• TOULOUSE – LAC DU LARAGOU #2018 #DESIGNDESPACE #PS06

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2018
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Après l’article sur le projet en Design d’Espace de Clémentine, et de Janie
    je continue avec Fiona et son projet d’aménagement du Lac du Laragou.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     

    DESIGN D’ESPACE

    Le BTS Design d’Espace forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés aux métiers
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études du BTS Design d’Espace se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences
    et de montrer leurs capacités à s’investir dans un programme de design d’espace.

     

    projet de synthèse DEsign d’espace, série 6
    aménagement du lac du laragou
    présentation

    Le lac du Laragou est un lac barrage de 45 hectares qui fut construit sur le cours du ruisseau de Laragou
    en 1995, son utilisation étant dédiée à l’irrigation agricole et surtout à la régulation de la rivière Girou dont
    le Laragou est affluent.
    Aujourd’hui cette fonction lui est encore attribuée, et ce lac est utilisé pour différentes pratiques de loisirs :
    l’aviron, la pêche, la voile, le modélisme naval, la promenade et la randonnée pédestre…

    Lieu de tourisme de proximité, c’est un lieu où l’on vient se détendre, se retrouver en famille ou entre amis,
    faire du sport car la balade autour du lac se pratique à pied ou à vélo.
    Le lac est accessible en voiture avec la présence de parkings desservis par différents accès à l’ouest du lac.
    Une Guinguette est présente, avec quelques installations.

    On y retrouve une végétation aquatique et des espèces remarquables de milieu humide ainsi que la présence
    d’espaces boisés malgré un site peu ombragé.
    De part sa biodiversité, le lac et ses alentours sont classés comme étant une zone naturelle à préserver,
    entourés de terre agricole.

     

    PROJET & AXE
    valoriser le patrimoine naturel et le tourisme de proximité

    La communauté de communes du Girou souhaite valoriser le patrimoine naturel et le tourisme de proximité.
    La demande comprend l’aménagement du sentier pédestre longeant les berges faisant le tour du lac,
    ainsi que le restaurant d’été, La Guinguette.
    Il y a à ce jour très peu de mobiliers ou d’installations permettant d’accueillir différentes activités tel que
    des espaces pour pique-niquer, se détendre ou encore pour se restaurer.

    Il est question d’apporter des structures animant le tour du Lac du Laragou, tout en valorisant la biodiversité,
    et créer un contexte harmonieux entre les modules et l’environnement présent.
    Il est donc choisi de créer des micro-architectures regroupant diverses fonctions telles que :
    s’asseoir, s’allonger, manger, observer, se poser, s’abriter, se retrouver.
    Elles ont pour rôle de dynamiser la promenade et d’avoir un espace de restauration.

    Planches de présentation (lien)

     

    enjeux

    Quel est l’intérêt pour la communauté de communes d’apporter des structures aux alentours du lac ?

    Comment s’harmoniser avec l’environnement présent ?

    Comment apporter des solutions afin de minimiser l’empreinte de ces nouvelles constructions ?

    Comment gérer deux espaces distincts ?
    L’un étant un espace dit «social» et l’autre centré sur l’individu et son introspection.

     

    réponses

    Il s’agit d’un milieu naturel à conserver, avec des zones humides et des zones inondables.
    Les aménagements sont limités de par la préservation du patrimoine et de l’environnement atypique.
    Il faut de plus éviter de déranger la faune et conserver la flore remarquable.
    Les installations doivent être pérennes.

     

     

    Il s’agit tout d’abord du bien être des habitants, on en dégage une notion de bien commun,
    en valorisation un tourisme de proximité qui est en constante augmentation.
    La population est en demande puisque ce lieu est fortement fréquenté le soir ainsi que le week-end.
    La Guinguette ne fait qu’accroitre la renommée du lac et en faire un lieu connu de tous aux alentours.
    Il est donc important d’apporter des structures pouvant recevoir les activités multiples de détente.

    L’emprise au sol de chaque modules est minimisée par leur taille et leur fonction.
    Leur petitesse leur permet de s’intégrer d’une manière optimale dans leur environnement.
    L’intégrationn est optimisée grâce à l’ajout du bardage bois ainsi que l’ossature visible qui imitent
    les nervures des feuilles. La forme imite aussi celle des feuilles, elle est géométrisée afin de dicerner
    ce qui appartient à la nature et ce qui est dédié à l’Homme.

    Les enjeux écologiques et à la durabilité sont respectés par l’utilisation des matériaux et de la mise en place
    des micro-architectures.
    En effet, les modules sont en bois de Robinier qui ne nécessite aucun traitement chimique.
    Il est  recyclabe contrairement aux bois traités à coeur qui sont eux considérés comme des déchets industriels.
    S’il faut remplacer ou modifier les modules au fil du temps, ceux-ci sont 100% recyclabes.
    De plus, les modules ont pour fondation des visses qui ne viendront pas abîmer le sol, et qui peuvent s’enlever facilement sans laisser de séquelles si jamais il est envisagé la suppression ou le déplacement
    d’un ou plusieurs modules.

    Enfin, nous retrouvons deux espaces bien distincts où nous retrouvons d’une part la Guinguette
    et de l’autre l’ensemble des autres micro-architectures qui sont dispersées autour du lac.
    La Guinguette recevoit du monde tandis que les modules sont prévus pour se retrouver face à la nature.

     

     

     

    interview
    Pourquoi avoir choisit ce projet ?

    Je souhaitais valoriser ma formation de paysagiste que j’ai pu entreprendre avant le BTS Design d’Espace
    et j’ai donc opté pour un projet autour du paysage.
    Concernant le site c’est un lieu où j’ai l’habitude de me rendre, où je passe du bon temps et qui m’inspire.
    En plus de m’y sentir bien, je trouvais intéressant d’imaginer des structures afin de rendre le lieu
    encore plus agréable sans le dénaturer pour autant.
    C’était d’ailleurs l’uns des enjeux majeurs, le souci de l’intégration dans le milieu.

     

    Comment s’est passé la collaboration avec l’annonceur ?

    Ce projet est fictif cependant j’ai pu faire part de celui-ci à la communauté de communes du Girou qui est
    responsable du lac ainsi qu’aux propriétaires de la Guinguette afin d’avoir toutes les informations requises
    au bon déroulement de mon projet.
    Les propriétaires de la Guinguette ont été enthousiastes à l’idée que je travaille sur leur petite protégée
    et peut être qui sait, mon projet pourrait leur devenir un jour utile !!!

     

    Quelles ont été tes sources d’inspirations ?

    La flore environnante plus particulièrement les feuilles, ont été mes principales sources d’inspirations.
    Je me suis beaucoup inspirée du travail du collectif Bordelais Le Bruit du Frigo avec leur micro-architectures
    telle que la Poïpoïgrotte et son aspect bricolé et simple.
    D’autres réréfences tels que les projets de JKA avec modulomeuble ainsi que The Bands de SCS.

    Je me suis beaucoup inspirée de mobiliers urbains en bois, en voici la liste :
    Colwyn bay seats de FreshWest , les travaux du Collectif Parenthèse ,
    Erika Hock avec le Pavillon of Moving Images, La maison grise de l’Atelier Pierre Thibault,
    Ultra Ruin by C Laboratory-Marco Casagrande

     

    peux-tu nous présenter ton axe et sa problématique ?

    La géométrisation de la feuille est l’idée prédominante pour répondre à la problématique d’intégration
    des modules sur le site en terme de dispositif spatial.
    En effet, les modules imitent la nature et plus particulièrement la feuille.
    La finesse et la petitesse des micro-architectures permettent de rendre la structure peu imposante,
    se faisant donc plus « silencieuse » laissant la nature prédominante.

    La courbe de la feuille est reprise permettant de créer de multiples modules pouvant répondre
    à divers usages en fonction de leur positionnement dans l’espace.

    L’utilisation du bois était à mon sens la meilleure façon de répondre d’une manière optimale
    aux enjeux écologiques. C’est un élément naturel dans un environnement naturel.
    Celui-ci n’est pas traité chimiquement et provient de forêts durablement gérées et qui se situent
    en Nouvelle-Aquitaine afin de limiter les transports et donc de diminuer la pollution que ceux-ci génèrent.

     

    Aujourd’hui après l’obtention de ton BTS,
    comment envisages-tu la suite ?

    J’ai eu la chance d’être acceptée en DPEA Design et Innovation pour l’Architecture à l’ENSA de Grenoble.
    Il s’agit d’une formation sur deux ans et qui validera un MasterII à l’issue de ces deux années.
    Il est question d’expérimenter la matière et les dispositifs spatiaux, d’innover sur la façon de concevoir l’espace.
    Cette formation combine Design et Architecture, et met en avant l’innovation technologique.
    Ces avancées sont importantes surtout d’un point de vue écologique, puisqu’il est de plus en plus important

    de concevoir tout en prenant en considération
    le respect de l’environnement,

    tout en combinant qualité, durabilité et moindre coût.

     

    AS-tu des projets personnels à venir ?

    J’envisage pour la formation de trouver un stage dans une entreprise de Designer de Mobiliers urbains
    ou un collectif d’artistes, d’architectes et de designers afin de continuer de travailler autour du paysage
    du design d’objet (maxiobjet) et de l’achitecture (micro-architecture).
    Je souhaiterais surtout trouver une entreprise qui me permettrait de rester polyvalente, et de

    pouvoir concilier créativité et d’innovation

    quelque soit le domaine où je serai amenée à travailler.
    Et sans oublier l’amour pour notre environnement qui a toujours été mon fil conducteur
    pour chacun de mes projets et qui le restera.
    J’attends avec impatience de voir la suite des évènements, afin de savoir vers où je vais me diriger par la suite,
    en terme de conception que ce soit le paysage, l’architecture, l’objet… ou les trois !

     

    Merci à Fiona.
    Merci pour ta conscience écologique et d’en faire un objectif pour tes futures créations innovantes et vertes !

  • MONTPELLIER – UCHRONIE #2018 #DEsigndespace #PS01

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2018
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Je commence avec Clémentine en Design d’Espace et son projet
    sur une structure mobile et évènementielle, parcourant les routes de Lozère.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     

    DESIGN D’ESPACE

    Le BTS Design d’Espace forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés aux métiers
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études du BTS Design d’Espace se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences
    et de montrer leurs capacités à s’investir dans un programme de design d’espace.

     

    projet de synthèse DEsign d’espace, série 1
    UCHRONIE structure mobile & évènementielle
    présentation

    La Lozère est un département rural où l’agriculture prédomine et l’activité touristique prospère,
    on y aime les produits de qualité.
    Réputée pour sa faune et sa flore variées, la Lozère est un espace riche au sein duquel l’isolement est présent.
    Par sa topographie, le département se voit contraint du point de vue des échanges socioculturels.

    L’objectif, au sein de cet espace, pour le Conseil Départemental, est avant tout de préserver ses espaces,
    jouer de ses atouts, tout en apportant un soutien aux villes les plus enclavées mais enclines
    à accueillir une structure permettant de remédier à ces manques.

    En 2011, l’UNESCO a distingué le territoire des Causses et Cévennes, en tant que paysage culturel
    de l’agro-pastoralisme méditerranéen. 
    Particulièrement représentatif de la diversité des paysages
    façonnés au cours d’une histoire millénaire par les hommes et leurs activités d’élevages.

    Le Conseil départemental de la Lozère et l’Association des Maires de Lozère se sont engagés sur ce dossier.
    Le Conseil départemental proposa la création d’une micro-architecture nomade avec pour objectif
    de renforcer les échanges
    et consolider la diffusion socioculturelle permettant de valoriser
    le savoir-faire local mais aussi l’histoire de la région.

    Le projet attendu est une micro architecture nomade qui s’inscrira sur les places principales
    de plusieurs villages lozériens, de manière périodique. Cette structure devra se moduler pour promouvoir
    plusieurs types d’événements: concerts, dégustations de produits locaux, lectures, conférences …
    Cette micro architecture se devra
    – d’être fonctionnelle de mars à novembre (en raison des conditions climatiques hivernales)
    – et d’héberger au moins trois intervenants dans un module à part
    (par soucis de commodité et de gestion/surveillance de la structure).

     

    PROJET & AXE
    un espace socioculturel itinérant en lozére

    A l’occasion de ce projet, le Conseil départemental désirait créer un espace socioculturel gratuit,
    pour accueillir diverses manifestations qui parcoureraient la Lozère et s’arrêteraient dans différentes villes.

    La contrainte : un seul véhicule pouvant recevoir 3 intervenants et disposer d’un espace public fermé.

    Cette micro-architecture devra créer du lien social et promouvoir le savoir-faire local pour tout type de public.
    Elle sera opérationnelle sur 9 mois de l’année, se monter rapidement et devra s’adapter à chaque ville.
    Ainsi, ma problématique sera :
    comment créer une architecture nomade qui s’intégrera et s’adaptera aux particularités de chaque lieu ?

    Pour répondre à la demande, mon projet consistera en la création d’une structure modulable fixée
    sur un châssis Al-ko d’utilitaire Fiat.
    Cette structure sera dotée de douche solaire, de toilettes sèches, de trois espaces de nuit
    pour les intervenants, d’un espace de rangement pour leurs biens personnels et d’un espace de stockage
    pour la structure d’accueil du public.

    UCHRONIE structure mobile & évènementielle
    révélateur de liens sociaux et culturels
    au sein du département lozérien.

    À la manière d’une charpente inversée, tant complexe que surprenante,
    la structure créée pour ce véhicule apporte à la fois confort, fonctionnalité et accueil.

    Ce module hexagonal viendra se déployer sur les places des villages en s’adaptant à chacune d’elles.
    La modularité permettra à la structure de créer des sous-espaces fonctionnels : un espace scénique,
    des espaces de nuit augmentés par une extension textile imperméable semblable à une toile de tente, etc…
    La totalité du module fonctionnera avec des panneaux solaires (éclairage, prises et eau chaude sanitaires),
    lors des événements, le véhicule viendra se brancher sur le réseau électrique de la ville.

    Dans le but de réaliser une infrastructure pouvant accueillir du public,
    un chapiteau sera mis en place afin de protéger les usagers des intempéries diverses (pluie, neige, soleil, etc).
    Celui-ci s’inspirera de la forme du cocon, il représentera à la fois un espace protecteur, de bien-être,
    mais aussi un espace ouvert à tous.
    De plus, il fera signal dans la ville, s’y démarquera afin d’appeler les usagers à s’y rendre.
    Ce chapiteau sera composé d’arcs gonflables ainsi que de toiles souples tendues entre ceux-ci.

    Cette architecture permet la création d’emplois et traversera le département,
    pour s’enrichir et nous enrichir continuellement à travers ses voyages. 

    Planches de présentation en PDF (lien) > APS > ADP

     

     

    interview
    Pourquoi avoir choisit ce projet ?

    J’ai choisi ce projet car il me tenait à cœur. Vivant en Lozère depuis l’âge de huit ans, c’est un département
    qui à su m’émerveiller tout au long de mon enfance de par ses paysages magnifiques.
    Pourtant, en grandissant, j’ai pu constater qu’il s’agissait aussi d’un territoire contraignant.
    L’isolement représente un atout et une vraie contrainte pour le développement de cette région.
    La Lozère est un département dont le cœur s’articule autour d’une préfecture, Mende.
    Autour de cette ville, le département est parsemé de plusieurs autres villes de moins grosse envergure
    qui ne demandent qu’à révéler leurs atouts culturels et se développer, pourtant l’isolement géographique
    entre ces villes est un obstacle à ce développement, à la communication entre les villes et surtout à l’échange.

    Ce projet était, pour moi, l’occasion de soulever des problématiques autour de la Lozère,
    c’était également l’occasion de valoriser les atouts de celle-ci…

     

    Comment s’est passé la collaboration avec l’annonceur ?

    Il s’agit d’un projet fictif, il n’y a donc pas eu de réelle collaboration avec l’annonceur.
    Néanmoins, pour acquérir suffisamment de connaissance autour de la région, des moyens de construction
    adaptés, etc… j’ai souvent fait appel à des professionnels locaux, spécialisés dans divers domaines
    tels que les constructions en bois, les solutions écologiques permettant l’autonomie, l’architecture textile.
    Chacun de ces collaborateurs a apprécié suivre l’évolution de mon projet, et constaté qu’il ne pourrait
    qu’apporter un plus au département si celui-ci venait à être réalisé.
    J’ai toujours eu un fort soutient tant du côté de ma famille, de mes amis, que des locaux face à ce projet
    et je n’ai cessé de demander leurs avis pour créer un projet qui réponde, au mieux,
    aux besoins de chacun et s’adapte aux mieux aux caractéristiques du lieu.

     

    Quelles ont été tes sources d’inspirations ?

    Mes sources d’inspiration ont avant tout été portées autour de l’architecture nomade.
    Lorsque mon projet s’est concrétisé, je me suis intéressée en particulier au travail d’Absalon,
    un architecte, designer, et urbaniste israélien qui travaillait autrefois autour du minimalisme urbain.
    Celui-ci réalisa notamment la création de « cellule de vie« , des unités modulaires blanches proposant
    des aménagements spatiaux pour les villes.
    Ces créations, à la fois sculpturales et architecturales avaient pour particularités d’être des espaces
    minimalistes, invitant, de manière spartiate, à prendre part à un environnement multifonctionnel.

    L’architecture Japonaise a également été très révélatrice dans mon projet.
    Les « capsules-hôtels » très répandus là-bas étaient pour moi une autre source d’inspiration idéale
    pour étudier l’aménagement des espaces réduits.
    La « Capsule Tower » de l’architecte Nakagin est un très bon exemple d’architecture combinant l’aspect
    spartiate et multifonctionnel typique de l’univers japonnais.

     

    peux-tu nous présenter ton axe et sa problématique ?

    La principale problématique autour de laquelle mon projet s’articule est la suivante :
    comment créer une architecture nomade qui s’intégrera et s’adaptera aux particularités de chaque lieux ?
    Pour répondre à cette problématique, il a fallu développer deux grands thèmes :
    l’aspect nomade de l’architecture, puis la distinction privée/public de l’espace.
    Ces deux grands thèmes ont été travaillés séparément pour en extraire les meilleures solutions
    pour ensuite être mis en commun de sorte à pouvoir donner forme à un projet concret.

     

    Aujourd’hui après l’obtention de ton BTS,
    comment envisages-tu la suite ?

    Grâce à l’obtention de mon BTS, je peux désormais partir en Belgique, réaliser une licence en
    Architecture à l’Université Libre de Bruxelles (ULB).
    Je suis acceptée en deuxième année de licence et j’ai la possibilité, grâce à leurs options très variées,
    de me spécialiser dans l’écologie et la durabilité du bâtiment.
    Cette faculté internationale propose dès les premières années un large panel de spécialisations
    avec pour objectif d’offrir à chacun un domaine de compétences plus poussées et adaptées à chacun.

     

    AS-tu des projets personnels à venir ?

    Pour la suite, j’aspire à trouver un emploi dans un pays du nord tel que le Quebec, la Finlande,
    ou la Suède dans une agence d’architecture, avec pour atout ma spécialisation.
    Pourquoi ces pays ?
    Car il s’agit de pays où l’architecture écologique est au delà d’un domaine de compétences,
    un point incontournable et crucial pour le développement futur du pays.
    Pour eux, le rapport entre construction et environnement est basé sur le respect mutuel.

    C’est pourquoi j’aimerai pouvoir me sentir utile,
    apprendre des techniques de constructions durables
    et écologiques plus élaborées,

    pour éventuellement, plus tard, revenir en France et développer celles-ci
    afin d’y sensibiliser davantage notre pays.

    J’espère pouvoir vivre dans un monde où ce genre de technique n’est pas exclusif, mais que cela entre
    dans nos mœurs. Ainsi, cela apporterait à l’architecture un rapport plus humain et basé sur le respect
    tant de l’environnement que de nous mêmes.

     

    Merci à Clémentine.
    Je nous souhaite qu’avec ta volonté et ta sensibilité
    tu puisses appliquer ta vision de l’architecture.