• LES QUESTIONS QUE TU TE POSES à la RENTRée

    C’est la rentrée à l’ESMA, une nouvelle école, des études supérieures… tu ne sais pas vraiment où tu mets les pieds.
    Tu te poses un grand nombre de questions… je vais essayer d’y répondre ! 
    Cette année de Prépa Design ou Prépa Entertainment, sera une véritable aventure, riche d’apprentissage
    et de rencontres.

    EST-CE QUE JE VAIS TENIR LE RYTHME ENTRE COURS, RENDUS
    ET VIE PERSONNELLE ?

    On ne va pas se mentir… La charge de travail demandé par l’ensemble des enseignants est assez abondante !
    Une bonne organisation est la clé du succés !!!
    Il te faut travailler dès le début et régulièrement pour ne pas prendre de retard !
    L’idéal est de faire un planning de travail par semaine, de s’y tenir et évidemment ne pas travailler sur
    les rendus au dernier moment… car intégrer, mûrir et digérer le sujet sont des étapes très importantes.

    L’article 5 ASTUCES POUR ORGANISER SON TRAVAIL peut déjà te donner quelques pistes d’organisation.

    Pour que tes projets soient menés de la meilleure manière, tu dois absolument échanger avec ton enseignant durant l’atelier. Et pour cela, il te faut travailler régulièrement sur celui-ci !

    Tu es aujourd’hui dans l’école de ton choix, tu vas pouvoir t’épanouir et vivre ta passion.
    Les projets sur lesquels tu vas travailler vont t’enthousiasmer !

    MON NIVEAU DE DESSIN, VA-T-IL ÊTRE SUFFISANT PAR RAPPORT
    AUX AUTRES ?

    Pédagogiquement, il n’y a aucun intérêt à mettre la comparaison en avant…
    Mais dans ta tête, c’est bien LA question que tu te poses.

    Certains étudiants arrivent d’un bac arts appliqués où ils ont toujours dessiné, d’autres sortent d’un bac scientifique ou changent d’orientation… Il y a donc des différences de niveaux.
    Tu n’as jamais dessiné ou tu n’es pas vraiment bon ? Ne t’en fais pas, tu es là pour apprendre
    et tu vas être stupéfait de tes progrès, même s’ils n’arrivent pas assez vite à ton goût.

    Tes enseignants sont là pour t’apprendre et te donner des astuces; il est question de technique,
    mais aussi d’observation et surtout de pratique et de patience !
    Il faut t’entraîner, demander des conseils, mais aussi te tromper, c’est comme ça qu’on apprend !

    J’AI PEUR DE NE PAS COMPRENDRE LES SUJETS
    ET DE NE PAS ÊTRE CRÉATIF…

    En ce qui concerne la compréhension des sujets, tes enseignants vont décortiquer chaque nouveau projet et te faire découvrir des références artistiques en lien avec celui-ci.
    Si tu ne comprends toujours pas, pas d’inquiétude, il suffit de demander ! Ton enseignant est là pour prendre le temps de te réexpliquer, si nécessaire.

    Rester dans un état d’esprit créatif est parfois difficile, le secret est d’être curieux !

    Voici quelques conseils :
    1- Être ouvert d’esprit; ne sois pas fermé aux nouvelles idées, aux expérimentations. Lâche-toi !

    2- Faire des recherches personnelles; étudier chaque référence que l’on va te donner de manière approfondit.
    Lire plusieurs articles sur la démarche artistique, de l’artiste, architecte ou graphique. Allez voir son site officiel et s’abonner à son compte sur instagram, s’il est toujours de notre siècle !
    Cette démarche va nourrir ta culture artistique et va développer ton esprit critique.

    3- Avoir toujours avec toi un carnet, pour noter et dessiner, annoter et coller.

    4- Pratiquer, pratiquer, pratiquer !

    5- Rechercher de nouvelles expériences; allez voir une nouvelle exposition, un nouveau film et surtout explorer des univers qui ne sont pas encore les tiens.

    6- S’entourer de tes camarades, des anciens et de tes enseignants. 

    La créativité ne tombe pas du ciel, ne te touche pas comme la foudre, elle se travaille.
    La créativité c’est des liens qui se créaient autour d’une idée, un cheminement pertinent qui
    en devient évident !

    QU’EST-CE QU’ON APPREND ? EN QUOI CONSISTENT LES COURS ? 

    Tu arrives dans l’enseignement supérieur pour une année préparatoire en arts appliqués. 
    Cette année te fait entrevoir toutes les possibilités d’orientation au sein de l’école, et au-delà.
    Les enseignants t’accompagnent et te conseillent selon ta personnalité, tes envies et tes qualités.  

    Certains étudiants arrivent sans aucune idée de la filière qu’ils souhaitent emprunter l’année suivante, d’autres découvriront une matière pour laquelle ils vont se passionner et s’orienter. 

    Cette année préparatoire, te permet de matérialiser et de construire ton futur avenir professionnel.
    Plus précisément, en prépa, l’objectif est d’explorer de nouveaux enseignements tel que l’histoire de l’Art, l’expression plastique, les ateliers spécifiques (design graphique, design d’espace, volume, etc) et surtout
    les techniques (dessins, médiums, etc.).

    Dans les ateliers spécifiques, tu vas intégrer une méthodologie de travail basée sur des références en lien avec le projet. Tu vas développer une réelle démarche de recherches, qui aboutira sur des idées fortes et en lien avec une argumentation professionnalisante. 

    Ce qui répond à une autre question : EST-CE QUE JE VAIS TROUVER MA SPÉCIALITÉ ?
    Oui ! Grâce à l’ensemble des cours et des ateliers, des conseils, mais aussi des workshop (gravure, photo, argile, etc.) et des conférences, tu pourras facilement prendre une décision et affirmer ton choix !

    Voilà ! J’espère avoir réussi à répondre à tes questions et t’avoir rassuré (?!)
    Cette année de prépa est une belle année que tu n’oublieras jamais, tous les anciens te le confirmeront !!!

     

    Merci à tous les étudiants qui m’ont aidé pour cet article 😉

  • 5 ASTUCES POUR ORGANISER SON TRAVAIL

    Nous sommes, à peine, rentrés et déjà le rythme est donné. 
    Certains sont détendus d’autres sont déjà stressés…
    Le but, cette année, est d’apprendre à gérer son temps pour être régulier, serein, créatif et ponctuel
    dans ses rendus.

    GÉRER SON TEMPS
    • Apprends à travailler avec un planning, celui-ci te permettra de visualiser le temps
      qui t’es imparti pour chaque sujet et de respecter les dates de rendus. 

    • Réfléchis à tes projets sur le long terme, il est nécessaire de mûrir tes projets.
      T’interroger sur tout, te poser les bonnes questions.
      Voir l’article Une sélection de sites à adopter pour développer sa curiosité.

    • Anticipe, évite la procrastination !

    La dimension du temps est différente pour chacun d’entre nous, cette année il va falloir que tu optimises
    ce temps, qui file à toute vitesse.
    Tu peux adopter la To Do List (ou liste de tâches) pour planifier les divers tâches que tu dois accomplir
    tout au long de la journée et anticiper sur la semaine et le mois.
    Pour t’aider : le site todoist, il peut aussi te suivre grâce à son application todoist.com/iphone

    Une méthode moins virtuel ?!
    Imprime 4 semainiers pour le mois, au format A3, accroche les au mur, fais ton planning avec des couleurs différentes par matières, écris en minuscule ou en capitale, utilise différents stabilos quand c’est l’heure
    du rendu.

    Emporte tes documents, tes photos, etc, partout avec Dropbox ou ICloud, tes fichiers sont synchronisés
    sur tous tes appareils.

    APPRENDRE À TRAVAILLER
    • Evalue une période horaire,
      ex. : 1h d’Histoire de l’art, 2h de DE, 30mn d’Anglais, etc…
      et tiens toi à ton planning.

    • Cette durée doit être adaptée selon tes compétences.

    • Travaille en binôme ou en groupe, suivant les compétences des uns et des autres,
      l’entraide est une des clés !

    • Travaille dans le calme et se concentrer; sans Netflix, Youtube ou autres réseaux sociaux, déconnecte-toi… une musique en fond pourquoi pas ! 

    SAVOIR SE SERVIR D’INTERNET
    • Ne pas croire tout ce que tu lis sur Wikipedia ou internet en général !
      Tu dois avoir du recul, vis à vis des références que tu trouves, donc vérifie tes informations
      en les croisants avec d’autres sites.

    • Vérifie si les artistes, architectes ou graphistes ont un site officiel, il sera une valeur sûre.

    • Sur Facebook ajoute des pages d’artistes, des journaux, magazines culturels
      ex. Artips, le Monde, Arte, Etapes, etc…

    • Sur Instagram fais la même chose, abonne toi à Kuntzel & DeygasTyrsa, Ideat, Maison Sarah Lavoine, Beaux-art

    • Fais des listes de Favoris.

    HORLOGE BIOLOGIQUE
    • Dors suffisamment.
      Tu seras reposé, moins stressé avec les idées claires, plus créatif et réceptif !
      Gérer son temps c’est éviter l’effet papillon :
      stress, nuits blanches, baisses de régimes, rhumes, absences, etc…

    • Mange équilibré.
      Tu vis seul ? Maman, papa ou mamie ne sont pas là pour te faire des bons petits plats ?
      Je comprends !
      Je n’irai pas jusqu’à te conseiller 5 fruits et légumes par jour, tout est relatif !
      Un repas équilibré c’est : 1 féculent, 1 légume et 1 protéine.

    • Pratique un sport, il régule ton stress, de te défouler et de générer une bonne fatigue.
      Nous avons la chance d’avoir l’Athletic Fitness Club, inscris-toi !!!

    GÉRER SON STRESS
    • Attention, ne te laisse pas envahir par le stress. Keep the faith !
      Maintiens une pensée positive, il ne faut pas anticiper la chute plutôt la réussite.
      Se sont tes peurs qui te mènent vers le stress, qui te freinent dans ta créativité.
      Laisse les de côtés et avance.

    • Sorties, sports, shopping ou encore une grasse matinée… accorde toi des petits plaisirs !

    • Tu as l’esprit ouvert ?
      Le yoga ou encore la méditation peuvent t’aider à te détendre.
      Lance toi, ça fait un bien fou !

    Une : source L’ATLAS street artiste labyrinthique.

  • BLIND TEST #02 SCULPTEURS / À TRAVERS LES ÉPOQUES

    Pour cette rentrée 2021 à l’ESMA, je te propose une nouvelle série d’articles : les BLIND TEST.
    Des blind test autour de l’histoire de l’Art, de l’architecture, du graphisme ou encore du street-art,
    et bien d’autres surprises !
    Pour découvrir ou redécouvrir les grands classiques, être studieux ou encore tout simplement curieux !
    À toi de jouer !!!

     

    BLIND TEST SCULPTEURS/PLASTICIENS À TRAVERS LES ÉPOQUES

  • BLIND TEST #01 artistes peintres / à travers les époques

    Pour cette rentrée 2021 à l’ESMA, je te propose une nouvelle série d’articles : les BLIND TEST.
    Des blind test autour de l’histoire de l’Art, de l’architecture, du graphisme ou encore du street-art,
    et bien d’autres surprises !
    Pour découvrir ou redécouvrir les grands classiques, être studieux ou encore tout simplement curieux !
    À toi de jouer !!!

     

    BLIND TEST ARTISTES PEINTRES à travers les époques

  • MONTPELLIER – SUNA #K21 #DESIGNGRAPHIQUE

    Série culte du blog, instructive et informative, surtout pour les futurs étudiants en 3ème année, je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2021, que nos étudiants ont réalisés et présentés lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Matthew Pierotti nous présente le projet « Crackle » autour de l’identité visuelle de l’EP de l’artiste Suna

    Mais avant, qu’est-ce que le design graphique ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE

    Le Bachelor Design Graphique à l’ESMA apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Concevoir un site web, réaliser une campagne publicitaire ou créer une charte graphique sont quelques-unes des compétences acquises dans le cadre du Bachelor Design Graphique.

    Le Bachelor offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Directeur artistique, Illustrateur graphiste, Web designer, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du Bachelor Design Graphique se concluent par le passage en Mastère,
    Design & Stratégie Digitale ou Motion Graphics Designaprès l’obtention de l’examen de fin d’année.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Il permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leur capacité à s’investir et réaliser
    une campagne dans sa totalité.

    PROJET PROFESSIONNEL EN DESIGN GRAPHIQUE
    SUNA, UN VOYAGE ONIRIQUE
    PRÉSENTATION DU PROJET ET ANALYSE

    Suna, de son vrai nom Arthur Dessus-Bayle, est un artiste beatmaker et ingénieur du son autodidacte,
    qui produit des musiques de genre ska et dub, remaniés avec des codes musicaux plus modernes.

    Avec un oncle producteur, il a très tôt baigné dans la musique, et très jeune a pu commencer à produire quelques sons qu’il distribuait sur Soundcloud. Aujourd’hui, il est moins actif sur ses réseaux, car il travaille
    à se faire une place, et souhaite développer un futur EP (Extended Play, mini-album compilant plusieurs titres mais qui n’est pas encore un album).
    Cet EP est le ticket d’entrée de Suna dans le monde musical et sera diffusé sur les réseaux sociaux.

    Pour son projet, Suna a besoin d’une identité visuelle complète pour l’EP, comprenant la cover d’album CD, vinyle, mais également un clip musical pour la promotion de son titre le plus ambitieux.
    Outre la communication classique, deux gifs accompagneront la diffusion commerciale de l’EP
    sur les réseaux sociaux
    présentés comme «teaser» avec un léger extrait.

    La demande s’accompagne aussi de la création totale de cette identité graphique pour ses réseaux sociaux, que ce soit Instagram avec un feed et l’ajout d’un community management, mais également pour Spotify, Deezer et Apple Music.

     

    Suna a besoin d’une approche différente de vente, car la scène dub et ska est tout de même assez underground, et n’importe quel artiste peut se retrouver dans les abysses pour toujours…
    Il a besoin d’une identité graphique unique et propre à son univers, permettant de taper dans l’oeil
    d’un public avisé subissant une scène qui semble être dans sa zone de confort, mais également d’un manque de renouveau en son genre.
    L’artiste a déjà l’ambition de chambouler l’univers musical, une identité graphique unique permettrait
    de sortir des sentiers battus, mais également d’apporter une fraîcheur dans un univers musical graphique presque redondant. 

    LE DENI D’UNE ÉPOQUE 

    Comment mettre en lumière un artiste inconnu tout en lui façonnant une identité graphique propre
    à son identité artistique ?

    L’axe le déni d’une époque est associé au concept d’exploration en huis clos.
    Ce projet musical s’organise autour d’une ambiance 70’s, de ska et de dub, redoré par une modernité électronique et une volonté de « moderniser » ce genre. Outre l’aspect expérimental, il est représentatif
    de Suna
    , un mec qui transpire les années 70, mais qui aime outrepasser les codes.
    L’idée est de retranscrire le déni de l’artiste face à une époque qui le passionne et dans laquelle il se projette.

    Il est représenté comme explorant son mental; vivant seulement de sa musique et de son univers,
    coupé de la vision du monde moderne, que ce soit de son esthétique et de son éthique, même dans l’industrie de la musique.
    Nous sommes les spectateurs de son univers haut en couleur, resplendissant et audacieux,
    et surtout créativement florissant 

    Mes sources d’inspirations sont multiples, j’ai toujours aimé la musique pour ça. Pour les puristes, on aime caser des sous-genres de styles, alors que pour les amateurs en général, c’est juste bon à consommer.
    Je pense que je suis un peu cette synthèse, je m’inspire beaucoup de graphistes révolutionnaires comme
    Saul Bass ou Stefan Sagmeister, comme d’artistes plus underground à la Jamie Hewlett derrière Gorillaz.

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    J’ai choisi ce projet, avant tout pour pouvoir m’essayer au graphisme d’album, un genre de rêve d’étudiant.
    Puis, l’idée que ce ne soit pas un genre musical si commun aujourd’hui, comme le rap ou la pop était d’autant plus rafraîchissant, c’est galvanisant d’être curieux et d’essayer de faire des designs très personnels dans
    un univers qu’on ne connaît qu’en surface.
    Je crois surtout que Suna est un type vraiment magnétique en général, j’étais vraiment curieux de ce
    qu’on allait entreprendre. 

     
    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    Alors, avant toute chose, Suna est un ami, nous adorons collaborer en général.
    Ce n’était pas rare de nous voir créer ensemble. Et quand il m’a parlé de vouloir concrétiser son envie de faire un EP, on a sauté sur l’occasion.
    Notre rapport amical s’est vite orienté vers un rapport bien plus professionnel, à la seule différence près,
    qui est que nous n’avons pas peur de confronter nos idées. On était vraiment ouvert, il avait des envies,
    et moi je voyais comment l’y amener graphiquement, c’était vraiment une collaboration enrichissante

    Au final, le rendu est un peu différent de ce qu’on a fait de notre côté, dans le sens où même une fois le projet fini on a continué à travailler dessus. Même encore maintenant, quand j’ai du temps libre, je bosse pas mal
    à distance avec lui, c’est un pur bonheur de travailler avec des personnes qui acceptent la critique et qui aiment fusionner les idées avec d’autres gars créatifs

    POURQUOI AVOIR CHOISI CES ÉTUDES ?

    Pour être honnête, quand j’ai fini mon bac Arts Appliqués, je ne savais pas trop où aller… Je voulais vraiment travailler dans l’Animation 2D, mais les débouchés en France, c’est une autre histoire et je voulais
    un sentiment de sécurité, surtout qu’en général le monde de l’Art est assez difficile à concrétiser comme métier.
    Je suis d’abord parti dans l’idée de faire de la 3D pour pallier mon envie d’animation, mais un conseil,
    écoutez-vous !
    Je me suis retrouvé facilement enfermé dans quelques choses que je ne voulais pas vraiment, pensant que c’était le bon endroit.
    Puis je me suis vite rattrapé en retournant auprès de mon grand amour de lycée, le Design Graphique. C’était vraiment une révélation. Mes incertitudes, de m’être trompé à nouveau ont vite été remplacé
    par une véritable passion, et aujourd’hui, je ne regrette vraiment rien.
    J’ai très vite pris mes marques, et aujourd’hui je suis vraiment content de mon évolution, même si j’en veux toujours plus de tout cet univers dans lequel j’ai mis les pieds. 

    Au fil du temps, mes petites habilités au dessin m’ont permis de vraiment explorer l’illustration en général. Même lorsque je conçois un logo, y a toujours cet aspect illustratif qui revient et qui fait un peu ma p’tite identité.

    Puis on ne va pas se mentir, quand on a des profs tout aussi passionnés que nous, la curiosité prend vraiment
    et on en veut toujours plus.

    J’ai très rapidement apprécié mélanger des couleurs sourdes, un peu « vintage » à des graphismes
    plus modernes, aux structures très précises et épurées. 

     

    POUR TOI, QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS
    DE CE MÉTIER ?

    Je pense que le gros avantage du Design Graphique, c’est que c’est un domaine presque omniscient.
    De partout, tout autour de nous, on baigne dans le graphisme, que ce soit dans la vidéo, le print, le web…
    Même si comme moi, on rêve d’animation, le design nous ouvre cette porte à travers le Motion Design ! 

    Par contre, je pense que c’est aussi à double tranchant, c’est tellement vaste qu’on peut vite perdre
    notre chemin et se retrouver à bosser sur des projets qui ne nous intéressent pas forcément, je pense que
    c’est la crainte de beaucoup, mais ça fait aussi partie du métier. En vrai, personnellement ma grande peur, c’est la clientèle, de tomber sur une personne qui n’a pas vraiment envie de collaborer voire même de se pencher sur l’univers du graphisme. 

     

    LA SUITE APRÈS L’OBTENTION DE TON BACHELOR ?

    Le Motion Design est une évidence, je ne me vois pas autre part.
    Même si j’ai toujours cette appréhension de ne pas pouvoir m’exprimer graphiquement, je suis cet enfant
    qui aime démonter des montres et comprendre tout le mécanisme
    . Pour l’animation, c’est pareil, je veux comprendre toutes les ficelles techniques, et y insuffler ma petite patte. 

     

    TES PROJETS PERSONNELS/PRO À VENIR ?

    Mon dernier projet, a été l’ensemble du graphisme d’un Discord communautaire qu’on a entrepris entre amis. On joue tous à un jeu en particulier, on se rejoint tous les soirs dessus, et quand ils ont su ce que je faisais,
    j’ai pu être très libre dans la production. Au final, c’est très personnel, mais très unique parce que c’est toujours dans cette idée de fusionner des idées ensemble.
    Après, outre cela et le projet avec Suna qui est toujours en production, je fais pas mal de courtes animations d’une dizaine de secondes, avec dans l’idée de faire une boucle. J’aime particulièrement mettre en scène
    des personnages dans des angles de caméras et des perspectives vraiment dynamiques.
    D’un côté, je me fais les dents sur des logiciels vraiment chronophages comme After Effect, et quand
    j’en ai marre d’être devant un écran, je reviens sur le papier et je poursuis mes idées de bande dessinées. 

     

    Merci Matthew pour la découverte d’un univers musical underground, pour ce projet qui nous fait entrevoir
    ton univers entre passé et présent, mais surtout merci pour ta passion ^^

  • MONTPELLIER – scénographie planet océan #K21 #DESIGNDESPACE

    Série culte du blog, instructive et informative, surtout pour les futurs étudiants en 3ème année, je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2021, que nos étudiants ont réalisés et présentés lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Je commence avec Océane en Design d’Espace et son projet sur une scénographie pour le hall d’entrée et
    la boutique de l’aquarium de Montpellier.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     

    DESIGN D’ESPACE

    Le Bachelor en Design d’Espace à l’ESMA, forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés au métier
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études en Bachelor Design d’Espace se concluent par le passage en Mastère après l’obtention de l’examen de fin d’année.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Il permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leur capacité à s’investir
    et réaliser un projet réel dans sa totalité.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE DESIGN D’ESPACE
    UNE PLONGÉE AU COEUR DES ABYSSES
    PRÉSENTATION DU PROJET ET ATTENTE

    Planet Océan Montpellier est un complexe rassemblant un aquarium et un planétarium, situé dans la zone ludique d’Odysséum à Montpellier. Montpellier Méditerranée Métropole est le propriétaire des lieux.

    L’aquarium souhaite une scénographie permanente pour le hall d’entrée et la boutique, afin de renouveler et de moderniser le lieu. Et ainsi, augmenter le nombre d’entrées qui a manqué pendant les confinements.

    Le but est d’accueillir les visiteurs avec des accès PMR (personnes à mobilités réduites), de créer une file d’attente jusqu’aux 2 banques d’accueil et 1 accès en hauteur pour la suite de la visite.
    Pour la fin de la visite, il faut accueillir les visiteurs dans la boutique jusqu’à la sortie, avec 1 ou 2 postes
    de caisse, des espaces de rangement pour les articles de toutes sortes (peluches, mug, stylos, souvenirs, …)
    et un espace de stockage.

    L’IMMERSION PAR LES SENS 

    Comment immerger les visiteurs dans un univers en lien avec ce qu’ils vont découvrir à l’intérieur de l’aquarium et en même temps très différent ?

    La scénographie, réalisée pour le Hall de l’aquarium Planet Océan Montpellier, propose
    une plongée fabuleuse dans les profondeurs abyssales. Les visiteurs sont immergés dans une ambiance sombre, éclairés seulement par la bioluminescence de micro-organismes.
    L’immersion est totale grâce à un travail sur les sens : visuel, auditif (Sound Design), toucher et odorat (dispositif diffusant une odeur iodée).

    Afin d’attirer les visiteurs, à l’extérieur, une entrée signale a été créée, comme une vague qui viendrait
    nous envelopper et nous attirer vers le fond de l’océan
    .
    Cette structure est composée de plusieurs arches, qui diminuent au fur et à mesure comme un entonnoir.
    Afin de résister aux sollicitations extérieures diverses (eau, gel, soleil…), elle est proposée en acier et recouverte d’une laque polyuréthane.

    Scrute la nature, c’est là qu’est ton futur.

    Léonard de Vinci

     

    La scénographie intérieure, propose une atmosphère sombre afin d’immerger les visiteurs
    dans les profondeurs et de faire appel à leurs sens.

    Pour être complètement en accord avec l’environnement, les luminaires ont été créés avec Glowee,
    un système d’éclairage bioluminescent permettant de réduire l’impact environnemental de la lumière, d’économiser les ressources naturelles limitées et de limiter la pollution due à la consommation.
    Glowee est une start-up française en développement, qui au travers de produits, diffuse cette nouvelle typologie de lumière.
    Une lumière vivante, biologique, liquide et respectueuse de la biodiversité, produite à partir de souches
    de bactéries marines luminescentes
    .

    La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par certains organismes vivants
    comme les lucioles ou les vers luisants. Glowee développe une matière première vivante faite de bactéries marines naturellement bioluminescentes et facilement cultivables à l’infini en laboratoire.
    Les luminaires -en phase de prototype- agiront comme des aquariums où les micro-organismes seront plongés dans une eau de mer indispensable à leur nutrition et seront alimentés par un flux d’air. 
    Celui-ci permet la réaction chimique qui émet une lumière douce, froide et bleutée.
    Ces micro-organismes se reproduisent à l’infini et sont entièrement biosourcés.

    Grâce à cette combinaison, la scénographie plonge en douceur les visiteurs dès leur arrivée et les embarque vers l’entrée de l’aquarium. Ils émergeront de leur visite, dans cette même atmosphère apaisante côté boutique et repartiront avec des souvenirs magiques !

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    J’ai souhaité associer deux coups de cœur : la scénographique, car c’est un domaine qui me passionne
    et qui m’attire pour mon futur professionnel et l’océan qui me fascine par sa beauté et les mystères
    de ses profondeurs.
    J’ai choisi pour mon projet l’aquarium de Montpellier, car je le connais très bien. C’est un lieu qui me permet de m’évader. 

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI CES ÉTUDES ?

    Tout simplement parce que j’aime créer et aménager des espaces autant du côté artistique que technique.
    Le Bachelor, m’a enseigné une méthodologie de travail, de création et un savoir-faire ; confronter différentes pistes créatives, expérimenter mes recherches et aller plus loin. Il m’a beaucoup appris en informatique,
    avec la suite Adobe et les logiciels 3D.

     

    POUR TOI, QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS
    DE CE MÉTIER ?

    Les avantages du métier sont que chaque projet est différent de par son client, sa création, ses contraintes et ses rencontres. Les inconvénients vont être liés au budget souvent limité par rapport au champ des possibles, mais c’est le but d’un défi à relever (avantage) !

     

    LA SUITE APRÈS L’OBTENTION DE TON BACHELOR ?

    À la rentrée, je rentre en DPEA Architecture et Scénographie à l’école d’architecture de Montpellier.
    La suite d’un cursus, qui me permettra d’intégrer une agence de scénographie est de concevoir et de réaliser des décors pour des parcs d’attractions, des musées, au cinéma ou pour l’événementiel.

     

    Merci Océane pour ce projet harmonieux, lumineux et éco-responsable ^^
    Bonne continuation !

  • TOULOUSE – ORCHESTRE SYMPHONIQUE ÉTUDIANT #K21 #DESIGNGRAPHIQUE

    Série culte du blog, instructive et informative, surtout pour les futurs étudiants en 3ème année, je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2021, que nos étudiants ont réalisés et présentés lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Marie-Clémence Bourgeois nous présente son projet autour de l’identité visuelle de L’Orchestre Symphonique Étudiant de Toulouse.

    Mais avant, qu’est-ce que le design graphique ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE

    Le Bachelor Design Graphique à l’ESMA apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Concevoir un site web, réaliser une campagne publicitaire ou créer une charte graphique sont quelques-unes des compétences acquises dans le cadre du Bachelor Design Graphique.

    Le Bachelor offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Directeur artistique, Illustrateur graphiste, Web designer, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du Bachelor Design Graphique se concluent par le passage en Mastère,
    Design & Stratégie Digitale ou Motion Graphics Designaprès l’obtention de l’examen de fin d’année.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Il permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leur capacité à s’investir et réaliser
    une campagne dans sa totalité.

    PROJET PROFESSIONNEL EN DESIGN GRAPHIQUE
    ACTUALISER UNE JEUNE ASSOCIATION EXPRESSIVE !
    PRÉSENTATION DU PROJET ET ANALYSE

    L’Orchestre Symphonique Étudiant de Toulouse se donne pour mission de permettre aux élèves
    du supérieur de poursuivre leur pratique et apprentissage musical
    d’ensemble au sein d’une formation ambitieuse, et de promouvoir le plus largement possible la musique classique auprès de la communauté universitaire.
    Ainsi des étudiants de cursus, d’âges, et de nationalités très différents se retrouvent réunis autour
    d’une même passion et d’une activité artistique intense
    .

    Là où pourraient rentrer en conflit certains étudiants par la concurrence de leurs facultés,
    l’orchestre les rassemble en une grande famille.

    Cet orchestre bien connu de Toulouse connaît une communication trop désuée pour son cadre jeune et dynamique, elle manque cruellement de fraîcheur, toujours dans cette austérité que peuvent offrir
    la communication d’orchestres peu connus, n’amenant pas un jeune public à leurs concerts, où la musique classique peut restée perçue comme déclassée, vieille, seulement visée pour les plus anciens.
    De ce constat, une refonte de l’identité visuelle est nécessaire ainsi qu’une animation de celui-ci
    sur les réseaux sociaux ou autre(vidéos Youtube,…), de même que des déclinaisons d’affiches,
    présentes dans les rues de Toulouse.

    LA MUSIQUE GRAPHIQUE

    Comment promouvoir l’orchestre et ses concerts auprès du public étudiant alors qu’elle est peu connue
    et que son image peut être associée aux préjugés sur la musique classique ?

    Et s’il était possible de représenter graphiquement la musique ?
    Entre les nuances, le tempo et les différentes familles d’instruments (cordes, vents et percussions),
    l’on peut créer une infinité de formes possibles et inimaginables.
    L’épaisseur du trait pour monter en crescendo, ou le trait plus fin ou plus petit pour un decrescendo.
    Ainsi, j’ai déployé plusieurs formes de ce qu’un son produit par différent instrument de chaque famille pouvait ressortir.
    A partir d’un répertoire mis en place, j’ai pu réaliser ces formes pour retranscrire graphiquement la musique.
    Une multitude de possibilités graphiques est présente : la sinusoïde pour les cordes, le bruit pour
    les percussions et le dégradé pour les vents comme le souffle donné dans l’instrument.

    Le logo typographique joue avec l’épaisseur des traits pour rappeler les nuances d’un son produit
    lors d’un concert. Le logo s’anime sur l’accord des instruments sur la note du «la» donné par le hautbois avant de commencer un concert.
    Il permet de mettre les spectateurs dans l’ambiance du concert et se préparer à écouter.

    Tout de suite, on pense facilement à Muller-Brockmann ou Reid Miles qui ont su donner du rythme
    et une musicalité aux affiches de concerts ou pochettes d’albums. Mais c’est surtout dans le livre «Notations» de John Cage à la recherche d’une forme musicale qui prend vie, que j’ai développé ces formes graphiques.

    Les affiches reprennent les formes graphiques des instruments entendus lors des morceaux les plus connus des compositeurs indiqués sur l’affiche.
    Pour Beethoven, compositeur classique, la 5ème symphonie garde sa violence avec la couleur rouge associée. 
    Haendel, compositeur baroque, tient un registre solennel dans sa Sarabande où les percussions résonnent sur les vibratos des violons.
    La pavane de Fauré, dans la période romantique, débute par le pizzicato des cordes où quatre instruments à vents jouent une même mélodie en décalé. 

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Pour un dernier projet de Bachelor, c’est un annonceur qui me tenait à cœur. Puisque jouant moi-même
    du violon depuis seize années, travailler sur la refonte du logo d’un jeune orchestre, est pour moi,
    l’objet de mettre à profit le lien entre la musique et le graphisme.

     

    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    L’orchestre composée essentiellement d’étudiants, la présidente de l’association, elle-même encore étudiante, a été d’une grande aide pour répondre aux questions et ainsi arriver à résoudre ce problème
    de communication.
    Entre mails et appels téléphoniques, je souhaitais aussi participer aux répétitions, mais cela a été trop compliqué à cause du covid… Je peux malgré tout revenir aux répétitions, pour venir les rencontrer
    même après ce projet terminé et pourquoi jouer avec eux ?!

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI CES ÉTUDES ?

    Depuis toute petite, je gribouille partout commençant par l’illustration de petits livres que j’écrivais
    en passant par un concours de bande dessinée en créant un personnage iconique; je voulais continuer
    le dessin et j’ai découvert le design graphique après avoir fait une Manaa à l’ESMA.
    Le design graphique répond à un problème de communication pour attirer le public visé;

    c’est pour moi un peu comme une enquête policière
    où j’expérimente à fond pour trouver la meilleure
    solution graphique.
     

     

    QUELLES COMPÉTENCES AS-TU ACQUIS AU COURS DE TES ÉTUDES ?

    J’ai appris à creuser plus profond chaque sujet, en m’alimentant sans cesse de références, à passer
    par tous les chemins où chaque mot du brainstorming avait son importance.
    Tant que je ne pense pas arriver à terme à une solution, je continue encore et encore à chercher pour trouver LA réponse graphique où le public serait le plus conquis.

     

    POUR TOI, QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS
    DE CE MÉTIER ?

    Les avantages de ce métier seraient de vivre une véritable passion quand l’annonceur nous plaît,
    ce n’est plus un travail mais vraiment un plaisir de répondre à un problème, de plus, dans ce métier.
    On ne fait jamais la même chose, on découvre encore plus tous les jours, on rencontre des personnes
    qui nous enrichissent et contribuent à une véritable évolution dans le graphisme.

    Les inconvénients seraient peut-être de ne jamais perdre le fil, de rester en veille continuellement,
    de persévérer sans cesse alors que l’inspiration ne vient plus.

     

    LA SUITE APRÈS L’OBTENTION DE TON BACHELOR ?

    Je reprends une deuxième année en DNA aux Beaux-Arts de Caen pour développer ma pratique plastique personnelle et continuer principalement dans le print.

     

    TES PROJETS PERSONNELS/PRO À VENIR ?

    J’ai un faible pour les procédés d’impressions après avoir fait un stage dans une imprimerie letterpress
    aux anciennes imprimantes
    , j’ai découvert aussi la linogravure, la risographie lors d’un atelier hors de l’école, mais mon stage de fin d’année chez une illustratrice faisant aussi de la sérigraphie m’a littéralement comblé, c’est pour cela que les ateliers des Beaux-Arts permettront de pratiquer davantage manuellement.

     

    Merci MC pour ce projet qui donne une musicalité visuelle toute nouvelle à l’orchestre.
    Bonne continuation !

  • Podcasts culturels #1

    Inconditionnels de podcasts, impossible de passer à côté et quoi de mieux que les vacances pour t’y mettre ! Perso, je l’apprécie dans mes oreilles en marchant ou pendant que je cuisine, mais pourquoi pas à l’ombre d’un parasol sur un transat !!!

    Un podcast, c’est quoi ?
    Le mot vient de la contraction des termes iPod (le baladeur d’Apple) et broadcast (émission).
    Aux Etats-Unis, la tendance des podcasts a commencé il y a une dizaine d’années.
    Les podcasts se retrouvent à travers des plateformes comme iTunes, Spotify ou sur leurs sites.
    À chaque podcast son sujet, plus ou moins précis.

    Je te propose une sélection culturelle autour de l’art; design, cinéma, musique et autres,
    qu’il te faut absolument écouter.

    L’ART EST LA MATIÈRE

    « Il faut toujours faire la différence entre ce que désigne une chose et l’idée que l’on a
    de cette chose ». 
    René Magritte

    France Culture propose un large éventail d’émissions culturelles.
    Pour les amateurs d’art, Jean de Loisy invite dans « l’art est la matière » des écrivains, historiens, commissaires d’exposition ou simples passionnés à discuter d’un sujet d’actualité, d’un thème comme « la puissance de l’hypnose dans la création », d’une œuvre avec Guernica, d’un artiste en particulier avec
    Egon Schiele et l’homme qui « peignait la lumière des corps » ou encore un hommage avec « une visite avec Christian Boltanski ».
    Jean de Loisy célèbre la vision des regardeurs.

    TED TALKS ART

    Le podcast, c’est surtout du son mais ça peut être également de la vidéo.
    TED est une association à but non lucratif dévouée aux Idées à Partager.
    La plateforme a ses propres podcasts autour de la culture, de l’économie ou du business,
    mais aussi
    autour de l’art, avec TEDTalks Art.
    On y retrouve les discours sous-titrées en français de poètes, artistes, designers, photographes qui évoquent leur travail et leur point de vue.

    Mais ce que je préfère, ce sont les conférences TED (on s’éloigne du sujet podcast, mais bon !).
    Des conférences avec quelques-uns des plus grands graphistes, designers, photographes
    et architectes au monde, qui présentent leur travail et leur vision
    ; Stefan Sagmeister est « Happiness by design », Philippe Stark est « Design and destiny », JR est « Utiliser l’art pour transformer le monde »
    Ces conférences vont te permettent d’élargir ton champ culturel !

    MAINTENANT, VOUS SAVEZ -CULTURE-

    Vous connaissez, mais est-ce que vous savez ?
    En 3 minutes, Thomas Deseur et Jonathan Aupart, te donnent les clés, essentielles, pour savoir ce qui se cache derrière des phénomènes culturels, des œuvres, des concepts… qui ont marqué et qui marquent notre monde et notre actualité.

    Le panel des émissions est large et éclectique, à toi de piocher selon les nombreux sujets :
    Quelle est la terrible histoire de Frida Kahlo, qu’elle est l’histoire de la Vénus de Milo ? 

    OÙ EST LE BEAU ?

    Où est le beau ? est un podcast dédié au design, à l’architecture, à l’art et à la créativité
    en général. Helen Aguilar discute avec celles et ceux qui créent le beau.
    Ses invités sont designers, artistes, architectes, décorateurs, artisans d’art, paysagistes, explorateurs et bien d’autres !

    Dans les épisodes, elle aborde la démarche, le travail, la définition du beau et les questionne aussi ses invités sur leur rapport au vivant, les discussions sont spontanées et accessibles.

    Convaincue que le beau est un puissant vecteur de changement, Hélène fait raisonner
    sa quête du beau avec une quête de sens en allant à la rencontre de celles et ceux qui,
    dans le domaine du design, de l’architecture et de l’art, façonnent un demain plus beau
    pour un futur engagé; pour toucher l’émotionnel et retrouver l’émerveillement de la beauté
    du monde.

    N’est-il pas venu le temps de changer notre regard sur le beau ?

  • TENDANCES ÉTÉ K21

    Une tendance, c’est quoi ?
    Dans les domaines liés au design, à la mode, au marketing, c’est l’évolution visible d’un phénomène
    sur une longue durée.
    Mais attention, il faut savoir faire la part des choses entre une tendance et un simple effet de mode…

    Je ne suis pas fan des tendances, mais je me tiens au courant de celle-ci, car il est important
    de les comprendre et de les voir évoluer.
    Ce qui est intéressant dans une tendance, c’est l’appropriation; l’adapter à son style personnel et rester fidèle à soi-même. Une tendance est intéressante au regard de ce que vous en faites, oser expérimenter !

    RÉTRO FANTAISISTE

    Comment les années 19701980 et 1990 viennent-elles réinjecter de l’euphorie dans la création contemporaine ?  
    L’euphorie des 80s-90’s rejaillit et influence les créations. Réinventées, elles mixent les codes passés
    avec les exigences esthétiques contemporaines; un design populaire, décomplexé et utopique,
    aux élans d’une future liberté retrouvée.

     

    NOSTALGIE, HUMOUR & RéCONFORT

    Les designers osent l’extravagance et réinterprètent les codes du design. Les formes fantaisistes et étranges inspirent, les teintes qui évoquent la joie et l’enfance.
    Le design repousse les limites de la kitscherie, les créations sont expérimentales et curieuses.
    Les formes rebondies et chaleureuses enveloppent à nouveau le design, la création s’amuse avec celles-ci
    pour faire primer l’émotion sur la fonction.
    Le design souffle l’idée d’un futur réconfortant, d’un monde nouveau !

    Ettore Sottsass pour Bitossi «Flavia» Minitotem
    Clémence Plumenrt et Goeffrey Pascal – Hyère 2021
    Ettore Sottsass pour Alessi
    Fauteuil Mollo par Philippe Malouin pour By Established & Sons
    TYPOGRAPHIE AUDACIEUSE

    L’heure est  à la transgression typographique, la fantaisie et l’ornement prennent place dans notre univers visuel, l’audace est à l’honneur !
    Ces nouvelles créations s’inscrivent dans une période et une époque.
    Les créatifs ont des envies de renouveaux, de folie et d’expérimentations.

    Ces dernières années, nous avons assisté à une standardisation de la typo et des logos, à travers de linéales; des polices de caractères simples et géométriques. Des polices classiques, telles que la Futura, l’Helvetica, l’Avant Garde…  À mon sens des caractères intemporels.

    Je suis d’un avis partagé… D’un côté mon amour et mon respect pour les caractères de labeur et de l’autre mon envie de vous encourager à transgresser les règles, expérimenter et JOUER !!!
    Attention aux tendances et à l’abondance de typographies proposer sur le net… Garde à l’esprit que
    la typographie possède une fonction identitaire et affirme un univers mais aussi qu’elle influence la lisibilité et l’efficacité du message. 
    Qu’elle est la destination ? Commerciales, éditoriales, culturelles ou événementielles ?
    Tout est une question de recul…

    Barrett Reid-Maroney
    Violaine & Jérémy
    Kenneth Vanoverbeke
    Natalia Szabo
    Kookie Santos
  • MES COUPS DE <3 DU MOMENT #9

    Voici la liste de mes coups de coeur du moment, actualités, influences, tendances, phénomènes, …

    En retour, j’attends les tiens !!!

     

    POSTER FOR TOMORROW

    DANGERS DES FAKE NEWS 
    Le concours initié par Poster For Tomorrow, visant à avertir et à sensibiliser sur les dangers que représentent les fake news, dévoile ses lauréats.

    La sélection des 100 affiches (sur 6000 participants) fera partie de l’exposition à la French Design Week.
    La diversité des origines des lauréats démontre que la question des fake news est tristement partagée
    à l’échelle mondiale. Au travers d’idées fortes, les participants dénoncent le rôle des réseaux sociaux et affirment l’importance d’une presse libre et indépendante.

    Les participants nous proposent une grande diversité graphique : illustration, photographie, stretching typographique, flat design, pictogramme narratif, dessin à main levée…
    Voici les 10 premières affiches, tu peux retrouver les 90 suivantes sur le site de Poster For Tomorrow !


    CHRISTIAN BOLTANSKI

    BRIDES DE VIES 

    Plasticien, photographe, sculpteur et cinéaste, Christian Boltanski, artiste contemporain majeur, 
    est décédé ce mercredi 14 juillet 2021.
    Son travail n’a cessé d’interroger la mémoire, l’Histoire et les souvenirs…

    Christian Boltanski est né le 6 septembre 1944, d’une famille juive, à Paris, moins d’un mois après
    la Libération de la capitale. Son enfance et son adolescence se passent dans cet espace familial en vase clos. 

    L’un des principes essentiels de l’œuvre de Christian Boltanski est l’omniprésence de l’autobiographie,
    il met en avant le concept de « mythologie individuelle » pour présenter son travail. 
    L’interrogation incessante sur le « je », le présent et le passé, la présence et l’absence, la mémoire et l’oubli,
    le temps bref de l’individu et le temps sans fin de l’histoire.
    L’œuvre de Boltanski est noire, une immense vanité, une partie d’échecs avec la mort.

    Son art mobilise les sens et compose avec des choses ordinaires : des vêtements usagés, des meubles récupérés, de vieilles photographies, des objets trouvés et oubliés, qui reprennent vie. 
    Ses installations interviennent aussi sur l’espace, le volume, le cheminement… des piles de vêtements
    ou les boîtes rouillées qu’il entasse en murs sont disposées de sorte qu’il faille marcher entre elles,
    longer les empilements ou les tas, ou avoir l’impression de ne pouvoir leur échapper, tant ils occupent l’espace et le rétrécissent.

    Je me souviens de ma première rencontre avec une installation de Christian Boltanski, et des suivantes…
    elles m’ont toutes marqué.
    Dans l’art en général et surtout l’art contemporain, je suis souvent attirée par des œuvres dérangeantes,
    ou la question de transcendance du spectateur a lieu.
    Boltanski m’ébranle sans me parler, ses compositions m’hypnotisent par leurs odeurs, leur atmosphère,
    leur nostalgie, leur histoire et leur non-dit…

    « Boltanski. Faire son temps » Centre Pompidou 2020

    TRAVIS DURDEN

    MYTHES CONTEMPORAINS 

    Qu’est-ce qui détermine tel ou tel objet, être humain à s’élever au rang de culture populaire / idole
    ou culte divin ? Comment l’histoire est influencée dans ce choix ?

    L’artiste parisien, sous le pseudonyme de Travis Durden, est fasciné par la construction de mythes et d’idoles et s’interroge, en tant qu’humains sur ces phénomènes au 21e siècle.

    J’ai été visité l’exposition « Je suis ton père », pour accompagner un ami fan de Star Wars, à Pierrevives.
    J’y ai découvert Travis Durden et sa série de portraits « Mythes & Idoles », où il questionne les ressemblances entre les mythes contemporains et les mythes historiques. Il nous présente des êtres mythologiques
    mi-humains, mi-animaux
    et fusionne les corps de statues antiques aux têtes de héros de la saga.
    L’idée de mélanger culture populaire et culture de la Renaissance lui est venue suite à un concours lancé par l’École du Louvre. Il a réalisé qu’à notre époque du tout numérique, l’impact culturel et émotionnel des œuvres risquait de disparaître.
    Comment permettre de redécouvrir des œuvres anciennes majeures et éviter qu’elles ne soient oubliées ?
    Grâce à sa démarche artistique, il réussit à réunir ses deux passions, l’Histoire de l’art de l’Antiquité
    et les codes de la culture populaire contemporaine et nous démontre qu’ils sont complémentaires !
     

    Cette exposition m’a rappelé la super-production démesurée de Damien Hirst à la Fondation Pinault à Venise en 2017, où se mêlaient les références mythologiques, littéraires, iconiques ou encore issues de la Pop culture.
    Le résultat était spectaculaire, éclatant et déconcertant.
    À lire ici

    • Darth_Resurrection
      Darth_Resurrection
      L'artiste s'amuse à hybrider le Christ tiré de la sculpture de Germain Pilon ("La Résurrection", vers 1572, collection du Louvre) avec le casque de Darth Vader. Rappelons-nous qu'Anakin Skywalker n'a pas de père (il est créé par la Force) et que, dans son parcours, il est confronté à la tentation. Ces deux propriétés le rapprochent du Christ. Mais comme tous les humains, Vader ne peut éviter de sombrer...
    • Storm_Reader
      Storm_Reader
      Cette sculpture représente le célèbre peintre, Nicolas Poussin, en train de terminer son tableau "Testament d'Eudamidas" (Eudamidas est un pauvre soldat de Corinthe). Ce collage numérique devient signifiant : les Stormtroopers sont aussi ces soldats anonymes de l'Empire galactique, sauf que leur mort, elle, n'a pas le mérite d'être immortalisée.
    • General_Niobides
      General_Niobides
      Cette statue antique représente le Général Grievous de Star Wars. Il reprend la même position qu’une statue du Musée du Louvre représentant l’un des fils de Niobé, alors que ce dernier avait reçu une flèche dans le dos par Apollon. Niobé : fière de sa fécondité, elle se vanta d'être supérieure à Léto. Cette dernière pour la punir fît abattre ses six fils par son fils Apollon et Artémis ses six filles.
    • Gladiator_Boba
      Gladiator_Boba
      L'artiste s'amuse à hybrider le "Gladiateur mourant" de Pierre Julien (1779, collection du Louvre) avec le casque de Boba Fett. Travis Durden vient faire se rencontrer deux "mythologies" différentes: Boba Fett est bien un gladiateur des temps modernes.
    • The-nymph_bounty-hunter
      The-nymph_bounty-hunter
      La statue de la Nymphe au scorpion, une réalisation de Lorenzo Bartolini avec la tête d’un robot de la série Star Wars. Le résultat mi-humain, mi- robot est des plus troublants.
    • Love_Droid
      Love_Droid
      Sur la sculpture d’Antonio Canova, intitulée « Psyché ranimée par le baiser de l'Amour », Travis Durden a remplacé la tête de la statue représentant Eros s’apprêtant à embrasser sa belle par celle de C3PO. Un robot peut-il se métamorphoser, a-il droit à l'amour ?
    • Amiral_de_Ren
      Amiral_de_Ren
      L'artiste s'amuse à hybrider la sculpture "Tombeau de Philippe Chabot, Comte de Brion, Amiral de France (mort en 1543)", avec le casque de Kylo Ren. Kylo Ren de se rêve en amiral, empereur, tant il est obnubilé par son grand-père, Darth Vader !
    • Yodea_Angel
      Yodea_Angel
      Travis Durden nous présente Maître Yoda sous les trait d'une statue antique. Célèbre pour sa grande sagesse et sa façon de parler si particulière, ce Jedi ressemble à un ange gardien bienveillant.

    Les œuvres de Travis Durden sont en vente sur le site de la Galerie Sakura

    SHO SHIBUYA

    LEVERS DE SOLEIL 

    Submergé par les mauvaises nouvelles en continu, le graphiste Sho Shibuya a mal vécu le confinement…
    Ce japonais installé à Brooklyn depuis 2011, s’est focalisé sur les jolies choses; les levers de soleil
    depuis les petites fenêtres de son studio, qui lui offraient un véritable moment d’évasion et des instants magiques quotidiens.

    L’artiste a photographié chaque lever de soleil, et retranscrit à l’acrylique les dégradés apaisants
    sur la première page du New York Times.
    Des Unes sereines et poétiques à l’inverse du chaos quotidien, à retrouver sur son compte Instagram.

    Nous avons plus que jamais besoin de générosité
    et de paix pour tous. 

    À méditer…
    Je ne sais pas vous, mais en cette époque d’incertitude, j’ai bien besoin de douceur.
    La dynamique du projet de Sho Shibuya me rappelle de lever les yeux et de capturer quelques instants
    de beauté !