’est aujourd’hui ma passion
    pour l’architecture et le dessin qui me guide. 

    Ma formation de Designer d’espace m’ayant donné une approche plastique de l’architecture,
    c’est maintenant l’approche technique que je souhaite développer afin d’acquérir une certaine polyvalence
    me permettant de travailler sur un champ large (architecture événementielle et pérenne, urbanisme
    ou aménagement …)

     

    Merci à Léo, à ta vision d’un espace urbain vivant et d’une mixité positive entre skateurs et riverains. 
    Bonne continuation !

  • MONTPELLIER – lac de la Vène #K19 #DESIGNDESPACE #PS01

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2019
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Je commence avec Sarah en Design d’Espace et son projet sur l’aménagement des abords du lac
    de la Vène en harmonie avec l’environnement.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     

    DESIGN D’ESPACE

    Le BTS en Design d’Espace forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés aux métiers
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études du BTS Design d’Espace se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences
    et de montrer leurs capacités à s’investir dans un programme de design d’espace.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE DESIGN D’ESPACE, SÉRIE 1
    Aménagement d’un parcours initiatique
    PRÉSENTATION

    Mon projet consiste en l’aménagement des abords du lac de la Vène, à Bugarach,
    village dans le Sud de la France.
    Ceci afin de rendre le lieu plus accessible et attractif pour les locaux et les touristes.

    Tout en étant pédagogique, l’aménagement permettra l’observation et la sensibilisation à la nature.

    Différents points seront investis autour du lac : une zone de pique-nique, des espaces de baignade 
    et repos, d’observation ainsi que de pêche.

     

    PROJET & AXE
    Créer du lien entre l’Homme et la nature 

    La mairie de Bugarach m’a fait une demande d’étude de faisabilité pour la réalisaton du projet. 
    En regard de la demande, l’aménagement pourrait constituer un parcours initiatique.
    Les individus ressortiraient changés de la promenade autour du lac.
    Comment celle-ci va-t’elle transformer le regard pour mener à un réflexion sur soi ?
    Après l’observation de formes similaires entre l’Homme et la nature, le projet pose ici la question de leur lien.

    L’empreinte de l’Homme sur la nature passera par le choix du bois non traité pour les constructions
    mais aussi par la forme de celles-ci, reprenant l’idée de la racine, qui sort et s’enfonce dans la terre.
    Les structures ponctueront l’espace de la promenade.
    A aborder telle des installations in-situ, elles dialogueront avec le paysage, l’eau, la flore.
    Aussi, elles vieilliront avec le temps, pour s’intégrer d’avantage à l’environnement.
    Au sol, un chemin guidera le visiteur. Celui-ci paraîtra comme tracé passage après passage.
    L’aménagement orientera le regard. Ceci passera par des cadrages, des formes.
    Le mobilier, par son ergonomie, positionnera l’individu en regard des intérêts que le paysage offre.

    Le projet inclus aussi la présence, gravés sur le bois des mobiliers à la façon d’un randonneur,
    de citations / de mots, en relation avec les idées à transmettre.

     

     

    ZONE PIQUE-NIQUE

    S’implanter

     

    Une structure en bois sort du sol pour former un banc.
    Puis, une autre vient créer une table devant le banc déjà présent.
    Assis là, un point de vue horizontal vers le lac s’offre au visiteur.
    Derrière, un barbecue est déjà là.
    En été, l’arbre, un érable champêtre, fait de l’ombre.

     

     

    PLONGEOIR

    Plonger

     

    La même structure en bois sort du sol pour venir envahir un plongeoir déjà confectionné 
    en un tronc de bois mort. Par cette greffe, celui-ci est renforcé et stabilisé.

     

     

    BAIN DE SOLEIL

    «O temps, suspends ton vol ! Et vous, heures propices
    Suspendez votre cours !
    Laissez-nous savourez les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours !»

    Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques , «Le Lac», 1920

     

    Au bord de l’eau, on trouve une structure qui permet de s’allonger tranquillement, en regard du lac.
    Elle est telle la racine de l’arbre sur la gauche, qui ressort de terre.

     

     

    ASSISES

    Propagation


    Dans cette zone, le terrain est en dénivelé. Les structures seront installées dans la continuité 
    des pins parasols, qui feront d’ailleurs de l’ombre. Celle-ci permetront de s’asseoir ou s’allonger.

     

     

     

    ZONE BOISÉE

    «Chaque Homme doit inventer son chemin» 
    Jean-Paul Sartre, Les Mouches, 1943


    Par la suite, le visiteur arrive sur une structure en bois, mais celle-ci monte finalement sur un arbre,
    l’obligeant à s’arrêter et lever la tête. Il va ainsi se retrouver face à la grandeur et la verticalité des arbres.
    Il continuera alors son parcours sur le chemin de terre.

     

     

    PLATEAU D’AFFECTATION LIBRE

    Autrefois, dans l’Aude, Cers, père des vents était accusé de ravager les récoltes des paysans.
    La déesse Nore ainsi que les lutin Bug et Arach étaient les plus honorés, ils veillaient sur les habitants.
    Ainsi, ils implorèrent Jupiter de délivrer le pays des colères de Cers.
    Bug monta alors sur les épaules de Arach afin de se faire entendre.
    Jupiter finit alors par dresser un rempart protecteur, fait du même mont sur lequel s’étaient placés
    les deux lutins pour l’implorer : le pic de Bugarach.

    Finalement, toute la plaine du Roussillon et le plateau des Corbières ne craindront plus les colères désastreuses de Cers.


    A la croisée de plusieurs chemins, on trouve une surface qui prend la forme d’une souche d’arbre.
    Le marcheur devra choisir sa direction. Mais il pourra aussi choisir de s’installer sur ce plateau,
    de se l’approprier comme il le souhaite.

     

     

    ASSISE

    «Mes espaces sont fragiles : le temps va les user, va les détruire»
     Georges Perec, Espèces d’espaces, 1974.

     

    Ici, la racine sort de terre comme un renflement, elle prend la forme d’une assise à différentes hauteurs.
    Chacun s’y installe comme bon lui semble, vers le lac ou le chemin.

     

     

    DIGUE ET CRÊTE DE DIGUE

    «Je plie, et ne romps pas» 
    Jean de la Fontaine, Le Chêne et le Roseau, 1668.

     

    Afin de pouvoir faire le tour du lac dans sa totalité, un pont permettra de traverser la digue en toute sécurité.
    Il connectera les deux parties de la crête de digue.
    Cette zone constitue un point de vue à 360 degrés, avec une vue sur l’ensemble du lac, le pic, le village au loin.
    L’axe vertical de la crête de digue sera parsemé de tronc d’arbres.

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    J’ai choisi ce projet car j’ai grandi à Bugarach, mes parents y vivent d’ailleurs toujours.
    Le lac est donc un lieu qui me tient à coeur, et que je connais par coeur !
    De plus, j’avais déjà en tête de travailler sur un projet de micro-architectures en lien avec la nature.
    Je souhaitais aussi que la force du projet réside dans le message véhiculé, qu’il raconte quelque chose
    par sa dimension poétique et philosophique.

     

    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    Pour le projet, je me suis inspirée d’une demande qui avait été déjà faite par la mairie
    afin d’aménager ses abords. Aussi, mon papa étant le maire du village, j’ai pu dialoguer avec lui
    sur les possibilités d’aménagement.

    Actuellement, mon travail est exposé dans une salle au château de Bugarach.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    J’ai tout d’abord été inspirée par la nature elle même, en l’observant, c’est d’ailleurs de là qu’ont débuté
    mes recherches pour le projet.
    J’ai ensuite regardé le travail de différents artistes travaillant en rapport avec la nature,
    tel que le courant de l’Arte Povera avec Giuseppe Penone par exemple.

    J’ai aussi acheté le livre Architecture Nature, qui correspond tout à fait aux idées de mon projet.

     

    PEUX-TU NOUS PRÉSENTER TON AXE ET SA PROBLÉMATIQUE ?

    Comment, la promenade autour du lac, va-t’elle transformer le regard pour mener à un réflexion sur soi ?
    Après l’observation de formes similaires entre l’Homme et la nature, le projet pose ici la question de leur lien.

    L’axe retenu se défini par le verbe « s’enraciner ».
    Il pose la problématique de l’empreinte de l’Homme sur la nature.
    Le projet montera que celle-ci peut être subtile, en harmonie avec l’environnement.

     

    AUJOURD’HUI APRÈS L’OBTENTION DE TON BTS,
    COMMENT ENVISAGES-TU LA SUITE ?

    Je suis partie pour rentrer en deuxième année de licence à l’école d’architecture de Montpellier.
    Je ne sais pas trop où cela va me mener, car je n’ai pas la volonté de devenir architecte.
    Mais cela va me permettre de découvrir d’autres enseignements, que l’on ne trouve pas dans le BTS.
    Mon plus grand projet est celui de voyager, et je sais que l’école d’architecture offre plusieurs possibilités d’Erasmus.

     

    AS-TU DES PROJETS PERSONNELS À VENIR ?

    Ce qui me plairait, dans la finalité, c’est travailler l’installation, la scénographie ou la micro-architecture, 
    dans le même esprit que mon projet professionnel.

     

    Merci à Sarah.
    Bonne continuation.
    La suite de tes études et tes voyages te permettront de faire ton choix professionnel et pourquoi pas les trois !

  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE EN DESIGN D’ESPACE #2019

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants qui en fin de 1ère année ont dû effectuer un stage
    de 5 semaines en entreprise (agence, studio, free-lance…)

    Pour cette saison 2019, j’ai demandé à Guillaume de se prêter au jeu !
    Un est jeune homme d’apparence réservé mais qui sait prendre des initiatives positives
    en allant jusqu’au bout de son idée. Il a surtout un bon sens de l’humour !
    Nous avons évoqué son stage et ses influences…

     

     

    Peux tu te présenter ?

    Je m’appelle Guillaume, et je viens de terminer ma première année de Design d’Espace à l’Esma Montpellier.

     

    Dans quel cadre s’est déroulé ton stage ?

    J’ai réalisé mon stage dans le cabinet d’architectes MCFG.
    Le travail de l’agence s’oriente autour de la construction de maisons et d’extensions
    en proposant des réponses contemporaines et innovantes, l’entreprise intervient notamment
    dans le cas de projets en secteur sauvegardé.

     

    Trois mots pour définir ton stage

    Dynamique

    Enrichissant

    Passionnant

     

    Comment t’es tu intégrée à l’équipe
    et comment s’est passée la collaboration ?

    Le stage c’est super bien passé !
    Pour ce qui est de l’intégration j’ai rejoint l’équipe en pleine nuit au milieu d’une forêt,
    nous étions tous vêtus de tuniques noires une torche à la main, et après quelques chants satanique
    et le sacrifice d’une marmotte, le lendemain, c’était comme si j’avais toujours fait partie de l’agence !!! 
    Cette dernière travaille sur de nombreux projets en même temps et tous sont assez différents,
    de la création d’un chalet au réagencement d’un appartement

    j’ai pu me rendre compte du large panel de compétences 
    que l’architecte doit connaître.

     

    Quels sont les clients de l’agence ?

    Les clients de l’agence ont des profils assez différents, cependant beaucoup d’entre eux habitent
    en centre-ville, aux alentours du bureau.

     

    Comment se sont organisées tes journées ?

    Pas une seule journée ne fut la même que la précédente !
    De 9h à 17h j’ai pu alterner entre le travail de bureau, aux visites de nombreux chantiers
    en passant par des rendez-vous clients.
    L’agence se trouve au cœur du centre historique de Montpellier, certains projets sont autour de celui-ci
    ce qui permettait d’y accéder rapidement.

     

    Quels sont les projets sur lesquels tu as travaillé ?
    Quel projet retiens tu ?

    J’ai suivi différents projets dont la surélévation d’une maison, du métré à la proposition de différentes idées d’aménagements intérieurs, la création d’un potager urbain sur le toit d’un immeuble;
    mais le projet que je retiendrai avant tout a été l’aménagement d’une mezzanine car j’ai pu travailler
    en autonomie et laisser place à mon imagination.

    Ton stage t’a-t-il conforté dans ton choix professionnel ?
    Et où te vois tu à la fin de tes études de bts ?

    Ce stage m’a clairement conforté dans mes choix d’études et professionnels.
    Le métier d’architecte est très varié et surtout c’est un job créatif, pour moi ce point est super important,

    pouvoir créer et laisser une trace de son travail
    aux yeux de tous je trouve ça génial !


    Plus tard, je souhaiterais sincèrement intégrer un cabinet d’architectes tel que celui-ci
    car les réponses architecturales qu’il propose sont variées et de bon goût.

     

    café ou photocopieuse ?

    Malheureusement, je n’ai pas su faire marcher ni la photocopieuse ni la machine à café,
    sans doute je suis trop vieux et dépassé par la technologie…!

    crayon ou ordinateur ?

    J’ai davantage utilisé l’ordinateur cependant pour débuter un projet les esquisses sur carnet sont bien utiles, les idées sont retranscrites plus rapidement.

     

    Facebook ou instagram ?
    Peux tu nous faire partager tes liens ?

    Instagram.
    J’utilise pas mal des applications tel que pinterest ou instagram, pour trouver de l’inspiration rapidement
    c’est le top, sinon les sites des grandes agences d’architectes.

    Sur instagram, je suis tihomirov_sketch / arqpedia / p.roduct

    Sur youtube la chaine never too small est super intéressante.

     

    Un petit mot pour les futurs étudiants en DE ?

    Dessinez ! Les profs et les jurys d’examens adorent les carnets de croquis, et les petits dessins de recherches sur les planches de projets sont toujours appréciés.

     

    As tu des projets en cours à part les vacances d’été ?

    Je vais essayer de profiter de mon temps libre pour faire quelques croquis et de la peinture;
    si possible au cours de visites culturelles et de voyages.

     

    Quels sont tes virée culturelles prévues cet été ?!

    Le festival 20/20 au cours duquel plusieurs artistes exposent, peignent des fresques murales,
    et sûrement quelques expositions sur Montpellier.

     

    Merci Guillaume ^^

     

    A lire aussi le stage de Hynd en 2017 et le stage d’Eva en 2018

  • le berlingo de m. dauriac

    Lors des JPO du 15 février à l’Esma Toulouse, j’ai découvert un projet qui a piqué ma curiosité…
    lumineux mais opaque, généreux mais invisible, familier mais hostile.
    Je tenais à te le faire partager.


    LE BERLINGO DE M. DAURIAC + HABITER = SCULPTURE ?

    Voici l’énoncé proposé aux étudiants de Design d’Espace en arts plastiques par M. Dauriac lui même !
    Il est à considérer comme un point de départ à partir duquel il faut travailler.

    J’ai demandé à Benoit son ressenti par rapport à ce que cela pourrait engendrer : Aucun. (quoique)
    « Plutôt une véritable excitation, curiosité de savoir comment ils allaient s’approprier cet énoncé
    et du même coup mon Berlingo !
    C’est quand même ma voiture, une part de mon intimité : je donne de ma personne en « pâture » !
    Et je suis leur professeur d’arts plastiques !
    Jusqu’où oseront ils aller ?? « 

    Le Berlingo oeuvre d’art ?

    L’élément central de ce sujet est le Berlingo de Monsieur Dauriac.
    Ensuite, nous avons dû nous questionner sur la notion d’Habiter et la notion de Sculpture.

    Le papier aluminium dans cette installation a permis de faire ressortir les moindres détails du Berlingo.
    La couleur gris métallique fait référence à la tôle originale du Berlingo.
    Le Berlingo est entièrement recouvert d’aluminium et questionne sur l’accessibilité ou non de l’intérieur.
    Cette « couverture » nous offre un nouveau regard sur le Berlingo sur sa forme et ses détails.

    Le reflet du papier aluminium apporte ici la notion de sculpture, avec ce changement de matière le Berlingo vient refléter les véhicules environnants. En effet, dans un parking placé au milieu d’autres voitures
    il se différencie par sa brillance qui attire et interroge.

    Ainsi en recouvrant entièrement le Berlingo d’aluminium, le véhicule perd une de ses fonctions
    qui est d’être habitable et change notre perception de l’objet industriel.

    « Après beaucoup de recherches, ce sujet m’as permis de trouver une idée clé et de la poussée à son paroxysme. Le Berlingo est un objet imposant, ses formes sont devenues des contraintes autour
    de la matière. »
    Louise Vigier

    Le Berlingo ou la notion de l’intimité

    Lors de mes recherches et expérimentations, j’en suis venue à la conclusion que la notion d’«habiter»
    relevait de l’intimité de la personne qui habite l’espace.
    J’ai voulu retranscrire cette notion en faisant un rapprochement entre les vêtements d’un individu
    qui sont là pour couvrir et protéger son intimité et le tissu qui recouvre l’intérieur de la voiture.
    J’ai choisi de reprendre les couleurs du tissage des sièges rouge et bleu par des fins fils de couture.
    Le choix de l’épaisseur de fil fait écho au désir d’illustrer l’intimité.

    Ce projet se présente dans l’espace de la voiture. Fermée seule la fenêtre conducteur est ouverte.
    Ce n’est qu’en s’approchant de la voiture et de l’ouverture que le projet devient visible.
    On découvre alors la propagation des fils colorés depuis le siège conducteur jusqu’aux autres surfaces
    tissés de la voiture (sièges et portes).
    La propagation des fils dans l’habitacle de la voiture vient souligner la notion d’« Habiter l’espace ».

    La fenêtre ouverte nous invite à passer notre tête dans l’encadrement pour apprécier les différents
    sens de propagation des fils rouge et bleus. Cette apparition progressive des fines lignes colorées
    renvoie à la notion d’intimité qui fédère le projet.
    L’action de passer sa tête par la fenêtre pour s’insinuer dans l’habitacle de la voiture fait également référence à l’action de pénétrer dans le cercle intime d’une personne.
    En se rapprochant d’une personne et en pratiquant les objets qui lui appartiennent,
    on entre dans une relation intime avec cette personne.

    « Ce projet m’a permis à la fois d’expérimenter plastiquement un concept, une idée;
    tout en appliquant à l’art plastique une notion de Design d’Espace en occupant un espace.

    J’ai apprécié de pouvoir créer en utilisant un objet « réel ».

    Me permettant ainsi de dépasser les limites que les projets artistiques scolaires peuvent parfois avoir. »
    Océane Garreau

    Le Berlingo immobilisé

    Pour ce projet d’Art Plastique, j’ai acheté un Berlingo miniature afin de réaliser plusieurs moulages en usant d’outils simples comme de la colle, du scotch ou du fil de fer.
    J’ai continué à faire des moulages mais avec des mâtières plus complexes comme de la résine ou le stylo 3D.
    Pour finir, j’ai choisi le plâtre plus précisément des bandes plâtres pour recouvrir le Berlingo.

    En réalisant une série de tests je me suis rendue compte que si je superposais des bandes, le Berlingo
    était tellement recouvert qu’on ne le reconnaissait presque plus. C’est cette notion qui m’a intéressé.
    J’ai donc réalisé une série de trois photographies de mes volumes, avec l’aide de Jeanne Lucas étudiante
    en photographie à l’ETPA, afin de rendre compte de l’évolution vers un Berlingo inhabitable.
    La première photographie montre un Berlingo avec des ouvertures, il est encore accessible.
    La seconde, sans ouvertures le rend inaccessible.
    La troisième, montre un Berlingo recouvert de plusieurs bandes de plâtre, brouillant la lecture de celui-ci,
    il devient donc inhabitable.

    « J’aime travailler avec mes mains, réaliser ma propre cuisine et ma propre interprétation,
    ce sujet assez libre m’a beaucoup plu. D’autant plus, que j’ai réussi à prendre le contre pied sur le sujet
    ce qui m’a permis d’aboutir à un projet concret. »
    Clémentine Bricard

    Merci à Louise, Océane et Clémentine, ainsi que M.Dauriac pour leur participation !

  • MONTPELLIER DE1 – WORKSHOP SCÉNOGRAPHIE 2019

    Les étudiants de Design d’Espace 1ère année ont découvert la scénographie théâtrale
    lors du workshop encadré par Daniel FAYET, pour la troisième année consécutive. 

    La scénographie regroupe tous les éléments qui contribuent à établir l’atmosphère
    et le climat d’une production théâtrale : les volumesles éclairagesle sonle décor et les textures.
    Un prolongement du sens du texte par une ambiance visuelle, une conceptualisation de l’espace.

    Les principes de la scénographie :
    – faire sens,
    – l’espace comme outil de support,
    – l’esthétisme.

    « l’apprenti » UN TEXTE DE DANIEL KEENE

    Apprenti : 1. Jeune homme qui apprend un métier sous la direction d’un moniteur, d’un instructeur, etc.
    2. Personne qui manque d’habileté dans ce qu’elle fait. (syn. novice)
    Le Larousse

    Tous les enfants ont un jour rêvé de remplacer ses parents parce qu’ils trouvent que les siens
    ne sont pas assez bien ?
    Julien est à la recherche d’un père idéal. Il observe et étudie les habitudes des clients du café d’en face et choisit Pascal. Il déboule dans la vie de cet homme solitaire, amateur de mots croisés…
    « L’Apprenti » est une pièce farfelue sur la rencontre entre un jeune garçon et un homme. Daniel Keene
    décrit avec légèreté et délicatesse, la naissance et l’évolution d’une intimité particulière, sur une année.
    Cette fable simple et heureuse pourrait bien être une définition de l’amour.

    Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique.
    Le petit Prince, Antoine de Saint Exupéry

    DES PROJETS CONTEMPORAINS

    Les étudiants ont été forces de propositions.
    Ils ont abordé la pièce « l’Apprenti » de Daniel Keene sous différents angles : conceptuel et contemporain.
    Chaque projet a été abordé en groupe de manière pertinente et professionnelle.

    Transmettre avec pudeur, la position de chacun au sein de cette sphère intime; celle d’un enfant délaissé
    et celle d’un homme qui hésite à endosser le rôle de père et qui devient « l’Apprenti ».
    La difficulté d’une seule scène pour différents rapports temps et espaces :
    immerger les spectateurs sur une année, au sein d’une étape relationnelle, la naissance d’une l’amitié.

    Avoir un point de vu plus conceptuel qu’architectural, voilà le challenge relevé par les étudiants .

    Le café, un lieu de vie

    Un décor unique, la terasse du café. Des tables et des chaises, le décor est minimaliste
    afin de mettre en avant la simplicité du dialogue.
    Les spectateurs seront limités en nombre afin de prendre place directement sur la scène.
    La représentation théâtrale, descendue de sa position frontale est moins distante, plus accessible,
    l’immersion est totale.

    Les acteurs sont assis dans le café, renforçant l’effet de surprise lorsque les spectateurs découvriront
    qu’ils sont parmis eux. Cette proximité physique induit une relation complice et intime.

    La simplicité de la scénographie rend la relation au public plus directe.
    Tout est fait pour qu’il se sente convié et concerné par ce spectacle.

    Une année en pente douce

    La scénographie vise à offrir aux acteurs différentes scènes de jeu reliées les unes aux autres
    par des variations ou des pentes.
    Il y a une corrélation entre le glissement des acteurs de scène en scène et les différentes étapes de la vie.
    Dans un premier temps, les scènes sont éloignées pour évoquer la distance sentimentale qui sépare des deux protagonistes. Elles se rapprochent sensiblement au fur et place les personnages l’un à côté de l’autre
    sur une scène centrale.

    La scénographie s’appuie donc sur différentes notions telles que le mouvement, le cheminement intérieur, le déplacement et l’imaginaire.
    En effet, l’ensemble reste très abstrait. Les spectateurs doivent donc se focaliser sur le jeu des acteurs
    pour imaginer le contexte qui se joue devant.
    L’effet réside donc dans la faculté des spectateurs à se projeter dans un espace suggéré.

    Cette proposition permet de faire vivre un lieu et un jeu avec un certain dynamisme.

    UN ÉCHANGE ENRICHISSANT

    Ce workshop a été l’occasion pour les étudiants de découvrir la spécialisation qu’est la scénographie,
    qui est un des nombreux aspects que propose le métier de designer d’espace.
    Il leur a permis d’acquérir de nouvelles méthodes de travail, du vocabulaire spécifique,
    la capacité à s’investir dans un projet commun.

    « C’est très intéressant de rencontrer un intervenant extérieur qui nous confronte à son milieu professionnel. Cela nous pousse à aller plus loin ! »

    Les étudiants ont beaucoup apprécié leurs échanges avec Daniel, cette rencontre avec le métier et un professionnel. Attentif, agréable et pédagogue, ils en gardent un très bon souvenir de ce workshop.

    Retrouve les WS2017WS2018

  • PETIT VOCABULAIRE EN DE

    Suite à ton année en Prépa, te voilà en Bachelor Design d’espace,
    tu ne comprends pas forcement tout le vocabulaire « DE » ?…
    Certains mots qui sortent de la bouche des enseignants sont extraits d’une langue étrangère
    que tu ne parles pas !
    Heu… mais qu’est-ce qu’il dit, de quoi il me parle, j’ai pas tout compris ???
    Allez viens, je te donne les sous titres !!!

     

    ??? j’ai pas tout compris ???

     

    Espace 

    Un espace est un lieu délimité dans lequel on se situe.
    On peut définir ses dimensions , son échelle son apparence et ses frontières.
    On peut distinguer l’intérieur de l’extérieur d’un espace. 

     

    Croquis – Esquisse

    Familièrement crobard : dessin rapide d’un espace, bâtiment ou mobilier, il est pris sur le vif,
    en quelques coups de crayon.
    Il sert à exprimer une première idée, à compléter une explication. 

     

    Perspective 

    C’est une technique de représentation d’un espace, d’un volume et de ce qu’il contient
    en 
    trois dimensions sur une surface plane (feuille de papier).
    La perspective est un dessin qui donne un effet de profondeur à l’image,
    elle est construite
    grâce à des lignes de fuite.
    Cette représentation correspond à la perception visuelle que l’on peut en avoir à hauteur d’oeil. 

     

    Plan 

    C‘est une représentation technique d’un bâtiment selon une coupe horizontale permettant
    une compréhension détaillée du projet.
    C’est une vue de dessus représentant les murs, les portes, les fenêtres et éventuellement l’aménagement.
    Si le bâtiment comporte plusieurs niveaux, il est alors nécessaire de dessiner un plan par étage
    (RDC, R+1, R+2, etc).

     

    Coupe 

    Vue verticale d’un bâtiment, découpé dans le sens de la hauteur depuis ses fondations jusqu’à sa toiture,
    vu sur la tranche.
    Les différents niveaux/étages d’un bâtiment sont tous représentés sur la coupe.
    Les « traits de coupe » apparaissent sur les différents plans de niveaux afin de situer parfaitement l’emplacement de la coupe.

     

    Elévation

    L’élévation est la vision extérieure d’un bâtiment.
    C‘est une représentation technique d’un bâtiment selon une coupe verticale, parallèle à une des façades.
    Chaque élévation est nommée en fonction de sa position selon les points cardinaux (ex : élévation Nord-est). 

     

    Détail

    Représentation «zoomée» d’un élément, parfois à échelle 1, qui permet d’en saisir tous les constituants. 

     

    Echelle  

    L’échelle est le rapport entre la mesure d’un objet réel et la mesure de sa représentation.
    Elle est exprimée par une valeur l numérique le plus souvent sous forme de fraction.
    Exemple : échelle1/100 > 1cm sur papier correspond à 100 cm sur le terrain.

     

    kutsch  

    Le kutsch a été inventé en 1875 par l’architecte allemand Friedrich Lindenlaub.
    C’est une règle à deux ou trois faces, doubles, graduées en fonction des échelles courantes
    des cartes et des plans. Le kutsch permet de lire directement sur ces documents la distance
    entre deux points, sans avoir à faire de conversion.

     

    Maquette

    Représentation d’un projet futur en trois dimensions et à échelle réduite.
    La maquette est « fait main » et demande beaucoup de temps, de soin et de patience !
    Le plus souvent, la maquette est réalisée en carton plume ou en balsa.

     

    Mise en situation 

    La mise en situation permet de simuler un projet en visualisant sa conceptionson agencement, son aménagement, afin d’avoir une vision plus claire et précise de celui-ci.