• MAY YOU LIVE IN INTERESTING TIMES #venise2019

    Deux ans après, nous re-voilà pour notre traditionnel voyage des vacances de la Toussaint, 
    à Venise et sa Biennale d’Art contemporain !

    Trois jours de rencontres culturelles; historiques, artistiques et gastronomiques !!!
    Une parenthèse dans cette ville à l’ambiance unique et éblouissante, si l’on met de côté le tourisme
    de masse…

    Mon conseil aux étudiants, le même chaque année : Perdez-vous !
    Et prenez le temps de découvrir la ville, ses ruelles, ses ponts, ses églises et ses lieux d’expositions.

     

    Les incontournables

    Dynamisés par notre presque nuit blanche et 12h de bus, avec Tino*, il ne nous a pas fallu longtemps
    pour établir notre planning du jour et le proposer aux étudiants ! 

    Un programme chargé mais tranquillement ponctuée par des pauses capuccino, déjeuner, goûter…
    on ne s’est privé de rien !

    * Tino Di Santolo #monbinômevenise2019 #acolyte 

     

    PALAZZO FORTUNI

    Le Palazzo Fortuni est un des lieux qui, pour moi, caractérise l’ambiance de Venise;
    extraordinaire et hors du temps.
    Ce Palais baigne nos sens dans une atmosphère particulière entre silence et pénombre.
    Un lieu accueillant et intime qui donne envie de prendre son temps et admirer les oeuvres d’art
    et les objets précieux, confortablement assis dans les canapés qui longent les espaces.
    Un véritable cabinet de curiosités !

    Nous y avons découvert la rétrospective de l’artiste peintre Coréen Yun Hyong-Keun, artiste du mouvement pictural coréen Dansaekhwa des années 1960 et 1970.
    Purs monochromes, noirs, qu’une faible concentration d’huile rend opaque, cette monochromie renvoie
    au sentiment d’une solitude intense, qui fait partie de l’histoire de la Corée ainsi que de celle de l’artiste.
    Un travail qui rappelle Pierre Soulages, même si Yun Hyong-keun s’en détache avec des peintures
    aux dimensions spirituelles et sensibles.

    PALAZZO GRAZZI

    Le Palazzo Grazzi avec la Punta della Dogana sont les deux musées d’art contemporain de la Collection Pinault à Venise.
    Construit entre 1748 et 1772, il a été rénové par l’architecte japonais Tadao Ando en 2006. 
    Un Palais fastueux, où dés l’entrée, tout n’est que luxe et plaisir avec des expositions pleinement intégrées
    au lieu.

    Cette année, nous y avons découvert l’artiste Luc Tuymans avec l’exposition La pelle (la peau en italien).
    L’artiste Belge, est l’une des figures emblématiques de la nouvelle génération de peintres figuratifs,
    depuis les années 80, et a contribué à la renaissance de ce médium dans l’art contemporain.
    Ses œuvres traitent de questions liées à l’histoire passée et récente, elles abordent les sujets du quotidien,
    à travers des images personnelles ou publiques.
    La restitution des images, selon Luc Tuymans, est une « falsification authentique » de la réalité.
    Il questionne notre rapport aux images, l’histoire et le sens. Qu’est ce que la représentation ?
    De part sa palette froide, vibrante, pastel et pourtant lumineuse, ainsi que le cadrage; les œuvres de l’artiste sont plongées dans une lumière insolite et artificielle ; le ressenti est inquiétant, étrange et expressif.

    LA BIENNALE 2019

    May you live in Interesting Times, en français Puissiez-vous vivre à une époque intéressante, reprend
    une formule Anglaise qui évoque des périodes d’incertitudes et de crises, elle souhaite donc le bonheur.
    « Ces temps intéressants, nous les vivons aujourd’hui. Cette édition n’a pas de thème en soi, mais s’attache
    à mettre en évidence une approche de la création qui englobe le plaisir et la pensée critique. 
    » Ralph Rugoff

     

    GIARDINI

    ARSENAL

    UN BILAN POLITIQUEMENT CORRECT
    Le principe de l’art doit amener une réaction.
    Les œuvres présentées à la biennale 2019 retracent l’époque actuelle avec un regard assez négatif,
    voir cynique…

    Les artistes collent à l’époque et s’intéressent à l’écologie, aux inégalités, aux opprimés…
    Pour ma part, le constat est négatif, le processus de création souvent brut et lisse ne proposent pas d’issue… notre pensée reste plate.
    Où sont les oeuvres qui nous font rêver ? La question de transcendance n’a pas lieu. 
    L’art contemporain doit nous choquer positivement et/ou négativement, nous toucher. 
    Mais je ne me suis pas sentie bousculée, ébranlée, scandalisée ou hypnotisée.
    Ce bilan renvoie à une vision profondément triste et malheureusement manque de poésie

    Au delà de ce constat, j’ai aimé J’ai oublié la nuit, ou le noir comme texture sentimentale du pavillon Malgache avec l’installation de Joël Andrianomearisoa, et la poésie sonore (à enfin !) du vent
    qui caresse le papier de soie noir et ses nuances sublimes.

    J’ai adoré les autoportraits photographiques de la Japonaise Mari Katayama qui exprime la force féminine
    et glamour de son corps atrophié.

    Voulez-vous vivre une époque intéressante ? OUI je le veux ! 
    Mais viendra-t-elle ?…

  • LES ATELIERS PRÉPA ENTERTAINMENT : #2 volume

    L’année scolaire 2018-2019 est finie… mais je tenais à mettre en lumière les différents ateliers
    dédiés aux Prépa Entertainment. 
    L’an dernier, la Manaa classique a expérimenté quelques changements, pour se diviser en Prépa Design
    et Prépa Entertainment 3D. 
    Ces années prépa ont été spécifiquement pensées pour préparer au mieux  les étudiants
    vers leur future formation. 

    La Prépa Entertainment reprend les apprentissages fondamentaux de la Manaa
    et propose des ateliers spécifiques au domaine du cinéma d’animation.
    Ces modules – Design Graphique, Photographie, Séquence et Volume – se déroulent un semestre.

    Nous commençons cette série d’article avec l’atelier séquence sur l’Esma Nantes, avec Benjamin Deyries.

     

    VOLUME

    Le module volume propose la découverte et l’acquisition de techniques permettant de construire,
    structurer, sculpter, modeler formes et matières.

    Au cours du semestre les étudiants vont expérimenter divers matériaux : fil de fer, carton, plastiline et argile. Je propose pour chaque matériau un sujet qui s’étalera sur environ trois semaines. 

     

    MODULE 1
    Le premier module aborde les techniques du fil de fer, les étudiants travaillent sur le sujet de l’insecte.
    Je montre des techniques de découpes, de torsions et d’attaches. Puis les élèves se documentent
    sur l’insecte choisi, ils  le dessinent sous plusieurs angles (dessus/ profil/ perspective) et organisent
    un schéma de construction avant de passer à la fabrication. 

    Cet exercice permet aux étudiants d’apprendre à décomposer les volumes, à étudier les proportions
    et la silhouette d’un sujet, sans avoir la possibilité matérielle de se perdre dans les détails.

    MODULE 2
    L’approche est assez similaire pour le module du matériau carton, dans lequel les étudiants doivent fabriquer une chaussure.
    Ils vont une nouvelle fois se documenter, analyser les formes par le dessin, planifier les principales étapes
    de fabrication et prendre des mesures.
    L’objectif de cet exercice est d’apprendre à analyser les courbes de la chaussure grâce à la technique
    des coupes
    qu’ils devront par la suite fabriquer.

    Les deux derniers matériaux abordés, utilisent la technique du modelage.

     

    Le module modelage m’a permis d’avoir une première approche sensorielle de la 3D.

    L’exploration par le toucher me semble indispensable
    à l’élaboration  d’une représentation mentale d’un objet.

    Ce module m’a aussi permis de transposer des compétences 3D au dessin.
    J’ai trouvé très structurant de construire un objet en 3 dimensions avant de me lancer en informatique
    dans un espace plus abstrait.
    Marion Machelard

    MODULE 3
    Dans le module sur la plastiline, je leur propose de modeler une tête synthétisée en plans.
    Cet exercice permet de comprendre la structure de la tête, de dessiner les repères des plans principaux
    du visage
    , et d’apprendre à travailler sous tous les angles.

    MODULE 4
    Enfin, dans le dernier module concernant l’argile, les élèves modélisent leur main d’après
    une série de photos.

    Ces exercices permettent d’aborder les notions anatomiques et de faire le lien avec les cours de dessin.

    A travers cet atelier modelage,

    j’essaie d’aider les étudiants à développer
    une rigueur dans la préparation

    (documentation/ dessin) mais aussi une exigence dans l’analyse des formes.
    J’enseigne également la modélisation informatique en 1ere année d’animation 3D.
    Le travail de la matière, les techniques informatiques sont différentes mais les notions d’analyse
    et de compréhension des formes restent les mêmes.

    Cette première année d’enseignement en Prepa Entertainment fut très intéressante.
    Ayant travaillé sur des films d’animation volume en tant que décorateur par le passé,
    je retrouve le plaisir lié à la matière, la fabrication et la manipulation des outils traditionnels. 
    De plus, les échanges avec les étudiants furent agréables et ils ont fait preuve d’une bonne implication
    dans les projets de cet atelier. 
    Je suis donc heureux de pouvoir les retrouver depuis la rentrée pour leur enseigner la modélisation 3D
    dans la section d’animation !

  • les ateliers prépa entertainment : #1 séquence

    L’année scolaire 2018-2019 est finie… mais je tenais à mettre en lumière les différents ateliers dédiés
    aux Prépa Entertainment. 

    L’an dernier, la Manaa classique a expérimenté quelques changements, pour se diviser en Prépa Design
    et Prépa Entertainment 3D.
     Ces années prépa ont été spécifiquement pensées pour préparer au mieux
    les étudiants vers leur future formation. 

    La Prépa Entertainment reprend les apprentissages fondamentaux de la Manaa
    et propose des ateliers spécifiques au domaine du cinéma d’animation.
    Ces modules – Design Graphique, Photographie, Séquence et Volume – se déroulent un semestre.

    Nous commençons cette série d’article avec l’atelier séquence sur l’Esma Nantes,
    avec Léopold Charniot aka Aseyn.

     

    séquence

    Durant ce module sont abordés les principes de narration par l’image ; principalement via la bande dessinée pour le moment, mais je souhaite aussi développer l’approche photographique, via le roman-photo.
    L’idée est de sensibiliser les élèves à plusieurs éléments auxquels ils auront à faire lors de leur cursus
    à l’Esma et notamment lors de la pré-production de leurs films.
    D’une part, la mise en scène, le cadrage, la composition, l’angle et le point de vue pour la réalisation
    d’une image
    (on ne parle pas de plan encore à ce stade).
    D’autre part la narration, l’enchaînement d’images, le découpage d’un récit, la continuité visuelle
    et narrative
    .
    Raconter une histoire en images, la transmission d’information au lecteur (futur spectateur).

     

     

    Je commence le module avant tout avec deux notions essentielles : le temps et l’espace.
    Ces deux paramètres sont essentiels lorsque l’on raconte une histoire en images et le but à atteindre
    pour les étudiants est de toujours questionner ces deux paramètres
    .
    Comme contrainte tout d’abord, puis instinctivement. Ils doivent les intégrer.
    Quelle est la durée de mon récit (1 page, 2 pages ?), et celle de l’histoire (10 secondes, 100 ans ? ) ?
    Quels sont les lieux représentés, comment les représenter pour que l’on comprenne où on est, et quand ?
    À partir de là, les notions d’ellipse, de rythme, de scènes, de continuité visuelle viennent naturellement.

     



    Le but principal de ce cours et de leur apprendre à faire des choix dans leur façon de raconter une histoire, que chaque paramètre (visuel, narratif) d’un récit doit être choisi et justifié, dans la logique du récit
    et de ce que l’élève veut raconter.

    La bande dessinée est utilisée comme vecteur de toutes ces notions plutôt que comme discipline
    à part entière
    . Elle permet de sensibiliser à la narration par le dessin à ce stade précoce de leurs études.
    Elle permet aussi d’apprendre à articuler texte et dessin.
    Elle partage avec le story-board des fondamentaux de mise en scène (règle des 180°, raccords, etc).
    Je donne par ailleurs des cours de story-board en deuxième année, qui sont des cours plus théoriques
    et techniques, appliqués précisément à l’animation.

    D’un point de vue pratique, c’est une discipline transversale : anatomie, perspective, sens de l’observation, voire graphisme et français; il faut une bonne maîtrise de tous ces éléments.

    J’ai beaucoup aimé cette année, les étudiant.e.s en prépa sont dans l’ensemble très motivé.e.s
    et dynamiques, et en plus sympathiques. Tout comme l’équipe pédagogique,
    c’est très agréable de travailler dans ces conditions.
    D’un point de vue pédagogique, j’ai des ajustements à faire, ce qui est normal. 
    Ne serait-ce que pour éviter de s’ennuyer.
    J’ai pu voir à travers les rendus et les travaux quels exercices étaient à revoir, reformuler, approfondir
    ou au contraire supprimer. Les lacunes les plus répandues, les points sur lesquels insister…
    C’est un exercice intellectuel et pédagogique très intéressant.
    Quoiqu’il en soit, je sais précisément les objectifs que les étudiant.e.s doivent atteindre, ce que je leur fixe,
    et tout l’intérêt est de trouver le meilleur chemin pour y parvenir.

     

     

    « Cet atelier sur la décomposition du mouvement en bande-dessinée avec Monsieur Charniot
    m’a permis de me rendre compte des différents procédés de narration utilisés en BD
    pour mettre en avant une action/un mouvement, tel que le déplacement du cadrage
    ou les traînés graphiques pour suggérer la vitesse comme j’ai pu le faire sur mon travail.
    J’ai beaucoup aimé le sentiment de liberté que cet exercice m’a procuré. »
    Marianne, découpage du mouvement – visuel du cheval

     

    « Un atelier où nous avons appris les codes de la bande dessinée.
    Intéressant aussi dans la réalisation et la réflexion sur les zooms et les détails qui ne se retrouvent pas
    dans l’image globale ».
    Anais , découpage d’un moment – visuel du salon de tattoo

  • 10 questions (?) que les étudiants se posent en entrant en Prépa Design

    C’est la rentrée, une nouvelle école, des études supérieures…
    tu ne sais pas vraiment où tu vas mettre les pieds.
    Ne t’inquiète pas, cette année de Prépa Design sera une véritable expérience !

    Qu’est ce qu’une Prépa Design ?

    Passerelle entre le baccalauréat et les formations supérieures en Arts Appliqués,  la Prépa te permettra d’acquérir les connaissances théoriques & pratiques, d’expérimenter l’univers des arts appliqués,
    pour intégrer un Bachelor en Design d’Espace ou Design Graphique ou une école d’Art l’année suivante.

    Quelle est l’utilité d’une Prépa Design ?

    L’année te donnera l’opportunité de te situer parmi les différents métiers des arts appliqués,
    de faire ton choix d’orientation en toute sérénité… enfin pour la plus part d’entre vous !
    Certains seront tiraillés dans leur choix jusqu’à la fin de l’année…
    Cette année te permettra de développer ton sens critique, esthétique et plastique, et d’affirmer
    une écriture graphique
    .

    Pourquoi des ateliers spécifiques ?

    Deux options te seront enseignées en parallèle des matières artistiques :
    le Design Graphique , le Design d’Espace et le Design Global.

    Nous allons te préparer à un métier
    et à une manière de penser.

    Il te sera demandé d’analyser une demande, de comprendre les besoins d’un client
    et de mettre en forme des réponses.

    Une année qui va te permettre d’acquérir les compétences nécessaires pour accéder au Bachelor
    l’année suivante. Ces enseignements professionnels te permettront de tester tes centres d’intérêts
    et ainsi de trouver ta voie.

    Si je veux suivre une section en particulier,
    suis je obligé de travailler dans toutes les matières ?

    Heu…Bonne question, évidemment !!!
    Tu ne dois pas sélectionner les matières selon tes désirs ou ton futur choix d’études.
    Toutes les matières, tous les sujets sont importants et font partis d’une progression pédagogique.
    Quelle que soit tes études après la Prépa, les ateliers d’arts appliqués, les enseignements généraux,
    te serviront et feront partie de ta culture générale.

    Si mon niveau est inférieur aux autres,
    est ce que je vais y arriver ?!

    Les étudiants arrivent en Prépa complètement vierges de tout apprentissage plastique ou graphique
    même si certains ont déjà des bases.

    Ce qui est intéressant c’est de voir l’évolution de chacun.

    Tu doit être curieux, pertinent et créatif se sont les trois qualités indispensables afin d’évoluer 
    et quelle que soit ton niveau de départ.
    Chaque année, nous avons de belles surprises et surtout, des étudiants épanouis
    par leur nouvelle dynamique créative.

    Qu’est ce qui change entre le lycée et la Prépa Design ?

    Tout dabord, le relationnel avec les enseignants est différent, un rapport de confiance s’installe
    avec tes professeurs.
    Tu vas devenir autonome, dans ton travail et peut-être même à la maison,
    car certains d’entre vous vont vivre seul pour la première fois !

    Et le plus important, tout va changer, cette année sera une année intense et pleine de surprises !
    La découverte des arts appliqués, l’expression plastique, la couleur, le dessin, le DG, le DE, l’histoire de l’art…
    De nouvelles rencontres, ta classe, les Prépa, l’ensemble des sections, tes professeurs…

    Suis je obligé de dessiner tous les jours et pourquoi ?

    Partout où tu te déplaceras ton carnet aussi !
    Tu dois dessiner au quotidien même 10mn.

    Dessiner doit devenir une nécessité, une évidence.

    Dessiner, tous les jours pour progresser : être régulier, varier les médiums (crayons, feutres, aquarelle…)
    et le sujet (nature morte, portrait, architecture…
    Grace à cet exercice quotidien, et sans te décourager, au fil des mois tu seras surpris par tes progrés 😉

    Surtout, ne pas avoir peur de dessiner.

    Plus tu dessineras, plus tu vas apprivoiser ta sensibilité et acquérir une certaine liberté.

    Qu’est ce qui fera ressortir ma particularité ?

    Etre curieux, s’ouvrir à la culture artistique en général : expos diverses, reportages, films, actualités…
    pour avoir un point de vue pertinent sur les différents sujets.
    Que ce soit à Nantes, Montpellier ou Toulouse, l’Esma est implantée dans des villes actives culturellement,
    tu n’auras pas d’excuses !

    Quel doit être mon investissement personnel
    en dehors des cours ?

    Je te conseille de travailler à la maison autant qu’en ateliers.
    De rechercher par toi même différentes références artistiques, ensuite les dessiner, les noter,
    les imprimer dans un carnet dédié à cela.

    Ouvrir les yeux constamment, regarder, observer, remarquer et intégrer,
    une affiche, une architecture, une matière, une typographie, etc…

     

    Je te souhaite une belle et inspirante année !

  • 5 INSTA À SUIVRE… #5

    Instagram est l’un des réseaux sociaux les plus efficaces pour les designers.
    Basé sur l’image, tu captures et partages le monde qui t’entoure, post tes influences, ton travail,
    tes coups de coeur…

    Suite de la rubrique, voici l’article #5, je te propose une liste de comptes inspirants, intéressants et innovants.
    Graphisme, architecture, illustration, dessin, typographie, motion-design…

    m_magazine

    M Le magazine du Monde
    Le goût de M présente des objets, lieux et inspirations culturelles diverses : littérature, musique, mode, photographie, architecture, cinéma…
    Le M nous informe et décrypte notre époque : entretien, enquête…

    Nouveau le M lance son podcast, avec Le Goût de M.
    Pour la première, Marina Foïs parle de son histoire autour du goût et ses dégoûts, à Géraldine Sarratia.
    Elle évoque ce qui touche au mélange (des origines, des cultures, des essences, des milieux).

    architecturever et greenarchitecturever

    Soyez le changement pour apporter le changement autour de vous.
    Ou comment être des créatifs éco-responsable ?! et prendre nos responsabilités pour notre futur…

    Achitecture Ever te propose des posts de merveilles architecturales à travers le monde ainsi que des inspirations d’aménagements intérieurs et de design.

    violaineetjeremy

    Fondé par Jérémy Schneider et Violaine Orsoni, V & J est un studio de création multidisciplinaire
    axé sur le graphisme, la typographie, l’illustration.
    Un studio conçu autour des arts et métiers du graphisme pour transmettre de beaux messages.
    V & J croient en la beauté, le raffinement, la délicatesse et l’intemporalité.

    V & J conçoivent leurs polices pour les projets de graphisme sur lesquels ils travaillent,
    et ont créé leur fonderie.
    Des Fonts* sensibles, fortes et particulières. 

    *une police de caractère

    lefrenchdesign

    Plateforme de rencontres, de Tendances et d’exposition du French Design.
    Le French Design donne une visibilité sur notre héritage culturel et l’art de vivre à la française 
    à travers ses créateurs, ses savoir-faire artisanaux et industriels et ses écoles.
    Le French Design nous inspire et s’ouvre au monde !
    LFD s’adresse aux générations toujours plus connectées, nomades et en quête de sens et d’émotion,
    mais qui devront aussi être plus éco-conscientes.

    taschen

    Éditeur d’Art, d’Anthropologie.
    L’IG TASCHEN met en relation ses posts et ses livres –Art, Art de vivre, Architecture, Graphisme, Photographie, Mode, Cinéma… Des Livres d’art, qui explorent les sujets de prédilection
    et de préoccupation de l’art contemporain.

  • MES COUPS DE <3 DU MOMENT #6

    Voici la liste de mes coups de coeurs du moment, actualités, influences, tendances, phénomènes, …

    En retour j’attends les tiens !!!

     

    LES RENCONTRES D’ARLES

    Encore un été où je passe une belle journée en Arles pour Les rencontres photographiques.
    Pour cette 50ème édition, la sélection était comme d’habitude étonnante.
    En voici un petit aperçu !

     

    LA MOVIDA, chronique d’une agitation, 1978-1988

    « C’est difficile de parler de La Movida et de l’expliquer à ceux qui ne vivaient pas à cette époque.
    Nous n’étions pas une génération, nous étions un mouvement artistique … » Pedro Almodovar

    Le secret de la Movida : une époque, des gens, des rencontres.
    Le phénomène de contre-culture est apparu à Madrid dans la période post-franquiste, après plusieurs décennies de dictature des artistes flamboyants présentent l’être comme une forme de résistance politique.
    Cette vague d’expression singulière englobait la musique, l’art, la vie nocturne, les publications
    et le cinéma underground.

     

    Alberto García-AlixPablo Pérez-Mínguez et Miguel Trillo

     

    Ouka Leele

     

    PIXY LIAO, une relation expérimentale

     

    « L’objectif de cette expérience est de faire éclater le modèle inhérent aux relations hétérosexuelles
    pour laisser la place à de nouvelles formes d’équilibre. »

    La photographe Chinoise Pixy Liao se sert de sa relation avec son petit-ami, Moro, afin d’explorer
    et mettre en scène les conventions sociales liées aux genres et aux rôles qu’on leur attribue.
    Dans ses photographies, Liao se pose en dominante, son petit ami adopte une position de soumission.
    Ces mises en scène posent la question du rôle attribué à un genre.

    Une relation expérimentale en trois mots : 
    Amour, expérience et équilibre.

    KARTELL

    NEW Componibili

    En 2017, Kartell a célébré le 50e anniversaire de Componibili, l’un des objets les plus emblématiques
    de la marque depuis 1967.
    Ces éléments modulables ont été conçus pour répondre à différentes utilisations et pour trouver place
    dans toutes les pièces de la maison. A la base du système, la superposition de différents éléments qui s’emboîtent et composent des meubles de rangements pratiques et design. Les Componibili ont reçu de multiples récompenses pour la valeur et l’innovation du projet, ils sont exposés au Musée d’art moderne de New York et au Centre Pompidou à Paris.

    « Kartell loves the planet » est nouvel adage de la marque.
    Kartell inscrit celle-ci dans une recherche d’innovation toujours plus verte et éco-responsable avec le ComponibiliBio et 
    continue à lui faire traverser les époques.
    La marque abandonne le plastique ABS, pour un bioplastique fabriquée à partir de déchets agricoles. 

     

     

    SOFFA SANS 

    IKEA crée la plus confortable des polices

    Ikea lance sa typographie créée à partir d’un modèle de canapé. 
    Sofa Sans est inspirée de différentes combinaisons possibles du sofa Vallentuna !

    La marque suédoise a eu cette idée suite à la mise en ligne de son site Design your own sofa. Cet outil permet aux clients de concevoir  et personnaliser son aménagement à partir des modèles Ikea. 
    Les utilisateurs ont rapidement utilisé l’outil avec une grande liberté de création, détourné celui-ci son utilisation première 
    et posté leurs créations sur les réseaux sociaux !  
    S’inspirant du potentiel créatif de ses clients, Ikea et l’agence Proximity London ont crée la police Soffa Sans, la police la plus confortable au monde.

    Sa forme modulaire et son espacement décontracté des lettres en font une  police ludique.
    En libre téléchargement ici

    PETER LINDBERGH

    Photographe de mode

    Peter Lindbergh s’est éteint ce 03/09/2019… Il était l’un des plus grands photographes de mode contemporains. Maître du noir et blanc, il sublimait le naturel des femmes. Avec lui, le simple était chic et glamour.

    « Je pense qu’au lieu d’idées sophistiquées, il est plus important d’essayer de créer un condensé 
    de ce qu’est une femme à ce moment précis : libre, engagée dans la vie, indépendante. »

    Il collaborait avec de nombreux magazines comme Vogue, signant des clichés qui ont marqué l’histoire
    de la photographie des 40 dernières années.

  • TOULOUSE – festival du film environnemental #K19 #DESIGNGRAPHIQUE #PRINT #PS05

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques uns des projets professionnels
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Après Emma et Nicolas en Design Graphique, je continue avec Marion et son projet pour le festival international du film d’environnement.

    Mais avant, qu’est-ce-que le design graphique print ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE PRINT

    Le BTS Design Graphique apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation
    d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Création graphique sur des supports de communication traditionnels,
    dits « du print » affiches, brochures, signalétique, packaging…

    Le BTS offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Infographiste, Maquettiste, Directeur artistique,
    Illustrateur graphiste, Chef de projet, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du BTS Design Graphique se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leurs capacités à s’investir
    dans un projet global tout en étant à l’écoute de leur client.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE, DESIGN GRAPHIQUE SÉRIE 5
    Un festival du Film sur le développement durable
    PRÉSENTATION DU PROJET ET SA PROBLÉMATIQUE

    Le Festival international du film d’environnement est un festival prenant place chaque année au mois d’avril en région Occitanie mais principalement sur Toulouse dans différentes salles de projections.
    Le festival propose donc des documents audiovisuels traitant de la question du développement durable
    et va inviter au débat lors de certaines projections.
    Les films sont présélectionnés par un comité scientifique composé de maîtres de conférence, professeurs, docteurs, de l’association FreDD qui organise et gère le festival.
    Chaque année le festival propose une thématique et cette année il s’agit de « Biodiversité mon Amour ».

    Comment faire en sorte que ce festival transmette son engagement et augmente sa notoriété
    et sa fréquentation alors que sa programmation est plutôt experte et spécialisée ?
     

    Planches présentation (lien)

     

     
    Déclaration d’amour dans un moment de crise

    L’axe sur lequel je me suis orientée se nomme « Déclaration d’amour dans un moment de crise
    dans le rapport homme/nature »
    .  
    Cela fait un peu long, je le concède ! 
    Cet axe vise à redécouvrir le biotope de manière micro/macroscopique et de cette façon
    inculquer une valeur poétique et contemplative à celui-ci, en travaillant avec un jeu de textures
    et de formes abstraites
    .

    Après tout quand on est émerveillé devant quelque chose,
    on a envie de le défendre, de le protéger non ?

    Dans ce sens Alexandre Lacroix dans son son essai philosophique « Devant la beauté de la nature » 
    rappelle qu’« Il est urgent que les hommes ravivent en eux la flamme de l’admiration
    et qu’ils tombent amoureux de la nature menacée »
    .

     

     

    Par l’abstraction et le jeu de matière, c’était ainsi l’occasion de ne pas prendre le parti de représenter
    telle ou telle espèce au détriment d’une autre et de représenter l’environnement dans toute sa diversité.

    Toujours dans le jeu avec la déclaration d’amour, cette notion implique à mon sens le sentiment d’osmose, de synergie que j’ai voulu matérialiser en réunissant les différentes matières avec une forme circulaire.
    Il est important également de traiter des notions de cacher/dévoiler puisque la déclaration d’amour
    suggère de dévoiler ses sentiments
    .
    De cette façon l’idée serait de faire apparaître le nom de la thématique du festival uniquement
    à la tombée de la nuit
    comme avait pu le faire la société c-album pour la campagne publicitaire
    de la réouverture du Musée de Picasso de Paris en 2014.

     

     
     
     
     
    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Au regard du contexte social et environnemental actuel, travailler sur le Festival international du film d’environnement était l’occasion de communiquer sur un sujet qui me tient à coeur et de cette façon

    poursuivre ma démarche et posture
    en tant que graphiste engagée

    que j’ai essayé de développer sur les deux ans du BTS dans mes différents projets. 

     

    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    J’ai rencontré une première fois le Président du Festival avec qui j’avais bien échangé.
    Néanmoins par la suite le Président ne répondait plus à mes mails ni à mes appels ce qui a rendu
    la collaboration un peu plus délicate.
    Même si on explique que c’est un projet qui doit nous plonger dans des conditions professionnelles
    tout en restant fictif, je peux comprendre qu’en étant sur la gestion d’un Festival le temps a peu être manqué, et il avait probablement d’autres priorités à gérer.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    Le Festival traitant d’un sujet ayant une portée engagée, j’ai pu observer le travail de Grapus
    ou les messages inscrits sur les murs lors des mouvements de mai 68.
    Egalement dans la volonté de sortir d’une représentation caricaturale et peut être naïve de l’environnement j’ai analysé beaucoup de photographies microscopiques ou encore des prises de vue satellites,
    que je trouvais intéressantes dans le fait de ne pas savoir à quelle échelle on se situe. 

     

    AUJOURD’HUI APRÈS L’OBTENTION DE TON BTS,
    COMMENT ENVISAGES-TU LA SUITE ?

    Faire un Mastère Motion Design en poursuite d’étude va me permettre d’approfondir, décupler mon vocabulaire, mon langage graphique en jouant avec la profondeur, la matière, la lumière qui donne ainsi une nouvelle dimension au graphisme et permet ainsi de lui donner vie en l’animant. 

     

    Merci Marion pour ton engagement graphique et  environnemental.
    Chaque année, je découvre avec enthousiasme que vous êtes de plus en plus nombreux à vous engager créativement pour des causes importantes pour notre/votre avenir. Continuez !

  • MONTPELLIER – STUDIO LAKANAL #K19 #DESIGNGRAPHIQUE #MU #PS03

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques uns des projets professionnels
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    En Design Graphique après Emma en Print, nous découvrons en MU le projet de Nicolas
    et son site pour un studio d’enregistrement.

    Mais avant, qu’est-ce-que le design graphique multimédia ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE MUTIMÉDIA

    Le BTS Design Graphique apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler sur tous types
    de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation d’un produit de design graphique
    ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Création graphique sur des supports de communication virtuels, dits « du multimédia »
    sites web, bornes interactives, habillages TV…

    Le BTS offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Infographiste, Directeur artistique,
    Illustrateur graphiste, Chef de projet, Graphiste freelance, Web designer / Graphiste web

    Les deux années d’études du BTS Design Graphique se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leurs capacités à s’investir
    dans un projet global tout en étant à l’écoute de leur client.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE, DESIGN GRAPHIQUE SÉRIE 3
    L’IDENTITÉ SONORE DU STUDIO LAKANAL
    LE PROJET

    Le Studio Lakanal est un studio d’enregistrement situé à Montpellier dans le quartier des beaux-arts.
    Il est là depuis 1983, et travaille majoritairement avec des artistes de jazz et de musiques improvisés.
    Il fait de la prise de son en live, il enregistre autant avec du matériel retro, analogique, qu’avec des techniques modernes, il privilégie l’authenticité et la qualité.

    Le Studio dispose de clients sur la scène nationale et internationale, travaille avec des labels indépendants comme des grandes maisons de disques comme Sony ou Pias, mais sort aussi des auto-productions.
    Depuis 2001, le studio a travaillé sur 600 disques dont 400 mastering (la finalisation d’un disque)
    et remporté 4 victoires de la musique. 

    L’exigence du studio est un peu à contre-courant des tendances actuelles qui privilégient le son ultra retouché, très lisse, formaté pour sonner le plus fort possible à la radio. Au contraire

    il entend renouer avec le grain, la dynamique,
    la nuance et la spontanéité.

    C’est presque de l’artisanat sonore.

    Mon travail a consisté à créer une version plus actuelle de leur site web, avec une identité graphique
    qui colle vraiment à leur identité sonore, et qui se démarque de l’univers visuel des petits studios locaux.

    Ce site serait soutenu aussi par une présence plus importante sur les réseaux sociaux,
    mais aussi des supports annexes comme des t-shirts.

     

    AXE ET PROBLÉMATIQUE
    COMPOSITION JAZZY

    Mon axe principal s’intitule le son hors des grilles.
    Je voulais vraiment faire ressortir le savoir faire de mon annonceur sur les musiques improvisées.
    Le concept était de faire un parallèle visuel entre la grille du graphiste qui permet de placer les éléments d’une composition, et la grille de jazz qui est la structure d’un morceau sur lequel un soliste peut improviser.

    J’ai aussi travaillé sur les codes graphiques de la musique jazz, la photographie en bichromie, les typographies modernes des années 30, la récurrence du bleu dans l’imaginaire des musiciens.

    Planches de recherches (lien)

    Maquette finale part.1 – part.2