• NANTES – SAINT BRéVIN #2018 #DESIGNDESPACE #PS03

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2018
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Après l’article sur le projet en Design d’Espace de Clémentine,
    c’est au tour de Janie et son projet sur la revalorisation d’un site Historique à Saint-Brévin.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     

    DESIGN D’ESPACE

    Le BTS Design d’Espace forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés aux métiers
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études du BTS Design d’Espace se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences
    et de montrer leurs capacités à s’investir dans un programme de design d’espace.

     

    projet de synthèse DEsign d’espace, série 3
    Revalorisation dun site Historique à Saint-Brévin
    présentation

    La mairie de Saint-Brévin souhaite valoriser et mettre en avant le patrimoine de sa ville lié
    à la seconde guerre mondiale, notamment les Blockhaus présents sur l’ensemble de son territoire.

    Mon Projet Professionnel «Revalorisation d’un site historique à Saint-Brévin» traite donc de cette demande.
    La mairie souhaite concevoir un espace public ponctué des trois Blockhaus présents sur le site de la Prinais.
    Deux Blockhaus accueilleront des refuges – petites habitations sommaires appartenant à la Mairie,
    gratuites et accessibles à tous, sur demande, le temps d’une nuit – un troisième permettra d’accueillir
    des groupes
     au sein d’un espace pédagogique.

    La mairie souhaite également créer une promenade culturelle et pédagogique au coeur du parc.

    Ce parc, devient un lieu de témoignage, de rencontre.

    A l’entrée du site, un parking permet de stationner vélos, cars et voitures.
    Le projet est destiné aux étudiants, classes scolaires, promeneurs, aux personnes passionnées d’Histoire,
    de visites insolites, souhaitant le temps d’une balade, ou le temps d’une nuit s’immerger dans le contexte
    de la guerre 1939- 1945.

     

    PROJET & AXE
    immersion du passé dans la nature 

    Afin de revaloriser ce site Historique à Saint- Brévin, un parc paysager aux multiples circulations a été conçu.
    Ce parc ponctué de trois Blockhaus propose une immersion progressive de l’usager au coeur de l’Histoire
    du Mur de l’Atlantique.

    Autour de ce projet plusieurs axes de recherches ont été définit.
    Dans un premier temps celui du «palimpseste» qui consistait à écrire une nouvelle Histoire à même
    les Blockhaus afin de dépasser leur Histoire et lourde signification.
    Ce sont cependant les deux axes «intégration à la nature» et «revaloriser le passé» qui ont été travaillés.

    Le parc se compose finalement de deux types de circulations :
    Une boucle principale permet une lecture logique du site.
    Pratique, elle permet aux usagers de découvrir l’ensemble du site et de revenir à leur point de départ.
    Une seconde circulation permet une lecture plus personnelle et aléatoire du projet.
    Chaque circulation est adaptée aux différents types de visiteurs, groupes, classes, randonneurs.
    Des pistes cyclables et sentiers piétons permettent aux promeneurs de découvrir la côte Atlantique.

     

     

    Une végétation dense et naturelle occupe actuellement le site.
    Cette nature reprend petit à petit ses droits sur les ouvrages de béton et participe à leur camouflage.
    Après étude et analyse de plusieurs types de jardins et aménagements paysagers, la solution de nature
    en friche
    en accord avec l’environnement et l’histoire du lieu parait évidente.
    Sur le principe des jardins du tiers paysage de Gilles Clément, la nature est invitée à investir les lieux,
    à se développer, afin d’offrir différents volumes et différentes couleurs selon les saisons et
    différentes variétés de plantes sur le site.

    Une construction supplémentaire, un espace d’accueil permettant d’accueillir les visiteurs au sein de l’espace
    paysager est créé. Un espace couvert mais ouvert en accord avec le projet et l’univers propre au parc.
    L’accueil propose un espace d’information, des sanitaires mais également un espace à investir permettant
    de se retrouver, de s’abriter, de pique-niquer, d’échanger.
    Cet espace est le point de départ de la découverte du site, un repère.

     

     

    Deux des Blockhaus présents sur le site sont transformés en refuges.
    Réaménagés confortablement, leur forme initiale et leur histoire ont été conservées.
    Le Blockhaus rectangulaire ainsi que l’un des Blockhaus circulaire permettront finalement aux usagers
    de redécouvrir les gestes et modes de vie des soldats au sein de la batterie.

    Le réinvestissement de ces ouvrages et leur caractère historique présentent des valeurs
    qui ne peuvent être oubliées
    et transformées, c’est pour cela que

    le caractère brut et authentique de ces Blockhaus
    sera finalement conservé et magnifié.

    Suite à diverses recherches iconographiques et historiques deux types de lits ont été dessinés,
    une première chambre accueillera des lits métalliques superposés, l’autre des lits superposés de toile tendue.
    L’intérieur du Blockhaus sera conservé en son état.
    Le deuxième refuge conçu au sein du Blockhaus est circulaire, à ciel ouvert.
    Une toiture a du être imaginée pour permettre aux usagers de se protéger des intempéries.
    Une structure mobile, actionnable en un point permet à l’usager de dresser son propre campement.
    L’usager est alors invité à ramper pour accéder à la manivelle afin de pouvoir lui même dresser et élever
    la toiture de son campement.
    Par ces gestes et postures, l’usager accomplit métaphoriquement les actions et tâches quotidiennes
    des soldats de la Seconde Guerre mondiale.

     

     

     

    interview
    Pourquoi avoir choisit ce projet ?

    Je vis près de Saint-Brévin, la présence des Blockhaus sur le littoral et leur impact sur le paysage
    me questionne depuis quelques temps. Ces indestructibles symboles résistent à l’usure du temps,
    difficilement modifiables, la plupart d’entre eux sont actuellement enfouis sous le sable.
    Il me parait aujourd’hui intéressant de réinvestir ces monolithes, de les donner à voir, afin de transcender
    l’Histoire de ces vestiges
    .

    Au cours de mes recherches j’ai pu recueillir différents témoignages, échanger avec des associations
    de sauvegarde du patrimoine, visiter de nombreux Blockhaus. J’ai alors pris conscience de l’actuelle
    demande des citoyens qui est aujourd’hui d’investir et de valoriser leur patrimoine,
    de témoigner d’une certaine époque, d’un certain mode de vie, de coutumes et de traditions révolues.

     

    Quelles ont été tes sources d’inspirations ?

    Diverses références m’ont inspiré tout au long de l’élaboration du projet.
    Tout d’abord, le projet Tirpitz réalisé par BIG en 2017 pour son interprétation de la tranchée,
    ce moyen de circulation anciennement utilisé par les soldats au sein des Batteries.

    La revalorisation Bunker 599 réalisée par Raaaf, pour son approche pédagogique et sa volonté d’ouvrir
    ces vestiges historiques aux plus curieux.

    Gilles Clément et ses jardins du tiers paysages m’ont inspiré, en particulier son intervention sur
    la Base sous-marine de Saint-Nazaire.
    Son approche induit une certaine poésie et légèreté illustrée par les jardins en constante évolution,
    plantés à même le toit de cette Base sous-marine. La façon dont les végétaux prennent peu à peu vie
    sur ce site Historique, la manière dont ils envahissent petit à petit les différents éléments de béton
    me paraissait intéressante à investir et à adapter au parc paysager conçu à Saint-Brévin.

    Enfin les refuges périurbains de Bordeaux de par leur programme insolite m’ont questionné.
    En effet ces refuges permettent d’investir, gratuitement, le temps d’une nuit, un hébergement sommaire
    et original situé en périphérie de la ville, d’y découvrir ou redécouvrir un paysage inconnu.

     

    peux-tu nous présenter ton axe et sa problématique ?

    Deux axes «intégration à la nature» et «revaloriser le passé» ont été travaillés.

    Deux types de circulations permettent de déambuler parmi la végétation en friche.
    Ces deux circulations ont fait l’objet de multiples réflexions au sujet de leurs dimensions et matérialités
    afin de rendre leur lecture cohérente par rapport à la découverte du site et aux émotions
    que celui-ci souhaite faire ressentir.
    La circulation principale permet une découverte totale du parc et une immersion progressive de l’usager
    par la découverte d’une tranchée creusée à même le site. Elle offre, à la manière du projet Moses Bridges,
    un point de vue et une perception différente de la nature présente. Cette allusion historique permet
    de redécouvrir les circulations et réseaux de l’ancienne Batterie Antiaérienne Seelowe.

    La deuxième circulation permet de déambuler librement sur le parc.
    Celle-ci est rythmée par du mobilier urbain offrant différents points de vue sur la nature.
    Cette circulation permet une immersion individuelle dans la végétation dense, par les jeux de caillebotis.
    Comme l’expérimente actuellement le Jardin de l’Île Mabon, à Nantes, le procédé de surélévation
    des espaces de circulation permet aux plantes de se développer plus facilement.
    Le caillebotis permet à la nature de croître et de se développer librement sous la circulation.

    La présence de ces Blockhaus sur le village de la Prinais questionne inévitablement.
    Dans ce village qui tend à grandir, l’encombrement que génère ces indestructibles ouvrages de béton
    rend difficile l’exploitation des terres qu’ils occupent pour l’agriculture ou la construction de maisons neuves.
    Ici ces blockhaus sont à l’image d’un passé que l’on ne peut pas oublier ou détruire facilement.
    D’ailleurs, c’est sans doute là une bonne chose, car ces architectures sont des témoins rares d’un temps autre
    et représentent un potentiel à investir, à transformer, à questionner.

    À Saint Brévin la volonté du projet fut de

    donner à voir l’Histoire et ces vestiges, de les magnifier
    afin de transcender leur valeur symbolique.

    Le projet s’encre sur le territoire, prend en compte le contexte et s’appuie sur les structures locales existantes
    telles que l’association «Bunker Archéo 44».
    Tout le long de la côte Atlantique, des questions similaires se posent pour des dizaines d’autres sites.
    La réponse apportée à Saint Brévin reste singulière et ne peut être un modèle à calquer.
    En revanche une démarche de résilience et d’adaptation est à soutenir pour permettre à chacun de ces lieux
    de trouver une nouvelle place dans notre époque.

     

    Aujourd’hui après l’obtention de ton BTS,
    comment envisages-tu la suite ?

    Le stage de première année m’a permit de découvrir le cabinet d’architecture 3A, situé à la Chevrolière.
    J’y ai rencontré deux architectes, M. Redois et M. Surget.
    Afin d’en apprendre plus à leur coté, je réalise l’année prochaine un deuxième BTS, en alternance d’un an.
    Ce BTS enveloppe du bâtiment – conception réalisation, va notamment me permettre d’appréhender
    les aspects techniques et structurels de la construction.

     

    AS-tu des projets personnels à venir ?

    Après avoir pris quelques semaines de vacances j’intègre l’agence 3A dès cet été.
    Une première expérience concrète pour moi dans le milieu de la construction.

     

    Merci à Janie,
    bonne continuation.

  • Nantes – jpo 2018

    Je suis retournée à Nantes pour les Journées Portes Ouvertes 2018,
    je suis toujours enthousiaste à l’idée d’y passer quelques jours !
    L’atmosphère que dégage cette ville est familière, douce, calme…
    et à la fois dynamique, vivante et riche.
    Nantes présente de nombreuses qualités, possibilités et audaces culturelles,
    ce qui lui donne une belle et attirante sensibilité artistique.

     

    Le voyage à l’esma nantes

    Avant de regarder la vidéo d’une sélection de travaux d’étudiants capturés lors des JPO,
    je te présente en quelques mots l’école de Nantes;
    elle a un parti pris architectural brut, ouvert et lumineux
    qui laisse libre cours à la créativité et l’imaginaire de ses étudiants !
    L’ESMA Nantes est idéalement située sur l’île au cœur du « quartier de la Création »,
    proche de la « galerie des machines ».
    Je vous propose de découvrir les formations en arts appliqués,
    MANAABTS Design Graphique et BTS Design d’Espace.

     

     

     

    Merci à Barbara May pour notre collaboration **

  • Nantes, la Loire & nous #PP05

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques uns des projets professionnels
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Voici le cinquième article de cette série après Louise, BénédicteLisa & Maelys (clic pour lire !)
    je continue avec Mathilde en DE et son projet sur la réhabilitation deux pontons couverts,
    situés dans le quartier du Bas-Chantenay, à Nantes.

    Mais avant, qu’est-ce-que le design d’espace ?

    DESIGN D’ESPACE

    Le BTS Design d’Espace, forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés aux métiers
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études du BTS Design d’Espace se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences
    et de montrer leurs capacités à s’investir dans un programme de design d’espace.

     

    projet de synthèse, série 5
    nantes, la loire & nous
    Présentation

    Ce projet est une réhabilitation de deux pontons couverts, situés dans le quartier du Bas-Chantenay
    à Nantes. Le projet est missionné par Nantes Métropole afin de densifier et relier ce site au reste
    de la ville en y créant un quai d’embarquement pour une nouvelle ligne de navibus ainsi qu’un bar.

    A la fin du XIXe siècle, la ville de Nantes met en place un système pour relier les deux rives de la Loire,
    et réalise l’aménagement de différents pontons à des lieux stratégiques.
    Nantes Métropole va acheter un premier bateau à la compagnie basse Loire, un steamer,
    qui va être baptisé Roquio. Il va ensuite donner son nom à l’ensemble de la flotte de huit bateaux.

    Ces navettes permettaient aux ouvriers du sud d’aller travailler aux industries du nord,
    et les weekends aux familles de se distraire en bord de Loire.
    Ces liaisons ont duré 90 ans, et les steamers accostaient à ces pontons couverts;
    il y avait 7 points d’embarquement. De tous les embarcadères desservis, seul celui du quai du Cordon Bleu
    à Chantenay est resté dans son état d’origine avec ses pontons couverts, d’où l’intérêt du maître d’ouvrage
    pour ce site en particulier afin de pouvoir remettre en état ce patrimoine avant qu’il soit dénaturé
    et transformé comme il l’a été sur les autres sites.

    Planche de présentation en PDF (lien)

    Projet & axe
    PATRIMOINE MARITIME NANTAIS

    Un des enjeux de ce projet est l’espace du quai du Cordon Bleu, un lieu qui dans le futur se veut dédié
    à l’activité nautique avec des espaces partagés pour des événements festifs comme des fêtes nautiques.
    Afin de le réamenager, un concours à été organisé pour faire de ce lieu un point stratégique de déplacement
    sur terre ainsi que sur le fleuve, mais aussi un point d’arrêt pour offrir des points de vue sur les nombreux
    sites remarquables qui l’entourent.

    L’ensemble du projet a pour but de mêler la conservation de ce patrimoine, la connexion entre ce lieu
    et le reste de la ville tout en respectant la nature existante et faisant du fleuve le point central du projet.

    L’intention de ce projet étant de relier différents quartiers de Nantes par la Loire,
    l’inspiration est venue d’un élément remarquable, d’un certain nombre de lieux sur Nantes,
    les structures en acier liées aux anciens chantiers navals comme les nefs, le jardin des fonderies
    ou encore la grue noire Dubigeon présente à côté du site.

    Le projet, dans son parti-pri formel, reprend l’esthétique des structures vernaculaires et permet de relier
    les pontons, eux aussi patrimoine maritime nantais, au reste de la ville.
    Elles seraient installées autour, comme enveloppe qui permet de les dissimuler au premier abord
    en arrivant sur le site depuis la route, puis les mettre en valeur une fois à l’intérieur grâce notamment
    à la végétation existante qui serait amenée à continuer de se développer sur la structure.
    L’espace sur l’eau créé par celles-ci dégage des espaces de consommation pour le bar,
    à différents niveaux qui offrent différents points de vue sur les sites aux alentours.

    Au niveau de l’aménagement des pontons couverts existants, le parti-pris est de conserver l’existant,
    c’est pourquoi les éléments de cloisons intérieurs sont presque toutes conservées et seulement modifiées
    dans l’espace d’embarquement pour le rendre plus pratique, et accessible aux handicapés.
    Pour le ponton accueillant le bar, les deux magasins gardent leurs emplacements et capacités d’origine.

    L’architecture en acier a été composé en fonction des points de vue à offrir sur les sites environnants.
    En effet les structures sont composées de plateaux suspendus, qui permettent à la fois de séparer
    et donc de créer des espaces plus intimes par petit groupe pour les usagers du bar.
    Les deux nouveaux éléments architecturaux sont reliés par une passerelle en hauteur agrémentée d’un filet,
    et par une coursive flottante.

     

     

    interview
    Pourquoi avoir choisit ce projet ?

    Je connais bien ce quartier du Bas-Chantenay situé à l’ouest de Nantes, j’ai l’habitude de m’y rendre.
    J’ai toujours trouvé dommage que personne ne connaisse ce quartier, n’ai jamais vu les différents éléments
    remarquables de notre patrimoine maritime tel que les anciennes salles à tracer, ou encore la grue dubigeon.

    J’ai choisi ce projet afin de faire découvrir
    et de sublimer ces éléments d’histoire de la ville. 

    Tout en tournant le projet vers la Loire et l’inscrivant dans la dynamique réalisée par Nantes
    depuis plusieurs années.

    peux tu nous présenter ta problématique ?

    Elle s’inscrit dans la dynamique effectuée il y a quelques années sur l’île de Nantes où
    «Dans l’île, toute action d’aménagement renvoie directement ou indirectement au thème de l’ouverture
    de la ville sur la Loire. C’est dans l’île de Nantes que le rapport entre la ville et le fleuve peut être cultivé
    et conférer à tout aménagement son sens. Toute action entreprise devra satisfaire à l’idée qu’elle introduit,
    qu’elle développe, qu’elle restaure une relation de la ville avec l’eau. »
    (Chemetoff et Berthomieu, L’île de Nantes, le Plan guide en projet, 1999, éd. Memo)

    Quels ont été tes sources d’inspirations ?

    Mes principales sources d’inspirations ont été les éléments existants à Nantes appartenant au patrimoine
    maritime, les vestiges de construction des chantiers navals, les friches industrielles…

    Mais je me suis également appuyée sur plusieurs architectures tel que “Nest We Grow” de Kengo Kuma,
    ainsi que le Pavillon du Brésil à l’Exposition Universelle de Milan, ou encore
    le Belvédère imaginé par Tadashi Kawamata pour offrir un point de vue lointain sur Nantes encore inexistant.
    C’est le premier projet annoncé de la densification du bas-Chantenay, les pontons en seraient la continuité…

    Aujourd’hui après l’obtention de ton BTS,
    comment envisages tu la suite ?

    J’intègre en septembre l’Ecole d’Architecture de Lyon en entrant directement en deuxième année.
    Je pars avec beaucoup d’acquis grâce au BTS, à mes professeurs, les échanges et l’entraide
    avec mes camarades de classe me serviront.
    J’espère pour arriver au bout du cursus en école d’architecture !

    As tu des projets personnels pour les mois à venir ?

    Mon travail saisonnier, mais je travaille aussi sur un projet pour mes proches :
    une réhabilitation et extension d’une maison ancienne à la Bernerie en retz sur la côte Atlantique.

    Merci à Mathilde.

  • Nantes – le cheval acteur #PP02

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques uns des projets professionnels
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Après l’article sur le projet en design d’espace de Louise,
    je continue avec Bénédicte en DG-print et son projet
    sur « le cheval acteur » au Domaine de Chantilly.

    Mais avant, qu’est-ce-que le design graphique option print ?

    DESIGN GRAPHIQUE PRINT

    Le BTS Design Graphique apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de support de communication, coordonner les étapes de réalisation
    d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Création graphique sur des supports de communication traditionnels,
    dits « du print » affiches, brochures, signalétique, packaging…

    Le BTS offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Infographiste, Maquettiste, Directeur artistique,
    Illustrateur graphiste, Chef de projet, Graphiste freelance, Graphiste print…

    Les deux années d’études du BTS Design Graphique se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leurs capacités à s’investir
    dans un projet global tout en étant à l’écoute de leur client.

     

    projet de synthèse, série 2
    le cheval acteur
    Présentation

    Le domaine de Chantilly souhaite accueillir l’exposition « Le cheval acteur » qui portera
    sur le rôle et la place du cheval au cinéma dans l’enceinte du musée vivant du cheval
    qui se situe dans les grandes écuries du domaine du 1er avril  au 25 octobre 2018.

    Cette exposition inédite proposera à l’intérieur de la bâtisse des objets, des costumes,
    des témoignages d’acteurs et de réalisateurs ayant collaboré avec les équidés
    et en extérieur projections films tous les samedis et des démonstrations en extérieur
    au mois de juin-juillet avec la présence de grands dresseurs et cascadeurs français
    (Mario Luraschi et Jean-François Pignon).

    L’objectif de ce grand événement est de rendre l’univers du cheval accessible et plus compréhensible,
    offrir un​​​​​​​​​​​​e dimension tout public au domaine, casser son image élitiste
    en l’associant à l’univers «pop culture» par le biais du 7e art.

     

    Projet

    Le domaine de Chantilly regroupe le Château, le musée du cheval, le Musée Condé, la bibliothèque et le parc.
    Il s’étend sur 7 800 hectares au sein de l’une des plus grandes forêts des environs de Paris.
    C’est l’un des joyaux du patrimoine français.
    Le domaine propose tous les ans des spectacles équestres de qualité
    qui participent à sa reconnaissance nationale mais aussi internationale.
    Le domaine de chantilly bénéficie d’une identité visuelle très classique et élégante,
    c’est un lieu imprégné d’histoire française et de noblesse. Néanmoins cette image est également imprégnée
    de préjugés dévalorisants, élitistes et bourgeois, en désaccord avec les intentions et les cibles du lieu. 

     

    axe
    cabotinage équestre

    J’ai voulu souligner la sympathie, accessibilité du cheval, son aspect populaire
    ainsi que la dimension ludique de l’exposition à travers des couleurs
    et des formes qui évoque une certaine légèreté.

    J’ai donc utilisé l’illustration, on retrouve un cheval stylisé, organique qui devient mascotte de l’événement.
    On retrouve les idées de mouvements et de silhouettes en clin d’œil au cinéma
    mais aussi en références aux célèbres travaux d’Edweard Muybridge.

    J’ai choisit de créer un motif, toujours dans la volonté de rendre l’exposition accessible à tous,
    il parle aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

     

    interview
    Pourquoi avoir choisit ce projet ?

    J’ai choisit ce projet par étapes, en premier lieu je suis partie sur un projet d’identité bien moins ambitieux,
    je visait la sécurité inconsciemment. Puis, mes professeurs m’ont poussé à me dépasser un peu
    dans un design de message pour un événement autour du cheval.
    Et pourquoi le cheval absolument ?
    En réalité j’avais envie de mêler mes deux passions pour ce projet de fin d’études.
    Je baigne dans le monde équestre depuis toute petite et je suis propriétaire d’un cheval Andalou.
    Alors certes, une jeune fille passionnée par les chevaux ce n’est pas très original, un peu stéréotypé,
    mais c’est aussi là ou je me suis posé un défis. Rendre mon projet original, intéressant et distinctif.

    Au final, je suis ravie de mon choix qui mêle à la fois
    ma sensibilité personnelle et professionnelle
    ce qui m’a permis d’être d’autant plus productive et investie.

    Comment c’est passé la collaboration avec l’annonceur ?

    Je n’ai pas eu de contact direct avec l’annonceur car tout était fictif.
    Cependant, je me suis rendu à Chantilly afin de visiter le domaine
    et plus particulièrement les grandes écuries afin de me projeter davantage.
    J’y ai effectué un petit reportage photo et du repérage pour la signalétique, cela m’a beaucoup aidé.

    peux tu nous présenter ta problématique ?

    Ma problématique était :
    Comment inciter le grand public à venir découvrir l’exposition «le cheval acteur» innovante
    et ses événements associés, alors que le Domaine de Chantilly associé au monde équestre
    renvoie une image élitiste peu engageante ?

    Quels ont été tes sources d’inspirations ?

    Je puise l’inspiration un peu partout, je suis influencée par des artistes, des designers,
    des illustrateurs, des typographes, des agences de communications, des architectes,
    des grapheurs, des tatoueurs et j’en passe …
    Mais si je devais dire quelques noms qui m’ont particulièrement marqués, je dirais :
    Antoine + Manuel, Marina Muun, Post Typography, Stefan Sagmeister, Jean Jullien et Pénélope Bagieu 🙂

    Aujourd’hui après l’obtention de ton BTS,
    comment envisages tu la suite ?

    Je suis aujourd’hui à la recherche d’un poste de graphiste, je suis très motivée et déterminée.

    As tu des projets personnels pour les mois à venir ?

    En parallèle de mes recherches d’emploi je continue de dessiner
    et de me lancer des défis de design et d’illustrations.

    Mon objectif étant de devenir toujours plus polyvalente
    j’expérimente sans cesse

    Merci à Bénédicte,
    tu peux découvrir l’ensemble de son travail ici

  • Nantes – le journal des manaa

    Les élèves de Manaa sont partis à la recherche de secrets et d’histoires sur leurs futures formations,
    design d’espace, design graphique, 3D ou encore cinéma.
    Ils vous livrent leurs découvertes dans un journal , « Le Sismographe ».

    le projet COLLECTIF

    Projet transversal entre les cours de design graphique de M. Padilla, les cours de dessins d’observation
    et d’analyse de Mme Lenouvel et les cours de techniques d’expression écrite de M. Tisserand,
    le journal de l’école est un fil rouge du deuxième trimestre pour les MANAA de l’ESMA Nantes.

    Entre janvier et mars 2017, les 3 classes de MANAA ont chacune réalisé une version du journal de l’école.
    La plus aboutie a été imprimée en 300 exemplaires et distribuée lors des JPO de mars 2017.

    Différentes équipes se créent au sein de chaque classe :
    plusieurs élèves s’occupent de la rédaction des articles (interviews, prises de notes,
    respect du nombre de caractères), d’autres prennent en charge la création de la maquette
    (chemin de fer, charte graphique, etc.) en design graphique,
    ou créent et sélectionnent les bonnes illustrations en cours de dessin.

    Pertinent par tous les enseignements qu’il combine, le journal est surtout un excellent moyen
    pour les MANAA de partir à la rencontre de toutes les filières de l’école.
    Les élèves se retrouvent sur un tournage dans le studio Ciné,
    partent en exploration dans les salles de 3D, dialoguent avec les BTS qui préparent l’examen.

    Les interviews sont un bon moyen de créer un premier contact, ou de le renforcer.

    Les étudiants en fin de cursus
    connaissent bien l’exercice du journal,
    accueillent avec complicité leurs camarades de MANAA
    et sont ravis de partager leurs expériences.

    LE JOURNAL

    Une version PDF du journal est disponible en cliquant sur le lien.
    JOURNAL_ESMA_NANTES_MANAA

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    les infiltrés 

    De 4 élèves ayant participé au journal sélectionné :

    Jenny RODRIGUEZ, MANAA Claudel
    – Quel était votre poste lors de la réalisation du journal ?
    J’ai travaillé sur la rédaction de l’article des futurs 3D4
    J’ai fait partie des trois rédacteurs en chef et j’ai participé à la relecture des articles,
    à la récupération des dessins et à la mise en page de la maquette
    avec l’aide précieuse de Nicolas Fimbel.

    – Qui avez-vous interviewé pour rédiger votre article ?
    Nous avons pris rendez-vous avec M.Voisin, enseignant en 3D,
    puis j’ai passé un après-midi avec les 3D3 où j’ai pu leur poser assez de questions pour peaufiner l’article.

    – Avec du recul, qu’avez-vous appris lors de cet exercice ?
    J’ai réalisé que coordonner une classe était assez difficile.
    Il fallait penser à relancer les équipes tout en s’occupant de la relecture/correction des articles.
    Je ne m’attendais pas, d’ailleurs, à ce que la relecture me prenne autant de temps.

    Nous avons dû aller chercher dans nos dernières ressources pour surmonter
    tous les obstacles de dernière minute.

    Belle réussite pour un groupe non formé
    à la réalisation d’un magazine !

    Nicolas FIMBEL, MANAA Claudel
    – Quel était votre poste lors de la réalisation du journal ?
    Je me suis occupé de la rédaction d’un article sur les 3D3.
    J’ai aussi assisté Jenny sur la mise en page des différents articles
    et me suis occupé de prendre les photos de travaux des différentes sections (DG – DE – 3D – Ciné) de l’ESMA.

    – Qui avez-vous interviewé pour rédiger votre article ?
    Pour notre article, nous avons interviewé principalement 3 étudiants de 3D3, Élise, Martin, Camille.
    Nous avons aussi fait un tour dans leur salle pour voir un peu sur quoi ils travaillaient
    en leur posant des questions en direct.

    – Avec du recul, qu’avez-vous appris lors de cet exercice ?
    Le journal est un travail de groupe où tout le monde a mis un peu de sa patte.
    Cela m’a appris qu’il faut savoir organiser le travail
    et le groupe pour pouvoir imprimer le journal dans les temps.

    Ce projet m’a permis de découvrir
    plusieurs sections de l’Esma auxquelles je ne me destine pas
    pour la suite de mes études. C’est d’autant plus intéressant !

    Sao-Maï ROY, MANAA Claudel

    – Quel était votre poste lors de la réalisation du journal ?
    Je me chargeais des relectures

    – Qui avez-vous interviewé pour rédiger votre article ?
    Iris et moi avons interviewé Romain Nerbusson en  section Ciné.
    Iris s’est chargée de l’interview et moi de la réalisation de l’article grâce à ses informations.

    – Avec du recul, qu’avez-vous appris lors de cet exercice ?
    Premièrement, savoir s’adapter à l’autre si l’on est en tandem, et si il y a des différents, faire des concessions.
    Deuxièmement, bien gérer son temps au niveau des deadlines !
    Troisièmement, rester patient, trèèès patient face aux fautes de base.

     

    Iris MARQUIS, MANAA Claudel
    – Quel était votre poste lors de la réalisation du journal ?
    Mon poste durant la réalisation du journal était de relire
    et de corriger les fautes des textes/reportages/interview avec Jenny.

    – Qui avez-vous interviewé pour rédiger votre article ?
    J’ai fait l’interview d’un élève de Ciné 3.
    Nous nous sommes retrouvés au self où nous avons joué à un questions/réponses,
    l’entretien a duré 30 min, je posais les questions, j’écrivais et j’enregistrais par ailleurs.

    – Avec du recul, qu’avez-vous appris lors de cet exercice ?
    Je me rends compte qu’il faut beaucoup de temps
    et de préparation afin de finaliser un projet de cet ampleur.

     

    Bravo, pour ce projet complet ainsi que pour toutes ces informations recueillies à la source.
    Merci aux élèves et à leur professeur de français Xavier Tisserand pour cet article.

  • Nantes – EP métamorphose

    Pour le projet d’expression plastique « Métamorphose », M. Conilleau a proposé
    aux BTS Design Graphique 1ère année de Nantes de prendre le corps humain comme support.

    J’ai découvert ce projet lors des JPO de Nantesje vous propose de le découvrir à travers mes coups de cœur.

     

    Se questionner sur la notion de métamorphose

    Une métamorphose implique qu’il y ait des étapes de transformation.
    Garder la trace de celle ci sous forme d’images en utilisant le médium de votre choix :
    photographie et/ou vidéo.

    Corps/Esprit de Coline Ramos-Pinto
    « Corps et esprits » est un projet, dont la thématique était la métamorphose.
    J’ai tenté d’aborder la métamorphose du corps à travers le mouvement, la danse.
    Je me suis alors questionnée sur : comment notre esprit agit-il sur notre corps ?
    Comment nos pensées envahissent nos mouvements ?
    Que se passent-ils dans notre tête lorsqu’on se pose des questions existencielles,
    des questions auquelles nous n’avons pas forcement de réponses.

     

    Métamorphose de Charlotte Langlois
    A travers cette vidéo, j’ai voulu montrer une métamorphose physique au travers de différentes
    expérimentations de matières. Ces textures donnent vie à des personnages divergents et intrigants,
    et créent une ambiance singulière parfois presque pesante.

    Merci à F. Conilleau, à Coline et Charlotte.

  • Nantes – JPO 2017

    Je suis arrivée à Nantes, comme chez une amie perdue de vue qui  vous met à l’aise dés le premier regard.
    L’atmosphère que dégage cette ville est familière, douce, calme…
    et à la fois dynamique, vivante et riche.
    Nantes présente de nombreuses qualités, possibilités et audaces culturelles,
    ce qui lui donne une belle et attirante sensibilité artistique.

    Le voyage à l’esma nantes

    L’école inaugurée en 2013, a un parti pris architectural brut, ouvert et lumineux
    qui laisse libre cours à la créativité et l’imaginaire de ses étudiants !
    L’ESMA Nantes est idéalement située sur l’île au cœur du « quartier de la Création »,
    proche de la « galerie des machines ».
    Je vous propose de découvrir les formations en arts appliqués,
    MANAABTS Design Graphique et BTS Design d’Espace.

    Merci à Barbara May pour notre collaboration *