• LES ATELIERS PRÉPA ENTERTAINMENT : #2 volume

    L’année scolaire 2018-2019 est finie… mais je tenais à mettre en lumière les différents ateliers
    dédiés aux Prépa Entertainment. 
    L’an dernier, la Manaa classique a expérimenté quelques changements, pour se diviser en Prépa Design
    et Prépa Entertainment 3D. 
    Ces années prépa ont été spécifiquement pensées pour préparer au mieux  les étudiants
    vers leur future formation. 

    La Prépa Entertainment reprend les apprentissages fondamentaux de la Manaa
    et propose des ateliers spécifiques au domaine du cinéma d’animation.
    Ces modules – Design Graphique, Photographie, Séquence et Volume – se déroulent un semestre.

    Nous commençons cette série d’article avec l’atelier séquence sur l’Esma Nantes, avec Benjamin Deyries.

     

    VOLUME

    Le module volume propose la découverte et l’acquisition de techniques permettant de construire,
    structurer, sculpter, modeler formes et matières.

    Au cours du semestre les étudiants vont expérimenter divers matériaux : fil de fer, carton, plastiline et argile. Je propose pour chaque matériau un sujet qui s’étalera sur environ trois semaines. 

     

    MODULE 1
    Le premier module aborde les techniques du fil de fer, les étudiants travaillent sur le sujet de l’insecte.
    Je montre des techniques de découpes, de torsions et d’attaches. Puis les élèves se documentent
    sur l’insecte choisi, ils  le dessinent sous plusieurs angles (dessus/ profil/ perspective) et organisent
    un schéma de construction avant de passer à la fabrication. 

    Cet exercice permet aux étudiants d’apprendre à décomposer les volumes, à étudier les proportions
    et la silhouette d’un sujet, sans avoir la possibilité matérielle de se perdre dans les détails.

    MODULE 2
    L’approche est assez similaire pour le module du matériau carton, dans lequel les étudiants doivent fabriquer une chaussure.
    Ils vont une nouvelle fois se documenter, analyser les formes par le dessin, planifier les principales étapes
    de fabrication et prendre des mesures.
    L’objectif de cet exercice est d’apprendre à analyser les courbes de la chaussure grâce à la technique
    des coupes
    qu’ils devront par la suite fabriquer.

    Les deux derniers matériaux abordés, utilisent la technique du modelage.

     

    Le module modelage m’a permis d’avoir une première approche sensorielle de la 3D.

    L’exploration par le toucher me semble indispensable
    à l’élaboration  d’une représentation mentale d’un objet.

    Ce module m’a aussi permis de transposer des compétences 3D au dessin.
    J’ai trouvé très structurant de construire un objet en 3 dimensions avant de me lancer en informatique
    dans un espace plus abstrait.
    Marion Machelard

    MODULE 3
    Dans le module sur la plastiline, je leur propose de modeler une tête synthétisée en plans.
    Cet exercice permet de comprendre la structure de la tête, de dessiner les repères des plans principaux
    du visage
    , et d’apprendre à travailler sous tous les angles.

    MODULE 4
    Enfin, dans le dernier module concernant l’argile, les élèves modélisent leur main d’après
    une série de photos.

    Ces exercices permettent d’aborder les notions anatomiques et de faire le lien avec les cours de dessin.

    A travers cet atelier modelage,

    j’essaie d’aider les étudiants à développer
    une rigueur dans la préparation

    (documentation/ dessin) mais aussi une exigence dans l’analyse des formes.
    J’enseigne également la modélisation informatique en 1ere année d’animation 3D.
    Le travail de la matière, les techniques informatiques sont différentes mais les notions d’analyse
    et de compréhension des formes restent les mêmes.

    Cette première année d’enseignement en Prepa Entertainment fut très intéressante.
    Ayant travaillé sur des films d’animation volume en tant que décorateur par le passé,
    je retrouve le plaisir lié à la matière, la fabrication et la manipulation des outils traditionnels. 
    De plus, les échanges avec les étudiants furent agréables et ils ont fait preuve d’une bonne implication
    dans les projets de cet atelier. 
    Je suis donc heureux de pouvoir les retrouver depuis la rentrée pour leur enseigner la modélisation 3D
    dans la section d’animation !

  • les ateliers prépa entertainment : #1 séquence

    L’année scolaire 2018-2019 est finie… mais je tenais à mettre en lumière les différents ateliers dédiés
    aux Prépa Entertainment. 

    L’an dernier, la Manaa classique a expérimenté quelques changements, pour se diviser en Prépa Design
    et Prépa Entertainment 3D.
     Ces années prépa ont été spécifiquement pensées pour préparer au mieux
    les étudiants vers leur future formation. 

    La Prépa Entertainment reprend les apprentissages fondamentaux de la Manaa
    et propose des ateliers spécifiques au domaine du cinéma d’animation.
    Ces modules – Design Graphique, Photographie, Séquence et Volume – se déroulent un semestre.

    Nous commençons cette série d’article avec l’atelier séquence sur l’Esma Nantes,
    avec Léopold Charniot aka Aseyn.

     

    séquence

    Durant ce module sont abordés les principes de narration par l’image ; principalement via la bande dessinée pour le moment, mais je souhaite aussi développer l’approche photographique, via le roman-photo.
    L’idée est de sensibiliser les élèves à plusieurs éléments auxquels ils auront à faire lors de leur cursus
    à l’Esma et notamment lors de la pré-production de leurs films.
    D’une part, la mise en scène, le cadrage, la composition, l’angle et le point de vue pour la réalisation
    d’une image
    (on ne parle pas de plan encore à ce stade).
    D’autre part la narration, l’enchaînement d’images, le découpage d’un récit, la continuité visuelle
    et narrative
    .
    Raconter une histoire en images, la transmission d’information au lecteur (futur spectateur).

     

     

    Je commence le module avant tout avec deux notions essentielles : le temps et l’espace.
    Ces deux paramètres sont essentiels lorsque l’on raconte une histoire en images et le but à atteindre
    pour les étudiants est de toujours questionner ces deux paramètres
    .
    Comme contrainte tout d’abord, puis instinctivement. Ils doivent les intégrer.
    Quelle est la durée de mon récit (1 page, 2 pages ?), et celle de l’histoire (10 secondes, 100 ans ? ) ?
    Quels sont les lieux représentés, comment les représenter pour que l’on comprenne où on est, et quand ?
    À partir de là, les notions d’ellipse, de rythme, de scènes, de continuité visuelle viennent naturellement.

     



    Le but principal de ce cours et de leur apprendre à faire des choix dans leur façon de raconter une histoire, que chaque paramètre (visuel, narratif) d’un récit doit être choisi et justifié, dans la logique du récit
    et de ce que l’élève veut raconter.

    La bande dessinée est utilisée comme vecteur de toutes ces notions plutôt que comme discipline
    à part entière
    . Elle permet de sensibiliser à la narration par le dessin à ce stade précoce de leurs études.
    Elle permet aussi d’apprendre à articuler texte et dessin.
    Elle partage avec le story-board des fondamentaux de mise en scène (règle des 180°, raccords, etc).
    Je donne par ailleurs des cours de story-board en deuxième année, qui sont des cours plus théoriques
    et techniques, appliqués précisément à l’animation.

    D’un point de vue pratique, c’est une discipline transversale : anatomie, perspective, sens de l’observation, voire graphisme et français; il faut une bonne maîtrise de tous ces éléments.

    J’ai beaucoup aimé cette année, les étudiant.e.s en prépa sont dans l’ensemble très motivé.e.s
    et dynamiques, et en plus sympathiques. Tout comme l’équipe pédagogique,
    c’est très agréable de travailler dans ces conditions.
    D’un point de vue pédagogique, j’ai des ajustements à faire, ce qui est normal. 
    Ne serait-ce que pour éviter de s’ennuyer.
    J’ai pu voir à travers les rendus et les travaux quels exercices étaient à revoir, reformuler, approfondir
    ou au contraire supprimer. Les lacunes les plus répandues, les points sur lesquels insister…
    C’est un exercice intellectuel et pédagogique très intéressant.
    Quoiqu’il en soit, je sais précisément les objectifs que les étudiant.e.s doivent atteindre, ce que je leur fixe,
    et tout l’intérêt est de trouver le meilleur chemin pour y parvenir.

     

     

    « Cet atelier sur la décomposition du mouvement en bande-dessinée avec Monsieur Charniot
    m’a permis de me rendre compte des différents procédés de narration utilisés en BD
    pour mettre en avant une action/un mouvement, tel que le déplacement du cadrage
    ou les traînés graphiques pour suggérer la vitesse comme j’ai pu le faire sur mon travail.
    J’ai beaucoup aimé le sentiment de liberté que cet exercice m’a procuré. »
    Marianne, découpage du mouvement – visuel du cheval

     

    « Un atelier où nous avons appris les codes de la bande dessinée.
    Intéressant aussi dans la réalisation et la réflexion sur les zooms et les détails qui ne se retrouvent pas
    dans l’image globale ».
    Anais , découpage d’un moment – visuel du salon de tattoo