• LES ATELIERS PRÉPA ENTERTAINMENT : #3 DESIGN GRAPHIQUE

    La Manaa classique a expérimenté quelques changements, pour se diviser en Prépa Design
    et Prépa Entertainment 3D. 
    Ces années prépa ont été spécifiquement pensées pour préparer au mieux
    les étudiants
    vers leur future formation. 
    Je te propose une série d’articles qui met en lumière les différents ateliers  dédiés aux Prépa Entertainment. 

    La Prépa Entertainment reprend les apprentissages fondamentaux de la Manaa
    et propose des ateliers spécifiques au domaine du cinéma d’animation.
    Ces modules – Design Graphique, Photographie, Séquence et Volume – se déroulent sur un semestre.

    Suite de la série, avec l’atelier Design Graphique sur l’Esma Montpellier, proposé par moi-même !

     

    DESIGN GRAPHIQUE

    Le module aborde différents aspects du Design Graphique en relation avec cinéma.
    Avec cet atelier, je souhaite sensibiliser les étudiants au graphisme par la découverte, mais surtout
    la réflexion.

    Au cours du semestre, les étudiants vont expérimenter différents aspects de graphisme : la typographie,
    la composition, l’illustration, la mise en page pour aboutir au projet final : l’affiche de film.
    Tous les modules sont essentiels les uns avec les autres et participent à l’aboutissement du projet final. 

     

    LA TYPOGRAPHIE
    Le premier module aborde la typographie et son sens.
    À partir de thèmes imposés autour du champ lexical du film, les étudiants ont pour objectif de proposer
    des mots et de les illustrer avec une police de caractères et un médium.
    Ils choisissent obligatoirement les polices parmi les familles de la classification Vox-Atypi 
    (Elzévir, Didot, Gothique, Antique…)  ce qui ne leur permet pas de plonger tête baissée dans les clichés !

    La connotation est un point essentiel en typographie ; un mot, une phrase, un texte va suggérer,
    évoquer, installer des références.
    Le choix de la famille de caractères et sa police permettent de situer une époque, un ton, qui participe
    à la perception du mot comme une bande originale à celle d’un film, et joue de l’inconscient collectif
    dans lequel tous ces signes sont déjà chargés de sens.
    Je souhaite que les étudiants s’interrogent, qu’ils prennent du recul et justifient la justesse de leurs choix.

    L’objectif de cet exercice est de prendre conscience de la typographie comme une image.

    "L'atelier DG m'a donné des bases qui me servent tous les jours dans mes choix typographiques."
    Juliette

    L’atelier DG m’a énormément plus, il sort du lot !  

    "Nous avons eu une réelle autonomie de travail, nous avons pu vraiment exprimer nos idées. 
    De plus, la matière met à profit notre culture (artistique, cinématographique, musicales et autres...).
     
    Le premier module fut le Leporello, nous devions associer le choix
    de la police de caractère par rapport au message qu’il renvoyait. J’ai adoré ce projet, car bien que minutieux, il m’a fait réaliser l’importance de la typographie dans notre quotidien, auparavant, je n'en avais pas conscience.

    À terme, cet atelier m’a permis de comprendre ce qu'est le design graphique, scolairement parlant mais également au quotidien. J'ai réalisé que je m'étais mal orienté et que le Bachelor DG correspondait bien plus à ma personnalité que le cursus 3D.
    Je tiens à remercier Me Virginie Torsiello pour son soutient et sa pédagogie bien unique. Je n’en serai pas là aujourd’hui sans vous." 
    Sybie 

    LA COMPOSITION
    Pour ce module, l’idée est de commencer à comprendre certaines notions de composition avec l’affiche typo.
    Nous abordons la grille… qui dans un premier temps est perçue comme une contrainte.
    Mon challenge est de leur démontrer le contraire !

    La grille a été théorisée par le graphiste suisse Joseph Muller Brockmann dans les années 1960.
    Pour la mise en pages d’un texte dans un journal, un livre, une affiche et d’autres types de publications,
    elle permet de découper le format dans sa largeur et dans sa hauteur en plusieurs parties.
    L’usage des colonnes ainsi créées permet de travailler avec des « zones », proportionnelles entre elles,
    ce que l’oeil du lecteur perçoit immédiatement, malgré son invisibilité finale.
    Les points importants pour cette affiche typo sont : la structure, la circulation des blancs, le rythme,
    le sujet* et la liberté !

    *Le sujet de l’affiche typo ? Une phrase ou plutôt jeu de mots !
    C’est un des moments ludiques de l’atelier, que j’apprécie beaucoup.
    Je m’explique… je propose aux étudiants de prendre un mot de chaque catégorie du module précédent
    et d’en composer une phrase.
    Cette phrase est très souvent surréaliste, absurde, un peu folle, parfois poétique mais souvent gore… j’adore !

    "L'atelier DG m’a apporté de nombreuses choses, comme le travail d’analyse 
    et de création
    d’une composition. Notamment, l’affiche typographique
    dont la composition avait un rôle important pour mettre en avant une phrase et les typographies travaillées dans le premier module.

    Ce projet m’a fait entrevoir différentes notions sur la création
    d’une affiche, avec l'utilisation une grille, qui met en avant l’essentiel,
    sans avoir de gêne visuel."
    Medhi

    L’ILLUSTRATION 
    Nous rentons dans une tout autre dimension du design graphique, l’illustration. Mais pas n’importe laquelle, l’illustration en flat design.
    Le flat design ou design plat, est un style graphique minimaliste.
    Dans les diverses définitions du flat, certains termes reviennent souvent : simple, épuré, coloré et moderne.

    D’après une liste de films que je donne en tout début d’atelier, les étudiants proposent des illustrations
    en flat design pour 2 films (4/film).
    Mais attention, les propositions ne seront pas la représentation d’une scène du film, ce serait trop facile !!!

    Pourquoi ce choix ? 
    Par opposition à un design réaliste et détaillé, le flat élimine les éléments jugés décoratifs ou superflus,
    il est donc centré sur le contenu
    .
    On a souvent rapproché la philosophie du design plat de la célèbre phrase de l’architecte
    Ludwig Mies van der Rohe : « Less is More ».
    J’ai fait ce choix en opposition à la section entertainment, qui forme nos étudiants au dessin avec notamment le dessin analytique. 
    Je cherche à déconcerter les étudiants, je les pousse à la réflexion, à l’observation, la synthèse.
    Le but principal, est de revenir à l’essentiel quant à la forme et aux informations.

    "Le projet où j'ai pu voir une réelle progression dans mon travail a était celui du Flat Design. 
    Nous avons travaillé sur des illustrations en vue d'une affiche de film,
    avec la technique du paper cut.
    J'ai beaucoup aimé ce travail car je me retrouvais graphiquement parlant; notre illustration devait être comprise seulement avec des formes simples, claires et jouer avec les couleurs, les pleins et les vides.
    C'était aussi l'occasion de mettre en exécution tout ce que j'avais appris !
    Mon travail a bien porté ses fruits, j'ai pu voir mon affiche imprimée en grand et exposée lors des JPO !

    Je pense que les cours de DG en prepa sont certes assez denses,
    mais essentiels pour la suite de nos études de 3D, tout comme l'atelier photographie.

    J'ai beaucoup appris de ces ateliers et je réutilise régulièrement
    les connaissances qui nous ont été enseignées."
    Alice

    LA MISE EN PAGE
    À ce stade, ils ont déjà choisi deux illustrations sur les deux films. À partir de celle-ci, les étudiants proposent des roughs de mise en page pour le but ultime, une affiche de film !

    Ils travaillent sur la composition de l’affiche, l’importance de la lisibilité du texte avec une image.
    Plusieurs notions sont à prendre en compte : les choix typographiques, la hiérarchie des informations,
    le corps du texte et sa justification. 
    Ici les modules précédents sont invités à leur revenir en mémoire !

     

    "L’exercice de l’affiche était un double exercice complexe, d’une part réussir à résumer un film entier en une image forte demande beaucoup de réflexion, ensuite le fait qu’elle soit destinée à être une affiche nous demandait 
    une image qu’on puisse reconnaître de près comme de loin.

    Ma partie préférée a était de positionner les écritures importantes comme
    le titre ou le nom des acteurs. J’ai fait énormément de test et le côté satisfaisant de voir l’affiche apparaître sous mes yeux me donnait encore plus envie de trouver de nouvelles configurations et typographies, l’enjeu étant de ne pas cacher l’image derrière les écritures, mais la sublimer.

    Cet exercice m’a appris à mieux comprendre l’importance de la mise en page
    que cela soit pour le choix de la typographie, son positionnement et son harmonie avec l’image."
    Hadrien

    L’AFFICHE DE FILM
    Et voilà nous y sommes… l’intrigue se dévoile.
    Il faut que l’affiche soit simple, efficace, et qu’elle puisse vivre sans explication.

    "Pour une affiche de film, il faut réduire l'histoire à son essentiel. 
    Nous n'avons qu'une image pour donner envie aux gens. On étudie un aspect du film, l'idée qu'il dégage.
    Tout comme on limite les éléments, on limite aussi les couleurs.

    Le flat design doit dégager le superflu
    pour attirer la curiosité.

    Il ne faut pas voir les contraintes d'un style comme un frein, mais comme 
    une autre manière d'aborder les choses."
    Lou-Ana
    "Grâce au module de l'affiche, nous avons pu appliquer tout ce que nous avions appris sur la typographie, et aussi expérimenter le flat design. C'est quelque chose qui m'a beaucoup plu, nous avons joué sur le fond et la forme, 
    pour représenter à la fois l'esprit et le ressenti du film choisi.

    Il y a plus, nous avons appris à gérer la hiérarchisation des informations figurants sur l'affiche de film, et cela nous a doucement fait découvrir Illustrator, Photoshop ou Indesign. C'est un plaisir d'avoir réalisé
    ce projet, surtout lorsque qu'il aboutit à l'impression de notre superbe affiche de film !"
    Léonore

    Après plusieurs années en Prépa Design, j’ai eu l’opportunité d’établir cette progression spécialement
    dédiée au Prépa Entertainment.
    Depuis deux ans, c’est avec un réel enthousiasme que j’ai testé et amélioré cette progression.
    Je suis ravie de l’intérêt des étudiants pour ma matière, de l’implication et des échanges que nous avons.
    Ce sont des étudiants particulièrement investis et dans l’échange.

    Je suis très contente de collaborer avec des jeunes espoirs en 3D pour une troisième saison !

     

    THE END

  • LES ATELIERS PRÉPA ENTERTAINMENT : #2 volume

    La Manaa classique a expérimenté quelques changements, pour se diviser en Prépa Design
    et Prépa Entertainment 3D. 
    Ces années prépa ont été spécifiquement pensées pour préparer au mieux  les étudiants
    vers leur future formation. 
    Je te propose une série d’article qui met en lumière les différents ateliers  dédiés aux Prépa Entertainment. 

    La Prépa Entertainment reprend les apprentissages fondamentaux de la Manaa
    et propose des ateliers spécifiques au domaine du cinéma d’animation.
    Ces modules – Design Graphique, Photographie, Séquence et Volume – se déroulent un semestre.

    Suite de la série, avec l’atelier volume sur l’Esma Nantes, et Benjamin Deyries.

     

    VOLUME

    Le module volume propose la découverte et l’acquisition de techniques permettant de construire,
    structurer, sculpter, modeler formes et matières.

    Au cours du semestre les étudiants vont expérimenter divers matériaux : fil de fer, carton, plastiline et argile. Je propose pour chaque matériau un sujet qui s’étalera sur environ trois semaines. 

     

    MODULE 1
    Le premier module aborde les techniques du fil de fer, les étudiants travaillent sur le sujet de l’insecte.
    Je montre des techniques de découpes, de torsions et d’attaches. Puis les élèves se documentent
    sur l’insecte choisi, ils  le dessinent sous plusieurs angles (dessus/ profil/ perspective) et organisent
    un schéma de construction avant de passer à la fabrication. 

    Cet exercice permet aux étudiants d’apprendre à décomposer les volumes, à étudier les proportions
    et la silhouette d’un sujet, sans avoir la possibilité matérielle de se perdre dans les détails.

    MODULE 2
    L’approche est assez similaire pour le module du matériau carton, dans lequel les étudiants doivent fabriquer une chaussure.
    Ils vont une nouvelle fois se documenter, analyser les formes par le dessin, planifier les principales étapes
    de fabrication et prendre des mesures.
    L’objectif de cet exercice est d’apprendre à analyser les courbes de la chaussure grâce à la technique
    des coupes
    qu’ils devront par la suite fabriquer.

    Les deux derniers matériaux abordés, utilisent la technique du modelage.

     

    Le module modelage m’a permis d’avoir une première approche sensorielle de la 3D.

    L’exploration par le toucher me semble indispensable
    à l’élaboration  d’une représentation mentale d’un objet.

    Ce module m’a aussi permis de transposer des compétences 3D au dessin.
    J’ai trouvé très structurant de construire un objet en 3 dimensions avant de me lancer en informatique
    dans un espace plus abstrait.
    Marion Machelard

    MODULE 3
    Dans le module sur la plastiline, je leur propose de modeler une tête synthétisée en plans.
    Cet exercice permet de comprendre la structure de la tête, de dessiner les repères des plans principaux
    du visage
    , et d’apprendre à travailler sous tous les angles.

    MODULE 4
    Enfin, dans le dernier module concernant l’argile, les élèves modélisent leur main d’après
    une série de photos.

    Ces exercices permettent d’aborder les notions anatomiques et de faire le lien avec les cours de dessin.

    A travers cet atelier modelage,

    j’essaie d’aider les étudiants à développer
    une rigueur dans la préparation

    (documentation/ dessin) mais aussi une exigence dans l’analyse des formes.
    J’enseigne également la modélisation informatique en 1ere année d’animation 3D.
    Le travail de la matière, les techniques informatiques sont différentes mais les notions d’analyse
    et de compréhension des formes restent les mêmes.

    Cette première année d’enseignement en Prepa Entertainment fut très intéressante.
    Ayant travaillé sur des films d’animation volume en tant que décorateur par le passé,
    je retrouve le plaisir lié à la matière, la fabrication et la manipulation des outils traditionnels. 
    De plus, les échanges avec les étudiants furent agréables et ils ont fait preuve d’une bonne implication
    dans les projets de cet atelier. 
    Je suis donc heureux de pouvoir les retrouver depuis la rentrée pour leur enseigner la modélisation 3D
    dans la section d’animation !

  • les ateliers prépa entertainment : #1 séquence

    La Manaa classique a expérimenté quelques changements, pour se diviser en Prépa Design
    et Prépa Entertainment 3D. 
    Ces années prépa ont été spécifiquement pensées pour préparer au mieux  les étudiants
    vers leur future formation. 
    Je te propose une série d’article qui met en lumière les différents ateliers  dédiés aux Prépa Entertainment. 

    La Prépa Entertainment reprend les apprentissages fondamentaux de la Manaa
    et propose des ateliers spécifiques au domaine du cinéma d’animation.
    Ces modules – Design Graphique, Photographie, Séquence et Volume – se déroulent un semestre.

    Nous commençons cette série d’article avec l’atelier séquence sur l’Esma Nantes,
    avec Léopold Charniot aka Aseyn.

     

    séquence

    Durant ce module sont abordés les principes de narration par l’image ; principalement via la bande dessinée pour le moment, mais je souhaite aussi développer l’approche photographique, via le roman-photo.
    L’idée est de sensibiliser les élèves à plusieurs éléments auxquels ils auront à faire lors de leur cursus
    à l’Esma et notamment lors de la pré-production de leurs films.
    D’une part, la mise en scène, le cadrage, la composition, l’angle et le point de vue pour la réalisation
    d’une image
    (on ne parle pas de plan encore à ce stade).
    D’autre part la narration, l’enchaînement d’images, le découpage d’un récit, la continuité visuelle
    et narrative
    .
    Raconter une histoire en images, la transmission d’information au lecteur (futur spectateur).

     

     

    Je commence le module avant tout avec deux notions essentielles : le temps et l’espace.
    Ces deux paramètres sont essentiels lorsque l’on raconte une histoire en images et le but à atteindre
    pour les étudiants est de toujours questionner ces deux paramètres
    .
    Comme contrainte tout d’abord, puis instinctivement. Ils doivent les intégrer.
    Quelle est la durée de mon récit (1 page, 2 pages ?), et celle de l’histoire (10 secondes, 100 ans ? ) ?
    Quels sont les lieux représentés, comment les représenter pour que l’on comprenne où on est, et quand ?
    À partir de là, les notions d’ellipse, de rythme, de scènes, de continuité visuelle viennent naturellement.

     



    Le but principal de ce cours et de leur apprendre à faire des choix dans leur façon de raconter une histoire, que chaque paramètre (visuel, narratif) d’un récit doit être choisi et justifié, dans la logique du récit
    et de ce que l’élève veut raconter.

    La bande dessinée est utilisée comme vecteur de toutes ces notions plutôt que comme discipline
    à part entière
    . Elle permet de sensibiliser à la narration par le dessin à ce stade précoce de leurs études.
    Elle permet aussi d’apprendre à articuler texte et dessin.
    Elle partage avec le story-board des fondamentaux de mise en scène (règle des 180°, raccords, etc).
    Je donne par ailleurs des cours de story-board en deuxième année, qui sont des cours plus théoriques
    et techniques, appliqués précisément à l’animation.

    D’un point de vue pratique, c’est une discipline transversale : anatomie, perspective, sens de l’observation, voire graphisme et français; il faut une bonne maîtrise de tous ces éléments.

    J’ai beaucoup aimé cette année, les étudiant.e.s en prépa sont dans l’ensemble très motivé.e.s
    et dynamiques, et en plus sympathiques. Tout comme l’équipe pédagogique,
    c’est très agréable de travailler dans ces conditions.
    D’un point de vue pédagogique, j’ai des ajustements à faire, ce qui est normal. 
    Ne serait-ce que pour éviter de s’ennuyer.
    J’ai pu voir à travers les rendus et les travaux quels exercices étaient à revoir, reformuler, approfondir
    ou au contraire supprimer. Les lacunes les plus répandues, les points sur lesquels insister…
    C’est un exercice intellectuel et pédagogique très intéressant.
    Quoiqu’il en soit, je sais précisément les objectifs que les étudiant.e.s doivent atteindre, ce que je leur fixe,
    et tout l’intérêt est de trouver le meilleur chemin pour y parvenir.

     

     

    « Cet atelier sur la décomposition du mouvement en bande-dessinée avec Monsieur Charniot
    m’a permis de me rendre compte des différents procédés de narration utilisés en BD
    pour mettre en avant une action/un mouvement, tel que le déplacement du cadrage
    ou les traînés graphiques pour suggérer la vitesse comme j’ai pu le faire sur mon travail.
    J’ai beaucoup aimé le sentiment de liberté que cet exercice m’a procuré. »
    Marianne, découpage du mouvement – visuel du cheval

     

    « Un atelier où nous avons appris les codes de la bande dessinée.
    Intéressant aussi dans la réalisation et la réflexion sur les zooms et les détails qui ne se retrouvent pas
    dans l’image globale ».
    Anais , découpage d’un moment – visuel du salon de tattoo

  • 10 questions (?) que les étudiants se posent en entrant en Prépa Design

    C’est la rentrée, une nouvelle école, des études supérieures…
    tu ne sais pas vraiment où tu vas mettre les pieds.
    Ne t’inquiète pas, cette année de Prépa Design sera une véritable expérience !

    Qu’est ce qu’une Prépa Design ?

    Passerelle entre le baccalauréat et les formations supérieures en Arts Appliqués,  la Prépa te permettra d’acquérir les connaissances théoriques & pratiques, d’expérimenter l’univers des arts appliqués,
    pour intégrer un Bachelor en Design d’Espace ou Design Graphique ou une école d’Art l’année suivante.

    Quelle est l’utilité d’une Prépa Design ?

    L’année te donnera l’opportunité de te situer parmi les différents métiers des arts appliqués,
    de faire ton choix d’orientation en toute sérénité… enfin pour la plus part d’entre vous !
    Certains seront tiraillés dans leur choix jusqu’à la fin de l’année…
    Cette année te permettra de développer ton sens critique, esthétique et plastique, et d’affirmer
    une écriture graphique
    .

    Pourquoi des ateliers spécifiques ?

    Deux options te seront enseignées en parallèle des matières artistiques :
    le Design Graphique , le Design d’Espace et le Design Global.

    Nous allons te préparer à un métier
    et à une manière de penser.

    Il te sera demandé d’analyser une demande, de comprendre les besoins d’un client
    et de mettre en forme des réponses.

    Une année qui va te permettre d’acquérir les compétences nécessaires pour accéder au Bachelor
    l’année suivante. Ces enseignements professionnels te permettront de tester tes centres d’intérêts
    et ainsi de trouver ta voie.

    Si je veux suivre une section en particulier,
    suis je obligé de travailler dans toutes les matières ?

    Heu…Bonne question, évidemment !!!
    Tu ne dois pas sélectionner les matières selon tes désirs ou ton futur choix d’études.
    Toutes les matières, tous les sujets sont importants et font partis d’une progression pédagogique.
    Quelle que soit tes études après la Prépa, les ateliers d’arts appliqués, les enseignements généraux,
    te serviront et feront partie de ta culture générale.

    Si mon niveau est inférieur aux autres,
    est ce que je vais y arriver ?!

    Les étudiants arrivent en Prépa complètement vierges de tout apprentissage plastique ou graphique
    même si certains ont déjà des bases.

    Ce qui est intéressant c’est de voir l’évolution de chacun.

    Tu doit être curieux, pertinent et créatif se sont les trois qualités indispensables afin d’évoluer 
    et quelle que soit ton niveau de départ.
    Chaque année, nous avons de belles surprises et surtout, des étudiants épanouis
    par leur nouvelle dynamique créative.

    Qu’est ce qui change entre le lycée et la Prépa Design ?

    Tout dabord, le relationnel avec les enseignants est différent, un rapport de confiance s’installe
    avec tes professeurs.
    Tu vas devenir autonome, dans ton travail et peut-être même à la maison,
    car certains d’entre vous vont vivre seul pour la première fois !

    Et le plus important, tout va changer, cette année sera une année intense et pleine de surprises !
    La découverte des arts appliqués, l’expression plastique, la couleur, le dessin, le DG, le DE, l’histoire de l’art…
    De nouvelles rencontres, ta classe, les Prépa, l’ensemble des sections, tes professeurs…

    Suis je obligé de dessiner tous les jours et pourquoi ?

    Partout où tu te déplaceras ton carnet aussi !
    Tu dois dessiner au quotidien même 10mn.

    Dessiner doit devenir une nécessité, une évidence.

    Dessiner, tous les jours pour progresser : être régulier, varier les médiums (crayons, feutres, aquarelle…)
    et le sujet (nature morte, portrait, architecture…
    Grace à cet exercice quotidien, et sans te décourager, au fil des mois tu seras surpris par tes progrés 😉

    Surtout, ne pas avoir peur de dessiner.

    Plus tu dessineras, plus tu vas apprivoiser ta sensibilité et acquérir une certaine liberté.

    Qu’est ce qui fera ressortir ma particularité ?

    Etre curieux, s’ouvrir à la culture artistique en général : expos diverses, reportages, films, actualités…
    pour avoir un point de vue pertinent sur les différents sujets.
    Que ce soit à Nantes, Montpellier ou Toulouse, l’Esma est implantée dans des villes actives culturellement,
    tu n’auras pas d’excuses !

    Quel doit être mon investissement personnel
    en dehors des cours ?

    Je te conseille de travailler à la maison autant qu’en ateliers.
    De rechercher par toi même différentes références artistiques, ensuite les dessiner, les noter,
    les imprimer dans un carnet dédié à cela.

    Ouvrir les yeux constamment, regarder, observer, remarquer et intégrer,
    une affiche, une architecture, une matière, une typographie, etc…

     

    Je te souhaite une belle et inspirante année !

  • Nantes #2020

    Depuis plusieurs années, le Chant du Design te propose un retour sur les Journées Portes Ouvertes des écoles Esma, avec une mise en lumière des projets de nos étudiants !
    Les JPO sont toujours un évènement agréable d’échanges, mais cette année avec le confinement, la deuxième session n’a pu avoir lieu…
    Avec un décalage exceptionnel, je te partage la vidéo 2020 des travaux des étudiants sur Nantes !

     

    LE VOYAGE À L’ESMA NANTES

    L’atmosphère qui se dégage de Nantes est familière, douce, calme…
    et à la fois dynamique, vivante et riche.
    La ville présente de nombreuses qualités, possibilités et audaces culturelles,
    ce qui lui donne une belle et attirante sensibilité artistique.

    L’école de Nantes a un parti pris architectural brut, ouvert et lumineux
    qui laisse libre cours à la créativité et l’imaginaire de ses étudiants !
    L’ESMA Nantes est idéalement située sur l’île au cœur du « quartier de la Création »,
    proche de la « galerie des machines ».
    Je te propose de découvrir les formations en arts appliqués,
    Prépa DesignPrépa Entertainment.

     

    A voir aussi JPO Nantes 2019JPO Nantes 2018 et JPO Nantes 2017

    Merci à Barbara May pour notre collaboration ^^

  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE EN DESIGN GRAPHIQUE #2020

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants qui en fin de 2e année ont dû effectuer un stage
    de 5 semaines en entreprise (agence, studio, free-lance…)

    Pour cette saison 2020, j’ai demandé à Louis, en design graphique, de se prêter au jeu !
    Un jeune homme passionné de surf et de vidéos, attachant, avec beaucoup d’humour, curieux,
    avec un investissement particulier et persévérant dans ses recherches créatives.
    Et surtout, un ami fidèle à sa communauté.
    Nous avons évoqué son stage et ses influences…

     

     

    PEUX-TU TE PRÉSENTER ?

    Bonjour, je m’appelle Louis Baldet Manoukian, j’ai 22 ans, je suis originaire de Montpellier. 

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI DES ÉTUDES EN DESIGN GRAPHIQUE ?

    Je suis passionné de skate et de surf depuis l’adolescence.
    Depuis mes 12 ans, je fais des vidéos de skate, ce qui m’a amené à utiliser les logiciels de la suite Adobe. Admiratif de l’étendue des possibilités, j’ai voulu me lancer dans cette voie, avec le Bachelor
    Design Graphique
    à l’Esma Montpellier.

     

    DANS QUEL CADRE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?
    POURQUOI CE CHOIX ?

    Mon stage s’est déroulé à Biarritz dans un surfshop, Colors of surfing.
    Un concept store où se côtoie un café, la vente de vêtements et la location de planches de surf,
    de shapeurs locaux.
    Le magasin rassemble une communauté autour d’un esprit local et éco-responsable.
    Moi-même surfeur, j’ai rencontré les propriétaires lors de mon dernier séjour à Biarritz en juin dernier,
    ils venaient juste d’ouvrir la boutique. J’ai tout de suite adhéré à leur projet.
    Ils avaient des besoins en graphisme, mon profil les a tout de suite intéressé.

    Grâce à cette expérience, j’ai pu allier ma passion du surf
    et du graphisme.

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Surf classique

    Local*

    Chill

    *Dans la boutique tous les produits sont locaux, manufacturés pour la plupart, dans le pays basque
    ou les landes.
    Les surfs de « Colors of Surfing » sont fabriqués par des shapeurs locaux  (entre St-Jean-de-Luz et Hossegor), et possèdent des shapes issus du surf classique. Un retour à l’ancienne !
    L’esprit café permet un réel lieu de vie, ce n’est pas un simple surf shop. Quand il n’y a pas de vagues,
    les surfeurs viennent attraper le dernier saltwater, regarder les dernières planches rentrées en stock !

     

    COMMENT T’ES-TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    J’ai été très bien accueilli. Partageant les mêmes passions dans le domaine du surf que les propriétaires,
    nous nous sommes tout de suite bien compris. Les sessions, que nous avons partagées après le boulot,
    nous ont permis de nous connaître plus facilement !

    QUELLES ONT ÉTÉ TES MISSIONS ?

    Le magasin organise différents événements et activités; une exposition photo de Sarah Witt et une,
    de l’illustrateur Quentin Monge pour la marque Bleust. Mais le corona a eu raison de la plupart des événements…

    J’ai travaillé sur des flyers, des die cuts, mais aussi sur un nouveau visuel pour des stickers et vêtements.

    COMMENT S’ORGANISÉES TES SEMAINES ?

    Je travaillais du mardi au samedi de 9h30 à 18h30 avec une pause de 2h le midi.
    Je commençais à 9h30, en général, le matin, j’aidais dans la boutique s’il y avait du monde.
    J’allais chercher les planches en réparation ou les nouvelles planches chez les shapeurs s’il y en avait.
    Je suis aussi allé, quelquefois, chez le fournisseur chercher des produits, j’ai vu des montagnes d’accessoires de surf, plutôt impressionnant !
    En début d’après-midi, je me mettais dans un coin de la boutique pour gérer les besoins graphiques.
    Selon le nombre client, en fin d’après-midi, je conseillais les clients pour les locations de surfs.

    Les patrons étant surfeurs et amoureux de l’océan, je pouvais déplacer mes jours off et mes heures
    selon les vagues, ce qui m’a permis de surfer jusqu’à 3 fois par jour en travaillant 7h.

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    Mon plus grand défi, réaliser un flyer pour des surfeurs, pas simple… j’ai dû m’adapter à la demande.
    C’était un flyer avec des photographies de surf, les prix, les infos, etc… donc beaucoup d’informations.
    Un flyer clair et efficace tout en restant dans l’identité du magasin. Le défi résidait dans les choix typos;
    les patrons n’étant pas friands de linéales, mais plutôt de scripts (inspirées par l’écriture manuscrite).

    Ce projet m’a permis de gérer différemment les demandes des clients, j’ai appris à l’écouter et à m’adapter tout en restant proche de mes convictions graphiques.

     

    QUEL PROJET RETIENS-TU ?

    Le projet le plus sympa et intéressant, a été le nouveau visuel que je leur ai fait !
    Le visuel s’inspire des logos du surf des années 80. La mentalité surf de ces années-là correspond
    à celle prônée par le magasin. Ce parallèle m’a paru intéressant !
    De plus j’ai appris à poser un die cut sans faire de bulles dans les stickers, un challenge !!!

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?
    SAIS-TU CE QUE TU VEUX ET NE VEUX PAS ?!

    Je n’étais pas certain de vouloir travailler dans l’univers du surf ou du skate, mais en effectuant ce stage,
    j’ai compris que je pouvais allier passion et travail !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?

    La boutique proposant des cafés, je suis devenu un véritable barista !

    CRAYON OU ORDINATEUR ?

    Plus ordinateur même si j’ai pas mal utilisé le crayon !

     
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?
    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TES LIENS ?

    Only instagram !!!
    @lyttlestreet > 100% de photos de surf classic 
    @actual_source > pour le graphisme
    @bisousskateboards > pour les copains skateurs

     

    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    Forcément, David Carson me  fascine beaucoup.

    Le studio qui m’inspire en ce moment est le Studio Mut. Originaires de Bolsano en Italie, ils font partie
    de l’alliance graphique. Très influencé par la Toscane et la culture italienne, une gastronomie incroyable,
    je me retrouve beaucoup dans leurs productions !

    Sinon durant mon stage, je me suis inspiré de différents magasins de surf, comme Mollusk surf shop
    qui a une communication très intéressante.

    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DG ?

    Ne pas redouter l’ordinateur, il va devenir votre meilleur ami même si le dessin reste très important !

     

    AS-TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?
    ET PERSONNELS ?

    Au niveau professionnel la boutique continue de me sous-traiter quelques projets.
    Au niveau personnel, je suis en train de tourner une vidéo de skate/surf avec une caméra cassette,
    on espère pouvoir faire une projection en début 2021 !

     

    Merci Louis ^^ et hâte de visionner ce futur projet !

  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE EN DESIGN D’ESPACE #2020

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants qui en fin de 2e année ont dû effectuer un stage
    de 5 semaines en entreprise (agence, studio, free-lance…)

    Pour cette saison 2020, j’ai demandé à Lola de se prêter au jeu !
    Une jeune fille tout sourire, dynamique et pertinente. Elle perçoit l’architecture comme un moyen
    de communication et de protection.

    Nous avons évoqué son stage et ses influences…

     

     

    PEUX-TU TE PRÉSENTER ?

    Bonjour, je m’appelle Lola Deprauw, j’ai 20 ans. Je suis actuellement salariée en CDD dans l’agence Alphase créateur d’espaces et je passe en troisième année de Bachelor Design d’Espace à l’Esma Montpellier.

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI DES ÉTUDES DE DESIGN D’ESPACE ?

    Depuis petite, le monde autour de l’habitat m’intrigue, dans les dessins que je faisais, j’adorais quadriller 
    ma feuille et dans chaque case j’imaginais une fonction.
    En grandissant, c’est par le biais de ma mère et de mon père, qui ont réaménagé une ancienne grange,
    qui est aujourd’hui notre maison. Je me suis intéressée avec eux à sa conception, des grands travaux jusqu’à la petite touche déco finale. À ce moment-là, je passais en seconde et j’étais sûre que ce métier m’irait bien…
    et nous voilà aujourd’hui !
    Je pense ne pas m’être trompée, car je me sens bien dans ces études, je travaille et mes résultats
    me le rendent bien. Ce qui me donne confiance en moi et en mes projets et me donne toujours plus envie d’avancer sur cette voie.

     

    DANS QUEL CADRE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?

    Mon stage s’est déroulé chez Alphase à Lattes, c’est une agence d’architecture, de design d’intérieur
    et de construction. Ils sont spécialisés dans l’aménagement design et commercial pour les pharmacies.
    Je n’avais aucune connaissance autour de l’architecture commerciale, c’est pour cela que je me suis tournée vers eux.

     

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Enrichissant

    Intéressant

    Formateur

     

    COMMENT T’ES-TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    Dès le départ, je me suis sentie très bien accueillie par l’ensemble de l’équipe. Mon tuteur a été très patient
    au début de ma formation puis très présent tout du long. Il y a eu une très bonne communication entre nous, ce qui m’a permis de comprendre et d’apprendre relativement vite. 

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES MISSIONS ?

    J’ai commencé avec de petites missions comme la création de mobilier sur-mesure, de planches tendances ou de redessiner les plans existants de nouveaux projets.
    Puis j’ai eu droit à entamer des projets depuis leurs débuts jusqu’à convaincre le client de travailler avec nous. C’est à dire de l’aménagement de l’espace, en passant par la création d’une ambiance jusqu’au chiffrage
    du projet
    et parfois la création de logo, vitrine et mobilier sur mesure.

     

    COMMENT S’ORGANISÉES TES SEMAINES ?

    Je travaille de 9h à 17h avec une pause déjeuner. Mon travail avance au fur et à mesure des attentes
    et demandes des clients et de mon gérant.
    J’ai eu des dates butoires à respecter en fonction des rendez-vous clients.
    Le rythme est relativement régulier, j’avais toujours quelques choses à faire, il y a énormément
    de modifications sur un projet entre son début et sa fin.

    Quand j’ai passé mon entretien de stage, le patron m’a expliqué que l’équipe répondait à un projet
    (équivalent de nos APS en cours) en l’espace d’une semaine… J’ai un peu paniqué, car à l’école,
    on est plus ou moins sur trois semaines. Mais finalement, je m’en suis bien sortie, forcément en travaillant toute la journée sur ce projet, on prend le rythme et ça avance assez vite.

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    J’avais un projet pour une certaine pharmacie, le premier que je commençais « seule » d’ailleurs,
    et nous savions que notre client nous avait mis en compétition avec un concurrent.
    Il fallait absolument faire le meilleur projet selon ses critères et son budget pour qu’il continu avec nous.
    Cela m’a mis une certaine pression pour faire de mon mieux et le plus rapidement possible.
    C’est avec ce projet que j’ai réellement vite progressé sur archicad et photoshop.

     

    QUEL PROJET RETIENS-TU ?

    Certainement le projet sur lequel je travaille en ce moment. Tout simplement, car j’aime et je comprends
    les goûts de la cliente, c’est toujours plus plaisant de travailler sur quelque chose qui nous plaît aussi personnellement, bien que ce ne soit pas toujours le cas…
    Après, c’est quelques semaines, j’ai une certaine aisance dans l’avancement logique d’un projet.

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?
    SAIS-TU CE QUE TU VEUX ET NE VEUX PAS ?!

    Alors oui et non… Oui, car avec cette première année en DE et ce stage je suis sûre que l’univers du design
    et de l’architecture est fait pour moi
    , je m’y sens bien et m’y intéresse de plus en plus.
    Après, je sais qu’il y a beaucoup de débouché suite à ces études et il faut que je fasse d’autres stages
    dans différents domaines pour me décider sur « quoi faire après » car à ce jour, je ne sais toujours pas.

    J’aimerais me diriger un peu plus vers la scénographie, une branche de l’architecture, découverte
    cette année durant un workshop.
    C’est un milieu qui m’attire, je trouve qu’il permet de toucher à plusieurs domaines comme l’architecture,
    la micro-architecture, le design d’objet, de mobilier, et le graphisme. On peut jouer en intégrant de la lumière, du son, de la danse. Bref, travailler dans ce domaine, avec les autres corps de métiers artistiques me plairait beaucoup. J’ai l’impression que l’on peut pousser un projet encore plus loin. Je souhaiterais trouver un stage dans ce domaine pour l’été prochain !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?

    Café beaucoup ahaha mais j’ai fait les deux.

     
    CRAYON OU ORDINATEUR ?

    Ordinateur : essentiellement archicad, sketchup et photoshop.

     
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?
    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TES LIENS ?

    Au boulot aucun des deux, mais personnellement instagram.

    Comme beaucoup de ma génération, je suis quelques influenceuses lifestyle, mode et beauté.
    Je suis des comptes liées à la photographie :  
    @Jordi.koalitic  / @mariussperlich@shusaku1977@spathumpa / @andreamete@nineteennikey
    j’adore ce compte « moodboard »

    Pour des inspirations en archi, je conseille :
    @morpholio@architecturedose@architecturefactor@architecture_hunter / @myhouseidea  / @archdaily


    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    Je pense être quelqu’un de pétillant et joyeux et pourtant j’aime les ambiances naturelles, simples, sobres et brutes. Qui en jette, mais sans trop en faire, j’apprécie les choses simples et efficaces.

    J’aimerais tendre de plus en plus vers une architecture responsable et écologique pour notre planète;
    car à mon sens, c’est maintenant ou jamais, et à nous de prendre les devants pour faire en sorte de freiner voir stopper les graves problèmes écologiques que nous connaissons depuis quelque temps. 


    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DE ?

    Ce milieu est extraordinaire quand on est passionné
    et que l’on s’en donne les moyens.

     

    AS-TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?
    ET PERSONNELS ?

    Oui, j’ai eu des projets perso/pro cet été.
    Perso, j’ai conçu une bibliothèque sur-mesure pour le petit appartement de mon oncle.
    Pro, j’ai dû modéliser une billetterie/accueil avec un aménagement végétal pour que mon client
    puisse se faire valider son projet par la SNCF.

    Peux-tu nous faire partager ton univers et tes inspirations ?

    Forcément, je répondrais Le Corbusier, j’aime son architecture aérienne, légère et imposante
    dû à un matériau tel que le béton.
    Zaha Hadid avec sa vision futuriste et avant-gardiste de l’architecture, j’aime les courbes qu’elle forme dans ses œuvres et le lien entre l’intérieur et l’extérieur, elle va jusqu’au bout des choses.
    Mais j’apprécie plus l’architecture tournée vers la nature, qui se fonde dans leur environnement,
    avec par exemple : e-architect.co.uk / journal-du-design / jsa.no

    J’aime beaucoup l’architecture norvégienne; je la trouve innovante, décalée tout en restant simple
    et respectueuse du milieu dans lequel elle s’intègre
    .
    J’ai aussi une énorme admiration pour les paysages grecs immaculé de blanc et de bleu. 
    Je conseille aux étudiants de regarder The most extraordinary homes, si ce n’est déjà fait, sur Netflix.
    J’ai découvert de superbes architectures qui m’ont inspiré et des noms d’architectes que je ne connaissais pas.
    Il y a aussi l’émission Abstract, juste top !

     


    Merci Lola ^^

  • MONTPELLIER – Cohabition intergénérationnelle #K20 #DESIGNDESPACE

    Je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2020
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Je commence avec Julie en Design d’Espace et son projet de foyer multi-générationnel.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     

    DESIGN D’ESPACE

    Le Bachelor en Design d’Espace forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés aux métiers
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études du BTS Design d’Espace se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences
    et de montrer leurs capacités à s’investir dans un programme de design d’espace.

    PROJET DE SYNTHÈSE DESIGN D’ESPACE
    LA COHABITATION MULTIGÉNÉRATIONNELLE
    PRÉSENTATION

    Avec l’augmentation de la population et de l’espérance de vie, aujourd’hui nous commençons à faire face à des problèmes démographiques et socio-économiques.
    Face à ces nouveaux enjeux sociétaux des avantages dans la cohabitation multigénérationnelle
    se présentent. Ce mode de vie ancré dans la culture japonaise permet de resserrer les liens familiaux
    tout en ayant un avantage économique mais surtout de lutter contre l’isolement des personnes âgées.

    Le foyer est au cœur de la vie de famille, c’est là que les liens familiaux se forgent et évoluent.
    Cependant, cela présente quelques inconvénients… dans les foyers multigénérationnels, vivre ensemble quotidiennement peut parfois être contraignant et des tensions peuvent émerger entre les habitants.

    Le projet s’ancre dans ce contexte et ces contraintes.
    Le foyer se compose des grands-parents, de leur fille et de son conjoint, ainsi que de 2 enfants,
    dont un né d’une précédente union.
    La famille acquiert une maison située à Perpignan, dans le sud de la France, dans un quartier populaire 
    et multiculturel de la ville, le bas Vernet.
    Bien qu’il possède un attrait peu valorisant, il reste un quartier dynamique avec des flux importants
    et une affluence conséquente au vu des nombreuses écoles, commerces, espaces verts et lieux
    de pratiques sportives.

    En ce qui concerne les flux, le quartier est bien desservi par les transports en commun.
    La maison du 19e, se compose de deux étages, une terrasse au premier ainsi qu’une cour extérieure entourée de cabanons.
    A l’intérieur on y trouve de multiples pièces en enfilade, la maison est particulièrement sombre…

     

    ATTENTES

    Les clients sont amateurs de loisirs en plein air, par conséquent, c’est un point important à prendre en compte dans la rénovation de leur bien.
    Ils apprécient les grands espaces et aiment passer du temps ensemble.
    La maison étant grande, ils souhaiteraient que chacun ait son espace intime ; le rez-de-chaussée sera réservé aux grands-parents, le premier et deuxième étage avec son espace de vie ouvert, deux chambres et une suite parentale sera pour le reste de la famille. 

    L’objectif principal de la rénovation est d’amener de la luminosité dans la maison et de créer des espaces bien départagés pour ainsi favoriser la qualité de vie de toute la famille.

    PROJET 
    CRÉER DU LIEN et de l’espace ENTRE les habitants 

    Comment exprimer la proximité des liens familiaux pour un foyer multigénérationnelle, en partie recomposé,
    à l’aide de la verticalité et de la lumière ?

    J’ai axé ma réflexion sur les mots lien, partage et mouvement.
    Une identité a été attribuée pour créer une homogénéité, son but est de rassembler les habitants
    et par conséquent cette famille.
    Elle se traduit par de longs poteaux qui accentuent la notion de lien et nous permet d’apprécier les volumes 
    de la maison. Cette intervention minimaliste a pour but d’apporter de la modernité à l’édifice sans
    pour autant dénaturer le quartier avec une approche trop contemporaine.

    La maison nous permet de jouer avec la verticalité, ce qui rend la structure plus aérienne.
    On jongle avec les pleins et les vides, la structure est allégée et nous permet de créer des liens entre
    les différents étages de la maison.
    Par précaution, le rez-de-chaussée réservé aux grands-parents, a été pensé aux normes PMR.
    La maison était très sombre, c’est pourquoi un patio intérieur entièrement vitré a été créé.
    Non seulement, il amène de la lumière mais il permet de créer un lien intérieur/extérieur et également
    un lien entre les étages.

    Les 1er et 2ème étages sont attribués au reste de la famille.
    Comme au rez-de-chaussée, on ouvre et on optimise l’espace, on créer de grands espaces de partage.
    A l’intérieur de l’édifice, on garde la même charte graphique ; les poteaux nous aident à définir les espaces tout en laissant passer la lumière.

    Le patio communique avec les étages. Une balustrade est installée, elle donne une impression de légèreté
    et étend la pièce.
    La dalle du 2e étage a été percée afin d’amener la lumière dans la pièce de vie.
    Les poteaux montent du 1er au 2e étage, ils accentuent le sentiment de hauteur, mais par la suite
    ils seront recouverts par un rideau végétal qui aura pour but d’apaiser les habitants et les tensions.
    De plus, ils créent une impression de mouvement cinétique lors du passage des gens.

    Les extérieurs sont présents sur chaque étage, ce qui permet aux habitants d’avoir chacun leur espace
    de tranquillité
    . Les terrasses disposent de panneaux coulissants ajourés, ils permettent aux habitants
    de diriger l’ombre et la lumière très présente dans cette région. Ils peuvent ainsi profiter de l’extérieur
    à toute heure
    de la journée en étant protégés.

    Afin d’accéder aux terrasses des passerelles ont été installées, elles accentuent le sentiment de légèreté donné au bâtiment. La passerelle du 2e étage est faite de verre pour que la lumière puisse circuler
    au maximum dans la pièce de vie du 1er étage.
    Au rez-de-chaussée les habitants peuvent se réunir et profiter de leur extérieur en étant abrité par les toits.
    C’est un lieu où ils pourront se réunir et partager du bon temps.

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Dans mon enfance, j’ai passé beaucoup de temps chez mes grands-parents.
    Cette maison du 19e siècle m’a toujours inspiré, depuis petite, je suis fascinée par les volumes et le dessin.
    Mes grands-parents vieillissants, ils avaient pour projet de réaménager le rez-de-chaussée.
    Je me suis inspirée de cette demande pour valoriser cette maison.

    Ce projet était fictif. Cependant en observant mes grands-parents, j’ai pu constater que pour eux
    une maison de plain-pied avec des aménagements spéciaux pourraient leur rendre la vie plus facile
    et moins contraignante.

    Je me suis également renseignée auprès d’un ami qui vit avec ses parents et son arrière-grand-mère, pour identifier les contraintes que peuvent avoir les familles multigénérationnelles.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    Pour ce projet, je me suis inspirée du Musée Soulage et de sa façon de jouer avec les volumes.
    De House in Muko de Fujiwara Muro qui par la fragmentation de son architecture a su la rendre aérienne
    et légère.
    Et enfin de l’Asakusa Culture Tourist Information Center de Kengo Kuma qui a su m’inspirer dans sa façon
    de travailler la lumière.

    POURQUOI AVOIR CHOISI DES ÉTUDES DE DESIGN D’ESPACE ?

    Depuis petite, je suis passionnée par le dessin et je me suis très vite impliquée dans la représentation
    des espaces et leur modification.
    J’ai très vite su que l’architecture pouvait m’intéresser. J’ai intégré le BAC STI2D (Sciences Techniques de l’Ingénieur et du Développement Durable) où j’ai pris la spécialisation Architecture et Construction.
    Ce BAC m’a permis de comprendre les matériaux et d’être sensibilisée aux matériaux durables comme le bois. C’est donc grâce à une passion d’enfance et force de persévérance que je me suis dirigée vers
    le Design d’Espace.

     

    QUELLES compétences as-tu acquis au cours de tes études ?

    Mes études m’ont appris beaucoup de choses !
    J’ai découvert une autre façon de penser, et d’autres façons de s’exprimer (photo / son / image / sculpture
    et autres médiums).
    L’expression plastique m’a beaucoup apporté, elle m’a permis d’exprimer mes émotions par des moyens physiques. C’est très libérateur et cela m’a permis de mieux me connaître et d’extérioriser certaines choses.
    C’est aussi là que j’ai le plus progressé en dessin, j’ai découvert différents outils et je sais maintenant
    que je ne peux pas me passer de mon stylo. Il me permet de faire des traits fins et vibrants, ce qui caractérise mon écriture graphique.

    A force de découvertes et de recherches dans mon travail
    j’ai réussi à trouver mon style.

    Le style est pour moi une continuité de nous-même, il me définit et me ressemble.
    Mon univers se caractérise par la légèreté, l’organique et un travail très axé sur l’enveloppe / double peau – pour moi cette approche est très précieuse, personnelle, elle protège de tout.
    J’utilise aussi souvent le bois dans mes projets, ce matériau robuste peut se montrer plus délicat
    et peut-être utilisé plus subtilement, c’est ce qui me plaît.

    J’ai aussi appris à valoriser mon travail en exploitant mes qualités mais aussi grâce aux différents matières complémentaires comme le dessin, les logiciels de mise en situation et la mise en page de mes projets.