• COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE EN DESIGN D’ESPACE #2020

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants qui en fin de 2e année ont dû effectuer un stage
    de 5 semaines en entreprise (agence, studio, free-lance…)

    Pour cette saison 2020, j’ai demandé à Lola de se prêter au jeu !
    Une jeune fille tout sourire, dynamique et pertinente. Elle perçoit l’architecture comme un moyen
    de communication et de protection.

    Nous avons évoqué son stage et ses influences…

     

     

    PEUX-TU TE PRÉSENTER ?

    Bonjour, je m’appelle Lola Deprauw, j’ai 20 ans. Je suis actuellement salariée en CDD dans l’agence Alphase créateur d’espaces et je passe en troisième année de Bachelor Design d’Espace à l’Esma Montpellier.

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI DES ÉTUDES DE DESIGN D’ESPACE ?

    Depuis petite, le monde autour de l’habitat m’intrigue, dans les dessins que je faisais, j’adorais quadriller 
    ma feuille et dans chaque case j’imaginais une fonction.
    En grandissant, c’est par le biais de ma mère et de mon père, qui ont réaménagé une ancienne grange,
    qui est aujourd’hui notre maison. Je me suis intéressée avec eux à sa conception, des grands travaux jusqu’à la petite touche déco finale. À ce moment-là, je passais en seconde et j’étais sûre que ce métier m’irait bien…
    et nous voilà aujourd’hui !
    Je pense ne pas m’être trompée, car je me sens bien dans ces études, je travaille et mes résultats
    me le rendent bien. Ce qui me donne confiance en moi et en mes projets et me donne toujours plus envie d’avancer sur cette voie.

     

    DANS QUEL CADRE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?

    Mon stage s’est déroulé chez Alphase à Lattes, c’est une agence d’architecture, de design d’intérieur
    et de construction. Ils sont spécialisés dans l’aménagement design et commercial pour les pharmacies.
    Je n’avais aucune connaissance autour de l’architecture commerciale, c’est pour cela que je me suis tournée vers eux.

     

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Enrichissant

    Intéressant

    Formateur

     

    COMMENT T’ES-TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    Dès le départ, je me suis sentie très bien accueillie par l’ensemble de l’équipe. Mon tuteur a été très patient
    au début de ma formation puis très présent tout du long. Il y a eu une très bonne communication entre nous, ce qui m’a permis de comprendre et d’apprendre relativement vite. 

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES MISSIONS ?

    J’ai commencé avec de petites missions comme la création de mobilier sur-mesure, de planches tendances ou de redessiner les plans existants de nouveaux projets.
    Puis j’ai eu droit à entamer des projets depuis leurs débuts jusqu’à convaincre le client de travailler avec nous. C’est à dire de l’aménagement de l’espace, en passant par la création d’une ambiance jusqu’au chiffrage
    du projet
    et parfois la création de logo, vitrine et mobilier sur mesure.

     

    COMMENT S’ORGANISÉES TES SEMAINES ?

    Je travaille de 9h à 17h avec une pause déjeuner. Mon travail avance au fur et à mesure des attentes
    et demandes des clients et de mon gérant.
    J’ai eu des dates butoires à respecter en fonction des rendez-vous clients.
    Le rythme est relativement régulier, j’avais toujours quelques choses à faire, il y a énormément
    de modifications sur un projet entre son début et sa fin.

    Quand j’ai passé mon entretien de stage, le patron m’a expliqué que l’équipe répondait à un projet
    (équivalent de nos APS en cours) en l’espace d’une semaine… J’ai un peu paniqué, car à l’école,
    on est plus ou moins sur trois semaines. Mais finalement, je m’en suis bien sortie, forcément en travaillant toute la journée sur ce projet, on prend le rythme et ça avance assez vite.

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    J’avais un projet pour une certaine pharmacie, le premier que je commençais « seule » d’ailleurs,
    et nous savions que notre client nous avait mis en compétition avec un concurrent.
    Il fallait absolument faire le meilleur projet selon ses critères et son budget pour qu’il continu avec nous.
    Cela m’a mis une certaine pression pour faire de mon mieux et le plus rapidement possible.
    C’est avec ce projet que j’ai réellement vite progressé sur archicad et photoshop.

     

    QUEL PROJET RETIENS-TU ?

    Certainement le projet sur lequel je travaille en ce moment. Tout simplement, car j’aime et je comprends
    les goûts de la cliente, c’est toujours plus plaisant de travailler sur quelque chose qui nous plaît aussi personnellement, bien que ce ne soit pas toujours le cas…
    Après, c’est quelques semaines, j’ai une certaine aisance dans l’avancement logique d’un projet.

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?
    SAIS-TU CE QUE TU VEUX ET NE VEUX PAS ?!

    Alors oui et non… Oui, car avec cette première année en DE et ce stage je suis sûre que l’univers du design
    et de l’architecture est fait pour moi
    , je m’y sens bien et m’y intéresse de plus en plus.
    Après, je sais qu’il y a beaucoup de débouché suite à ces études et il faut que je fasse d’autres stages
    dans différents domaines pour me décider sur « quoi faire après » car à ce jour, je ne sais toujours pas.

    J’aimerais me diriger un peu plus vers la scénographie, une branche de l’architecture, découverte
    cette année durant un workshop.
    C’est un milieu qui m’attire, je trouve qu’il permet de toucher à plusieurs domaines comme l’architecture,
    la micro-architecture, le design d’objet, de mobilier, et le graphisme. On peut jouer en intégrant de la lumière, du son, de la danse. Bref, travailler dans ce domaine, avec les autres corps de métiers artistiques me plairait beaucoup. J’ai l’impression que l’on peut pousser un projet encore plus loin. Je souhaiterais trouver un stage dans ce domaine pour l’été prochain !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?

    Café beaucoup ahaha mais j’ai fait les deux.

     
    CRAYON OU ORDINATEUR ?

    Ordinateur : essentiellement archicad, sketchup et photoshop.

     
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?
    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TES LIENS ?

    Au boulot aucun des deux, mais personnellement instagram.

    Comme beaucoup de ma génération, je suis quelques influenceuses lifestyle, mode et beauté.
    Je suis des comptes liées à la photographie :  
    @Jordi.koalitic  / @mariussperlich@shusaku1977@spathumpa / @andreamete@nineteennikey
    j’adore ce compte « moodboard »

    Pour des inspirations en archi, je conseille :
    @morpholio@architecturedose@architecturefactor@architecture_hunter / @myhouseidea  / @archdaily


    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    Je pense être quelqu’un de pétillant et joyeux et pourtant j’aime les ambiances naturelles, simples, sobres et brutes. Qui en jette, mais sans trop en faire, j’apprécie les choses simples et efficaces.

    J’aimerais tendre de plus en plus vers une architecture responsable et écologique pour notre planète;
    car à mon sens, c’est maintenant ou jamais, et à nous de prendre les devants pour faire en sorte de freiner voir stopper les graves problèmes écologiques que nous connaissons depuis quelque temps. 


    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DE ?

    Ce milieu est extraordinaire quand on est passionné
    et que l’on s’en donne les moyens.

     

    AS-TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?
    ET PERSONNELS ?

    Oui, j’ai eu des projets perso/pro cet été.
    Perso, j’ai conçu une bibliothèque sur-mesure pour le petit appartement de mon oncle.
    Pro, j’ai dû modéliser une billetterie/accueil avec un aménagement végétal pour que mon client
    puisse se faire valider son projet par la SNCF.

    Peux-tu nous faire partager ton univers et tes inspirations ?

    Forcément, je répondrais Le Corbusier, j’aime son architecture aérienne, légère et imposante
    dû à un matériau tel que le béton.
    Zaha Hadid avec sa vision futuriste et avant-gardiste de l’architecture, j’aime les courbes qu’elle forme dans ses œuvres et le lien entre l’intérieur et l’extérieur, elle va jusqu’au bout des choses.
    Mais j’apprécie plus l’architecture tournée vers la nature, qui se fonde dans leur environnement,
    avec par exemple : e-architect.co.uk / journal-du-design / jsa.no

    J’aime beaucoup l’architecture norvégienne; je la trouve innovante, décalée tout en restant simple
    et respectueuse du milieu dans lequel elle s’intègre
    .
    J’ai aussi une énorme admiration pour les paysages grecs immaculé de blanc et de bleu. 
    Je conseille aux étudiants de regarder The most extraordinary homes, si ce n’est déjà fait, sur Netflix.
    J’ai découvert de superbes architectures qui m’ont inspiré et des noms d’architectes que je ne connaissais pas.
    Il y a aussi l’émission Abstract, juste top !

     


    Merci Lola ^^

  • MONTPELLIER – Cohabition intergénérationnelle #K20 #DESIGNDESPACE

    Je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2020
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Je commence avec Julie en Design d’Espace et son projet de foyer multi-générationnel.

    Mais avant, qu’est-ce que le design d’espace ?

     

    DESIGN D’ESPACE

    Le Bachelor en Design d’Espace forme des concepteurs d’espaces.
    Apprendre à concevoir des réalisations pérennes ou éphémères,
    aménager des lieux de vie intérieurs comme extérieurs, privés comme publics.
    Une formation, à la fois artistique et technique, qui pourra ensuite ouvrir les portes de l’architecture.

    Les étudiants qui choisissent cette voie, sont entre autres, formés aux métiers
    de l’aménagement de l’espace, de l’architecture, des techniques de construction et de la scénographie

    Les deux années d’études du BTS Design d’Espace se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences
    et de montrer leurs capacités à s’investir dans un programme de design d’espace.

    PROJET DE SYNTHÈSE DESIGN D’ESPACE
    LA COHABITATION MULTIGÉNÉRATIONNELLE
    PRÉSENTATION

    Avec l’augmentation de la population et de l’espérance de vie, aujourd’hui nous commençons à faire face à des problèmes démographiques et socio-économiques.
    Face à ces nouveaux enjeux sociétaux des avantages dans la cohabitation multigénérationnelle
    se présentent. Ce mode de vie ancré dans la culture japonaise permet de resserrer les liens familiaux
    tout en ayant un avantage économique mais surtout de lutter contre l’isolement des personnes âgées.

    Le foyer est au cœur de la vie de famille, c’est là que les liens familiaux se forgent et évoluent.
    Cependant, cela présente quelques inconvénients… dans les foyers multigénérationnels, vivre ensemble quotidiennement peut parfois être contraignant et des tensions peuvent émerger entre les habitants.

    Le projet s’ancre dans ce contexte et ces contraintes.
    Le foyer se compose des grands-parents, de leur fille et de son conjoint, ainsi que de 2 enfants,
    dont un né d’une précédente union.
    La famille acquiert une maison située à Perpignan, dans le sud de la France, dans un quartier populaire 
    et multiculturel de la ville, le bas Vernet.
    Bien qu’il possède un attrait peu valorisant, il reste un quartier dynamique avec des flux importants
    et une affluence conséquente au vu des nombreuses écoles, commerces, espaces verts et lieux
    de pratiques sportives.

    En ce qui concerne les flux, le quartier est bien desservi par les transports en commun.
    La maison du 19e, se compose de deux étages, une terrasse au premier ainsi qu’une cour extérieure entourée de cabanons.
    A l’intérieur on y trouve de multiples pièces en enfilade, la maison est particulièrement sombre…

     

    ATTENTES

    Les clients sont amateurs de loisirs en plein air, par conséquent, c’est un point important à prendre en compte dans la rénovation de leur bien.
    Ils apprécient les grands espaces et aiment passer du temps ensemble.
    La maison étant grande, ils souhaiteraient que chacun ait son espace intime ; le rez-de-chaussée sera réservé aux grands-parents, le premier et deuxième étage avec son espace de vie ouvert, deux chambres et une suite parentale sera pour le reste de la famille. 

    L’objectif principal de la rénovation est d’amener de la luminosité dans la maison et de créer des espaces bien départagés pour ainsi favoriser la qualité de vie de toute la famille.

    PROJET 
    CRÉER DU LIEN et de l’espace ENTRE les habitants 

    Comment exprimer la proximité des liens familiaux pour un foyer multigénérationnelle, en partie recomposé,
    à l’aide de la verticalité et de la lumière ?

    J’ai axé ma réflexion sur les mots lien, partage et mouvement.
    Une identité a été attribuée pour créer une homogénéité, son but est de rassembler les habitants
    et par conséquent cette famille.
    Elle se traduit par de longs poteaux qui accentuent la notion de lien et nous permet d’apprécier les volumes 
    de la maison. Cette intervention minimaliste a pour but d’apporter de la modernité à l’édifice sans
    pour autant dénaturer le quartier avec une approche trop contemporaine.

    La maison nous permet de jouer avec la verticalité, ce qui rend la structure plus aérienne.
    On jongle avec les pleins et les vides, la structure est allégée et nous permet de créer des liens entre
    les différents étages de la maison.
    Par précaution, le rez-de-chaussée réservé aux grands-parents, a été pensé aux normes PMR.
    La maison était très sombre, c’est pourquoi un patio intérieur entièrement vitré a été créé.
    Non seulement, il amène de la lumière mais il permet de créer un lien intérieur/extérieur et également
    un lien entre les étages.

    Les 1er et 2ème étages sont attribués au reste de la famille.
    Comme au rez-de-chaussée, on ouvre et on optimise l’espace, on créer de grands espaces de partage.
    A l’intérieur de l’édifice, on garde la même charte graphique ; les poteaux nous aident à définir les espaces tout en laissant passer la lumière.

    Le patio communique avec les étages. Une balustrade est installée, elle donne une impression de légèreté
    et étend la pièce.
    La dalle du 2e étage a été percée afin d’amener la lumière dans la pièce de vie.
    Les poteaux montent du 1er au 2e étage, ils accentuent le sentiment de hauteur, mais par la suite
    ils seront recouverts par un rideau végétal qui aura pour but d’apaiser les habitants et les tensions.
    De plus, ils créent une impression de mouvement cinétique lors du passage des gens.

    Les extérieurs sont présents sur chaque étage, ce qui permet aux habitants d’avoir chacun leur espace
    de tranquillité
    . Les terrasses disposent de panneaux coulissants ajourés, ils permettent aux habitants
    de diriger l’ombre et la lumière très présente dans cette région. Ils peuvent ainsi profiter de l’extérieur
    à toute heure
    de la journée en étant protégés.

    Afin d’accéder aux terrasses des passerelles ont été installées, elles accentuent le sentiment de légèreté donné au bâtiment. La passerelle du 2e étage est faite de verre pour que la lumière puisse circuler
    au maximum dans la pièce de vie du 1er étage.
    Au rez-de-chaussée les habitants peuvent se réunir et profiter de leur extérieur en étant abrité par les toits.
    C’est un lieu où ils pourront se réunir et partager du bon temps.

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Dans mon enfance, j’ai passé beaucoup de temps chez mes grands-parents.
    Cette maison du 19e siècle m’a toujours inspiré, depuis petite, je suis fascinée par les volumes et le dessin.
    Mes grands-parents vieillissants, ils avaient pour projet de réaménager le rez-de-chaussée.
    Je me suis inspirée de cette demande pour valoriser cette maison.

    Ce projet était fictif. Cependant en observant mes grands-parents, j’ai pu constater que pour eux
    une maison de plain-pied avec des aménagements spéciaux pourraient leur rendre la vie plus facile
    et moins contraignante.

    Je me suis également renseignée auprès d’un ami qui vit avec ses parents et son arrière-grand-mère, pour identifier les contraintes que peuvent avoir les familles multigénérationnelles.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    Pour ce projet, je me suis inspirée du Musée Soulage et de sa façon de jouer avec les volumes.
    De House in Muko de Fujiwara Muro qui par la fragmentation de son architecture a su la rendre aérienne
    et légère.
    Et enfin de l’Asakusa Culture Tourist Information Center de Kengo Kuma qui a su m’inspirer dans sa façon
    de travailler la lumière.

    POURQUOI AVOIR CHOISI DES ÉTUDES DE DESIGN D’ESPACE ?

    Depuis petite, je suis passionnée par le dessin et je me suis très vite impliquée dans la représentation
    des espaces et leur modification.
    J’ai très vite su que l’architecture pouvait m’intéresser. J’ai intégré le BAC STI2D (Sciences Techniques de l’Ingénieur et du Développement Durable) où j’ai pris la spécialisation Architecture et Construction.
    Ce BAC m’a permis de comprendre les matériaux et d’être sensibilisée aux matériaux durables comme le bois. C’est donc grâce à une passion d’enfance et force de persévérance que je me suis dirigée vers
    le Design d’Espace.

     

    QUELLES compétences as-tu acquis au cours de tes études ?

    Mes études m’ont appris beaucoup de choses !
    J’ai découvert une autre façon de penser, et d’autres façons de s’exprimer (photo / son / image / sculpture
    et autres médiums).
    L’expression plastique m’a beaucoup apporté, elle m’a permis d’exprimer mes émotions par des moyens physiques. C’est très libérateur et cela m’a permis de mieux me connaître et d’extérioriser certaines choses.
    C’est aussi là que j’ai le plus progressé en dessin, j’ai découvert différents outils et je sais maintenant
    que je ne peux pas me passer de mon stylo. Il me permet de faire des traits fins et vibrants, ce qui caractérise mon écriture graphique.

    A force de découvertes et de recherches dans mon travail
    j’ai réussi à trouver mon style.

    Le style est pour moi une continuité de nous-même, il me définit et me ressemble.
    Mon univers se caractérise par la légèreté, l’organique et un travail très axé sur l’enveloppe / double peau – pour moi cette approche est très précieuse, personnelle, elle protège de tout.
    J’utilise aussi souvent le bois dans mes projets, ce matériau robuste peut se montrer plus délicat
    et peut-être utilisé plus subtilement, c’est ce qui me plaît.

    J’ai aussi appris à valoriser mon travail en exploitant mes qualités mais aussi grâce aux différents matières complémentaires comme le dessin, les logiciels de mise en situation et la mise en page de mes projets.

    pour toi, quels sont les avantages et inconvénients
    du métier de designer ?

    L’avantage est que l’on ne s’ennuie jamais !
    Tous les projets sont différents et notre travail aborde l’architecture au sens large
    : architecture intérieure et extérieure/ urbanisme / scénographie / archi éphémère… et le mobilier.
    Différentes demandes, différents styles, différentes envies… C’est un travail varié où chacun peut trouver
    sa place et l’exprimer de multiples façons.

    Ce métier nous oblige à nourrir notre créativité et nous renouveler pour être novateur et force de propositions.
    Mais comme partout, la perfection n’existe pas c’est un métier très exigeant qui demande beaucoup de temps et de rigueur !
    Comme tous les métiers créatifs, il peut être envahissant dans notre vie quotidienne… il nous apprend à être organisés pour ne pas être dépassé !

     

    Quelle est la suite après ton Bachelor ?

    L’année prochaine, je poursuis ma scolarité en Mastère Design d’Espace à l’Esma Montpellier.
    Pour ce qui est de la suite, je ne sais pas encore… Le design d’espace est une discipline qui nous permet
    de faire beaucoup de choses. Cependant l’architecture éphémère et événementielle m’intrigue.
    J’ai l’impression que dans ce type d’architecture une approche plus philosophique peut être introduite.

    L’architecture éphémère a une approche
    plus poétique et subtile.

    Je m’intéresse également au travail In Situ ; j’accorde une importance particulière à m’inspirer
    de l’environnement qui entoure les projets et les rend si uniques.
    L’architecture événementielle me permettrait de travailler l’In Situ mais aussi l’architecture Signal,
    ces types d’architectures ont une approche particulière : impactante et poétique.

     

    AS-TU DES PROJETS PERSONNELS et pro À VENIR ?

    En ce moment, je m’intéresse à l’origami, je crée des formes qui peuvent influencer mon travail
    et développer ma créativité.
    J’essaie de travailler la matière, avec le bois et plus particulièrement des bâtonnets, je réalise des volumes
    ou des objets inspirés de Tadashi Kawamata, un plasticien Japonais extraordinaire.
    Je continue de dessiner les architectures / objets / sculptures et installations qui m’inspirent dans un carnet pour toujours les avoir à disposition.

    Pour ce qui est des projets professionnels j’ai récemment reçu une demande pour créer un garde-corps végétalisé. Comme tout projet, il a commencé par un entretien pour déterminer les goûts, les envies du client.
    Comment envisage-t-il ce mur ? Décoratif, avec des plantes que l’on arrose peu et qui cache la vue,
    ou interactif, avec un potager vertical et des panneaux coulissants.

    M’y connaissant peu dans ce domaine, et oui beaucoup de plantes sont mortes par ma faute…
    il est évident que des recherches vont être plus que nécessaires ! Mais j’ai une source sûre : ma mamie !!!

    Ce que je vais proposer ? Il est encore trop tôt pour détailler mes idées. Mais suite à l’entretien,
    je vais sûrement partir sur un mur en bi-matière, bois et fer, et sur une structure irrégulière comprenant
    des jardinières et des plantes grimpantes.

     

    Merci Julie pour ce projet ouvert sur la famille et la lumière ^^

  • #gettymuseumchallenge

    Pour tromper l’ennui durant le confinement, le Getty Museum a proposé de reproduire chez soi
    des chefs-d’œuvre avec les moyens du bord !
    Un très bon moyen pour stimuler l’imagination et la créativité de nos étudiants !

    Me Barthe, enseignante d’Histoire de l’Art, a mis au défi les Prépa Entertainment.
    L’objectif n’était pas de restituer parfaitement une œuvre mais de l’interpréter.
    Avec humour et les objets qu’ils avaient sous la main – des accessoires : peluche, draps, ou sa famille-
    les étudiants ont joué le jeu ! 

    J’ai aimé découvrir les propositions et le clin d’œil
    à l’actualité, l’inventivité des étudiants a été à la hauteur
    de mes attentes.

    Je vous propose une sélection de pépites des plus réussies, en terme de composition, lumière, colorimétrie, sosie du modèle, costumes; au plus drôles et farfelues !

    Les classiques
    « Suite à l’annonce du Getty Challenge, j’ai directement pensé à l’oeuvre « Saint Jérôme Écrivant » de Le Caravage car elle correspondait à ma situation actuelle en tant qu’étudiant à l’ESMA. Travailler seul dans un lieu peu éclairé et à moitié nu,
    c’est mon mood de travail.
    De plus, ce sujet a été annoncé lorsque nous étudions Le Caravage en Art Visuel. 
    Le lieu et l’ambiance de l’oeuvre m’ont directement fait penser au salon de la maison
    de ma mère. J’étais confiné chez elle ce qui m’a permis de réaliser mon projet
    avec le bon timing et les bons accessoires ! »
    « J’ai trouvé ce sujet intéressant car nous étions vraiment libres sur différents points :
    du choix du tableau en fonction de nos moyens, en passant par sa reproduction de manière sérieuse ou décalée, ce qui nous offrait un ensemble de possibilités. »
    « J’ai beaucoup d’observé de tableaux différents et pris en compte les accessoires
    à ma disposition, pour faire une reproduction aussi fidèle que très très fait main,
    et donc amusante à regarder !
    « J’ai trouvé intéressant de regarder le tableau en profondeur afin de le reproduire,
    de vraiment faire attention aux petits détails, aux couleurs, etc.
    Je me suis rendue compte que souvent je regardais les choses superficiellement…
    Et surtout c’était marrant de bricoler avec ce que j’avais à la maison !« 
    Les sosies
    J’ai trouvé ce projet original, j’ai donc décidé d’y répondre d’une manière particulière en pointant du doigt l’actualité avec le Covid-19.
    En effet, j’ai remplacé des éléments symboliques du tableau « Allégorie de la simulation » de Lorenzo Lippi avec des objets devenus « du quotidien ».
    Réaliser ce projet m’a permis d’oser quelque chose de différent plutôt que
    de reproduire simplement un tableau et surtout d’utiliser l’Art comme un moyen d’expression.
    « J’ai apprécié rechercher un tableau qui me ressemble, de par son ambiance
    et son personnage principal.
    J’ai aimé confectionner certains accessoires propres au tableau avec des objets
    que j’avais à ma disposition. La complexité de ce travail a été de reproduire
    la composition, la lumière et l’atmosphère du tableau original.
    Ce fut un projet amusant et intéressant à réaliser. »
    Les cocasses
    Se trouvant en pleine période de confinement et d’incertitude, j’ai voulu, dans un élan patriotique, haranguer la plèbe sous notre fier fanion tricolore.
    Pour cela rien de mieux que l’un des plus célèbre empereur français Napoléon Bonaparte peint par Jacques-Louis David.
    Après avoir tenu la pose en sacrifiant sur une selle trop petite mon postère.
    J’ai pu être témoin d’un éhontée mensonge… Napoléon n’a sûrement jamais tenu
    cette pose plus de 2 min. Quelle indignité…
    J’ai choisi de mettre en scène « L’hiver » de Mucha, un artiste que j’apprécie beaucoup. 
    J’ai souhaité recréer au mieux l’œuvre -l’émotion du personnage, mais surtout sa position et les plis du drap- mais aussi y ajouter un aspect humoristique, une sorte de parodie. 
    Ce projet était amusant, il nous a permit de nous éloigner de l’univers anxiogène du confinement. Une façon amusante et ludique d’aborder l’histoire de l’art.

    Merci à vous tous pour vos excellentes propositions ^^

  • MONTPELLIER – THÉÂTRE ou CLIP DU CONFINé #20

    Retour sur le théâtre saison 2020 ou plutôt sur le clip du confiné -merci covid !-
    des Prépa 3D de l’Esma Montpellier.

    A l’initiative de Me Anjolras, enseignante de français, le théâtre est au centre du projet transversal
    de fin d’année depuis 3 ans.
    Les étudiants ont pour mission de revisiter une pièce de théâtre, de réaliser les costumes, accessoires
    et les décors de l’évènement.

    Pour commencer, il faut saluer l’énorme travail de nos confinés en boîte, qui ont su sortir de leur coquille
    et s’adapter aux contraintes de la vie dans un écran d’ordinateur.
    Merci à vous d’avoir été gentils, bosseurs, presque pas grognons et remplis de très bonne volonté,
    on ne vous fait pas de câlin, mais le cœur (de loin) y est.

    Ensuite, bravo à votre capacité de rebondissement; d’un scénario théâtral à un Pitch, de la réalisation
    au montage, des effets spéciaux au bonus.
    Vous vous êtes investis de manière exceptionnelle et avez redoublé de créativité.
    Chacun a su tirer son épingle du jeu, chapeau !

     

    Cela a été dur de ne montrer QUE quelques prestations, mais puisqu’il faut choisir…
    Roulement de tambour :
    Dans la catégorie « MAIS QU’EST-CE QU’ON A RI » avec Manon Auclair, Alice Lao, Pierre Lopez,
    Enora Massart et Noah Mercier. 

    "Pour moi, le projet du théâtre était déjà dur à concevoir... 
    Alors lorsque le confinement a débuté pour moi la pièce de théâtre n'était même plus réalisable.
    J'avais peur du manque de moyen, manque de communication pour l'organisation
    et la réalisation, et surtout peur du manque d'investissement.
    Au final ça s'est plutôt bien passé !
    Nous nous sommes creusés pour faire rire et réaliser quelque chose d'original
    et travaillé avec les moyens du bord.
    C'était long, mais les efforts ont payé... ahah." Alice Lao
    "Un projet à la fois très amusant mais aussi très éprouvant. 
    J’ai pris beaucoup de plaisir à enregistrer la chanson et jouer dans le clip, différentes expériences, nouvelles et fun a réaliser, qui ont positivé
    la période de confinement
    .
    Ce projet de groupe fut difficile pour tous, mais je pense que nous en sortons tous grandit." Noah Mercier

    Dans la catégorie « EST-CE MA DESTINÉE D’ALLER EN 3D ? » avec Maxime Forestier,
    Adrien Gouloubi, Aurore Imbert, Noa Lavino et Lorys Stora.

    "Ce projet a été une réelle aventure pour nous cinq, un vrai travail d’équipe. 
    Cela fut difficile de tous s’accorder et encore plus avec le confinement mais on s’est bien amusé !
    Ce projet de fin d’année est ce qui se rapproche le plus de ce que nous allons expérimenter avec la 3D, comme par exemple découvrir l’écriture de dialogues ou d’une chanson, le montage vidéo ou encore la création de personnages.
    Le plus gratifiant a été de voir le projet s’assembler au fur et à mesure
    pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.
    Et malgré le stress, certaines difficultés ou encore des petits conflits,
    on est tous très heureux de l’avoir fait ensemble et tous très fiers du résultat !"

    Dans la catégorie « INCLASSABLE / C’EST QUOI CETTE CLASSE ? /  HEIN ? » avec Clément Hadrien, 
    Cubéro Léo, Delaunay David, Legrain Matthieu et Soulé Thomas.

    "Travailler en groupe, ça a motivé et boosté tout le monde et c'était surtout super fun et amusant. 
    Le développement du projet et du clip n'était pas si facile
    mais cela en valait la chandelle.

    Malgré tout, j'en fais encore des cauchemars, dans mon sommeil je l'entends au loin : "Je voudrais une machine en neige ..." Cela me terrifie ! Thomas Soulé
     
    "Beaucoup de fun et de rigolages, les personnages ont été amusants à créer et développer, le clip était plus compliqué... mais pour un résultat qui marquera l'histoire !" David Delaunay
    "Le premier véritable projet de groupe en autonomie, malgré les conditions 
    on a su bien s'adapter et bien communiquer et parfois se détacher des choses qu'attendaient de nous les professeurs pour les surprendre.
    C'était très amusant de créer les personnages et l'histoire, écrire la chanson aussi. On a beaucoup rigolé en trouvant certaines idées !" Hadrien Clement

    Dans la catégorie « C’EST DE L’ART (ET DU COCHON) », avec Romane La Rosa, Lena-Milla Duffaut,
    Noah Ross et Margaux Rougier.

    "J'ai beaucoup aimé le concept de Clip du Confiné car, même si nous n'avons pas pu jouer la pièce et malgré la distances et les nombreux désaccords, 
    nous garderons un souvenir concret en vidéo.
    Voir nos ami.e.s/camarades de classes se déguiser et jouer leur personnage
    à fond donne envie de donner le meilleur de soi-même et de tenir jusqu'au bout pour nous-mêmes et toutes les personnes qui verront ce clip." Romane La Rosa
     
    "Une super expérience, en plus de travailler en groupe, j'ai pu me confronter au logiciel de montage vidéo et de son." Noah Ross

    Et nous finissons sur un karaoké avec Louis Bonnaud, Julia Creach, Alexis Desabres, Antoine Douillet
    et Camille Thibal.

    De toute l’équipe enseignante, merci à tous pour les rires, les moments intenses de travail;
    presque aucun étudiant n’a été maltraité pendant le tournage du clip, ils étaient trop loin !
    Merci pour l’année aussi, vous avez été vraiment assidus, chouettes et ce fut un réel plaisir
    de bosser  avec vous !

    Et pas merci pour les 434566 messages le jour et la nuit !

     

    Merci à Me Anjolras ^^

  • MONTPELLIER DE – WORKSHOP SCÉNOGRAPHIE 2020

    Les étudiants en Bachelor Design d’Espace 2e année ont découvert la scénographie théâtrale
    lors du workshop encadré par Daniel FAYET, pour la quatrième année consécutive. 

    La scénographie regroupe tous les éléments qui contribuent à établir l’atmosphère
    et le climat d’une production théâtrale : les volumesles éclairagesle sonle décor et les textures.
    Un prolongement du sens du texte par une ambiance visuelle, une conceptualisation de l’espace
    au service d’une mise en scène.

    Les principes de la scénographie :
    – faire sens,
    – l’espace comme outil de support,
    – l’esthétisme,
    – un espace qui intègre l’architecture qui l’accueille.

    « ELLES DEUX » d’Emmanuel Darley

    Deux filles, deux amies que rien ne peut séparer. Deux ados qui se projettent dans l’avenir
    et qui dessinent au futur une vie adulte où elles s’imaginent toujours côte à côte.
    Un jour, quelque chose se passe. L’une disparaît laissant l’autre, ses parents, tout…
    Elle prend un chemin de traverse et s’évanouit. L’autre poursuit sa vie, comme les parents de l’une,
    dans l’incompréhension, le trouble, le vide et l’oubli impossible.
    Et puis le temps passe.
    Beaucoup plus tard, un autre jour, alors qu’elles sont au presque bout de leur temps de vie, elles se retrouvent. L’une et l’autre côté à côte à nouveau. Que reste-t-il de leur histoire ?

    Elles deux, est un triptyque du temps : le temps de l’avenir rêvé de l’adolescence d’abord,
    ensuite celui du passé qui sépare les êtres en chemin et enfin celui du temps de la mémoire qui s’efface.

     

    Les étudiants ont été forces de propositions.
    Ils ont abordé la pièce « Elle deux » d’Emmanuel Darley sous différents angles : conceptuel et contemporain.
    Chaque projet a été abordé en groupe de manière pertinente et professionnelle.

    Le texte fait des allers-retours avec le passé et progresse dans l’histoire des deux adolescentes
    à petits pas vers l’âge mûr.
    Les étudiants ont dû surmonter la difficulté d’une seule scène pour différents rapports temps
    et espaces; immerger les spectateurs sur plusieurs années, au sein d’une amitié bouleversée par la disparition inexpliquée de l’une des jeune fille et la perte de mémoire de l’autre à leurs retrouvailles. 

    Avoir un point de vu plus conceptuel qu’architectural, voilà le challenge relevé par les étudiants.

    LA SéPARATION

    De l’autre naît la séparation…
    Cette scénographie propose une structure modulable, qui se modifie tout le long de la pièce
    et 
    intègre la notion de temps et de souvenir.

    Le temps est présent tout le long de la pièce et en constante évolution, il rythme les scènes.
    Les panneaux -murs et décor- s’avancent vers le spectateur et se dissolvent au fur et à mesure, 
    pour provoquer un sentiment d’oppression… et le mettre face à l’inévitabilité du temps qui passe
    et des souvenirs qui s’effacent.

    Chloé BORRULL / Lucas DAMIE / Pauline LA CARBONA / Hugo LEDAN / MaximeRAMOS
    L’ARBRE DE VIE

    Et puis le temps passe…
    La scénographie s’appuie sur différentes notions telles que le temps et son cheminement, la rivalité,
    la séparation, la distance et les retrouvailles.

    Le temps : continuité indéfinie, milieu où se déroule la succession des événements et des phénomènes,
    les changements, mouvements, et leur représentation dans la conscience.
    Le temps est une force qui agit sur le monde, il a la propriété de faire vieillir  l’ensemble des éléments
    et êtres vivants qui composent l’univers.
    Les personnages vont faire évoluer l’arbre au centre de la scène, la croissance de l’arbre représente ici
    le temps qui passe, une ellipse temporelle.
    Egalement présentes, les racines qui se déploient en même temps que l’arbre, celles-ci représentent
    les souvenirs.

    Inspirée par le constructivisme et ses formes géométriques et organiques, la scénographie intègre
    la séparation de la scène pour évoquer la rivalité et les chemins différents qu’empruntent les deux filles.
    Sans pour autant la fermer, les personnages se déplacent du fond vers l’avant donc du passé vers l’avenir, pour se retrouver après toutes ces années. 

    Ce projet à confirmer mes espérances
    et mon désir de me diriger vers ce métier.

    Lola

    Lola Deperauw / Norman Dupeux / Elian Houlès / Louis Hardeman
    LE PARCOURS

    Rien ne se passe comme prévu…
    La scénographie met en avant le contraste entre le réel et l’imaginaire :  la structure est la base de l’amitié tandis que la lumière reflète les lignes déstructurées et droites au sol et représentent la relation tel quelle est et la vie rêvée !

    La scène se lit à l’endroit et à l’envers et propose une étude psychologique des personnages basée sur
    le souvenir et l’imagination.
    Les personnages déambulent sur le parcours de leur vie et amitié semées d’obstacles, avec l’amour,
    la famille, le jugement de la société et la maladie…

    Ce workshop nous a permis de sortir
    de notre zone de confort !

    Emma Banchereau / Charlotte Malfettes / Orianne Perignon / Emilie Toreilles
    Carla Zaccarelli
  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE #MOTIONDESIGN #2019

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants en Mastère Motion Design, qui en 3ème année effectuent un stage
    de 6 mois en entreprise (agence, studio, entreprise…)

    Pour cette saison 2019, j’ai demandé à Jenyfer de te parler de son expérience ! 
    Une étudiante avec une belle dynamique créative: expérimentale, graphique et technique.
    Elle revient sur son parcours, son stage et ses influences…

     

    PEUX TU TE PRÉSENTER ?

    Je m’appelle Jenyfer, j’ai 22 ans et je fais partie de la promo 2019 en Motion Design de l’ESMA.
    C’est à la sortie de mon bac L spécialité musique que je me suis dirigée vers une MANAA dans l’optique
    de m’orienter par la suite en DMA cinéma d’animation.
    En fin d’année je me suis finalement dirigée vers un BTS Design Graphique en médias numériques à Angoulême.
    C’est durant ma deuxième année de BTS que j’ai choisi de m’orienter vers le Motion Design.

     

    DANS QUEL TYPE DE STRUCTURE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?
    POURQUOI CE CHOIX ?

    Mon stage s’est déroulé à W2P Production durant 6 mois. Une société de production audiovisuelle
    qui propose :
    pub tv et digitales, brand content, motion design, films corporate, documentaires.
    J’ai choisi cette structure pour la qualité de leurs productions en Motion Design mais également pour les locaux
    et l’ambiance de travail.

     

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Bienveillance
    Passion
    Enthousiasme

     

    COMMENT T’ES TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    J’ai découvert chez W2P un environnement de travail sain où l’on se sent rapidement à l’aise
    et où on prend plaisir à s’y rendre tous les matins.
    Je me suis très vite sentie intégrée et utile car dès mon arrivée j’ai pu travailler sur un gros projet et collaborer avec d’autres motion designers freelances.
    Même lorsque le rythme de travail devient effréné, la cohésion, l’écoute et la passion de l’équipe
    en leur travail rend l’expérience vraiment stimulante.

    Ce sont ces moments-là qui me rappellent ce pour quoi j’aime ce métier.

     

    QUELLE A ÉTÉ TA MISSION ?

    Tout au long du stage j’ai assisté le Motion Designer à la DA et à l’animation.
    W2P m’a accordé beaucoup d’autonomie à ce niveau-là.

    J’étais force de proposition et pas seulement exécutante.

     
    COMMENT SE SONT ORGANISÉES TES SEMAINES ? 

    Je n’avais pas de semaine type, chaque semaine étant différente.
    Chaque début de matinée et d’après-midi nous regardions le planning sur le google drive pour être toujours aux faits des changements.

     

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    Je dirais que mon plus grand défi a été à mon arrivée.
    J’ai pris en cours de route un projet très conséquent, un film de 14 minutes pour le Pic du Midi,
    entièrement en Motion Design.
    J’ai eu directement des responsabilités au niveau de la DA et de l’animation.
    J’ai dû animer toute une partie qui avait déjà été commencée par un autre Motion Designer,
    ce qui n’est pas évident.

    UN MOMENT ? QUEL PROJET RETIENS TU ?

    Le projet pour Radio France dont la demande était une affiche et un film de 1’30 en Motion Design.
    Durant ce projet j’ai fait une proposition d’affiche qui a été sélectionnée par le client et qui de ce fait
    a déterminé la DA du Motion Design.
    C’est toujours gratifiant et valorisant, en tant que stagiaire, de voir son travail approuvé par le client.

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?

    Totalement !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?
    CRAYON OU ORDINATEUR ?
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?

    Café

    Ordinateur !

    Même si ma présence sur instagram est toute récente, je le choisirai sans hésitation.
    Il est beaucoup plus adapté à notre milieu qu’est l’image et permet d’être plus visible et accessible.
    Un très bon réseau pour se créer une vitrine et être en veille graphique permanente.

     
    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DG ?!

    Je leur dirais que ces 8 mois de formation sont éprouvants mais que ça en vaut la peine !

    Arrivée aux termes de cette formation,
    le bilan est pour ma part très positif.

    On en ressort avec un bon bagage technique et artistique pour débuter dans le milieu professionnel.

     

    AS TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?

    J’aimerais m’installer en tant que freelance pour avoir la liberté de travailler où je le souhaite et ne pas avoir d’attache.

    ET PERSONNELS ?

    Avoir un pied à terre à Toulouse pour vivre 6 mois en France
    et le reste de l’année à l’étranger.

     

    OÙ POUVONS NOUS VOIR TON TRAVAIL ?

    Sur Vimeo, instagram et sur mon portfolio en ligne.
    Le mieux est de me suivre sur instagram, il est encore tout récent mais je vais faire de mon mieux
    pour l’alimenter régulièrement.

    PEUX TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    En ce moment je suis particulièrement ces personnes là :
    Romain Loubersanes
    Megan Palero
    Liron Ashkenazi-Eldar
    Nuriabojn
    Markus Magnusson

     

    Merci Jenyfer, bienvenue dans le monde professionnel et rdv sur IG pour partager tes projets et voyages !

  • 5 INSTA À SUIVRE… #6

    Instagram est l’un des réseaux sociaux les plus efficaces pour les designers.
    Basé sur l’image, tu captures et partages le monde qui t’entoure, post tes influences, ton travail,
    tes coups de coeur…

    Suite de la rubrique, voici l’article #6, je te propose une liste de comptes inspirants, intéressants et innovants.
    Graphisme, architecture, illustration, dessin, typographie, motion-design…

    JUSTKIDSOFFICIAL

    Maison créative mondiale

    Justkids conçoit, organise et produit des projets artistiques complets à l’échelle internationale
    avec des artistes attrayants. Fondée en 2014, par Charlotte Dutoit, Justkids est une entreprise dirigée
    à 100% par des femmes qui soutiennent une équipe diversifiée de talents inspirés, établis et à venir.

    Justkids travaille en étroite collaboration avec les villes, les architectes, les développeurs et les organisations communautaires. Elle propulse la création de lieux en offrant des expériences artistiques qui créent
    un sentiment unique de communauté et développent positivement l’écosystème culturel local.

    ASEYN

    Comics | illustration | maps – analog photography (mostly)

    Léopold Aseyn est illustrateur et enseignant à l’Esma.
    Son IG propose ses illustrations professionnelles -presse, édition-, ses croquis et dessins.
    Des illustrations graphiques, qui fourmillent de détails, à la palette douce et rêveuse.  

    MATALICRASSET

    Love life and color

    Matali Crasset est une designer française.
    Elle questionne et propose sa propre vision du design : humaine, sensible, artistique, sociale et écologique.
    Elle collabore avec des univers éclectiques, de l’artisanat à la musique électronique, de l’industrie textile
    au commerce équitable.

    Matali Crasset partage avec nous sur son IG ses projets et ses rencontres… ses réalisations qui l’amène
    sur des terrains qu’elle ne soupçonnait pas, de la scénographie au mobilier, du graphisme à l’architecture intérieure.

    YOUARETYPOGRAPHY

    Inspiration – design graphique – lettrage

    La typographie est l’un des aspects les plus importants de la conception graphique. Elle doit fonctionner harmonieusement avec d’autres éléments visuels.
    You are typographie recueille des typos tout autour de nous, qui nous inspirent à chaque post !

    THE.PINKLEMONADE

    Art & Style de vie

    Une expérience visuelle autour des jolies choses.
    Des créations originales contemporaines et colorées; graphiques et photographiques;  poétiques et surréalisteschasseur de rêves et âmes romantiques
    Toi aussi soumet ton projet et tu seras publié ! 

  • FEEDBACK <3 DE VILLE EN LUMIÈRE #2019

    Il était une fois la ville de Montpellier.
    Elle proposa à nos étudiants d’émerveiller des milliers de spectateurs…

    Cette année encore, les Mastères Design et Stratégie Digitale de l’Esma ont dévoilé
    leur talent et leur créativité à la 6e édition des illuminations de cœur de ville en lumières.

    La ville a proposé à nos étudiants un lieu dédié à la création et libre expression : L’Agora.
    Situé au cœur de Montpellier, c’est un bâtiment classé à l’inventaire des monuments historiques
    et aujourd’hui cité internationale de la danse.

     

    LES ÉTUDIANTS NOUS FONT RÊVER

    Le thème choisi cette année par nos étudiants était la poursuite d’un rêve éveillé…
    Le concept, que le bâtiment rencontre l’humain et rêve grâce à la musique du groupe Skeleton band ,
    ceux-ci le conduiront vers des univers oniriques.
    Cet univers a permis une grande ouverture de création à chacun des groupes, avec un retour en enfance,
    une vision féerique et joueuse.

    En deux mois les étudiants ont apprivoisé et appris le logiciel After effect, écrit un scénario commun,
    créé et réalisé chaque tableau en groupe.
    Le tout dans la bonne humeur et le soutien collectif !
    Quelle fierté de voir leur projet sur cette façade de plusieurs mètres carrés !

    C’est une équipe, fatiguée mais avec des paillettes dans les yeux, qui attend la première vague
    de spectateurs… e
    t comme chaque année, les applaudissements sont au rendez-vous !!!

    DES CENTAINES D’ETOILES DANS LES YEUX

    Comme à mon habitude, j’ai recueilli les ressentis et impressions auprès du public :

    « Belle harmonie, une certaine finesse entre la musique et les images.
    Je suis émerveillé par le travail des étudiants. »
    Laurent

    « Je suis impressionnée de voir la progression artistique de mes amis depuis leur Manaa jusqu’à aujourd’hui !
    Dans la masse, je suis arrivée à les reconnaître individuellement, chacun a son écriture
    et pourtant l’ensemble est cohérent.
    Je pense avoir été une belle source d’imagination pour mes amis Elise et Benji !!! »
    Emma Perrier

    « Une écriture graphique rarement poussée à ce stade et une très belle gestion de la couleur.
    Le bâtiment, le graphisme, la musique… tout est cohérent. Une belle cohésion ! »
    Mme Teisseidre

     

    Et ceux des Mastères : 

    Mes yeux pétillent, mon cœur explose !!!

    Naïs

    « C’est gratifiant et surtout concret… Je regarde le public, ses réactions.
    C’est très agréable de voir les émotions que l’on peut procurer ! »
    Clarisse

    « J’ai presque la larme à l’œil. Ce projet a été très dur…  mais que c’est beau ! »
    Pauline

    « Je ne me rend même pas compte que c’est nous qui avons fait ça !
    Je suis très fier de nous !!! »
    Priscillia

    « Le sang, la famille, Boubou tu pèses !!! »
    Claire, Anna, Maelle, Jade

    Découvre ou redécouvre l’animation de la promo 2016 – 2017 2018

  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE #STRATEGIEDIGITALE #2019

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants en Mastère, qui en 3ème année effectuent un stage
    de 6 mois en entreprise (agence, studio, entreprise…)

    Pour cette saison 2019, j’ai demandé à Olivia de te parler de son expérience ! 
    Une étudiante dans un monde à part fait de grandes et petites histoires.
    Un univers sensible, graphique, littéraire, enfantin, et féminin…
    Elle revient sur son parcours, son stage et ses influences…

     

    PEUX TU TE PRÉSENTER ?

    Après un baccalauréat littéraire, une classe préparatoire et une licence en littérature étrangère,
    j’ai obtenu un Master en édition numérique et littéraire avant d’intégrer le Mastère en design et stratégie digitale de l’ESMA.

     

    PEUX TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    Entre la délicatesse et l’impertinence, j’aime l’impromptu et le tordu, le malicieux et le curieux
    mais aussi danser avec la Salomé d’Oscar Wilde,
    faire avec une sieste avec Alice,
    converser avec l’Elizabeth de Jane Austen,
    observer la sentence de la Judith de Gustav Klimt
    et me réchauffer avec les couleurs vives des autoportraits de Frida Kahlo.

     

    DANS QUEL TYPE DE STRUCTURE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?POURQUOI CETTE MAISON D’ÉDITION ?

    Mon stage s’est déroulé chez les Éditions Thierry Magnier, une maison d’édition spécialisée dans la jeunesse située sur Paris.

    Je connais cette maison depuis longtemps
    et j’adore l’esprit malicieux des parutions.

    J’ai saisi l’occasion d’en découvrir davantage sur la ligne éditoriale et sur les stratégies de communication.

     

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Difficile… Je dirais que mon stage s’est articulé autour de
    la confiance,
    la liberté
    et d’une certaine dose de malice !

     

    COMMENT T’ES TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    Très bien ! Je travaillais notamment avec deux personnes en charge de la communication
    et des relations presse et commerciales et avec l’ensemble de l’équipe éditoriale.

     

    QUELLE A ÉTÉ TA MISSION ?

    En somme, apporter un soutien à la fois au service communication-promotion et au service des relations commerciales, ce qui passait par
    la gestion du site internet, l’intégration de revues de presse, la création de contenus pour les réseaux sociaux, la réalisation de supports de communication print et web (affiches, invitations,
    programmes presse), la mise en page des argumentaires pour les représentants et l’envoi de services
    de presse pour la communication et l’étude des stocks, le suivi des réimpressions et des arrêts
    de commercialisation, les commandes de réassorts pour les relations commerciales.

    COMMENT SE SONT ORGANISÉES TES SEMAINES ? 

    Notamment en fonction de l’actualité littéraire et de la parution des titres de la maison.

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    Lancer la nouvelle collection de la maison, « L’Ardeur » ! 
    J’ai réalisé les supports de communication print et web pour le lancement de cette collection, ce qui m’a permis de comprendre comment communiquer efficacement à chacune de nos cibles.

    UN MOMENT ? QUEL PROJET RETIENS TU ?

    Outre le lancement de « L’Ardeur », un projet à retenir est sans conteste la Réunion des libraires
    qui s’est déroulée en juin et qui visait à présenter les titres de la rentrée littéraire.
    Pour ce projet, j’ai notamment réalisé plusieurs vidéos pour présenter certains des titres et mis en page
    le support de présentation.

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?SAIS-TU CE QUE TU VEUX ET NE VEUX PAS ?!

    Oui… et non ! Ce stage m’a confortée dans l’idée de travailler dans le monde de livre, en revanche,
    entre l’édito et la communication, mon cœur balance toujours !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?
    CRAYON OU ORDINATEUR ?
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?

    Plutôt cup of tea et emails

    Ordinateur !

    Facebook 

     
    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DG ?!

    Fais ce qui te plaît vraiment et reste curieux !

     

    AS TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?

    Je vais tenter ma chance dans des maisons d’édition jeunesse !

    ET PERSONNELS ?

    Oui ! Je monte un projet autour des femmes… et des livres bien sûr !

     

    OÙ POUVONS NOUS VOIR TON TRAVAIL ?

    Mes projets sont présentés sur mon site internet : www.webndesign.fr/ex-libris !

     

    Merci Olivia et bienvenue dans le monde professionnel !

  • MAY YOU LIVE IN INTERESTING TIMES #venise2019

    Deux ans après, nous re-voilà pour notre traditionnel voyage des vacances de la Toussaint, 
    à Venise et sa Biennale d’Art contemporain !

    Trois jours de rencontres culturelles; historiques, artistiques et gastronomiques !!!
    Une parenthèse dans cette ville à l’ambiance unique et éblouissante, si l’on met de côté le tourisme
    de masse…

    Mon conseil aux étudiants, le même chaque année : Perdez-vous !
    Et prenez le temps de découvrir la ville, ses ruelles, ses ponts, ses églises et ses lieux d’expositions.

     

    Les incontournables

    Dynamisés par notre presque nuit blanche et 12h de bus, avec Tino*, il ne nous a pas fallu longtemps
    pour établir notre planning du jour et le proposer aux étudiants ! 

    Un programme chargé mais tranquillement ponctuée par des pauses capuccino, déjeuner, goûter…
    on ne s’est privé de rien !

    * Tino Di Santolo #monbinômevenise2019 #acolyte 

     

    PALAZZO FORTUNI

    Le Palazzo Fortuni est un des lieux qui, pour moi, caractérise l’ambiance de Venise;
    extraordinaire et hors du temps.
    Ce Palais baigne nos sens dans une atmosphère particulière entre silence et pénombre.
    Un lieu accueillant et intime qui donne envie de prendre son temps et admirer les oeuvres d’art
    et les objets précieux, confortablement assis dans les canapés qui longent les espaces.
    Un véritable cabinet de curiosités !

    Nous y avons découvert la rétrospective de l’artiste peintre Coréen Yun Hyong-Keun, artiste du mouvement pictural coréen Dansaekhwa des années 1960 et 1970.
    Purs monochromes, noirs, qu’une faible concentration d’huile rend opaque, cette monochromie renvoie
    au sentiment d’une solitude intense, qui fait partie de l’histoire de la Corée ainsi que de celle de l’artiste.
    Un travail qui rappelle Pierre Soulages, même si Yun Hyong-keun s’en détache avec des peintures
    aux dimensions spirituelles et sensibles.

    PALAZZO GRAZZI

    Le Palazzo Grazzi avec la Punta della Dogana sont les deux musées d’art contemporain de la Collection Pinault à Venise.
    Construit entre 1748 et 1772, il a été rénové par l’architecte japonais Tadao Ando en 2006. 
    Un Palais fastueux, où dés l’entrée, tout n’est que luxe et plaisir avec des expositions pleinement intégrées
    au lieu.

    Cette année, nous y avons découvert l’artiste Luc Tuymans avec l’exposition La pelle (la peau en italien).
    L’artiste Belge, est l’une des figures emblématiques de la nouvelle génération de peintres figuratifs,
    depuis les années 80, et a contribué à la renaissance de ce médium dans l’art contemporain.
    Ses œuvres traitent de questions liées à l’histoire passée et récente, elles abordent les sujets du quotidien,
    à travers des images personnelles ou publiques.
    La restitution des images, selon Luc Tuymans, est une « falsification authentique » de la réalité.
    Il questionne notre rapport aux images, l’histoire et le sens. Qu’est ce que la représentation ?
    De part sa palette froide, vibrante, pastel et pourtant lumineuse, ainsi que le cadrage; les œuvres de l’artiste sont plongées dans une lumière insolite et artificielle ; le ressenti est inquiétant, étrange et expressif.

    LA BIENNALE 2019

    May you live in Interesting Times, en français Puissiez-vous vivre à une époque intéressante, reprend
    une formule Anglaise qui évoque des périodes d’incertitudes et de crises, elle souhaite donc le bonheur.
    « Ces temps intéressants, nous les vivons aujourd’hui. Cette édition n’a pas de thème en soi, mais s’attache
    à mettre en évidence une approche de la création qui englobe le plaisir et la pensée critique. 
    » Ralph Rugoff

     

    GIARDINI

    ARSENAL

    UN BILAN POLITIQUEMENT CORRECT
    Le principe de l’art doit amener une réaction.
    Les œuvres présentées à la biennale 2019 retracent l’époque actuelle avec un regard assez négatif,
    voir cynique…

    Les artistes collent à l’époque et s’intéressent à l’écologie, aux inégalités, aux opprimés…
    Pour ma part, le constat est négatif, le processus de création souvent brut et lisse ne proposent pas d’issue… notre pensée reste plate.
    Où sont les oeuvres qui nous font rêver ? La question de transcendance n’a pas lieu. 
    L’art contemporain doit nous choquer positivement et/ou négativement, nous toucher. 
    Mais je ne me suis pas sentie bousculée, ébranlée, scandalisée ou hypnotisée.
    Ce bilan renvoie à une vision profondément triste et malheureusement manque de poésie

    Au delà de ce constat, j’ai aimé J’ai oublié la nuit, ou le noir comme texture sentimentale du pavillon Malgache avec l’installation de Joël Andrianomearisoa, et la poésie sonore (à enfin !) du vent
    qui caresse le papier de soie noir et ses nuances sublimes.

    J’ai adoré les autoportraits photographiques de la Japonaise Mari Katayama qui exprime la force féminine
    et glamour de son corps atrophié.

    Voulez-vous vivre une époque intéressante ? OUI je le veux ! 
    Mais viendra-t-elle ?…