• LES QUESTIONS QUE TU TE POSES à la RENTRée

    C’est la rentrée à l’ESMA, une nouvelle école, des études supérieures… tu ne sais pas vraiment où tu mets les pieds.
    Tu te poses un grand nombre de questions… je vais essayer d’y répondre ! 
    Cette année de Prépa Design ou Prépa Entertainment, sera une véritable aventure, riche d’apprentissage
    et de rencontres.

    EST-CE QUE JE VAIS TENIR LE RYTHME ENTRE COURS, RENDUS
    ET VIE PERSONNELLE ?

    On ne va pas se mentir… La charge de travail demandé par l’ensemble des enseignants est assez abondante !
    Une bonne organisation est la clé du succés !!!
    Il te faut travailler dès le début et régulièrement pour ne pas prendre de retard !
    L’idéal est de faire un planning de travail par semaine, de s’y tenir et évidemment ne pas travailler sur
    les rendus au dernier moment… car intégrer, mûrir et digérer le sujet sont des étapes très importantes.

    L’article 5 ASTUCES POUR ORGANISER SON TRAVAIL peut déjà te donner quelques pistes d’organisation.

    Pour que tes projets soient menés de la meilleure manière, tu dois absolument échanger avec ton enseignant durant l’atelier. Et pour cela, il te faut travailler régulièrement sur celui-ci !

    Tu es aujourd’hui dans l’école de ton choix, tu vas pouvoir t’épanouir et vivre ta passion.
    Les projets sur lesquels tu vas travailler vont t’enthousiasmer !

    MON NIVEAU DE DESSIN, VA-T-IL ÊTRE SUFFISANT PAR RAPPORT
    AUX AUTRES ?

    Pédagogiquement, il n’y a aucun intérêt à mettre la comparaison en avant…
    Mais dans ta tête, c’est bien LA question que tu te poses.

    Certains étudiants arrivent d’un bac arts appliqués où ils ont toujours dessiné, d’autres sortent d’un bac scientifique ou changent d’orientation… Il y a donc des différences de niveaux.
    Tu n’as jamais dessiné ou tu n’es pas vraiment bon ? Ne t’en fais pas, tu es là pour apprendre
    et tu vas être stupéfait de tes progrès, même s’ils n’arrivent pas assez vite à ton goût.

    Tes enseignants sont là pour t’apprendre et te donner des astuces; il est question de technique,
    mais aussi d’observation et surtout de pratique et de patience !
    Il faut t’entraîner, demander des conseils, mais aussi te tromper, c’est comme ça qu’on apprend !

    J’AI PEUR DE NE PAS COMPRENDRE LES SUJETS
    ET DE NE PAS ÊTRE CRÉATIF…

    En ce qui concerne la compréhension des sujets, tes enseignants vont décortiquer chaque nouveau projet et te faire découvrir des références artistiques en lien avec celui-ci.
    Si tu ne comprends toujours pas, pas d’inquiétude, il suffit de demander ! Ton enseignant est là pour prendre le temps de te réexpliquer, si nécessaire.

    Rester dans un état d’esprit créatif est parfois difficile, le secret est d’être curieux !

    Voici quelques conseils :
    1- Être ouvert d’esprit; ne sois pas fermé aux nouvelles idées, aux expérimentations. Lâche-toi !

    2- Faire des recherches personnelles; étudier chaque référence que l’on va te donner de manière approfondit.
    Lire plusieurs articles sur la démarche artistique, de l’artiste, architecte ou graphique. Allez voir son site officiel et s’abonner à son compte sur instagram, s’il est toujours de notre siècle !
    Cette démarche va nourrir ta culture artistique et va développer ton esprit critique.

    3- Avoir toujours avec toi un carnet, pour noter et dessiner, annoter et coller.

    4- Pratiquer, pratiquer, pratiquer !

    5- Rechercher de nouvelles expériences; allez voir une nouvelle exposition, un nouveau film et surtout explorer des univers qui ne sont pas encore les tiens.

    6- S’entourer de tes camarades, des anciens et de tes enseignants. 

    La créativité ne tombe pas du ciel, ne te touche pas comme la foudre, elle se travaille.
    La créativité c’est des liens qui se créaient autour d’une idée, un cheminement pertinent qui
    en devient évident !

    QU’EST-CE QU’ON APPREND ? EN QUOI CONSISTENT LES COURS ? 

    Tu arrives dans l’enseignement supérieur pour une année préparatoire en arts appliqués. 
    Cette année te fait entrevoir toutes les possibilités d’orientation au sein de l’école, et au-delà.
    Les enseignants t’accompagnent et te conseillent selon ta personnalité, tes envies et tes qualités.  

    Certains étudiants arrivent sans aucune idée de la filière qu’ils souhaitent emprunter l’année suivante, d’autres découvriront une matière pour laquelle ils vont se passionner et s’orienter. 

    Cette année préparatoire, te permet de matérialiser et de construire ton futur avenir professionnel.
    Plus précisément, en prépa, l’objectif est d’explorer de nouveaux enseignements tel que l’histoire de l’Art, l’expression plastique, les ateliers spécifiques (design graphique, design d’espace, volume, etc) et surtout
    les techniques (dessins, médiums, etc.).

    Dans les ateliers spécifiques, tu vas intégrer une méthodologie de travail basée sur des références en lien avec le projet. Tu vas développer une réelle démarche de recherches, qui aboutira sur des idées fortes et en lien avec une argumentation professionnalisante. 

    Ce qui répond à une autre question : EST-CE QUE JE VAIS TROUVER MA SPÉCIALITÉ ?
    Oui ! Grâce à l’ensemble des cours et des ateliers, des conseils, mais aussi des workshop (gravure, photo, argile, etc.) et des conférences, tu pourras facilement prendre une décision et affirmer ton choix !

    Voilà ! J’espère avoir réussi à répondre à tes questions et t’avoir rassuré (?!)
    Cette année de prépa est une belle année que tu n’oublieras jamais, tous les anciens te le confirmeront !!!

     

    Merci à tous les étudiants qui m’ont aidé pour cet article 😉

  • 5 ASTUCES POUR ORGANISER SON TRAVAIL

    Nous sommes, à peine, rentrés et déjà le rythme est donné. 
    Certains sont détendus d’autres sont déjà stressés…
    Le but, cette année, est d’apprendre à gérer son temps pour être régulier, serein, créatif et ponctuel
    dans ses rendus.

    GÉRER SON TEMPS
    • Apprends à travailler avec un planning, celui-ci te permettra de visualiser le temps
      qui t’es imparti pour chaque sujet et de respecter les dates de rendus. 

    • Réfléchis à tes projets sur le long terme, il est nécessaire de mûrir tes projets.
      T’interroger sur tout, te poser les bonnes questions.
      Voir l’article Une sélection de sites à adopter pour développer sa curiosité.

    • Anticipe, évite la procrastination !

    La dimension du temps est différente pour chacun d’entre nous, cette année il va falloir que tu optimises
    ce temps, qui file à toute vitesse.
    Tu peux adopter la To Do List (ou liste de tâches) pour planifier les divers tâches que tu dois accomplir
    tout au long de la journée et anticiper sur la semaine et le mois.
    Pour t’aider : le site todoist, il peut aussi te suivre grâce à son application todoist.com/iphone

    Une méthode moins virtuel ?!
    Imprime 4 semainiers pour le mois, au format A3, accroche les au mur, fais ton planning avec des couleurs différentes par matières, écris en minuscule ou en capitale, utilise différents stabilos quand c’est l’heure
    du rendu.

    Emporte tes documents, tes photos, etc, partout avec Dropbox ou ICloud, tes fichiers sont synchronisés
    sur tous tes appareils.

    APPRENDRE À TRAVAILLER
    • Evalue une période horaire,
      ex. : 1h d’Histoire de l’art, 2h de DE, 30mn d’Anglais, etc…
      et tiens toi à ton planning.

    • Cette durée doit être adaptée selon tes compétences.

    • Travaille en binôme ou en groupe, suivant les compétences des uns et des autres,
      l’entraide est une des clés !

    • Travaille dans le calme et se concentrer; sans Netflix, Youtube ou autres réseaux sociaux, déconnecte-toi… une musique en fond pourquoi pas ! 

    SAVOIR SE SERVIR D’INTERNET
    • Ne pas croire tout ce que tu lis sur Wikipedia ou internet en général !
      Tu dois avoir du recul, vis à vis des références que tu trouves, donc vérifie tes informations
      en les croisants avec d’autres sites.

    • Vérifie si les artistes, architectes ou graphistes ont un site officiel, il sera une valeur sûre.

    • Sur Facebook ajoute des pages d’artistes, des journaux, magazines culturels
      ex. Artips, le Monde, Arte, Etapes, etc…

    • Sur Instagram fais la même chose, abonne toi à Kuntzel & DeygasTyrsa, Ideat, Maison Sarah Lavoine, Beaux-art

    • Fais des listes de Favoris.

    HORLOGE BIOLOGIQUE
    • Dors suffisamment.
      Tu seras reposé, moins stressé avec les idées claires, plus créatif et réceptif !
      Gérer son temps c’est éviter l’effet papillon :
      stress, nuits blanches, baisses de régimes, rhumes, absences, etc…

    • Mange équilibré.
      Tu vis seul ? Maman, papa ou mamie ne sont pas là pour te faire des bons petits plats ?
      Je comprends !
      Je n’irai pas jusqu’à te conseiller 5 fruits et légumes par jour, tout est relatif !
      Un repas équilibré c’est : 1 féculent, 1 légume et 1 protéine.

    • Pratique un sport, il régule ton stress, de te défouler et de générer une bonne fatigue.
      Nous avons la chance d’avoir l’Athletic Fitness Club, inscris-toi !!!

    GÉRER SON STRESS
    • Attention, ne te laisse pas envahir par le stress. Keep the faith !
      Maintiens une pensée positive, il ne faut pas anticiper la chute plutôt la réussite.
      Se sont tes peurs qui te mènent vers le stress, qui te freinent dans ta créativité.
      Laisse les de côtés et avance.

    • Sorties, sports, shopping ou encore une grasse matinée… accorde toi des petits plaisirs !

    • Tu as l’esprit ouvert ?
      Le yoga ou encore la méditation peuvent t’aider à te détendre.
      Lance toi, ça fait un bien fou !

    Une : source L’ATLAS street artiste labyrinthique.

  • BLIND TEST #02 SCULPTEURS / À TRAVERS LES ÉPOQUES

    Pour cette rentrée 2021 à l’ESMA, je te propose une nouvelle série d’articles : les BLIND TEST.
    Des blind test autour de l’histoire de l’Art, de l’architecture, du graphisme ou encore du street-art,
    et bien d’autres surprises !
    Pour découvrir ou redécouvrir les grands classiques, être studieux ou encore tout simplement curieux !
    À toi de jouer !!!

     

    BLIND TEST SCULPTEURS/PLASTICIENS À TRAVERS LES ÉPOQUES

  • BLIND TEST #01 artistes peintres / à travers les époques

    Pour cette rentrée 2021 à l’ESMA, je te propose une nouvelle série d’articles : les BLIND TEST.
    Des blind test autour de l’histoire de l’Art, de l’architecture, du graphisme ou encore du street-art,
    et bien d’autres surprises !
    Pour découvrir ou redécouvrir les grands classiques, être studieux ou encore tout simplement curieux !
    À toi de jouer !!!

     

    BLIND TEST ARTISTES PEINTRES à travers les époques

  • MONTPELLIER – SUNA #K21 #DESIGNGRAPHIQUE

    Série culte du blog, instructive et informative, surtout pour les futurs étudiants en 3ème année, je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2021, que nos étudiants ont réalisés et présentés lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Matthew Pierotti nous présente le projet « Crackle » autour de l’identité visuelle de l’EP de l’artiste Suna

    Mais avant, qu’est-ce que le design graphique ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE

    Le Bachelor Design Graphique à l’ESMA apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Concevoir un site web, réaliser une campagne publicitaire ou créer une charte graphique sont quelques-unes des compétences acquises dans le cadre du Bachelor Design Graphique.

    Le Bachelor offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Directeur artistique, Illustrateur graphiste, Web designer, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du Bachelor Design Graphique se concluent par le passage en Mastère,
    Design & Stratégie Digitale ou Motion Graphics Designaprès l’obtention de l’examen de fin d’année.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Il permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leur capacité à s’investir et réaliser
    une campagne dans sa totalité.

    PROJET PROFESSIONNEL EN DESIGN GRAPHIQUE
    SUNA, UN VOYAGE ONIRIQUE
    PRÉSENTATION DU PROJET ET ANALYSE

    Suna, de son vrai nom Arthur Dessus-Bayle, est un artiste beatmaker et ingénieur du son autodidacte,
    qui produit des musiques de genre ska et dub, remaniés avec des codes musicaux plus modernes.

    Avec un oncle producteur, il a très tôt baigné dans la musique, et très jeune a pu commencer à produire quelques sons qu’il distribuait sur Soundcloud. Aujourd’hui, il est moins actif sur ses réseaux, car il travaille
    à se faire une place, et souhaite développer un futur EP (Extended Play, mini-album compilant plusieurs titres mais qui n’est pas encore un album).
    Cet EP est le ticket d’entrée de Suna dans le monde musical et sera diffusé sur les réseaux sociaux.

    Pour son projet, Suna a besoin d’une identité visuelle complète pour l’EP, comprenant la cover d’album CD, vinyle, mais également un clip musical pour la promotion de son titre le plus ambitieux.
    Outre la communication classique, deux gifs accompagneront la diffusion commerciale de l’EP
    sur les réseaux sociaux
    présentés comme «teaser» avec un léger extrait.

    La demande s’accompagne aussi de la création totale de cette identité graphique pour ses réseaux sociaux, que ce soit Instagram avec un feed et l’ajout d’un community management, mais également pour Spotify, Deezer et Apple Music.

     

    Suna a besoin d’une approche différente de vente, car la scène dub et ska est tout de même assez underground, et n’importe quel artiste peut se retrouver dans les abysses pour toujours…
    Il a besoin d’une identité graphique unique et propre à son univers, permettant de taper dans l’oeil
    d’un public avisé subissant une scène qui semble être dans sa zone de confort, mais également d’un manque de renouveau en son genre.
    L’artiste a déjà l’ambition de chambouler l’univers musical, une identité graphique unique permettrait
    de sortir des sentiers battus, mais également d’apporter une fraîcheur dans un univers musical graphique presque redondant. 

    LE DENI D’UNE ÉPOQUE 

    Comment mettre en lumière un artiste inconnu tout en lui façonnant une identité graphique propre
    à son identité artistique ?

    L’axe le déni d’une époque est associé au concept d’exploration en huis clos.
    Ce projet musical s’organise autour d’une ambiance 70’s, de ska et de dub, redoré par une modernité électronique et une volonté de « moderniser » ce genre. Outre l’aspect expérimental, il est représentatif
    de Suna
    , un mec qui transpire les années 70, mais qui aime outrepasser les codes.
    L’idée est de retranscrire le déni de l’artiste face à une époque qui le passionne et dans laquelle il se projette.

    Il est représenté comme explorant son mental; vivant seulement de sa musique et de son univers,
    coupé de la vision du monde moderne, que ce soit de son esthétique et de son éthique, même dans l’industrie de la musique.
    Nous sommes les spectateurs de son univers haut en couleur, resplendissant et audacieux,
    et surtout créativement florissant 

    Mes sources d’inspirations sont multiples, j’ai toujours aimé la musique pour ça. Pour les puristes, on aime caser des sous-genres de styles, alors que pour les amateurs en général, c’est juste bon à consommer.
    Je pense que je suis un peu cette synthèse, je m’inspire beaucoup de graphistes révolutionnaires comme
    Saul Bass ou Stefan Sagmeister, comme d’artistes plus underground à la Jamie Hewlett derrière Gorillaz.

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    J’ai choisi ce projet, avant tout pour pouvoir m’essayer au graphisme d’album, un genre de rêve d’étudiant.
    Puis, l’idée que ce ne soit pas un genre musical si commun aujourd’hui, comme le rap ou la pop était d’autant plus rafraîchissant, c’est galvanisant d’être curieux et d’essayer de faire des designs très personnels dans
    un univers qu’on ne connaît qu’en surface.
    Je crois surtout que Suna est un type vraiment magnétique en général, j’étais vraiment curieux de ce
    qu’on allait entreprendre. 

     
    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    Alors, avant toute chose, Suna est un ami, nous adorons collaborer en général.
    Ce n’était pas rare de nous voir créer ensemble. Et quand il m’a parlé de vouloir concrétiser son envie de faire un EP, on a sauté sur l’occasion.
    Notre rapport amical s’est vite orienté vers un rapport bien plus professionnel, à la seule différence près,
    qui est que nous n’avons pas peur de confronter nos idées. On était vraiment ouvert, il avait des envies,
    et moi je voyais comment l’y amener graphiquement, c’était vraiment une collaboration enrichissante

    Au final, le rendu est un peu différent de ce qu’on a fait de notre côté, dans le sens où même une fois le projet fini on a continué à travailler dessus. Même encore maintenant, quand j’ai du temps libre, je bosse pas mal
    à distance avec lui, c’est un pur bonheur de travailler avec des personnes qui acceptent la critique et qui aiment fusionner les idées avec d’autres gars créatifs

    POURQUOI AVOIR CHOISI CES ÉTUDES ?

    Pour être honnête, quand j’ai fini mon bac Arts Appliqués, je ne savais pas trop où aller… Je voulais vraiment travailler dans l’Animation 2D, mais les débouchés en France, c’est une autre histoire et je voulais
    un sentiment de sécurité, surtout qu’en général le monde de l’Art est assez difficile à concrétiser comme métier.
    Je suis d’abord parti dans l’idée de faire de la 3D pour pallier mon envie d’animation, mais un conseil,
    écoutez-vous !
    Je me suis retrouvé facilement enfermé dans quelques choses que je ne voulais pas vraiment, pensant que c’était le bon endroit.
    Puis je me suis vite rattrapé en retournant auprès de mon grand amour de lycée, le Design Graphique. C’était vraiment une révélation. Mes incertitudes, de m’être trompé à nouveau ont vite été remplacé
    par une véritable passion, et aujourd’hui, je ne regrette vraiment rien.
    J’ai très vite pris mes marques, et aujourd’hui je suis vraiment content de mon évolution, même si j’en veux toujours plus de tout cet univers dans lequel j’ai mis les pieds. 

    Au fil du temps, mes petites habilités au dessin m’ont permis de vraiment explorer l’illustration en général. Même lorsque je conçois un logo, y a toujours cet aspect illustratif qui revient et qui fait un peu ma p’tite identité.

    Puis on ne va pas se mentir, quand on a des profs tout aussi passionnés que nous, la curiosité prend vraiment
    et on en veut toujours plus.

    J’ai très rapidement apprécié mélanger des couleurs sourdes, un peu « vintage » à des graphismes
    plus modernes, aux structures très précises et épurées. 

     

    POUR TOI, QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS
    DE CE MÉTIER ?

    Je pense que le gros avantage du Design Graphique, c’est que c’est un domaine presque omniscient.
    De partout, tout autour de nous, on baigne dans le graphisme, que ce soit dans la vidéo, le print, le web…
    Même si comme moi, on rêve d’animation, le design nous ouvre cette porte à travers le Motion Design ! 

    Par contre, je pense que c’est aussi à double tranchant, c’est tellement vaste qu’on peut vite perdre
    notre chemin et se retrouver à bosser sur des projets qui ne nous intéressent pas forcément, je pense que
    c’est la crainte de beaucoup, mais ça fait aussi partie du métier. En vrai, personnellement ma grande peur, c’est la clientèle, de tomber sur une personne qui n’a pas vraiment envie de collaborer voire même de se pencher sur l’univers du graphisme. 

     

    LA SUITE APRÈS L’OBTENTION DE TON BACHELOR ?

    Le Motion Design est une évidence, je ne me vois pas autre part.
    Même si j’ai toujours cette appréhension de ne pas pouvoir m’exprimer graphiquement, je suis cet enfant
    qui aime démonter des montres et comprendre tout le mécanisme
    . Pour l’animation, c’est pareil, je veux comprendre toutes les ficelles techniques, et y insuffler ma petite patte. 

     

    TES PROJETS PERSONNELS/PRO À VENIR ?

    Mon dernier projet, a été l’ensemble du graphisme d’un Discord communautaire qu’on a entrepris entre amis. On joue tous à un jeu en particulier, on se rejoint tous les soirs dessus, et quand ils ont su ce que je faisais,
    j’ai pu être très libre dans la production. Au final, c’est très personnel, mais très unique parce que c’est toujours dans cette idée de fusionner des idées ensemble.
    Après, outre cela et le projet avec Suna qui est toujours en production, je fais pas mal de courtes animations d’une dizaine de secondes, avec dans l’idée de faire une boucle. J’aime particulièrement mettre en scène
    des personnages dans des angles de caméras et des perspectives vraiment dynamiques.
    D’un côté, je me fais les dents sur des logiciels vraiment chronophages comme After Effect, et quand
    j’en ai marre d’être devant un écran, je reviens sur le papier et je poursuis mes idées de bande dessinées. 

     

    Merci Matthew pour la découverte d’un univers musical underground, pour ce projet qui nous fait entrevoir
    ton univers entre passé et présent, mais surtout merci pour ta passion ^^

  • MONTPELLIER – scénographie planet océan #K21 #DESIGNDESPACE

    Série culte du blog, instructive et informative, surtout pour les futurs étudiants en 3ème année, je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2021, que nos étudiants ont réalisés et présentés lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Je commence avec Océane en Design d’Espace et son projet sur une scénographie pour le hall d’entrée et
    la boutique de l’aquarium de Montpellier.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     

    DESIGN D’ESPACE

    Le Bachelor en Design d’Espace à l’ESMA, forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés au métier
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études en Bachelor Design d’Espace se concluent par le passage en Mastère après l’obtention de l’examen de fin d’année.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Il permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leur capacité à s’investir
    et réaliser un projet réel dans sa totalité.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE DESIGN D’ESPACE
    UNE PLONGÉE AU COEUR DES ABYSSES
    PRÉSENTATION DU PROJET ET ATTENTE

    Planet Océan Montpellier est un complexe rassemblant un aquarium et un planétarium, situé dans la zone ludique d’Odysséum à Montpellier. Montpellier Méditerranée Métropole est le propriétaire des lieux.

    L’aquarium souhaite une scénographie permanente pour le hall d’entrée et la boutique, afin de renouveler et de moderniser le lieu. Et ainsi, augmenter le nombre d’entrées qui a manqué pendant les confinements.

    Le but est d’accueillir les visiteurs avec des accès PMR (personnes à mobilités réduites), de créer une file d’attente jusqu’aux 2 banques d’accueil et 1 accès en hauteur pour la suite de la visite.
    Pour la fin de la visite, il faut accueillir les visiteurs dans la boutique jusqu’à la sortie, avec 1 ou 2 postes
    de caisse, des espaces de rangement pour les articles de toutes sortes (peluches, mug, stylos, souvenirs, …)
    et un espace de stockage.

    L’IMMERSION PAR LES SENS 

    Comment immerger les visiteurs dans un univers en lien avec ce qu’ils vont découvrir à l’intérieur de l’aquarium et en même temps très différent ?

    La scénographie, réalisée pour le Hall de l’aquarium Planet Océan Montpellier, propose
    une plongée fabuleuse dans les profondeurs abyssales. Les visiteurs sont immergés dans une ambiance sombre, éclairés seulement par la bioluminescence de micro-organismes.
    L’immersion est totale grâce à un travail sur les sens : visuel, auditif (Sound Design), toucher et odorat (dispositif diffusant une odeur iodée).

    Afin d’attirer les visiteurs, à l’extérieur, une entrée signale a été créée, comme une vague qui viendrait
    nous envelopper et nous attirer vers le fond de l’océan
    .
    Cette structure est composée de plusieurs arches, qui diminuent au fur et à mesure comme un entonnoir.
    Afin de résister aux sollicitations extérieures diverses (eau, gel, soleil…), elle est proposée en acier et recouverte d’une laque polyuréthane.

    Scrute la nature, c’est là qu’est ton futur.

    Léonard de Vinci

     

    La scénographie intérieure, propose une atmosphère sombre afin d’immerger les visiteurs
    dans les profondeurs et de faire appel à leurs sens.

    Pour être complètement en accord avec l’environnement, les luminaires ont été créés avec Glowee,
    un système d’éclairage bioluminescent permettant de réduire l’impact environnemental de la lumière, d’économiser les ressources naturelles limitées et de limiter la pollution due à la consommation.
    Glowee est une start-up française en développement, qui au travers de produits, diffuse cette nouvelle typologie de lumière.
    Une lumière vivante, biologique, liquide et respectueuse de la biodiversité, produite à partir de souches
    de bactéries marines luminescentes
    .

    La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par certains organismes vivants
    comme les lucioles ou les vers luisants. Glowee développe une matière première vivante faite de bactéries marines naturellement bioluminescentes et facilement cultivables à l’infini en laboratoire.
    Les luminaires -en phase de prototype- agiront comme des aquariums où les micro-organismes seront plongés dans une eau de mer indispensable à leur nutrition et seront alimentés par un flux d’air. 
    Celui-ci permet la réaction chimique qui émet une lumière douce, froide et bleutée.
    Ces micro-organismes se reproduisent à l’infini et sont entièrement biosourcés.

    Grâce à cette combinaison, la scénographie plonge en douceur les visiteurs dès leur arrivée et les embarque vers l’entrée de l’aquarium. Ils émergeront de leur visite, dans cette même atmosphère apaisante côté boutique et repartiront avec des souvenirs magiques !

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    J’ai souhaité associer deux coups de cœur : la scénographique, car c’est un domaine qui me passionne
    et qui m’attire pour mon futur professionnel et l’océan qui me fascine par sa beauté et les mystères
    de ses profondeurs.
    J’ai choisi pour mon projet l’aquarium de Montpellier, car je le connais très bien. C’est un lieu qui me permet de m’évader. 

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI CES ÉTUDES ?

    Tout simplement parce que j’aime créer et aménager des espaces autant du côté artistique que technique.
    Le Bachelor, m’a enseigné une méthodologie de travail, de création et un savoir-faire ; confronter différentes pistes créatives, expérimenter mes recherches et aller plus loin. Il m’a beaucoup appris en informatique,
    avec la suite Adobe et les logiciels 3D.

     

    POUR TOI, QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS
    DE CE MÉTIER ?

    Les avantages du métier sont que chaque projet est différent de par son client, sa création, ses contraintes et ses rencontres. Les inconvénients vont être liés au budget souvent limité par rapport au champ des possibles, mais c’est le but d’un défi à relever (avantage) !

     

    LA SUITE APRÈS L’OBTENTION DE TON BACHELOR ?

    À la rentrée, je rentre en DPEA Architecture et Scénographie à l’école d’architecture de Montpellier.
    La suite d’un cursus, qui me permettra d’intégrer une agence de scénographie est de concevoir et de réaliser des décors pour des parcs d’attractions, des musées, au cinéma ou pour l’événementiel.

     

    Merci Océane pour ce projet harmonieux, lumineux et éco-responsable ^^
    Bonne continuation !

  • TOULOUSE – ORCHESTRE SYMPHONIQUE ÉTUDIANT #K21 #DESIGNGRAPHIQUE

    Série culte du blog, instructive et informative, surtout pour les futurs étudiants en 3ème année, je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2021, que nos étudiants ont réalisés et présentés lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Marie-Clémence Bourgeois nous présente son projet autour de l’identité visuelle de L’Orchestre Symphonique Étudiant de Toulouse.

    Mais avant, qu’est-ce que le design graphique ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE

    Le Bachelor Design Graphique à l’ESMA apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Concevoir un site web, réaliser une campagne publicitaire ou créer une charte graphique sont quelques-unes des compétences acquises dans le cadre du Bachelor Design Graphique.

    Le Bachelor offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Directeur artistique, Illustrateur graphiste, Web designer, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du Bachelor Design Graphique se concluent par le passage en Mastère,
    Design & Stratégie Digitale ou Motion Graphics Designaprès l’obtention de l’examen de fin d’année.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Il permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leur capacité à s’investir et réaliser
    une campagne dans sa totalité.

    PROJET PROFESSIONNEL EN DESIGN GRAPHIQUE
    ACTUALISER UNE JEUNE ASSOCIATION EXPRESSIVE !
    PRÉSENTATION DU PROJET ET ANALYSE

    L’Orchestre Symphonique Étudiant de Toulouse se donne pour mission de permettre aux élèves
    du supérieur de poursuivre leur pratique et apprentissage musical
    d’ensemble au sein d’une formation ambitieuse, et de promouvoir le plus largement possible la musique classique auprès de la communauté universitaire.
    Ainsi des étudiants de cursus, d’âges, et de nationalités très différents se retrouvent réunis autour
    d’une même passion et d’une activité artistique intense
    .

    Là où pourraient rentrer en conflit certains étudiants par la concurrence de leurs facultés,
    l’orchestre les rassemble en une grande famille.

    Cet orchestre bien connu de Toulouse connaît une communication trop désuée pour son cadre jeune et dynamique, elle manque cruellement de fraîcheur, toujours dans cette austérité que peuvent offrir
    la communication d’orchestres peu connus, n’amenant pas un jeune public à leurs concerts, où la musique classique peut restée perçue comme déclassée, vieille, seulement visée pour les plus anciens.
    De ce constat, une refonte de l’identité visuelle est nécessaire ainsi qu’une animation de celui-ci
    sur les réseaux sociaux ou autre(vidéos Youtube,…), de même que des déclinaisons d’affiches,
    présentes dans les rues de Toulouse.

    LA MUSIQUE GRAPHIQUE

    Comment promouvoir l’orchestre et ses concerts auprès du public étudiant alors qu’elle est peu connue
    et que son image peut être associée aux préjugés sur la musique classique ?

    Et s’il était possible de représenter graphiquement la musique ?
    Entre les nuances, le tempo et les différentes familles d’instruments (cordes, vents et percussions),
    l’on peut créer une infinité de formes possibles et inimaginables.
    L’épaisseur du trait pour monter en crescendo, ou le trait plus fin ou plus petit pour un decrescendo.
    Ainsi, j’ai déployé plusieurs formes de ce qu’un son produit par différent instrument de chaque famille pouvait ressortir.
    A partir d’un répertoire mis en place, j’ai pu réaliser ces formes pour retranscrire graphiquement la musique.
    Une multitude de possibilités graphiques est présente : la sinusoïde pour les cordes, le bruit pour
    les percussions et le dégradé pour les vents comme le souffle donné dans l’instrument.

    Le logo typographique joue avec l’épaisseur des traits pour rappeler les nuances d’un son produit
    lors d’un concert. Le logo s’anime sur l’accord des instruments sur la note du «la» donné par le hautbois avant de commencer un concert.
    Il permet de mettre les spectateurs dans l’ambiance du concert et se préparer à écouter.

    Tout de suite, on pense facilement à Muller-Brockmann ou Reid Miles qui ont su donner du rythme
    et une musicalité aux affiches de concerts ou pochettes d’albums. Mais c’est surtout dans le livre «Notations» de John Cage à la recherche d’une forme musicale qui prend vie, que j’ai développé ces formes graphiques.

    Les affiches reprennent les formes graphiques des instruments entendus lors des morceaux les plus connus des compositeurs indiqués sur l’affiche.
    Pour Beethoven, compositeur classique, la 5ème symphonie garde sa violence avec la couleur rouge associée. 
    Haendel, compositeur baroque, tient un registre solennel dans sa Sarabande où les percussions résonnent sur les vibratos des violons.
    La pavane de Fauré, dans la période romantique, débute par le pizzicato des cordes où quatre instruments à vents jouent une même mélodie en décalé. 

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Pour un dernier projet de Bachelor, c’est un annonceur qui me tenait à cœur. Puisque jouant moi-même
    du violon depuis seize années, travailler sur la refonte du logo d’un jeune orchestre, est pour moi,
    l’objet de mettre à profit le lien entre la musique et le graphisme.

     

    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    L’orchestre composée essentiellement d’étudiants, la présidente de l’association, elle-même encore étudiante, a été d’une grande aide pour répondre aux questions et ainsi arriver à résoudre ce problème
    de communication.
    Entre mails et appels téléphoniques, je souhaitais aussi participer aux répétitions, mais cela a été trop compliqué à cause du covid… Je peux malgré tout revenir aux répétitions, pour venir les rencontrer
    même après ce projet terminé et pourquoi jouer avec eux ?!

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI CES ÉTUDES ?

    Depuis toute petite, je gribouille partout commençant par l’illustration de petits livres que j’écrivais
    en passant par un concours de bande dessinée en créant un personnage iconique; je voulais continuer
    le dessin et j’ai découvert le design graphique après avoir fait une Manaa à l’ESMA.
    Le design graphique répond à un problème de communication pour attirer le public visé;

    c’est pour moi un peu comme une enquête policière
    où j’expérimente à fond pour trouver la meilleure
    solution graphique.
     

     

    QUELLES COMPÉTENCES AS-TU ACQUIS AU COURS DE TES ÉTUDES ?

    J’ai appris à creuser plus profond chaque sujet, en m’alimentant sans cesse de références, à passer
    par tous les chemins où chaque mot du brainstorming avait son importance.
    Tant que je ne pense pas arriver à terme à une solution, je continue encore et encore à chercher pour trouver LA réponse graphique où le public serait le plus conquis.

     

    POUR TOI, QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS
    DE CE MÉTIER ?

    Les avantages de ce métier seraient de vivre une véritable passion quand l’annonceur nous plaît,
    ce n’est plus un travail mais vraiment un plaisir de répondre à un problème, de plus, dans ce métier.
    On ne fait jamais la même chose, on découvre encore plus tous les jours, on rencontre des personnes
    qui nous enrichissent et contribuent à une véritable évolution dans le graphisme.

    Les inconvénients seraient peut-être de ne jamais perdre le fil, de rester en veille continuellement,
    de persévérer sans cesse alors que l’inspiration ne vient plus.

     

    LA SUITE APRÈS L’OBTENTION DE TON BACHELOR ?

    Je reprends une deuxième année en DNA aux Beaux-Arts de Caen pour développer ma pratique plastique personnelle et continuer principalement dans le print.

     

    TES PROJETS PERSONNELS/PRO À VENIR ?

    J’ai un faible pour les procédés d’impressions après avoir fait un stage dans une imprimerie letterpress
    aux anciennes imprimantes
    , j’ai découvert aussi la linogravure, la risographie lors d’un atelier hors de l’école, mais mon stage de fin d’année chez une illustratrice faisant aussi de la sérigraphie m’a littéralement comblé, c’est pour cela que les ateliers des Beaux-Arts permettront de pratiquer davantage manuellement.

     

    Merci MC pour ce projet qui donne une musicalité visuelle toute nouvelle à l’orchestre.
    Bonne continuation !

  • INSTA À SUIVRE… #10

    Instagram est l’un des réseaux sociaux les plus efficaces pour les designers. 

    Basé sur l’image, tu captures et partages le monde qui t’entoure, post tes influences, ton travail,
    tes coups de coeur…

    Suite de la rubrique, voici l’article #10, je te propose une liste de comptes inspirants, intéressants et innovants.
    Graphisme, architecture, illustration, dessin, typographie, motion-design…

    PATAGRAPH

    Serial Looper

    Victor Haegelin est un réalisateur spécialisé dans l’animation stop motion.
    Ses clients sont WaxTailor, McDonalds, KitKat, Lego, Nestlé, Disney, Galerie Lafayette, Louis Vuitton…
    Il donne vie à tout ce qui ne bouge pas, dans des lieux du quotidien, toujours avec un esprit ludique,
    décalé et surtout rapide !
    Il prétend être l’animateur le plus rapide de Paris. Et il vise à être le plus rapide du woooOOOooooorld !
    Il est représenté par le laboratoire graphique @wizzdesign

    STRIKE.ART

    Un nouvel imaginaire

    Fondé en 2020, Strike Art travaille avec les artistes afin de créer des œuvres d’art exclusives.
    Strike Art donne sa vision de l’art contemporain; unique mais toujours accessibles au plus grand nombre.
    Une source d’inspiration !

    DAVID_LACHAPELLE

    Tableaux photographique

    À 17 ans, David LaChapelle déménage à New York. Après sa première exposition de photographies
    à la Galerie 303, il est engagé par Andy Warhol pour travailler à Interview Magazine.
    Grâce à sa maîtrise de la couleur, de sa composition unique et de ses récits imaginatifs, les photographies
    de David Lachapelle remettent en question les dispositifs de la photographie traditionnelle.
    Son approche photographique influence, depuis plusieurs années, le travail de plusieurs générations
    de créatifs.
    Beaucoup de ses œuvres sont devenues des emblèmes de l’Amérique du 21e siècle.

    PAPIERPAPIERPAPIER

    Création de magie en papier

    Laure Farion sculpte des décors en papier pour des clients tels que Petit bateau, Clairefontaine, Cultura
    ou encore Nature & découvertes… à destination de vitrines, évènements, réseaux sociaux
    et campagnes de publicité. 
    Différentes techniques à explorer avec les DIY qu’elle propose sur son site, avant de te lancer pour tes projets en design graphique ou encore tes maquettes de design d’espace ! Prêt, créé, coupez !

    DISTRIA

    Ex fan des seventies

    Les réalisations du designer -d’espace et d’objet – et décorateur Thierry d’Istria puisent leur raison
    d’être comme leur esthétique entre rétro futurisme et haute technicité. Il raconte des histoires en décalage
    avec les codes habituels. 
    « Je cherche à créer la surprise, avec des pièces qui résonnent dans l’inconscient collectif. »

  • AFFICHE SPéCIMEN – DG/MTP

    La typographie et la mise en page sont la base du métier de graphiste.
    Les polices sont l’un des choix de conception les plus importants à faire lors de la réalisation d’un projet.
    Les meilleures polices te donnent l’impression que tu t’es fait un ami instantané tandis que les pires polices sont comme un intrus.
    Il existe une tonne de mauvaises polices qui sont ennuyeuses, illisibles et tout simplement laides…
    Pourquoi allez chercher « l’originalité » quand tu as de beaux caractères classiques et pertinents.

    Chaque caractère, au-delà de sa forme purement graphique, possède un passé, véhicule un bagage culturel, historique et social. Il crée par sa seule présence une véritable ambiance et influence l’interprétation du texte.
    Un caractère se choisit avec la connaissance, le recul et la pertinence du projet qui le concerne.

     

    CLASSIFICATIONS DES CARACTÈRES

    Le premier pas vers la connaissance des alphabets et le choix de leur utilisation se fait avec la classification Thibaudeau, inventée en 1921 par Francis Thibaudeau, elle permet de classer les polices de caractères
    en quatre grandes familles, rassemblées selon la forme des empattements.

    La classification Vox-Atypi, inventée par Maximilien Vox en 1952, et adoptée en 1962 par l’association typographique internationale (ATYPI), permet de classer les polices de caractères en 11 grandes familles.
    Cette classification tend à regrouper les polices de caractères selon de grandes tendances,
    souvent typiques d’une époque, et ce, en s’appuyant sur un certain nombre de critères : pleins et déliés, forme des empattements, etc.

     

    SUBLIMER UN CARACTÈRE

    Pour ce projet, j’ai demandé à mes étudiants de mettre en page une fonte (police de caractères)
    parmi une liste de mon choix (!) sous la forme d’une affiche
    Une affiche-spécimen pédagogique veillant à retracer l’historique, les caractéristiques, les fonctionnalités,
    son créateur, etc.
    Un objet imprimé et son sujet prennent ainsi leur fonction informative tout en évoquant l’aspect esthétique.
    On retrouve les grands classiques comme le Baskerville, le Bodoni, le Futura ou encore l’Helvetica et
    des contemporains comme Le Faune, Le Canopée…

    HELVETICA

    Je connaissais déjà assez bien l’histoire de l’Helvetica ayant fait un exposé dessus l’année précédente
    et l’idée était de se détacher un petit peu de l’aspect historique et pédagogique pour se concentrer
    sur l’élaboration de la font
    . Mon intention était de mettre en avant la création des caractères Helvetica
    Je me suis donc renseignée sur le vocabulaire typographique tel que le jambage, la traverse
    et tous les éléments qui composent un caractère.
    Il a donc fallu trouver un concept de représentation du processus de création, mes recherches m’ont dirigé vers les diazographies; des reproductions d’anciens plans sur fond bleu (souvent utilisés pour le design d’armes ou de véhicules). On y retrouve des schémas, des grilles, des mesures, toutes les informations nécessaires au design d’un objet.

    Ce sujet m’a beaucoup apporté, j’ai (enfin) compris l’importance et l’utilité d’une grille pour la composition.
    En ce qui concerne ma vision de l’Helvetica, je dirais que c’est vraiment une fonte intemporelle,
    elle apporte une bonne lisibilité, neutralité (dessinée par un Suisse, ça doit y jouer !). Elle reste moderne
    même après toutes ces années
    . Mais cette neutralité peut aussi être un défaut, mal utilisé, ce caractère
    peu avoir un aspect impersonnel et un peu froid…
    Juliette

    CANOPÉE

    La canopée est la zone la plus vivante d’une forêt tropicale. 
    Afin de mettre en avant la caractéristique d’une canopée au travers de la typographie, j’ai joué
    sur les disproportions (tailles des plantes, insectes, etc.) que l’on retrouve dans la forêt, avec les lettres. 

    Une des caractéristiques du caractère Canopée est de s’inspirer des façades New-yorkaises.
    Pour l’affiche double, j’ai souhaité retrouver cette idée de façades en jouant avec les lettres.
    Par la symétrie, le A prend la forme d’un building.

    Essayer de comprendre une font m’a permis de prendre conscience de la réflexion et de l’engagement
    créatif du métier de typographe. 
    J’ai pu comprendre et examiner les origines -les façades New-yorkaises- et les inspirations Art Nouveau,
    du caractère Canopée et sa complexité.
    Charlotte

    FAUNE

    J’ai choisi de mettre en avant les caractéristiques clef de la typographie d’Alice Savoie; elle a créé 3 variantes de référence -fine, italique, gras- inspirées de 3 espèces animales différentes : le bélier, l’ibis et le serpent.
    J’ai voulu montrer toutes les subtilités de cette typographie, avec ses caractères courbés, gras et fort,
    ou très raffinés. Son travail reflète toute la diversité et la pluralité du monde animal. 

    Choisir une typographie inspirée du monde animal rendait mes recherches particulièrement intéressantes ! 
    C’était la première fois que je voyais ça au courant de mes études, cela m’a fait prendre conscience
    de l’étendue des inspirations possible ! 
    Jeanne

    CLARENDON

    En phase de recherche sur la typographie Clarendon, j’ai découvert le travail du graphiste Reid Miles et notamment sa pochette d’album « THE BIG BEAT » créée pour Art Blakey & the Jazz Messengers. 
    Je l’ai trouvée graphiquement intéressante et elle m’intriguait de par sa composition et ses couleurs.
    Reid Miles s’est beaucoup servi de la Clarendon pour ses pochettes d’album, en travaillant avec
    le studio Blue Note Records.
    Je m’en suis donc inspiré pour créer mon affiche !
    Au premier abord semblable à la mise en page de la pochette, c’est en s’approchant que l’on peut lire
    et découvrir les secrets de la Clarendon !
    Olivia

  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE EN DESIGN D’ESPACE #2020

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants qui en fin de 2e année ont dû effectuer un stage
    de 5 semaines en entreprise (agence, studio, free-lance…)

    Pour cette saison 2020, j’ai demandé à Lola de se prêter au jeu !
    Une jeune fille tout sourire, dynamique et pertinente. Elle perçoit l’architecture comme un moyen
    de communication et de protection.

    Nous avons évoqué son stage et ses influences…

     

     

    PEUX-TU TE PRÉSENTER ?

    Bonjour, je m’appelle Lola Deprauw, j’ai 20 ans. Je suis actuellement salariée en CDD dans l’agence Alphase créateur d’espaces et je passe en troisième année de Bachelor Design d’Espace à l’Esma Montpellier.

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI DES ÉTUDES DE DESIGN D’ESPACE ?

    Depuis petite, le monde autour de l’habitat m’intrigue, dans les dessins que je faisais, j’adorais quadriller 
    ma feuille et dans chaque case j’imaginais une fonction.
    En grandissant, c’est par le biais de ma mère et de mon père, qui ont réaménagé une ancienne grange,
    qui est aujourd’hui notre maison. Je me suis intéressée avec eux à sa conception, des grands travaux jusqu’à la petite touche déco finale. À ce moment-là, je passais en seconde et j’étais sûre que ce métier m’irait bien…
    et nous voilà aujourd’hui !
    Je pense ne pas m’être trompée, car je me sens bien dans ces études, je travaille et mes résultats
    me le rendent bien. Ce qui me donne confiance en moi et en mes projets et me donne toujours plus envie d’avancer sur cette voie.

     

    DANS QUEL CADRE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?

    Mon stage s’est déroulé chez Alphase à Lattes, c’est une agence d’architecture, de design d’intérieur
    et de construction. Ils sont spécialisés dans l’aménagement design et commercial pour les pharmacies.
    Je n’avais aucune connaissance autour de l’architecture commerciale, c’est pour cela que je me suis tournée vers eux.

     

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Enrichissant

    Intéressant

    Formateur

     

    COMMENT T’ES-TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    Dès le départ, je me suis sentie très bien accueillie par l’ensemble de l’équipe. Mon tuteur a été très patient
    au début de ma formation puis très présent tout du long. Il y a eu une très bonne communication entre nous, ce qui m’a permis de comprendre et d’apprendre relativement vite. 

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES MISSIONS ?

    J’ai commencé avec de petites missions comme la création de mobilier sur-mesure, de planches tendances ou de redessiner les plans existants de nouveaux projets.
    Puis j’ai eu droit à entamer des projets depuis leurs débuts jusqu’à convaincre le client de travailler avec nous. C’est à dire de l’aménagement de l’espace, en passant par la création d’une ambiance jusqu’au chiffrage
    du projet
    et parfois la création de logo, vitrine et mobilier sur mesure.

     

    COMMENT S’ORGANISÉES TES SEMAINES ?

    Je travaille de 9h à 17h avec une pause déjeuner. Mon travail avance au fur et à mesure des attentes
    et demandes des clients et de mon gérant.
    J’ai eu des dates butoires à respecter en fonction des rendez-vous clients.
    Le rythme est relativement régulier, j’avais toujours quelques choses à faire, il y a énormément
    de modifications sur un projet entre son début et sa fin.

    Quand j’ai passé mon entretien de stage, le patron m’a expliqué que l’équipe répondait à un projet
    (équivalent de nos APS en cours) en l’espace d’une semaine… J’ai un peu paniqué, car à l’école,
    on est plus ou moins sur trois semaines. Mais finalement, je m’en suis bien sortie, forcément en travaillant toute la journée sur ce projet, on prend le rythme et ça avance assez vite.

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    J’avais un projet pour une certaine pharmacie, le premier que je commençais « seule » d’ailleurs,
    et nous savions que notre client nous avait mis en compétition avec un concurrent.
    Il fallait absolument faire le meilleur projet selon ses critères et son budget pour qu’il continu avec nous.
    Cela m’a mis une certaine pression pour faire de mon mieux et le plus rapidement possible.
    C’est avec ce projet que j’ai réellement vite progressé sur archicad et photoshop.

     

    QUEL PROJET RETIENS-TU ?

    Certainement le projet sur lequel je travaille en ce moment. Tout simplement, car j’aime et je comprends
    les goûts de la cliente, c’est toujours plus plaisant de travailler sur quelque chose qui nous plaît aussi personnellement, bien que ce ne soit pas toujours le cas…
    Après, c’est quelques semaines, j’ai une certaine aisance dans l’avancement logique d’un projet.

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?
    SAIS-TU CE QUE TU VEUX ET NE VEUX PAS ?!

    Alors oui et non… Oui, car avec cette première année en DE et ce stage je suis sûre que l’univers du design
    et de l’architecture est fait pour moi
    , je m’y sens bien et m’y intéresse de plus en plus.
    Après, je sais qu’il y a beaucoup de débouché suite à ces études et il faut que je fasse d’autres stages
    dans différents domaines pour me décider sur « quoi faire après » car à ce jour, je ne sais toujours pas.

    J’aimerais me diriger un peu plus vers la scénographie, une branche de l’architecture, découverte
    cette année durant un workshop.
    C’est un milieu qui m’attire, je trouve qu’il permet de toucher à plusieurs domaines comme l’architecture,
    la micro-architecture, le design d’objet, de mobilier, et le graphisme. On peut jouer en intégrant de la lumière, du son, de la danse. Bref, travailler dans ce domaine, avec les autres corps de métiers artistiques me plairait beaucoup. J’ai l’impression que l’on peut pousser un projet encore plus loin. Je souhaiterais trouver un stage dans ce domaine pour l’été prochain !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?

    Café beaucoup ahaha mais j’ai fait les deux.

     
    CRAYON OU ORDINATEUR ?

    Ordinateur : essentiellement archicad, sketchup et photoshop.

     
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?
    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TES LIENS ?

    Au boulot aucun des deux, mais personnellement instagram.

    Comme beaucoup de ma génération, je suis quelques influenceuses lifestyle, mode et beauté.
    Je suis des comptes liées à la photographie :  
    @Jordi.koalitic  / @mariussperlich@shusaku1977@spathumpa / @andreamete@nineteennikey
    j’adore ce compte « moodboard »

    Pour des inspirations en archi, je conseille :
    @morpholio@architecturedose@architecturefactor@architecture_hunter / @myhouseidea  / @archdaily


    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    Je pense être quelqu’un de pétillant et joyeux et pourtant j’aime les ambiances naturelles, simples, sobres et brutes. Qui en jette, mais sans trop en faire, j’apprécie les choses simples et efficaces.

    J’aimerais tendre de plus en plus vers une architecture responsable et écologique pour notre planète;
    car à mon sens, c’est maintenant ou jamais, et à nous de prendre les devants pour faire en sorte de freiner voir stopper les graves problèmes écologiques que nous connaissons depuis quelque temps. 


    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DE ?

    Ce milieu est extraordinaire quand on est passionné
    et que l’on s’en donne les moyens.

     

    AS-TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?
    ET PERSONNELS ?

    Oui, j’ai eu des projets perso/pro cet été.
    Perso, j’ai conçu une bibliothèque sur-mesure pour le petit appartement de mon oncle.
    Pro, j’ai dû modéliser une billetterie/accueil avec un aménagement végétal pour que mon client
    puisse se faire valider son projet par la SNCF.

    Peux-tu nous faire partager ton univers et tes inspirations ?

    Forcément, je répondrais Le Corbusier, j’aime son architecture aérienne, légère et imposante
    dû à un matériau tel que le béton.
    Zaha Hadid avec sa vision futuriste et avant-gardiste de l’architecture, j’aime les courbes qu’elle forme dans ses œuvres et le lien entre l’intérieur et l’extérieur, elle va jusqu’au bout des choses.
    Mais j’apprécie plus l’architecture tournée vers la nature, qui se fonde dans leur environnement,
    avec par exemple : e-architect.co.uk / journal-du-design / jsa.no

    J’aime beaucoup l’architecture norvégienne; je la trouve innovante, décalée tout en restant simple
    et respectueuse du milieu dans lequel elle s’intègre
    .
    J’ai aussi une énorme admiration pour les paysages grecs immaculé de blanc et de bleu. 
    Je conseille aux étudiants de regarder The most extraordinary homes, si ce n’est déjà fait, sur Netflix.
    J’ai découvert de superbes architectures qui m’ont inspiré et des noms d’architectes que je ne connaissais pas.
    Il y a aussi l’émission Abstract, juste top !

     


    Merci Lola ^^