• MONTPELLIER – 10 JOURS SANS éCRANS #K21 #DESIGNGRAPHIQUE

    Série culte du blog, instructive et informative, surtout pour les futurs étudiants en 3ème année, je te propose de découvrir quelques-uns des projets professionnels pour cette année 2021, que nos étudiants ont réalisés et présentés lors des oraux de fin d’année en Bachelor.

    Sarah nous présente, son projet voire son défi, en Design graphique, ambitieux car impossible à tenir pour petits et grands… 10 jours sans écrans !

    Mais avant, qu’est-ce que le design graphique ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE 

    Le Bachelor Design Graphique à l’ESMA apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Concevoir un site web, réaliser une campagne publicitaire ou créer une charte graphique sont quelques-unes des compétences acquises dans le cadre du Bachelor Design Graphique.

    Le Bachelor offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Directeur artistique, Illustrateur graphiste, Web designer, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du Bachelor Design Graphique se concluent par le passage en Mastère,
    Design & Stratégie Digitale ou Motion Graphics Designaprès l’obtention de l’examen de fin d’année.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Il permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leur capacité à s’investir et réaliser
    une campagne dans sa totalité.

    PROJET PROFESSIONNEL EN DESIGN GRAPHIQUE
    UN DÉFI DE TAILLE
    PRÉSENTATION DU PROJET ET ATTENTE

    10 jours sans écrans c’est qui ?
    10 jours sans écrans, c’est avant tout une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, elle a pour objet la promotion du « défi 10 jours sans écrans ». Elle agit auprès de structures d’accueil petite enfance, des écoles maternelles et primaires, des collèges et lycées, des associations, des municipalités, ainsi qu’auprès de toutes les instances qui oeuvrent en faveur de la petite enfance, l’enfance ou l’adolescence.

    Le défi est un événement qui a pour objectif de faire vivre à tous les acteurs d’un établissement scolaire (personnel et enseignants compris) et aux familles qui le souhaitent, un moment convivial, voire festif,
    de réflexion et de prise de recul sur l’usage que nous avons des outils numériques
    . Et préparer les enfants et les adolescents à se servir de ces objets sans se laisser asservir.

    Pour cela, l’association avait besoin d’une identité visuelle, qui représenterait ses valeurs et l’accompagnerait.
    Cette identité est visible sur plusieurs supports :
    – Le logo,
    – Une campagne d’affichage,
    – Des pin’s pour les participants,
    – Des carnets de bord de 24 pages,
    – Un questionnaire pour la fin du défi de 8 pages.
    (Et à venir, un dépliant explicatif ainsi qu’un livret de 48 pages.)

    DES-CONNEXIONS

    Comment créer une image actuelle qui reflète l’essence du défi alors qu’il rassemble de multiples cibles ?

    L’axe des-connexions s’appuie sur le resserrement des liens sociaux.
    Il illustre l’unité des participants, l’image d’équipe, de fraternité.
    Ma direction créative visait un ton chaleureux et humain, avec des formes généreuses et vivantes
    Le concept est l’« high five » (tope là), qui exprime le succès d’une tâche et l’encouragement.
    C’est une preuve d’amitié, d’esprit d’équipe, de dynamisme, mais surtout d’enthousiasme.
     

    Je suis partie sur cette idée de formes généreuses, ainsi que sur un graphisme actuel et coloré; une grande bouffée d’air frais avec une priorité pour l’illustration autour de personnages dynamiques et enjoués.
    Un graphisme qui transforme le banal en quelque chose de spécial !
    Faire aimer et faire agir en passant de l’intérieur à l’extérieur avec des amis.es !!!

    Mes premières inspirations, sont tournées vers Keith Haring, et son art accessible au plus grand nombre.
    Ou encore, la graphiste Jessica Walsh, et son univers pop et ludique !  
    Au fil de mes recherches, j’ai aussi découvert des illustrateurs comme Olga Gurova.   

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    « Ah ! Esprits ! Soyez utiles ! Servez à quelque chose. Ne faites pas les dégoûtés quand il s’agit d’être efficaces et bons. L’art pour l’art peut être beau, mais l’art pour le progrès est plus beau encore. »
    Victor Hugo

    En réfléchissant à mon projet professionnel, je voulais aller dans une direction qui pour moi a du sens. 
    Qui pourrait, je l’espère servir au « bien commun », contribuer à une certaine prise de conscience.
    Et suite à l’expansion des outils numériques, les écrans ont pris une place considérable dans notre société
    et donc dans notre vie quotidienne… 
    C’est pourquoi je me suis intéressée au temps que nous passons dessus, ce temps, qui depuis quelques années ne fait qu’accroître, et ce, surtout chez les plus jeunes; le temps d’écrans d’un adolescent entre 13
    et 18 ans est de 6h45 par jour.
    Pourtant, l’on ne se rend pas toujours compte de l’impact qu’ils ont dans nos vies; en 40 ans,
    nous avons perdu 25 % de nos capacités physiques à cause de la sédentarité.
    Alors dans le but d’en apprendre plus, mais surtout de participer à une bonne cause que j’ai décidé d’aider l’association 10 jours sans écrans.

     

    COMMENT C’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    Ma collaboration avec le président de l’association Eneko, c’est vraiment très bien passé. 
    Nos échanges étaient fluides, il m’a fait confiance dès le début, et je lui en suis très reconnaissante. 

    À partir du moment où l’axe le plus intéressant a été validé, tout c’est accéléré.
    Ça a vraiment été une super expérience, surtout lorsque l’on sait que c’est mon premier projet solo, réel
    et rémunéré, en tant que graphiste.
    Tous les supports sur lesquels, j’ai travaillé ont étaient gardés, et je suis très heureuse d’avoir appris que
    les badges avaient été porté par 15 000 élèves, ce qui est un record pour le défi !

     

    POURQUOI AVOIR CHOISI CES ÉTUDES ?

    Pour moi un graphiste c’est un artiste qui a le pouvoir de faire regarder les personnes dans une direction précise. C’est cette raison qui m’a convaincue d’aller design graphique.
    J’apprécie l’idée de synthétiser diverses informations et de les transformer en images, en message.
    Mise à part ces deux arguments mon choix a été plutôt instinctif, je me suis faite confiance je suis allée
    vers ce qui me correspondait le mieux et où je me sentais bien.

    Grâce à mes études, je sens que j’ai un oeil plus aiguisé ; souvent, je remarque des choses que d’autres 
    ne voient pas. Maintenant, je ne regarde plus seulement ce que l’on veut me montrer… mes connaissances m’amènent plus loin. Par exemple, je perçois les références à la peinture dans les films et séries, ce qui leur donne une profondeur que je ne distinguais pas avant.
    Maintenant, j’aime les petits détails qui veulent dire beaucoup.
    Sur le plan artistique et technique, j’ai développé ma culture et ma curiosité. Aujourd’hui, lorsque je vais voir une exposition, je perçois différemment ce que l’artiste exprime, et la complexité de son travail.

     

    POUR TOI, QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS
    DE CE MÉTIER ?

    Dans une même agence, nous sommes amenés à travailler pour des clients très différents, ce qui permet d’apprendre beaucoup de choses sur différents sujets. 

    Être graphiste, c’est se réinventer chaque jour,
    voir plus loin et penser au-delà des codes.

    Pour moi, un designer sait pourquoi il fait un choix, celui-ci n’est pas gratuit, mais l’élaboration de nombreuses recherches, cet état d’esprit donne confiance en soi.

    Belle comme une fleur le graphisme a malheureusement aussi des épines… à vouloir le tenir trop longtemps dans ses mains, on risque de se blesser. Je pense que nous aimons tellement notre métier que
    nous ne comptons pas nos heures et l’inconvénient c’est le surmenage, ou encore, lui donner une trop grande place dans notre vie.

     

    LA SUITE APRÈS L’OBTENTION DE TON BACHELOR ?

    Après mon Bachelor, j’ai décidé de changer de décor, je continue mes études à Toulouse.
    J’intègre un Mastère direction artistique numérique, en alternance. Je souhaite me confronter
    au milieu professionnel, tout en complétant ma formation plus ouverte sur le digital.

     

    QUELS SONT TES PROJETS PERSONNELS/PRO À VENIR ?

    Pour la suite, on peut tout d’abord dire que j’ai encore un dépliant et un livre à faire pour l’association 10 jours sans écrans ! J’espère pouvoir travailler à nouveau avec eux l’année prochaine.
    J’aimerais vendre mes différentes illustrations sur des plates formes tel que Redbubble.
    Et pour finir, j’ai vraiment envie de reprendre la photographie et de m’y mettre sérieusement. 

     

    Merci Sarah pour avoir relevé ce défi, qui a déjà remporté un réel succès auprès des cibles visées !
    Bonne continuation !

  • Octobre rose / Novembre bleu – DG/MTP

    Chaque année en octobre, la campagne de lutte contre le cancer du sein et en novembre,
    celle contre le cancer de la prostate, sont organisées pour informer, mobiliser et dialoguer. 

    Octobre Rose et Novembre bleu sont chaque année un rendez-vous de mobilisation nationale, l’occasion
    de mettre en lumière sur un mois, une campagne d’information sur le dépistage précoce et de lutte contre
    ces deux types de cancers, qui touche 1 personne sur 8.

    En tant qu’enseignante et designer graphique, j’ai l’opportunité et le désir de faire prendre conscience
    aux étudiants de différents phénomènes de société dans les champs politiques, social, médical ou humanitaire. Je suis convaincue de la nécessité d’ouvrir un discours graphique sur des sujets mal connus de la nouvelle génération, mais pourtant quotidien
    Un graphisme expressif, humoriste et/ou pédagogique. Des mots qui claquent et qui sensibilisent.

    À lire, voir ou revoir, l’article sur la grossophobie.

     

    OCTOBRE ROSE / NOVEMBRE BLEU, QU’EST CE QUE C’EST ?

    Le mois d’octobre est désormais rose ! C’est un rendez-vous de mobilisation nationale et internationale ; professionnels de santé, ONG et associations sont rassemblées pour informer, sensibiliser et soutenir autour du cancer du sein.

    Novembre bleu, plus connu sous le nom de Movember, est lui, le mois dédié à la sensibilisation du dépistage du cancer de la prostate et des testicules. À cette occasion, les hommes se laissent pousser la moustache et que la moustache (bouc et barbe interdits) !

    On estime qu’une femme sur 8 sera touchée par le cancer du sein au cours de sa vie, et un homme sur 7
    pour le cancer de la prostate d’où l’importance d’un dépistage précoce
    Plus ces cancers sont détectés tôt, mieux ils sont traités et plus les chances de guérison sont importantes.

     

    UNE COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE, QU’EST CE QUE C’EST ?

    Qui dit communication institutionnelle dit communication publique. 
    C’est une communication formelle qui suscitera un échange et un partage de l’information.
    Sa responsabilité incombe à des institutions publiques ou à des organisations investies de missions d’intérêt collectif. Une campagne institutionnelle s’oppose à la publicité produit. Elle tentera d’améliorer la perception des différentes cibles visées.

     

    COMMENT SENSIBILISER CONTRE LE CANCER  ?

    Deux problématiques s’imposent à nous sur ce projet :
    Comment sensibiliser contre le cancer du sein, alors que la campagne existe depuis près de 27 ans ?
    Et comment sensibiliser contre le cancer de la prostate, alors que le sujet est tabou auprès des hommes ?

    À partir de différentes sources, les étudiants ont constitué un dépliant avec toutes les informations
    sur le cancer du sein et de la prostate ; les chiffres, les cibles, des témoignages, les campagnes antérieures…
    Ce processus de recherche leur a permis aux Bachelor/2 en Design Graphique  de l’Esma Montpellier 
    de développer leurs axes et concepts (axe : idée forte – concept : représentation de cette idée), p
    our créer
    une campagne d’affichage à destination de la population.
    Petite complication, les étudiants avaient pour consigne de réaliser deux affiches avec la même unité graphique, c’est-à-dire, en lien l’une avec l’autre.

    LE MERVEILLEUX MONDE DU DÉPISTAGE

    J’ai souhaité faire rentrer les femmes et les hommes dans un doux univers illustré, dans un microcosme,
    selon le cancer concerné.
    Pour le cancer du sein, une femme, se retrouve entourée de « montagnes poitrine », elles sont
    les représentations de toutes les femmes ayant réalisé des dépistages. La main, elle, est une allégorie
    du dépistage
    , nous sommes dans un monde merveilleux. L’univers se veut rassurant, le but est de dédramatiser le dépistage et montrer à quel point il est important de le réaliser, car un cancer non dépisté et/ou non pris en charge à temps, peut à lui seul déranger l’équilibre de ce monde serein.
    Pour le cancer des testicules, l’intention est la même, seule la représentation des autres hommes changent,
    ce sont des « cactus phallus ». L’homme à lui aussi par sa position le geste de « prendre soin », il entoure
    le pot de fleurs de ses mains, nous signifiant l’importance et la préciosité de notre corps et de notre santé

    La difficulté de ce projet était de sortir des sentiers battus, de ne pas tomber dans le cliché des campagnes institutionnelles, parfois impersonnelles. Je ne souhaitais pas non plus donner un aspect trop dramatique
    au dépistage, mais plutôt interpeller et donner envie de prendre soin de soi et de garder l’équilibre
    de notre
     « Merveilleux monde du dépistage ». 

    Marie Seris

    ALTÉRATION

    J’ai choisi de traiter ce sujet sous l’axe de la déformation. Mon concept était de travailler un visuel déformé par des ondes, des vibrations qui se propagent. Je me suis adonnée à une expérimentation typographique avec comme outil une photocopieuse, j’ai obtenu de multiples résultats, que j’ai associé pour donner
    le résultat final. 
    Les lettres sont chaotiques, le mot barbouillé, il décrit un changement avec un effet étrange et inquiétant… signe d’une altération.

    Sur les affiches, cette altération du mot « cancer » occupe tout l’espace, il attire le regard de par sa taille
    et sa couleur. Les couleurs, sur octobre et novembre, sont à la fois rose et bleu / bleu et rose, car le cancer nous concerne tous.

    Mélanie Pugnet

    GÉNÉRATION

    Après avoir discuté avec des personnes concernées par le dépistage de ces deux cancers, je me suis rendu compte qu’il y avait un problème de procrastination et de méconnaissance de l’âge recommandé
    pour se faire dépister, l’âge préconisé est à partir de 45 ans (suivant les antécédents médicaux).
    J’ai donc utilisé un élément générationnel : les dessins animés de la fin des années 70. 
    Rien de mieux que des souvenirs joyeux d’enfance ! 
    J’ai gardé un ton positif et pas trop moralisateur pour toucher un maximum de personnes, avec comme slogan « Si tu as vu ce dessin animé quand tu étais petit, c’est que tu as l’âge de te faire dépister ». 

    LA CONFIDENCE

    Le cancer du sein, sujet sensible, est ici abordé sur un ton à la fois positif et intime, de l’ordre de
    la confidence
    que l’on pourrait retrouver dans les petits boudoirs.

    Cette confidence, à la fois masculine et féminine,
    détruit les tabous en ajoutant une touche d’humour
    permettant un discours spontané et honnête. 

    L’utilisation des textos disposés sur des peintures du XIXe siècle (Hippolyte Flandrin, Toulmouche, Cyril Cavé) permet une réactualisation de celles-ci tout en gardant cette thématique de l’intimité, du secret.
    Elles peuvent ainsi toucher un public à la fois jeune et un public plus âgé

    Séraphine Roustand

    TOUCHEZ-VOUS

    J’ai utilisé le pictogramme pour transmettre une information universelle, un moyen graphique simple, direct
    et compréhensible par tous : l’oeil pour observer + la main pour toucher + la poitrine ou les testicules qui sont la partie du corps à observer et toucher ! La combinaison des trois sensibilise la population sur le sujet. 
    La phrase d’accroche « Prenez soin de vous, touchez-vous » doit inciter le public à l’auto palpation pour
    se protéger. La phrase un peu crue et affirmative « touchez-vous », contraste avec le « prenez soin de vous » pour interpeller et mobiliser les concitoyens !

    J’avais quelques connaissances sur octobre rose, mais très peu sur novembre bleu. Je me suis beaucoup informée et documentée. Je me suis rendu compte que le plus important était de renseigner le grand public pour le sensibiliser. Ayant beaucoup appris, j’ai pu sensibiliser mon entourage à mon tour.  
    Pour moi, c’est en étant renseigné qu’on agit le mieux !

    Mathida Marquié

  • AFFICHE SPéCIMEN – DG/MTP

    La typographie et la mise en page sont la base du métier de graphiste.
    Les polices sont l’un des choix de conception les plus importants à faire lors de la réalisation d’un projet.
    Les meilleures polices te donnent l’impression que tu t’es fait un ami instantané tandis que les pires polices sont comme un intrus.
    Il existe une tonne de mauvaises polices qui sont ennuyeuses, illisibles et tout simplement laides…
    Pourquoi allez chercher « l’originalité » quand tu as de beaux caractères classiques et pertinents.

    Chaque caractère, au-delà de sa forme purement graphique, possède un passé, véhicule un bagage culturel, historique et social. Il crée par sa seule présence une véritable ambiance et influence l’interprétation du texte.
    Un caractère se choisit avec la connaissance, le recul et la pertinence du projet qui le concerne.

     

    CLASSIFICATIONS DES CARACTÈRES

    Le premier pas vers la connaissance des alphabets et le choix de leur utilisation se fait avec la classification Thibaudeau, inventée en 1921 par Francis Thibaudeau, elle permet de classer les polices de caractères
    en quatre grandes familles, rassemblées selon la forme des empattements.

    La classification Vox-Atypi, inventée par Maximilien Vox en 1952, et adoptée en 1962 par l’association typographique internationale (ATYPI), permet de classer les polices de caractères en 11 grandes familles.
    Cette classification tend à regrouper les polices de caractères selon de grandes tendances,
    souvent typiques d’une époque, et ce, en s’appuyant sur un certain nombre de critères : pleins et déliés, forme des empattements, etc.

     

    SUBLIMER UN CARACTÈRE

    Pour ce projet, j’ai demandé à mes étudiants de mettre en page une fonte (police de caractères)
    parmi une liste de mon choix (!) sous la forme d’une affiche
    Une affiche-spécimen pédagogique veillant à retracer l’historique, les caractéristiques, les fonctionnalités,
    son créateur, etc.
    Un objet imprimé et son sujet prennent ainsi leur fonction informative tout en évoquant l’aspect esthétique.
    On retrouve les grands classiques comme le Baskerville, le Bodoni, le Futura ou encore l’Helvetica et
    des contemporains comme Le Faune, Le Canopée…

    HELVETICA

    Je connaissais déjà assez bien l’histoire de l’Helvetica ayant fait un exposé dessus l’année précédente
    et l’idée était de se détacher un petit peu de l’aspect historique et pédagogique pour se concentrer
    sur l’élaboration de la font
    . Mon intention était de mettre en avant la création des caractères Helvetica
    Je me suis donc renseignée sur le vocabulaire typographique tel que le jambage, la traverse
    et tous les éléments qui composent un caractère.
    Il a donc fallu trouver un concept de représentation du processus de création, mes recherches m’ont dirigé vers les diazographies; des reproductions d’anciens plans sur fond bleu (souvent utilisés pour le design d’armes ou de véhicules). On y retrouve des schémas, des grilles, des mesures, toutes les informations nécessaires au design d’un objet.

    Ce sujet m’a beaucoup apporté, j’ai (enfin) compris l’importance et l’utilité d’une grille pour la composition.
    En ce qui concerne ma vision de l’Helvetica, je dirais que c’est vraiment une fonte intemporelle,
    elle apporte une bonne lisibilité, neutralité (dessinée par un Suisse, ça doit y jouer !). Elle reste moderne
    même après toutes ces années
    . Mais cette neutralité peut aussi être un défaut, mal utilisé, ce caractère
    peu avoir un aspect impersonnel et un peu froid…
    Juliette

    CANOPÉE

    La canopée est la zone la plus vivante d’une forêt tropicale. 
    Afin de mettre en avant la caractéristique d’une canopée au travers de la typographie, j’ai joué
    sur les disproportions (tailles des plantes, insectes, etc.) que l’on retrouve dans la forêt, avec les lettres. 

    Une des caractéristiques du caractère Canopée est de s’inspirer des façades New-yorkaises.
    Pour l’affiche double, j’ai souhaité retrouver cette idée de façades en jouant avec les lettres.
    Par la symétrie, le A prend la forme d’un building.

    Essayer de comprendre une font m’a permis de prendre conscience de la réflexion et de l’engagement
    créatif du métier de typographe. 
    J’ai pu comprendre et examiner les origines -les façades New-yorkaises- et les inspirations Art Nouveau,
    du caractère Canopée et sa complexité.
    Charlotte

    FAUNE

    J’ai choisi de mettre en avant les caractéristiques clef de la typographie d’Alice Savoie; elle a créé 3 variantes de référence -fine, italique, gras- inspirées de 3 espèces animales différentes : le bélier, l’ibis et le serpent.
    J’ai voulu montrer toutes les subtilités de cette typographie, avec ses caractères courbés, gras et fort,
    ou très raffinés. Son travail reflète toute la diversité et la pluralité du monde animal. 

    Choisir une typographie inspirée du monde animal rendait mes recherches particulièrement intéressantes ! 
    C’était la première fois que je voyais ça au courant de mes études, cela m’a fait prendre conscience
    de l’étendue des inspirations possible ! 
    Jeanne

    CLARENDON

    En phase de recherche sur la typographie Clarendon, j’ai découvert le travail du graphiste Reid Miles et notamment sa pochette d’album « THE BIG BEAT » créée pour Art Blakey & the Jazz Messengers. 
    Je l’ai trouvée graphiquement intéressante et elle m’intriguait de par sa composition et ses couleurs.
    Reid Miles s’est beaucoup servi de la Clarendon pour ses pochettes d’album, en travaillant avec
    le studio Blue Note Records.
    Je m’en suis donc inspiré pour créer mon affiche !
    Au premier abord semblable à la mise en page de la pochette, c’est en s’approchant que l’on peut lire
    et découvrir les secrets de la Clarendon !
    Olivia

  • LES ATELIERS PRÉPA ENTERTAINMENT : #3 DESIGN GRAPHIQUE

    La Manaa classique a expérimenté quelques changements, pour se diviser en Prépa Design
    et Prépa Entertainment 3D. 
    Ces années prépa ont été spécifiquement pensées pour préparer au mieux
    les étudiants
    vers leur future formation. 
    Je te propose une série d’articles qui met en lumière les différents ateliers  dédiés aux Prépa Entertainment. 

    La Prépa Entertainment reprend les apprentissages fondamentaux de la Manaa
    et propose des ateliers spécifiques au domaine du cinéma d’animation.
    Ces modules – Design Graphique, Photographie, Séquence et Volume – se déroulent sur un semestre.

    Suite de la série, avec l’atelier Design Graphique sur l’Esma Montpellier, proposé par moi-même !

     

    DESIGN GRAPHIQUE

    Le module aborde différents aspects du Design Graphique en relation avec cinéma.
    Avec cet atelier, je souhaite sensibiliser les étudiants au graphisme par la découverte, mais surtout
    la réflexion.

    Au cours du semestre, les étudiants vont expérimenter différents aspects de graphisme : la typographie,
    la composition, l’illustration, la mise en page pour aboutir au projet final : l’affiche de film.
    Tous les modules sont essentiels les uns avec les autres et participent à l’aboutissement du projet final. 

     

    LA TYPOGRAPHIE
    Le premier module aborde la typographie et son sens.
    À partir de thèmes imposés autour du champ lexical du film, les étudiants ont pour objectif de proposer
    des mots et de les illustrer avec une police de caractères et un médium.
    Ils choisissent obligatoirement les polices parmi les familles de la classification Vox-Atypi 
    (Elzévir, Didot, Gothique, Antique…)  ce qui ne leur permet pas de plonger tête baissée dans les clichés !

    La connotation est un point essentiel en typographie ; un mot, une phrase, un texte va suggérer,
    évoquer, installer des références.
    Le choix de la famille de caractères et sa police permettent de situer une époque, un ton, qui participe
    à la perception du mot comme une bande originale à celle d’un film, et joue de l’inconscient collectif
    dans lequel tous ces signes sont déjà chargés de sens.
    Je souhaite que les étudiants s’interrogent, qu’ils prennent du recul et justifient la justesse de leurs choix.

    L’objectif de cet exercice est de prendre conscience de la typographie comme une image.

    "L'atelier DG m'a donné des bases qui me servent tous les jours dans mes choix typographiques."
    Juliette

    L’atelier DG m’a énormément plus, il sort du lot !  

    "Nous avons eu une réelle autonomie de travail, nous avons pu vraiment exprimer nos idées. 
    De plus, la matière met à profit notre culture (artistique, cinématographique, musicales et autres...).
     
    Le premier module fut le Leporello, nous devions associer le choix
    de la police de caractère par rapport au message qu’il renvoyait. J’ai adoré ce projet, car bien que minutieux, il m’a fait réaliser l’importance de la typographie dans notre quotidien, auparavant, je n'en avais pas conscience.

    À terme, cet atelier m’a permis de comprendre ce qu'est le design graphique, scolairement parlant mais également au quotidien. J'ai réalisé que je m'étais mal orienté et que le Bachelor DG correspondait bien plus à ma personnalité que le cursus 3D.
    Je tiens à remercier Me Virginie Torsiello pour son soutient et sa pédagogie bien unique. Je n’en serai pas là aujourd’hui sans vous." 
    Sybie 

    LA COMPOSITION
    Pour ce module, l’idée est de commencer à comprendre certaines notions de composition avec l’affiche typo.
    Nous abordons la grille… qui dans un premier temps est perçue comme une contrainte.
    Mon challenge est de leur démontrer le contraire !

    La grille a été théorisée par le graphiste suisse Joseph Muller Brockmann dans les années 1960.
    Pour la mise en pages d’un texte dans un journal, un livre, une affiche et d’autres types de publications,
    elle permet de découper le format dans sa largeur et dans sa hauteur en plusieurs parties.
    L’usage des colonnes ainsi créées permet de travailler avec des « zones », proportionnelles entre elles,
    ce que l’oeil du lecteur perçoit immédiatement, malgré son invisibilité finale.
    Les points importants pour cette affiche typo sont : la structure, la circulation des blancs, le rythme,
    le sujet* et la liberté !

    *Le sujet de l’affiche typo ? Une phrase ou plutôt jeu de mots !
    C’est un des moments ludiques de l’atelier, que j’apprécie beaucoup.
    Je m’explique… je propose aux étudiants de prendre un mot de chaque catégorie du module précédent
    et d’en composer une phrase.
    Cette phrase est très souvent surréaliste, absurde, un peu folle, parfois poétique mais souvent gore… j’adore !

    "L'atelier DG m’a apporté de nombreuses choses, comme le travail d’analyse 
    et de création
    d’une composition. Notamment, l’affiche typographique
    dont la composition avait un rôle important pour mettre en avant une phrase et les typographies travaillées dans le premier module.

    Ce projet m’a fait entrevoir différentes notions sur la création
    d’une affiche, avec l'utilisation une grille, qui met en avant l’essentiel,
    sans avoir de gêne visuel."
    Medhi

    L’ILLUSTRATION 
    Nous rentons dans une tout autre dimension du design graphique, l’illustration. Mais pas n’importe laquelle, l’illustration en flat design.
    Le flat design ou design plat, est un style graphique minimaliste.
    Dans les diverses définitions du flat, certains termes reviennent souvent : simple, épuré, coloré et moderne.

    D’après une liste de films que je donne en tout début d’atelier, les étudiants proposent des illustrations
    en flat design pour 2 films (4/film).
    Mais attention, les propositions ne seront pas la représentation d’une scène du film, ce serait trop facile !!!

    Pourquoi ce choix ? 
    Par opposition à un design réaliste et détaillé, le flat élimine les éléments jugés décoratifs ou superflus,
    il est donc centré sur le contenu
    .
    On a souvent rapproché la philosophie du design plat de la célèbre phrase de l’architecte
    Ludwig Mies van der Rohe : « Less is More ».
    J’ai fait ce choix en opposition à la section entertainment, qui forme nos étudiants au dessin avec notamment le dessin analytique. 
    Je cherche à déconcerter les étudiants, je les pousse à la réflexion, à l’observation, la synthèse.
    Le but principal, est de revenir à l’essentiel quant à la forme et aux informations.

    "Le projet où j'ai pu voir une réelle progression dans mon travail a était celui du Flat Design. 
    Nous avons travaillé sur des illustrations en vue d'une affiche de film,
    avec la technique du paper cut.
    J'ai beaucoup aimé ce travail car je me retrouvais graphiquement parlant; notre illustration devait être comprise seulement avec des formes simples, claires et jouer avec les couleurs, les pleins et les vides.
    C'était aussi l'occasion de mettre en exécution tout ce que j'avais appris !
    Mon travail a bien porté ses fruits, j'ai pu voir mon affiche imprimée en grand et exposée lors des JPO !

    Je pense que les cours de DG en prepa sont certes assez denses,
    mais essentiels pour la suite de nos études de 3D, tout comme l'atelier photographie.

    J'ai beaucoup appris de ces ateliers et je réutilise régulièrement
    les connaissances qui nous ont été enseignées."
    Alice

    LA MISE EN PAGE
    À ce stade, ils ont déjà choisi deux illustrations sur les deux films. À partir de celle-ci, les étudiants proposent des roughs de mise en page pour le but ultime, une affiche de film !

    Ils travaillent sur la composition de l’affiche, l’importance de la lisibilité du texte avec une image.
    Plusieurs notions sont à prendre en compte : les choix typographiques, la hiérarchie des informations,
    le corps du texte et sa justification. 
    Ici les modules précédents sont invités à leur revenir en mémoire !

     

    "L’exercice de l’affiche était un double exercice complexe, d’une part réussir à résumer un film entier en une image forte demande beaucoup de réflexion, ensuite le fait qu’elle soit destinée à être une affiche nous demandait 
    une image qu’on puisse reconnaître de près comme de loin.

    Ma partie préférée a était de positionner les écritures importantes comme
    le titre ou le nom des acteurs. J’ai fait énormément de test et le côté satisfaisant de voir l’affiche apparaître sous mes yeux me donnait encore plus envie de trouver de nouvelles configurations et typographies, l’enjeu étant de ne pas cacher l’image derrière les écritures, mais la sublimer.

    Cet exercice m’a appris à mieux comprendre l’importance de la mise en page
    que cela soit pour le choix de la typographie, son positionnement et son harmonie avec l’image."
    Hadrien

    L’AFFICHE DE FILM
    Et voilà nous y sommes… l’intrigue se dévoile.
    Il faut que l’affiche soit simple, efficace, et qu’elle puisse vivre sans explication.

    "Pour une affiche de film, il faut réduire l'histoire à son essentiel. 
    Nous n'avons qu'une image pour donner envie aux gens. On étudie un aspect du film, l'idée qu'il dégage.
    Tout comme on limite les éléments, on limite aussi les couleurs.

    Le flat design doit dégager le superflu
    pour attirer la curiosité.

    Il ne faut pas voir les contraintes d'un style comme un frein, mais comme 
    une autre manière d'aborder les choses."
    Lou-Ana
    "Grâce au module de l'affiche, nous avons pu appliquer tout ce que nous avions appris sur la typographie, et aussi expérimenter le flat design. C'est quelque chose qui m'a beaucoup plu, nous avons joué sur le fond et la forme, 
    pour représenter à la fois l'esprit et le ressenti du film choisi.

    Il y a plus, nous avons appris à gérer la hiérarchisation des informations figurants sur l'affiche de film, et cela nous a doucement fait découvrir Illustrator, Photoshop ou Indesign. C'est un plaisir d'avoir réalisé
    ce projet, surtout lorsque qu'il aboutit à l'impression de notre superbe affiche de film !"
    Léonore

    Après plusieurs années en Prépa Design, j’ai eu l’opportunité d’établir cette progression spécialement
    dédiée au Prépa Entertainment.
    Depuis deux ans, c’est avec un réel enthousiasme que j’ai testé et amélioré cette progression.
    Je suis ravie de l’intérêt des étudiants pour ma matière, de l’implication et des échanges que nous avons.
    Ce sont des étudiants particulièrement investis et dans l’échange.

    Je suis très contente de collaborer avec des jeunes espoirs en 3D pour une troisième saison !

     

    THE END

  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE #STRATEGIEDIGITALE #2019

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants en Mastère, qui en 3ème année effectuent un stage
    de 6 mois en entreprise (agence, studio, entreprise…)

    Pour cette saison 2019, j’ai demandé à Olivia de te parler de son expérience ! 
    Une étudiante dans un monde à part fait de grandes et petites histoires.
    Un univers sensible, graphique, littéraire, enfantin, et féminin…
    Elle revient sur son parcours, son stage et ses influences…

     

    PEUX TU TE PRÉSENTER ?

    Après un baccalauréat littéraire, une classe préparatoire et une licence en littérature étrangère,
    j’ai obtenu un Master en édition numérique et littéraire avant d’intégrer le Mastère en design et stratégie digitale de l’ESMA.

     

    PEUX TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    Entre la délicatesse et l’impertinence, j’aime l’impromptu et le tordu, le malicieux et le curieux
    mais aussi danser avec la Salomé d’Oscar Wilde,
    faire avec une sieste avec Alice,
    converser avec l’Elizabeth de Jane Austen,
    observer la sentence de la Judith de Gustav Klimt
    et me réchauffer avec les couleurs vives des autoportraits de Frida Kahlo.

     

    DANS QUEL TYPE DE STRUCTURE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?POURQUOI CETTE MAISON D’ÉDITION ?

    Mon stage s’est déroulé chez les Éditions Thierry Magnier, une maison d’édition spécialisée dans la jeunesse située sur Paris.

    Je connais cette maison depuis longtemps
    et j’adore l’esprit malicieux des parutions.

    J’ai saisi l’occasion d’en découvrir davantage sur la ligne éditoriale et sur les stratégies de communication.

     

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Difficile… Je dirais que mon stage s’est articulé autour de
    la confiance,
    la liberté
    et d’une certaine dose de malice !

     

    COMMENT T’ES TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    Très bien ! Je travaillais notamment avec deux personnes en charge de la communication
    et des relations presse et commerciales et avec l’ensemble de l’équipe éditoriale.

     

    QUELLE A ÉTÉ TA MISSION ?

    En somme, apporter un soutien à la fois au service communication-promotion et au service des relations commerciales, ce qui passait par
    la gestion du site internet, l’intégration de revues de presse, la création de contenus pour les réseaux sociaux, la réalisation de supports de communication print et web (affiches, invitations,
    programmes presse), la mise en page des argumentaires pour les représentants et l’envoi de services
    de presse pour la communication et l’étude des stocks, le suivi des réimpressions et des arrêts
    de commercialisation, les commandes de réassorts pour les relations commerciales.

    COMMENT SE SONT ORGANISÉES TES SEMAINES ? 

    Notamment en fonction de l’actualité littéraire et de la parution des titres de la maison.

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    Lancer la nouvelle collection de la maison, « L’Ardeur » ! 
    J’ai réalisé les supports de communication print et web pour le lancement de cette collection, ce qui m’a permis de comprendre comment communiquer efficacement à chacune de nos cibles.

    UN MOMENT ? QUEL PROJET RETIENS TU ?

    Outre le lancement de « L’Ardeur », un projet à retenir est sans conteste la Réunion des libraires
    qui s’est déroulée en juin et qui visait à présenter les titres de la rentrée littéraire.
    Pour ce projet, j’ai notamment réalisé plusieurs vidéos pour présenter certains des titres et mis en page
    le support de présentation.

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?SAIS-TU CE QUE TU VEUX ET NE VEUX PAS ?!

    Oui… et non ! Ce stage m’a confortée dans l’idée de travailler dans le monde de livre, en revanche,
    entre l’édito et la communication, mon cœur balance toujours !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?
    CRAYON OU ORDINATEUR ?
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?

    Plutôt cup of tea et emails

    Ordinateur !

    Facebook 

     
    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DG ?!

    Fais ce qui te plaît vraiment et reste curieux !

     

    AS TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?

    Je vais tenter ma chance dans des maisons d’édition jeunesse !

    ET PERSONNELS ?

    Oui ! Je monte un projet autour des femmes… et des livres bien sûr !

     

    OÙ POUVONS NOUS VOIR TON TRAVAIL ?

    Mes projets sont présentés sur mon site internet : www.webndesign.fr/ex-libris !

     

    Merci Olivia et bienvenue dans le monde professionnel !

  • TOULOUSE – festival du film environnemental #K19 #DESIGNGRAPHIQUE #PRINT #PS05

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques uns des projets professionnels
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Après Emma et Nicolas en Design Graphique, je continue avec Marion et son projet pour le festival international du film d’environnement.

    Mais avant, qu’est-ce-que le design graphique print ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE PRINT

    Le BTS Design Graphique apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation
    d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Création graphique sur des supports de communication traditionnels,
    dits « du print » affiches, brochures, signalétique, packaging…

    Le BTS offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Infographiste, Maquettiste, Directeur artistique,
    Illustrateur graphiste, Chef de projet, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du BTS Design Graphique se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leurs capacités à s’investir
    dans un projet global tout en étant à l’écoute de leur client.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE, DESIGN GRAPHIQUE SÉRIE 5
    Un festival du Film sur le développement durable
    PRÉSENTATION DU PROJET ET SA PROBLÉMATIQUE

    Le Festival international du film d’environnement est un festival prenant place chaque année au mois d’avril en région Occitanie mais principalement sur Toulouse dans différentes salles de projections.
    Le festival propose donc des documents audiovisuels traitant de la question du développement durable
    et va inviter au débat lors de certaines projections.
    Les films sont présélectionnés par un comité scientifique composé de maîtres de conférence, professeurs, docteurs, de l’association FreDD qui organise et gère le festival.
    Chaque année le festival propose une thématique et cette année il s’agit de « Biodiversité mon Amour ».

    Comment faire en sorte que ce festival transmette son engagement et augmente sa notoriété
    et sa fréquentation alors que sa programmation est plutôt experte et spécialisée ?
     

    Planches présentation (lien)

     

     
    Déclaration d’amour dans un moment de crise

    L’axe sur lequel je me suis orientée se nomme « Déclaration d’amour dans un moment de crise
    dans le rapport homme/nature »
    .  
    Cela fait un peu long, je le concède ! 
    Cet axe vise à redécouvrir le biotope de manière micro/macroscopique et de cette façon
    inculquer une valeur poétique et contemplative à celui-ci, en travaillant avec un jeu de textures
    et de formes abstraites
    .

    Après tout quand on est émerveillé devant quelque chose,
    on a envie de le défendre, de le protéger non ?

    Dans ce sens Alexandre Lacroix dans son son essai philosophique « Devant la beauté de la nature » 
    rappelle qu’« Il est urgent que les hommes ravivent en eux la flamme de l’admiration
    et qu’ils tombent amoureux de la nature menacée »
    .

     

     

    Par l’abstraction et le jeu de matière, c’était ainsi l’occasion de ne pas prendre le parti de représenter
    telle ou telle espèce au détriment d’une autre et de représenter l’environnement dans toute sa diversité.

    Toujours dans le jeu avec la déclaration d’amour, cette notion implique à mon sens le sentiment d’osmose, de synergie que j’ai voulu matérialiser en réunissant les différentes matières avec une forme circulaire.
    Il est important également de traiter des notions de cacher/dévoiler puisque la déclaration d’amour
    suggère de dévoiler ses sentiments
    .
    De cette façon l’idée serait de faire apparaître le nom de la thématique du festival uniquement
    à la tombée de la nuit
    comme avait pu le faire la société c-album pour la campagne publicitaire
    de la réouverture du Musée de Picasso de Paris en 2014.

     

     
     
     
     
    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Au regard du contexte social et environnemental actuel, travailler sur le Festival international du film d’environnement était l’occasion de communiquer sur un sujet qui me tient à coeur et de cette façon

    poursuivre ma démarche et posture
    en tant que graphiste engagée

    que j’ai essayé de développer sur les deux ans du BTS dans mes différents projets. 

     

    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    J’ai rencontré une première fois le Président du Festival avec qui j’avais bien échangé.
    Néanmoins par la suite le Président ne répondait plus à mes mails ni à mes appels ce qui a rendu
    la collaboration un peu plus délicate.
    Même si on explique que c’est un projet qui doit nous plonger dans des conditions professionnelles
    tout en restant fictif, je peux comprendre qu’en étant sur la gestion d’un Festival le temps a peu être manqué, et il avait probablement d’autres priorités à gérer.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    Le Festival traitant d’un sujet ayant une portée engagée, j’ai pu observer le travail de Grapus
    ou les messages inscrits sur les murs lors des mouvements de mai 68.
    Egalement dans la volonté de sortir d’une représentation caricaturale et peut être naïve de l’environnement j’ai analysé beaucoup de photographies microscopiques ou encore des prises de vue satellites,
    que je trouvais intéressantes dans le fait de ne pas savoir à quelle échelle on se situe. 

     

    AUJOURD’HUI APRÈS L’OBTENTION DE TON BTS,
    COMMENT ENVISAGES-TU LA SUITE ?

    Faire un Mastère Motion Design en poursuite d’étude va me permettre d’approfondir, décupler mon vocabulaire, mon langage graphique en jouant avec la profondeur, la matière, la lumière qui donne ainsi une nouvelle dimension au graphisme et permet ainsi de lui donner vie en l’animant. 

     

    Merci Marion pour ton engagement graphique et  environnemental.
    Chaque année, je découvre avec enthousiasme que vous êtes de plus en plus nombreux à vous engager créativement pour des causes importantes pour notre/votre avenir. Continuez !