• COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE #MOTIONDESIGN #2019

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants en Mastère Motion Design, qui en 3ème année effectuent un stage
    de 6 mois en entreprise (agence, studio, entreprise…)

    Pour cette saison 2019, j’ai demandé à Jenyfer de te parler de son expérience ! 
    Une étudiante avec une belle dynamique créative: expérimentale, graphique et technique.
    Elle revient sur son parcours, son stage et ses influences…

     

    PEUX TU TE PRÉSENTER ?

    Je m’appelle Jenyfer, j’ai 22 ans et je fais partie de la promo 2019 en Motion Design de l’ESMA.
    C’est à la sortie de mon bac L spécialité musique que je me suis dirigée vers une MANAA dans l’optique
    de m’orienter par la suite en DMA cinéma d’animation.
    En fin d’année je me suis finalement dirigée vers un BTS Design Graphique en médias numériques à Angoulême.
    C’est durant ma deuxième année de BTS que j’ai choisi de m’orienter vers le Motion Design.

     

    DANS QUEL TYPE DE STRUCTURE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?
    POURQUOI CE CHOIX ?

    Mon stage s’est déroulé à W2P Production durant 6 mois. Une société de production audiovisuelle
    qui propose :
    pub tv et digitales, brand content, motion design, films corporate, documentaires.
    J’ai choisi cette structure pour la qualité de leurs productions en Motion Design mais également pour les locaux
    et l’ambiance de travail.

     

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Bienveillance
    Passion
    Enthousiasme

     

    COMMENT T’ES TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    J’ai découvert chez W2P un environnement de travail sain où l’on se sent rapidement à l’aise
    et où on prend plaisir à s’y rendre tous les matins.
    Je me suis très vite sentie intégrée et utile car dès mon arrivée j’ai pu travailler sur un gros projet et collaborer avec d’autres motion designers freelances.
    Même lorsque le rythme de travail devient effréné, la cohésion, l’écoute et la passion de l’équipe
    en leur travail rend l’expérience vraiment stimulante.

    Ce sont ces moments-là qui me rappellent ce pour quoi j’aime ce métier.

     

    QUELLE A ÉTÉ TA MISSION ?

    Tout au long du stage j’ai assisté le Motion Designer à la DA et à l’animation.
    W2P m’a accordé beaucoup d’autonomie à ce niveau-là.

    J’étais force de proposition et pas seulement exécutante.

     
    COMMENT SE SONT ORGANISÉES TES SEMAINES ? 

    Je n’avais pas de semaine type, chaque semaine étant différente.
    Chaque début de matinée et d’après-midi nous regardions le planning sur le google drive pour être toujours aux faits des changements.

     

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    Je dirais que mon plus grand défi a été à mon arrivée.
    J’ai pris en cours de route un projet très conséquent, un film de 14 minutes pour le Pic du Midi,
    entièrement en Motion Design.
    J’ai eu directement des responsabilités au niveau de la DA et de l’animation.
    J’ai dû animer toute une partie qui avait déjà été commencée par un autre Motion Designer,
    ce qui n’est pas évident.

    UN MOMENT ? QUEL PROJET RETIENS TU ?

    Le projet pour Radio France dont la demande était une affiche et un film de 1’30 en Motion Design.
    Durant ce projet j’ai fait une proposition d’affiche qui a été sélectionnée par le client et qui de ce fait
    a déterminé la DA du Motion Design.
    C’est toujours gratifiant et valorisant, en tant que stagiaire, de voir son travail approuvé par le client.

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?

    Totalement !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?
    CRAYON OU ORDINATEUR ?
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?

    Café

    Ordinateur !

    Même si ma présence sur instagram est toute récente, je le choisirai sans hésitation.
    Il est beaucoup plus adapté à notre milieu qu’est l’image et permet d’être plus visible et accessible.
    Un très bon réseau pour se créer une vitrine et être en veille graphique permanente.

     
    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DG ?!

    Je leur dirais que ces 8 mois de formation sont éprouvants mais que ça en vaut la peine !

    Arrivée aux termes de cette formation,
    le bilan est pour ma part très positif.

    On en ressort avec un bon bagage technique et artistique pour débuter dans le milieu professionnel.

     

    AS TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?

    J’aimerais m’installer en tant que freelance pour avoir la liberté de travailler où je le souhaite et ne pas avoir d’attache.

    ET PERSONNELS ?

    Avoir un pied à terre à Toulouse pour vivre 6 mois en France
    et le reste de l’année à l’étranger.

     

    OÙ POUVONS NOUS VOIR TON TRAVAIL ?

    Sur Vimeo, instagram et sur mon portfolio en ligne.
    Le mieux est de me suivre sur instagram, il est encore tout récent mais je vais faire de mon mieux
    pour l’alimenter régulièrement.

    PEUX TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    En ce moment je suis particulièrement ces personnes là :
    Romain Loubersanes
    Megan Palero
    Liron Ashkenazi-Eldar
    Nuriabojn
    Markus Magnusson

     

    Merci Jenyfer, bienvenue dans le monde professionnel et rdv sur IG pour partager tes projets et voyages !

  • FEEDBACK <3 DE VILLE EN LUMIÈRE #2019

    Il était une fois la ville de Montpellier.
    Elle proposa à nos étudiants d’émerveiller des milliers de spectateurs…

    Cette année encore, les Mastères Design et Stratégie Digitale de l’Esma ont dévoilé
    leur talent et leur créativité à la 6e édition des illuminations de cœur de ville en lumières.

    La ville a proposé à nos étudiants un lieu dédié à la création et libre expression : L’Agora.
    Situé au cœur de Montpellier, c’est un bâtiment classé à l’inventaire des monuments historiques
    et aujourd’hui cité internationale de la danse.

     

    LES ÉTUDIANTS NOUS FONT RÊVER

    Le thème choisi cette année par nos étudiants était la poursuite d’un rêve éveillé…
    Le concept, que le bâtiment rencontre l’humain et rêve grâce à la musique du groupe Skeleton band ,
    ceux-ci le conduiront vers des univers oniriques.
    Cet univers a permis une grande ouverture de création à chacun des groupes, avec un retour en enfance,
    une vision féerique et joueuse.

    En deux mois les étudiants ont apprivoisé et appris le logiciel After effect, écrit un scénario commun,
    créé et réalisé chaque tableau en groupe.
    Le tout dans la bonne humeur et le soutien collectif !
    Quelle fierté de voir leur projet sur cette façade de plusieurs mètres carrés !

    C’est une équipe, fatiguée mais avec des paillettes dans les yeux, qui attend la première vague
    de spectateurs… e
    t comme chaque année, les applaudissements sont au rendez-vous !!!

    DES CENTAINES D’ETOILES DANS LES YEUX

    Comme à mon habitude, j’ai recueilli les ressentis et impressions auprès du public :

    « Belle harmonie, une certaine finesse entre la musique et les images.
    Je suis émerveillé par le travail des étudiants. »
    Laurent

    « Je suis impressionnée de voir la progression artistique de mes amis depuis leur Manaa jusqu’à aujourd’hui !
    Dans la masse, je suis arrivée à les reconnaître individuellement, chacun a son écriture
    et pourtant l’ensemble est cohérent.
    Je pense avoir été une belle source d’imagination pour mes amis Elise et Benji !!! »
    Emma Perrier

    « Une écriture graphique rarement poussée à ce stade et une très belle gestion de la couleur.
    Le bâtiment, le graphisme, la musique… tout est cohérent. Une belle cohésion ! »
    Mme Teisseidre

     

    Et ceux des Mastères : 

    Mes yeux pétillent, mon cœur explose !!!

    Naïs

    « C’est gratifiant et surtout concret… Je regarde le public, ses réactions.
    C’est très agréable de voir les émotions que l’on peut procurer ! »
    Clarisse

    « J’ai presque la larme à l’œil. Ce projet a été très dur…  mais que c’est beau ! »
    Pauline

    « Je ne me rend même pas compte que c’est nous qui avons fait ça !
    Je suis très fier de nous !!! »
    Priscillia

    « Le sang, la famille, Boubou tu pèses !!! »
    Claire, Anna, Maelle, Jade

    Découvre ou redécouvre l’animation de la promo 2016 – 2017 2018

  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE #STRATEGIEDIGITALE #2019

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants en Mastère, qui en 3ème année effectuent un stage
    de 6 mois en entreprise (agence, studio, entreprise…)

    Pour cette saison 2019, j’ai demandé à Olivia de te parler de son expérience ! 
    Une étudiante dans un monde à part fait de grandes et petites histoires.
    Un univers sensible, graphique, littéraire, enfantin, et féminin…
    Elle revient sur son parcours, son stage et ses influences…

     

    PEUX TU TE PRÉSENTER ?

    Après un baccalauréat littéraire, une classe préparatoire et une licence en littérature étrangère,
    j’ai obtenu un Master en édition numérique et littéraire avant d’intégrer le Mastère en design et stratégie digitale de l’ESMA.

     

    PEUX TU NOUS FAIRE PARTAGER TON UNIVERS, TES INSPIRATIONS ?

    Entre la délicatesse et l’impertinence, j’aime l’impromptu et le tordu, le malicieux et le curieux
    mais aussi danser avec la Salomé d’Oscar Wilde,
    faire avec une sieste avec Alice,
    converser avec l’Elizabeth de Jane Austen,
    observer la sentence de la Judith de Gustav Klimt
    et me réchauffer avec les couleurs vives des autoportraits de Frida Kahlo.

     

    DANS QUEL TYPE DE STRUCTURE S’EST DÉROULÉ TON STAGE ?POURQUOI CETTE MAISON D’ÉDITION ?

    Mon stage s’est déroulé chez les Éditions Thierry Magnier, une maison d’édition spécialisée dans la jeunesse située sur Paris.

    Je connais cette maison depuis longtemps
    et j’adore l’esprit malicieux des parutions.

    J’ai saisi l’occasion d’en découvrir davantage sur la ligne éditoriale et sur les stratégies de communication.

     

    TROIS MOTS POUR DÉFINIR TON STAGE

    Difficile… Je dirais que mon stage s’est articulé autour de
    la confiance,
    la liberté
    et d’une certaine dose de malice !

     

    COMMENT T’ES TU INTÉGRÉE À L’ÉQUIPE
    ET COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION ?

    Très bien ! Je travaillais notamment avec deux personnes en charge de la communication
    et des relations presse et commerciales et avec l’ensemble de l’équipe éditoriale.

     

    QUELLE A ÉTÉ TA MISSION ?

    En somme, apporter un soutien à la fois au service communication-promotion et au service des relations commerciales, ce qui passait par
    la gestion du site internet, l’intégration de revues de presse, la création de contenus pour les réseaux sociaux, la réalisation de supports de communication print et web (affiches, invitations,
    programmes presse), la mise en page des argumentaires pour les représentants et l’envoi de services
    de presse pour la communication et l’étude des stocks, le suivi des réimpressions et des arrêts
    de commercialisation, les commandes de réassorts pour les relations commerciales.

    COMMENT SE SONT ORGANISÉES TES SEMAINES ? 

    Notamment en fonction de l’actualité littéraire et de la parution des titres de la maison.

    QUEL A ÉTÉ TON PLUS GRAND DÉFI ? 
    ET QUELLE COMPÉTENCE T’A-T-IL PERMIS D’ACQUÉRIR ?

    Lancer la nouvelle collection de la maison, « L’Ardeur » ! 
    J’ai réalisé les supports de communication print et web pour le lancement de cette collection, ce qui m’a permis de comprendre comment communiquer efficacement à chacune de nos cibles.

    UN MOMENT ? QUEL PROJET RETIENS TU ?

    Outre le lancement de « L’Ardeur », un projet à retenir est sans conteste la Réunion des libraires
    qui s’est déroulée en juin et qui visait à présenter les titres de la rentrée littéraire.
    Pour ce projet, j’ai notamment réalisé plusieurs vidéos pour présenter certains des titres et mis en page
    le support de présentation.

    TON STAGE T’A-T-IL CONFORTÉ DANS TON CHOIX PROFESSIONNEL ?SAIS-TU CE QUE TU VEUX ET NE VEUX PAS ?!

    Oui… et non ! Ce stage m’a confortée dans l’idée de travailler dans le monde de livre, en revanche,
    entre l’édito et la communication, mon cœur balance toujours !

     

    CAFÉ OU PHOTOCOPIEUSE ?
    CRAYON OU ORDINATEUR ?
    FACEBOOK OU INSTAGRAM ?

    Plutôt cup of tea et emails

    Ordinateur !

    Facebook 

     
    UN PETIT MOT POUR LES FUTURS ÉTUDIANTS EN DG ?!

    Fais ce qui te plaît vraiment et reste curieux !

     

    AS TU DES PROJETS PROFESSIONNELS ?

    Je vais tenter ma chance dans des maisons d’édition jeunesse !

    ET PERSONNELS ?

    Oui ! Je monte un projet autour des femmes… et des livres bien sûr !

     

    OÙ POUVONS NOUS VOIR TON TRAVAIL ?

    Mes projets sont présentés sur mon site internet : www.webndesign.fr/ex-libris !

     

    Merci Olivia et bienvenue dans le monde professionnel !

  • 10 indispensables en art appliqué

    INDISPENSABLE :
    dont on ne peut se dispenser, qui est obligatoire :
    « Il est indispensable d’être ouvert à toute forme de créativité ».
    Dont on ne peut se passer; vital : « La culture est indispensable à ta créativité ».

    Tu peux faire de mes conseils tes indispensables !

     

    De culture tu te nourriras

    Un nouveau designer chaque semaine tu découvriras

    Expérimenter tu n’oublieras pas

    Observer tu feras

    Les carnets de croquis tu griffonneras

    D’autres supports créatifs tu utiliseras (photo, vidéo,…)

    Le travail en équipe t’enrichiras

    Toujours ton étapes: tu auras sur toi

    Ton Ideat t’inspirera

    Ton Behance et ton IG tu créeras

  • TOULOUSE – festival du film environnemental #K19 #DESIGNGRAPHIQUE #PRINT #PS05

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques uns des projets professionnels
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Après Emma et Nicolas en Design Graphique, je continue avec Marion et son projet pour le festival international du film d’environnement.

    Mais avant, qu’est-ce-que le design graphique print ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE PRINT

    Le BTS Design Graphique apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation
    d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Création graphique sur des supports de communication traditionnels,
    dits « du print » affiches, brochures, signalétique, packaging…

    Le BTS offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Infographiste, Maquettiste, Directeur artistique,
    Illustrateur graphiste, Chef de projet, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du BTS Design Graphique se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leurs capacités à s’investir
    dans un projet global tout en étant à l’écoute de leur client.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE, DESIGN GRAPHIQUE SÉRIE 5
    Un festival du Film sur le développement durable
    PRÉSENTATION DU PROJET ET SA PROBLÉMATIQUE

    Le Festival international du film d’environnement est un festival prenant place chaque année au mois d’avril en région Occitanie mais principalement sur Toulouse dans différentes salles de projections.
    Le festival propose donc des documents audiovisuels traitant de la question du développement durable
    et va inviter au débat lors de certaines projections.
    Les films sont présélectionnés par un comité scientifique composé de maîtres de conférence, professeurs, docteurs, de l’association FreDD qui organise et gère le festival.
    Chaque année le festival propose une thématique et cette année il s’agit de « Biodiversité mon Amour ».

    Comment faire en sorte que ce festival transmette son engagement et augmente sa notoriété
    et sa fréquentation alors que sa programmation est plutôt experte et spécialisée ?
     

    Planches présentation (lien)

     

     
    Déclaration d’amour dans un moment de crise

    L’axe sur lequel je me suis orientée se nomme « Déclaration d’amour dans un moment de crise
    dans le rapport homme/nature »
    .  
    Cela fait un peu long, je le concède ! 
    Cet axe vise à redécouvrir le biotope de manière micro/macroscopique et de cette façon
    inculquer une valeur poétique et contemplative à celui-ci, en travaillant avec un jeu de textures
    et de formes abstraites
    .

    Après tout quand on est émerveillé devant quelque chose,
    on a envie de le défendre, de le protéger non ?

    Dans ce sens Alexandre Lacroix dans son son essai philosophique « Devant la beauté de la nature » 
    rappelle qu’« Il est urgent que les hommes ravivent en eux la flamme de l’admiration
    et qu’ils tombent amoureux de la nature menacée »
    .

     

     

    Par l’abstraction et le jeu de matière, c’était ainsi l’occasion de ne pas prendre le parti de représenter
    telle ou telle espèce au détriment d’une autre et de représenter l’environnement dans toute sa diversité.

    Toujours dans le jeu avec la déclaration d’amour, cette notion implique à mon sens le sentiment d’osmose, de synergie que j’ai voulu matérialiser en réunissant les différentes matières avec une forme circulaire.
    Il est important également de traiter des notions de cacher/dévoiler puisque la déclaration d’amour
    suggère de dévoiler ses sentiments
    .
    De cette façon l’idée serait de faire apparaître le nom de la thématique du festival uniquement
    à la tombée de la nuit
    comme avait pu le faire la société c-album pour la campagne publicitaire
    de la réouverture du Musée de Picasso de Paris en 2014.

     

     
     
     
     
    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Au regard du contexte social et environnemental actuel, travailler sur le Festival international du film d’environnement était l’occasion de communiquer sur un sujet qui me tient à coeur et de cette façon

    poursuivre ma démarche et posture
    en tant que graphiste engagée

    que j’ai essayé de développer sur les deux ans du BTS dans mes différents projets. 

     

    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    J’ai rencontré une première fois le Président du Festival avec qui j’avais bien échangé.
    Néanmoins par la suite le Président ne répondait plus à mes mails ni à mes appels ce qui a rendu
    la collaboration un peu plus délicate.
    Même si on explique que c’est un projet qui doit nous plonger dans des conditions professionnelles
    tout en restant fictif, je peux comprendre qu’en étant sur la gestion d’un Festival le temps a peu être manqué, et il avait probablement d’autres priorités à gérer.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    Le Festival traitant d’un sujet ayant une portée engagée, j’ai pu observer le travail de Grapus
    ou les messages inscrits sur les murs lors des mouvements de mai 68.
    Egalement dans la volonté de sortir d’une représentation caricaturale et peut être naïve de l’environnement j’ai analysé beaucoup de photographies microscopiques ou encore des prises de vue satellites,
    que je trouvais intéressantes dans le fait de ne pas savoir à quelle échelle on se situe. 

     

    AUJOURD’HUI APRÈS L’OBTENTION DE TON BTS,
    COMMENT ENVISAGES-TU LA SUITE ?

    Faire un Mastère Motion Design en poursuite d’étude va me permettre d’approfondir, décupler mon vocabulaire, mon langage graphique en jouant avec la profondeur, la matière, la lumière qui donne ainsi une nouvelle dimension au graphisme et permet ainsi de lui donner vie en l’animant. 

     

    Merci Marion pour ton engagement graphique et  environnemental.
    Chaque année, je découvre avec enthousiasme que vous êtes de plus en plus nombreux à vous engager créativement pour des causes importantes pour notre/votre avenir. Continuez !

  • MONTPELLIER – STUDIO LAKANAL #K19 #DESIGNGRAPHIQUE #MU #PS03

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques uns des projets professionnels
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    En Design Graphique après Emma en Print, nous découvrons en MU le projet de Nicolas
    et son site pour un studio d’enregistrement.

    Mais avant, qu’est-ce-que le design graphique multimédia ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE MUTIMÉDIA

    Le BTS Design Graphique apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler sur tous types
    de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation d’un produit de design graphique
    ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Création graphique sur des supports de communication virtuels, dits « du multimédia »
    sites web, bornes interactives, habillages TV…

    Le BTS offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Infographiste, Directeur artistique,
    Illustrateur graphiste, Chef de projet, Graphiste freelance, Web designer / Graphiste web

    Les deux années d’études du BTS Design Graphique se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leurs capacités à s’investir
    dans un projet global tout en étant à l’écoute de leur client.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE, DESIGN GRAPHIQUE SÉRIE 3
    L’IDENTITÉ SONORE DU STUDIO LAKANAL
    LE PROJET

    Le Studio Lakanal est un studio d’enregistrement situé à Montpellier dans le quartier des beaux-arts.
    Il est là depuis 1983, et travaille majoritairement avec des artistes de jazz et de musiques improvisés.
    Il fait de la prise de son en live, il enregistre autant avec du matériel retro, analogique, qu’avec des techniques modernes, il privilégie l’authenticité et la qualité.

    Le Studio dispose de clients sur la scène nationale et internationale, travaille avec des labels indépendants comme des grandes maisons de disques comme Sony ou Pias, mais sort aussi des auto-productions.
    Depuis 2001, le studio a travaillé sur 600 disques dont 400 mastering (la finalisation d’un disque)
    et remporté 4 victoires de la musique. 

    L’exigence du studio est un peu à contre-courant des tendances actuelles qui privilégient le son ultra retouché, très lisse, formaté pour sonner le plus fort possible à la radio. Au contraire

    il entend renouer avec le grain, la dynamique,
    la nuance et la spontanéité.

    C’est presque de l’artisanat sonore.

    Mon travail a consisté à créer une version plus actuelle de leur site web, avec une identité graphique
    qui colle vraiment à leur identité sonore, et qui se démarque de l’univers visuel des petits studios locaux.

    Ce site serait soutenu aussi par une présence plus importante sur les réseaux sociaux,
    mais aussi des supports annexes comme des t-shirts.

     

    AXE ET PROBLÉMATIQUE
    COMPOSITION JAZZY

    Mon axe principal s’intitule le son hors des grilles.
    Je voulais vraiment faire ressortir le savoir faire de mon annonceur sur les musiques improvisées.
    Le concept était de faire un parallèle visuel entre la grille du graphiste qui permet de placer les éléments d’une composition, et la grille de jazz qui est la structure d’un morceau sur lequel un soliste peut improviser.

    J’ai aussi travaillé sur les codes graphiques de la musique jazz, la photographie en bichromie, les typographies modernes des années 30, la récurrence du bleu dans l’imaginaire des musiciens.

    Planches de recherches (lien)

    Maquette finale part.1 – part.2
    newsletter
    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Je suis un fan de musique, batteur depuis bientôt une vingtaine d’années, j’ai découvert le graphisme
    par les affiches de concerts et les pochettes d’albums.
    J’aimais vraiment l’esprit du studio, son approche du son, et son univers jazz.

     

    COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    J’ai eu la chance de travailler avec un annonceur qui m’a fait confiance tout au long du projet.
    Le Studio a été très attentif à mon travail, nous avons pu échanger pour avoir une orientation globale
    du projet et dégager les points importants. Néanmoins, j’ai eu une assez grande liberté dans
    mes propositions graphiques.
    Je travaille toujours avec le studio, qui a retenu mon axe principal, pour une future mise en ligne de son site.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    Mes inspirations ont principalement tourné autour de l’univers du jazz, les pochettes du label Blue Note
    par Reid Miles, les couleurs des peintures de Neil Fujita.
    Mais au delà des références purement graphiques,

    j’ai été très inspiré par les partitions de jazz,
    celles du Real Book.

    Je me suis appuyé sur la partition d’Ana Maria de Wayne Shorter pour réaliser un gabarit
    qui me sert de grille de mise en page pour mon site.
    Enfin j’ai souvent écouté du jazz pendant mon temps de travail…

     

    AUJOURD’HUI APRÈS L’OBTENTION DE TON BTS,
    COMMENT ENVISAGES-TU LA SUITE ?

    Je souhaite travailler en agence et me maintenir à jour en informatique, je suis aussi développeur
    de formation.

     

    AS-TU DES PROJETS PERSONNELS POUR LES MOIS À VENIR ?

    À l’heure actuelle je refais intégralement mon site, et je travaille en parallèle sur la finalisation
    du site du Studio Lakanal.
    J’ai aussi quelques projets de travaux avec des groupes de musiques qui se profilent.

     

     

    Merci à Nicolas, bonne continuation !
    Nous continuerons à suivre ton univers, à mi chemin entre l’Art Nouveau et les mythes et légendes,
    avec ton IG et l’ensemble de ton travail sur ton site.

  • MONTPELLIER – So Eu* #K19 #DESIGNGRAPHIQUE #PRINT #PS02

    J’ai préparé une série d’articles de Montpellier à Nantes en passant par Toulouse.
    Je te propose de découvrir quelques uns des projets professionnels
    que nos étudiants ont réalisé et présenté lors de leur oral de BTS.

    Je continue avec Emma (IG), en Design Graphique Print, et son projet pour une créatrice Brésilienne
    de chapeaux.

    Mais avant, qu’est-ce-que le design graphique print ?

     

    DESIGN GRAPHIQUE PRINT

    Le BTS Design Graphique apporte tous les outils nécessaires pour apprendre à travailler
    sur tous types de supports de communication, coordonner les étapes de réalisation
    d’un produit de design graphique ou d’une identité visuelle, à partir d’une commande.

    Création graphique sur des supports de communication traditionnels,
    dits « du print » affiches, brochures, signalétique, packaging…

    Le BTS offre de multiples possibilités, un large panel de carrières :
    Designer graphique, Infographiste, Maquettiste, Directeur artistique,
    Illustrateur graphiste, Chef de projet, Graphiste freelance

    Les deux années d’études du BTS Design Graphique se concluent par le passage de l’examen.
    Les étudiants réalisent un projet professionnel, qu’ils devront présenter lors d’un oral à l’examen.
    Ce projet permet de mettre en pratique leurs compétences et de montrer leurs capacités à s’investir
    dans un projet global tout en étant à l’écoute de leur client.

     

    PROJET DE SYNTHÈSE, DESIGN GRAPHIQUE SÉRIE 2
    GRACE GAVEN
    PRÉSENTATION DU PROJET ET SA PROBLÉMATIQUE

    Grace Gaven est une chapelière autodidacte née à Sao Paulo.
    Après avoir vendu ses deux usines de prêt-à-porter à Sao Paulo, elle s’installe en France
    et commence les créations de chapeaux sous son propre nom.
    Aujourd’hui, sa fille de 24 ans Marie Gaven vient de finir ses études de commerce et souhaite
    entreprendre une collaboration avec sa mère, dans l’optique d’ouvrir une boutique dans le centre ville
    de Nîmes en septembre prochain.

    Grace et Marie proposent deux catégories de chapeaux.
    La première ne connaît aucune limite, elle se porte pour de grandes occasions et s’impose comme
    le reflet de leurs origines brésiliennes à travers des couleurs vives et des formes excentriques.
    La seconde catégorie est plus sobre, pour celle-ci, les deux femmes puisent leurs inspirations
    dans leur vie en France.


    Grace prône une approche bienveillante et chaleureuse avec ses clients, et propose donc
    la réalisation de chapeaux sur-mesure ou personnalisés pour mieux s’adapter à leurs attentes,
    leur besoins, et leurs morphologies.
    Elle privilégie donc un travail minutieux, fait-main, qui est gage de qualité.

     

    Le but majeur de la conception graphique va être de montrer le chapeau comme un accessoire
    adaptable et de son temps, tout en sensibilisant le public au savoir-faire de Grace Gaven.

    Afin de répondre à la demande de la meilleure façon possible, les objectifs sont les suivants :
    faire connaître la marque Grace GAVEN à travers une identité visuelle déclinée sur des sacs
    ainsi que des adhésifs pour l’emballage.
    Faire apprécier les créations et l’accompagnement proposé (l’acceuil, le conseil, et la réparation)
    par le biais d’un livret explicatif qui dévoilerait le processus de créations et l’histoire de la créatrice.
    Et enfin, mettre le public en contact avec la futur boutique grâce à une carte de visite,
    un habillage vitrine ainsi qu’un site internet.

    Pour que les réponses soient pertinentes, je me suis demandée comment mettre au goût du jour
    le port du couvre-chef
    à travers son aspect adaptable en fonction de notre morphologie
    et de notre personnalité.

    Mettre en avant la personnalité de la créatrice à travers
    son métissage culturel et sa double nationalité.

     

     
    SO EU* (SIMPLEMENT MOI)

    Comment susciter l’envie d’acquérir un chapeau Grave Gaven ?

    Ce qui permet à la marque Grace Gaven de se démarquer de leurs concurrents,
    c’est son histoire et son savoir faire.
    Il était donc nécessaire de mettre en avant le vécu des créatrices et les prestations qu’elles proposent.
    Pour cela, j’ai développé l’axe «So Eu» qui veut dire «simplement moi» en Portugais.
    Il est question de montrer l’histoire des deux femmes ainsi que leurs personnalités, car à travers
    chaque coup d’aiguille, chaque chapeau, il y a une part des deux créatrices.
    Grave Gaven, c’est l’histoire des créatrices mit au service de la vôtre.

     

     

     

     

     

     

     

    INTERVIEW
    POURQUOI AVOIR CHOISI CE PROJET ?

    Avant de se consacrer à la confection de chapeaux, Grace Gaven gérait deux usines de vêtements
    post chirurgie au coeur de Sao Paulo.
    Durant 10 ans, elle vit donc au rythme des besoins du corps humain, apprend à les satisfaire,
    et s’aperçoit alors que le corps n’a pas à se soumettre à un vêtement mais qu’au contraire,
    c’est à celui-ci de s’adapter et lui apporter de la joie.

    C’est donc naturellement que Grace Gaven et sa fille Marie se sont tournées vers la création de chapeaux,
    confectionnés sur-mesure.
    Elles ont gardé cette dynamique bienveillante, ainsi que cette proximité avec le corps humain,
    tout en y ajoutant leur univers pétillant et coloré.
    C’est d’ailleurs cette personnalité qui m’a particulièrement attiré, ainsi que leur univers vibrant
    et fantaisiste
    qui laisse pleinement place à la créativité.

    De plus, Grace et Marie Gaven prennent réellement le temps de conseiller leurs clients-es.
    Elles s’investissent pleinement pour eux, et vivent leurs projets comme si elles en faisaient pleinement parti.
    Dans un monde qui va toujours de plus en plus vite, il était important pour moi de donner de la visibilité
    à des créateurs qui composent avec soin et bienveillance, des produits fait main.

     

    COMMENT S’EST PASSÉ LA COLLABORATION AVEC L’ANNONCEUR ?

    La collaboration s’est très bien passée, Grace et Marie ont été très présentes et à l’écoute.
    Elles ont su répondre à toutes mes questions avec patience et me fournir tous les documents
    dont j’avais besoin.
    Elles ont également su m’aiguiller dans ma réflection en me proposant des pistes à explorer,
    des références Brésiliennes emblématiques, tout en me racontant leur histoire et celle de leur pays.

    Grace et Marie Gaven vont conserver toute la partie print de l’axe choisi ainsi que toutes les photos
    qui ont été faites dans l’optique d’en faire un book.

     

    QUELLES ONT ÉTÉ TES SOURCES D’INSPIRATIONS ?

    Je me suis inspirée du Mercado Municipal de Sao Paulo.
    J’ai simplifié des formes qui évoquent l’univers Brésilien comme des fruits, des fleurs, et toutes sortes
    de plantes afin d’être immergée dans celui-ci.

    L’artiste Leona Rose m’a également inspiré par son traitement en aplat de paysages exotiques.

    Pour ce qui est des couleurs j’ai choisi de faire un clin d’œil à leur double nationalité avec le bleu et le rouge.

     

    AUJOURD’HUI APRÈS L’OBTENTION DE TON BTS,
    COMMENT ENVISAGES-TU LA SUITE ?

    Je ne sais toujours pas !  Je me suis mis un peu trop de pression pour l’examen…
    Aujourd’hui, je me laisse le temps de réfléchir à ma spécialisation.
    J’aimerai m’orienter progressivement vers le packaging, mais avant je souhaite faire un stage
    dans ce domaine et être sûre de mon choix.

     

    AS-TU DES PROJETS PERSONNELS POUR LES MOIS À VENIR ?

    Je viens de me créer un Instagram amme.creative dédié à mes projets, ainsi qu’un Behance.
    Je vais prendre le temps de mettre du contenu durant ces vacances et l’année qui arrive !

     

     

    Merci à Emma.
    Je te souhaite de t’épanouir et de nous livrer ton univers doux, poétique et chaleureux au travers
    des différents supports qu’offre le design graphique.  

     

    So eu* simplement moi !

  • COMMENT S’EST PASSÉ TON STAGE EN DESIGN GRAPHIQUE #2019

    J’ai pris des nouvelles de nos étudiants en Bachelor, qui en fin de 1ère année effectuent un stage
    de 6 semaines en entreprise (agence, studio, free-lance…)

    Pour cette saison 2019, j’ai demandé à EléonoreEdwige de te parler de  leur expérience !
    Eléonore est une jeune fille de son temps, patiente et curieuse.
    Edwige est douce, volontaire et
    rêveuse.
    Un binôme créatif, passionné et à l’écoute.
    Nous avons évoqué leurs expériences communes en stage et leurs influences…

     

    Pouvez vous vous présenter ?!

    Eléonore Deigers et Edwige nous sommes étudiantes à l’ESMA depuis 2017.
    Nous avons commencé par une Manaa pour ensuite poursuivre sur un Bachelor Design Graphique.

     

    Dans quel cadre s’est déroulé votre stage ?

    Notre stage s’est donc déroulé à Radio Clapas, une radio montpelliéraine associative
    qui a fêté ses 40 ans l’année dernière.

    La radio est à Montpellier dans le quartier Près d’Arènes, elle est gérée par Grégoire Long le président
    et Bruce Torrente le directeur
    Les locaux sont coupés en deux, une partie est consacrée à la radio avec une régie et un studio d’enregistrement, l’autre pour les bureaux (PIJ). 

     

    Quel est votre rapport à l’univers musical ?

    El. Je ne vois pas ma vie sans musique, elle m’accompagne au quotidien et m’aide à travailler.  
    Alors être dans cet univers là était plus que plaisant !
    La liberté que j’ai pu avoir dans mes propositions de projets me conforte avec l’envie de continuer
    dans cet univers
    . D’autant plus que les projets qui nous ont été donnés sont variés et multiplient les supports.

    Ed. J’ai toujours adoré la musique, j’en écoute quotidiennement : quand je bosse, dans les transports, etc. C’est vraiment quelque chose dont je ne peux me passer. Parfois ça me permet de me concentrer
    et de m’inspirer.
    C’est aussi un bon moyen pour s’isoler, penser à autre chose quand on en a besoin.
    J’aime beaucoup découvrir de nouvelles musiques.

     

    Comment vous êtes vous retrouvées ensemble sur ce stage ?

    El. Bruce Torrente le directeur de la radio, après avoir reçu mon CV, m’a appelé un matin pour me proposer
    un stage. J’ai donc eu beaucoup de chance car je ne connaissais pas Clapas avant.
    J’ai directement accepté et j’ai ensuite proposé à Edwige de le faire avec moi car Bruce cherchait
    un/e autre stagiaire.

    Ed. Je devais faire mon stage dans une agence immobilière mais cela ne m’intéressait pas du tout…
    Je n’avais pas trop le choix vu que c’était la seule agence qui me prenait parmi toutes celles
    que j’avais contacté sur Montpellier.
    C’est grâce à Eléonore que j’ai trouvé ce stage. 

     

    Avez-vous travailler en binôme ?

    El. On réfléchissait ensemble, on confrontait nos idées et on se partageait le travail.
    Mais graphiquement nos axes étaient totalement différents. Ce qui était intéressant pour l’annonceur
    d’autant qu’il avait deux fois plus de propositions pour chaque projet !

     

    Trois mots pour définir ton stage

    El. Liberté – Créativité – Travail

    Ed. Convivialité – Imagination – Liberté

     

    Comment vous êtes vous intégrées à l’équipe
    et comment s’est passée la collaboration ?

    El. L’ambiance est détendue et conviviale, tout le monde se connait et s’apprécie depuis des années !
    L’équipe est super accueillante, l’intégration s’est faite progressivement mais très rapidement !
    Ici la liberté est primordiale à partir du moment où le travail est là.

    La collaboration avec la radio a été efficace. Nous avons proposé beaucoup de recherches différentes
    pour chaque projet afin de répondre à la demande de Grégoire.
    Grégoire Long est aussi directeur de l’agence Teaser, une agence de communication Montpelliéraine. 
    Il a été le guide exigeant mais nécessaire durant notre stage.

    Ed. Dès le premier jour, Bruce Torrente et Grégoire Long, nous ont mis tout de suite à l’aise.
    Nous étions installées dans les bureaux dédiés au PIJ (Point Information Jeunesse)
    où nous étions en contact avec quelques personnes de la radio.

    La collaboration s’est très bien passée pour la réalisation des projets, nous étions en contact direct
    avec Bruce et Greg (tel. et mail) donc très facile de les contacter pour avoir leurs opinions et avancer
    dans les projets.
    Nous avions carte blanche pour la réalisation de nos visuels et des phrases d’accroches,
    sans oublier d’intégrer les infos obligatoires comme le logo !

     

    Quels sont les projets sur lesquels vous avez travaillé ?
    Et quel projet en particulier retenez vous ?

    La recherche d’un animateur de radio à travers un visuel fort qui sera dérivé sur les réseaux sociaux,
    en affiche, dans la presse et sur le site web.

    Eléonore

    La semaine de l’échangisme; une semaine ou les animateurs s’échangent leurs émissions.
    Un concept difficile à mettre en place car chargé de connotations.

    Eléonore
    Edwige

    What a trip : Le festival du voyage sur Montpellier, réaliser un A6 qui sera dans le programme du festival.
    Notre travail a été de mettre en avant les siestes sonores de radio Clapas pour l’événement. 
    Une activité créée par la radio qui consiste à se poser pour écouter Clapas sur des transats
    spécialement destinés à ce concept.

     


    Edwige

    Divers supports informatifs comme des Roll Up ou la nouvelle grille horaire pour l’année 2020.

    Eléonore
    Edwige

    El. Mon projet préféré a été la grille et la brochure «Retirada» pour la liberté qu’on m’a donné.
    LA RETIRADA : faire un bilan d’activité sur le projet « les jours de poudre jaune » qui a pour objectif de traiter la période de la « retirada » au travers d’une action culturelle à destination des élèves des Lycées et Collèges.

    Comment avez vous associé votre profil graphique
    aux demandes de l’annonceur ?

    Depuis peu la radio essaie de se donner un second souffle.
    Un grand renouvellement de l’antenne et de son fonctionnement se sont opérés depuis 2014.
    Grégoire Long a retravaillé la charte graphique de la radio ainsi que sa communication.

    En plein élan de modernité et d’innovation il a été facile
    de s’accorder au profil graphique de l’annonceur. 

    Ed. J’ai plutôt tendance à avoir un côté très illustratif ce qui correspond à l’univers graphique de la radio.

     

    Quel est la particularité de travailler
    au sein de l’entreprise ?

    El. Être en communauté et travailler ensemble avec les différents postes.
    L’entraide est présente et la confrontation de nos idées est bénéfique. Edwige et moi avons même prêté notre voix pour plusieurs émissions/génériques !
    Nous avons aussi participé à 2 jours de formation sur le thème « Pratiques et usages citoyens des médias ».

    Ed. Je dirais que c’est d’avoir été les seules stagiaires à s’occuper de la communication.
    Nous n’avons peut être pas été dans « les vrais conditions d’une entreprise » type, mais nous étions très libres.


    Votre stage vous a-t-il conforté dans votre choix professionnel ?

    El. Il n’a fait qu’accentuer mon goût pour le graphisme et l’univers de la musique.
    J’ai découvert l’exigeance d’un annonceur qui, heureusement pour nous, nous apprend beaucoup !

    Un stage enrichissant autant au niveau culturel
    qu’en terme de communication.

    Ed. Oui !

     

    Café ou photocopieuse ?

    El. Pas le temps de m’occuper de la photocopieuse ou du café. La radio est en éternel mouvement,
    ce qui implique que tous projets nécessitent un minimum de vitesse d’excécution.
    Un stage loin d’être ennuyeux avec toujours des nouveaux projets enrichissants !

    Ed. Aucun des deux ! 

     

    Crayon ou ordinateur ?

    El. Je ne vois pas mon stage sans mon petit carnet donc je dirais les deux !
    D’abord crayons pour étaler mes idées et les informations abondantes, ensuite l’ordinateur évidemment !

    Ed. A la base je suis plutôt crayon mais pendant le stage c’était ordinateur et tablette graphique.

     

    Facebook ou instagram ?

    El. Personnellement je dirais Instagram.
    Après Facebook est utilisé par une cible plus large alors la plupart des visuels travaillés pour la radio
    étaient destinés à Facebook en priorité.

    Ed. Instagram, Facebook commence à se faire vieux…

     

    Peux tu nous faire partager tes liens INSTA ?

    El. Je conseille l’Instagram de _lil_lewis _ suite à ce stage, ensuite j’aime beaucoup wattgriff
    pour ses méditerranéennes et marion_desmarchelier pour ses collages (en DG à l’Esma).

    Ed. Le plus souvent je découvre mais s’il faut en donner alors en voici !
    patterson_art_comightierthanco  / skvllpelnois7la_discorde (un ancien étudiant !).

     

    Quels sont vos projets personnels en cours à part les vacances d’été ?

    El. J’ai un projet en cours avec l’agence de communication Binôme à Nîmes.
    Ils travaillent avec Nhoss la marque de cigarette électronique française depuis plus de 5 ans.
    Cet été ils lancent une série limitée de 500 exemplaires.
    J’ai donc travaillé en illustration trois atmosphères de vacances différentes; la jungle, l’océan et le désert.
    Seuls la jungle et l’océan ont été retenus avec évidemment quelques modifications du client.
    Ce projet m’a montré à quel point un client pouvait modifier un visuel…
    Cependant je suis ravie d’avoir été choisie et de participer à ce projet !

     

    Ed. Un projet personnel en rapport avec le design graphique : un job pour continuer mes études !!!

     

    Quelles sont les virées culturelles prévues cet été ?!

    El. La Panacée, les dimanches à la Halle Tropisme ou au MOCO.
    Je continue à travailler pour la radio, et le soir éventuellement en concert !

    Ed. La Panacée à Montpellier, Lyon et ses musées et une visite au Futuroscope

     

    Un petit mot pour les futurs étudiants en Design Graphique ?

    El. Ils ont choisi la bonne voie et ils ne peuvent que s’épanouir dans ce domaine. Mais il faut être patient, savoir se remettre en question, et il faut surtout se creuser la tête.

    Ed. Choisissez bien votre stage si vous le pouvez c’est important ! Il vous donne le premier réel aperçu
    de la voie que vous avez choisi. Et si ça vous plait vraiment lâchez rien !

     

    Merci à Eléonore et Edwige

  • FOCUS INSTA #PSENA

    Ancien étudiant de l’Esma Toulouse,
    Damien aka Psena nous parle de son parcours, ses projets autour de son amour pour les lettres. 
    Une rencontre, entre le sens d’un mot, son dessin, son caractère; qui rend les créations de Psena
    justes et urbaines.

    Passionnée de design graphique PSENA nous offre ses typos sur mesure sur son compte Instagram.
    Je te laisse le découvrir !

     

    BONJOUR PSENA, PEUX-TU TE PRÉSENTER À NOS LECTEURS
    ET RETRACER TON PARCOURS ?

    Bonjour, Damien aka Psena, 29 ans, toulousain.
    J’ai commencé à peindre grâce à mes potes Antoine et Gauthier, il y a maintenant plus de 10 ans.
    J’ai toujours gribouillé sur mes feuilles de cours, mais rien de sérieux ou potable…
    C’est vraiment le graffiti qui, au fil des années m’a amené à gratter la feuille sérieusement
    afin de tenter de développer une approche singulière.

    Après avoir fait un DUT qui n’avait rien à voir, je me suis laissé une année pour voyager avec mon frère,
    ce qui m’a permis de me recentrer sur ce que je voulais.
    Pour l’anecdote, j’ai postulé pour rentrer en Manaa à l’ESMA Toulouse, depuis un hamac au Cambodge
    devant le Mékong !

    Passionné par le dessin de la lettre, j’ai fait cette manaa avec l’objectif d’effectuer le BTS Design Graphique. 
    Après ce BTS j’ai enchainé sur une Licence pro Graphisme et conception éditoriale à Chaumont
    (le digital ne m’a jamais vraiment attiré, le papier c’est comme la lettre, son aspect en dit déjà beaucoup).
    À la fin de mon stage de licence à Paris, j’ai commencé à travailler en Freelance, d’abord sur Paris
    puis de retour à Toulouse, pendant 2 ans environ.
    En décembre dernier j’ai intégré l’agence de communication culinaire Spatule Prod’,
    dans laquelle j’évolue depuis en CDI.

     

    QUEL EST LA SIGNIFICATION DE TON BLAZE ?!

    C’est le verlan de mon blaze avec lequel j’ai commencé à peindre « Naps » ( les siestes en anglais),
    c’était une période ou j’adorais me taper des grandes siestes, c’est toujours le cas
    mais je suis plus sur une base de micro-sieste après le repas.

     

    COMMENT A ÉVOLUÉ TON GRAPHISME DE LA RUE À L’ÉCOLE 
    ET AUJOURD’HUI DANS LE MONDE PRO ?

    Mon approche du dessin de la lettre a commencé à évoluer dès la manaa, en commençant à aller vers
    le lettering. Mais c’est vraiment en BTS Design graphic, que j’ai évolué, apprenant un peu plus en profondeur
    les bases typographiques que ce soit d’un point de vue historique ou pratique.

    Mais avec du recul c’est en partie grâce à Romy, ma prof d’expressions plastiques à l’époque.
    On devait tout au long de l’année travailler notre univers perso pour créer à la fin de l’année un livre d’artiste.
    Elle m’a pas mal « clashé » sur le fait que la plupart de mes dessins étaient du graffiti même si je tentais
    de m’en éloigner constamment. Ça m’a poussé à développer la lettre avec une autre approche,
    à tester de nouveaux médiums sur de nouveaux supports…

     

     

    Aujourd’hui dans le monde pro, on me fait de plus en plus confiance sur mon délire, par conséquent

    j’arrive de plus en plus à travailler sur des projets
    qui me ressemblent

    et où je peux me faire plaisir que ce soit à mon compte, pour des décos murales ou même au sein de l’agence où j’évolue.

     

     

     

    PEUX TU NOUS DÉCRIRE TON UNIVERS TYPO – GRAPHIQUE ? 
    COMMENT TU AS TROUVÉ TON STYLE ?

    QUELLES SONT TES RÉFÉRENCES ?

    Vous l’avez constaté, c’est le dessin de lettres qui me passionne, c’est donc une base de travail
    dans toutes mes productions.
    Ce n’est jamais évident de définir son univers, j’essaie tout le temps d’évoluer, de tester de nouvelles choses.
    Mais comme dit auparavant, mon approche de designer graphique se ressent très fortement dans
    ma manière de structurer mes compositions typographiques. Je n’aime pas les fioritures, les imperfections.

    Je sais pas si j’ai un style très défini. J’aime évoluer, essayer, expérimenter. Peut être que dans un an
    mon travail n’aura rien à voir. Il évolue depuis des années grâce à des rencontres, des découvertes d’outils, des contraintes liées à des projets…

    Je vous donne pas mal de références actuelles plus bas mais d’un point de vue classique,
    elles passent par des graphistes comme Neville Brody, Herb Lubalin, Théo Van Doesburg,
    forcément le mouvement du Bauhaus.
    Mais les références sont partout que ce soit dans un tag avec un flow de malade, les devantures
    de peintres en lettre, l’architecture ou encore le mobilier.

    La ville qui nous entoure est une source de références inépuisables et en constante évolution.

     

     

    QUEL IMPACT A POUR TOI LA TYPOGRAPHIE ?

    L’esthétique d’une lettre a une puissance tellement incroyable sur le ressenti de ce qu’on lit.
    Comme on dit, on peut écrire 300 fois le même mot avec une esthétique différente à chaque fois,
    il véhiculera 300 émotions différentes.
    C’est passionnant de voir comment elle a évolué avec son temps et ses courants artistiques,
    depuis les premiers idéogrammes jusqu’à aujourd’hui.
    C’est fou de voir tout ce qu’on peut faire, imaginer, à travers ces 26 signes qui composent notre alphabet
    et qui sont l’essence de la transmission, par conséquent de notre évolution.

    QUE T’APPORTENT LES RÉSEAUX SOCIAUX COMME INSTAGRAM
    ET COMMENT L’UTILISES-TU ?

    J’essaie de ne pas me prendre trop la tête avec insta à me dire qu’il faut poster comme ci ou comme ça,
    ou à tel heure, tous les jours… J’ai quand même voulu donner une cohérence visuelle à mon feed,
    l’arrivée du carrousel a permis de faire une photo de couverture chartée et rentrer en profondeur dans chaque projet, production en faisant défiler par la suite.
    C’est uniquement d’un point de vue artistique et pro que je l’utilise (il y a quand même des moments d’égarements avec des stories hors sujet à des heures improbables, tmtc).

    C’est le support qui m’apporte une bonne visibilité, quelques projets indirectement et une grande dose
    de motivation en ayant accès rapidement à une masse d’artistes fous qui vont toujours plus loin.

    Il permet aussi aux personnes qui m’entourent de près ou de loin de savoir ce que je fais plus concrètement. Dire aujourd’hui, je suis graphiste, peintre, graffeur, passionné par le dessin de la lettre, veut tout et rien dire. La plupart des gens ont Instagram, c’est la première chose qu’on te demande quand tu dis que tu dessines
    ou que tu peins.
    C’est une sorte de portfolio facile d’accès que les gens peuvent suivre facilement, contrairement à Behance, Dribble ou un site perso. Ce qui amène forcément à un moment donné à des projets grâce au bouche à oreille. 

    On va pas se le cacher, c’est aussi de la branlette qui fait du bien à l’égo et qui donne de la force.

     

     

    PEUX-TU NOUS FAIRE PARTAGER TES LIENS IG ?!

    www.instagram.com/etienne_renard/ 

    www.instagram.com/rylsee/

    www.instagram.com/club_lettreurs/

    www.instagram.com/saidkinos/

    www.instagram.com/tyrsamisu/

    www.instagram.com/franckpellegrino/

    www.instagram.com/outline_studio/

    www.instagram.com/wwwesh.studio/

    www.instagram.com/owengildersleeve/

    www.instagram.com/atelier_bingo/

    www.instagram.com/tristan_kerr/

    www.instagram.com/benjohnstondesign/

    www.instagram.com/insta_grems/

    www.instagram.com/angeltoren/

    www.instagram.com/pepitecollectif/

    www.instagram.com/rougevertblanc/

    www.instagram.com/jer_hellocollective/

    www.instagram.com/felipepantone/

    www.instagram.com/pheno_feno/

    www.instagram.com/_fortrose_/

    www.instagram.com/guidodeboer/

    www.instagram.com/_nelio/

    www.instagram.com/tomas_lacque/?hl=zh-cn

     

    TA DERNIÈRE EXPO DÉBUT JUIN AU MARCHÉ NOIR PRÉSENTAIT 
    DES TABLEAUX TYPO EN VOLUME ENTRE GRAFFITI ET ABSTRACTION.
    PEUX TU NOUS PARLER DE CETTE DÉMARCHE
    ET DE TON APPROCHE DU LASER ?

    Dans cette expo, j’ai voulu aborder les formats à travers des compositions fortes et très structurées. Comme tu l’as dis, c’est un mix entre les différents styles et approches des lettres que j’affectionne,
    d’où son nom « Hybride ».
    On peut l’imaginer comme une entité qui a un trouble de personnalité multiple.
    Je me suis imposé de travailler la couleur pour une fois. Je suis depuis un moment dans la facilité N&B + doré ou une couleur, c’était un petit défi pour moi de rechercher un nuancier avec lequel travailler qui sortait
    de ce que j’ai pu faire jusqu’à présent.

    Le laser est un outil simple et efficace pour avoir un rendu très propre comme je l’aime
    et me permet de donner du relief à mes créations.
    Il permet vraiment de tester différentes choses rapidement et sur différents matériaux.
    Pour l’occasion, j’ai fait des portes-clés en plexi que je donnais au vernissage, j’ai fait une lampe typographique pendant ma licence, testé des patchs en cuir gravés au laser pour coudre sur du textile. 

     

     

     

    QUELS SONT TES ANNONCEURS ?
    PEUX TU NOUS DÉCRIRE TES DIFFÉRENTES MÉTHODES DE TRAVAIL ?
    QUE CE SOIT POUR UN MUR, UN LOGO OU UN SKATE. 

    Mes annonceurs sont assez variés, ça peut être une salle de crossfit comme une agence immobilière,
    un mur pour un évènement, une déco dans une Start-up, la communication d’une pièce de danse contemporaine, l’identité visuelle d’un coiffeur-barbier.
    Je n’ai pas de secteur dans lequel j’évolue particulièrement.

    Quelque soit la finalité, le projet commencera toujours sur une feuille que ce soit des idées gribouillées
    à l’arrache ou des sketch plus poussés.
    Pour un projet de logo il y aura forcément une partie recherche de référence, moodboard…
    Pour les projets muraux, je le fais si le projet est en accord avec mon univers et si ce n’est pas le cas
    je rentre en discussion avec le commanditaire pour l’orienter vers quelque chose qui me plait.
    Si ça ne match pas, je préfère ne pas faire quelque chose qui ne me plait pas.
    Pour la salle de crossfit par exemple, à l’origine le client me demandait de recopier un mur bien beauf
    d’une salle partenaire, la pire des situations ! 

    QUE PEUX-TU NOUS PARLER DE TES PROJETS ACTUELS ET À VENIR ?

    J’ai vraiment eu de bons retours sur l’expo au Marché Noir, j’ai eu quelques commandes depuis
    et ça m’a motivé à en préparer une autre pour cette fin d’année.
    Je vais me concentrer sur de plus grands formats et apporter un peu de matière, texture, issues des outils que j’utilise comme les brush pen ou le spray ; rapporter un peu vie avec une place à la spontanéité
    qui me manque dans ces dernières prods
    .
    Avec l’acolyte Béni et mon frère Paked, on pense à développer un petit festival d’art urbain sans prétention dans les Landes. À l’instar du zine Lezineki que j’avais fait avec le frérot, l’objectif serait juste de se faire plaisir en regroupant des artistes qui nous font kiffer.

    On pense toujours à faire du textile, comme beaucoup, d’où les tests de gravure sur cuir. 

    Je vais quand même sûrement faire une petite série de tees pour délirer avec des tampons en linogravure.


    En parallèle, je vais sûrement collaborer avec le poto Huit Mains, sérigraphe et créateur de skate maison,
    pour développer une petite marque. Il presse ses propres boards dans son atelier.
    L’objectif dans un premier temps serait de créer l’identité de celle-ci et de faire une première collab sur board.

    Affaires à suivre…

    Damien PAQUIOT
    Design graphique – Lettering
    www.instagram.com/pseeena/
    www.behance.net/DamienPaquiot

     

    Merci Psena pour cette itw passionnée, avec du caractère, du corps & une certaine casse !

  • LA GROSSOPHOBIE – DG/MTP

    « – Oh Germaine, la cliente là, elle demande un test de grossesse, tu le crois ?
       – J’arrive pas à croire qu’elle se soit fait baiser déjà…
    (rires gras) »
    Gras Politique

    Depuis des siècles, l’être humain mène des combats… contre la DIFFÉRENCE.
    Le racisme, l’homophobie, les droits des femmes, l’handicap… 

    Le mot grossophobie est entré dans le dictionnaire 2019.
    Gros-se est un qualificatif comme un autre, mais aujourd’hui le ton sur lequel il est employé est péjoratif…

    En tant qu’enseignante et designer graphique, j’ai l’opportunité et le désir de faire prendre conscience
    aux étudiants de différents phénomènes de société dans les champs politique, social ou humanitaire.
    Je suis convaincue de la nécessité de lutter contre toutes les formes de discriminations
    par un
    graphisme engagé
    Un graphisme expressif et pédagogique, des mots qui claquent et qui dénoncent.  

     
    Grossophobie 

    Hostilité envers les personnes grosses ou obèses. 
    La grossophobie repose sur des préjugés selon lesquels les personnes grosses le sont parce qu’elles 
    le veulent bienUne position qui se manifeste par des comportements stigmatisant et discriminant 
    à légard des personnes en surpoids
    Source : L’internaute.fr

    La grossophobie touche aussi bien les femmes que les hommes.
    Elle se manifeste partout, dans l’espace public ou dans des domaines variés.
    Dans la rue où les passants ne se gênent pas pour dévisager les gros, dans les transports où les sièges
    ne sont pas adaptés ou dans la médecine où les soins ne sont pas appropriés voire maltraitants. 
    Les militantes anti-grossophobie sont souvent harcelées en ligne, accusées de faire l’apologie
    de l’obésité alors qu’il·elles demandent juste que la société arrête de les discriminer. 

     
     
    GRAS POLITIQUE

    Eva et Daria Marxont pris conscience du vide militant dans le discours anti-grossophobie.
    Avec Gras Politique, elles souhaitent politiser le combat contre la grossophobie
    et donner un espace de parole aux personnes qui en souffrent au quotidien.

    Gras Politique est un collectif de personnes gros-ses, sans hiérarchie et sans organisation
    -queer, féministe, et anti-grossophobie-. 
    Un espace de parole autour des discriminations subies.
    Eva et Daria veulent surtout agir sur le terrain de la pédagogie et mener des actions concrètes.

     
    Comment lutter contre la grossophobie ?

    « Nous intervenons avec plaisir auprès de groupes pour les sensibiliser à la discrimination grossophobe
    et au sexisme. Notre expérience nous montre que ces rencontres permettent de changer le regard
    des participant-es sur les personnes grosses ».

    La lecture du livre « Gros n’est pas un gros mot » de Daria Marx et Eva Perez-Bello, a été le point de départ.
    Les lectures des blogs et articles, les vidéos et les écoutes (podcasts) on fait émerger le projet mené
    par les enseignants de Design Graphique  de l’Esma Montpellier.

    A partir des différentes sources, les étudiants ont choisi un contenu texte et illustré celui-ci
    sous le format d’une chronique imagée.
    Pour créer un support de communication illustrant la lutte contre la grossophobie à destination
    d’universités et écoles d’enseignement supérieur.

     
    JOURNAL INTIME
    Témoignage : "Billet de grosse" issu du blog de Daria Marx. 
    Texte dans lequel elle exprime son mal-être, sans détour. 
    Concept : LE JOURNAL INTIME.
    Imiter un journal intime illustré, dans lequel Daria Marx exprime
    son mal-être, en témoignant du poids que représente pour elle son corps. 
    Brochure 12 pages

    Pour ce projet, plutôt que de m’axer sur les discriminations liées à la grossophobie,
    j’ai décidé de me concentrer sur l’impact que la grossophobie peut avoir sur ces personnes,
    notamment psychologiquement.

    J’ai choisi de m’appuyer sur un texte, issu du blog de Daria Marx, une co-fondatrice du collectif Gras Politique.
    Un texte très cru, dans lequel elle exprime son mal-être sans détour.
    J’ai trouvé ce témoignage intéressant, puisqu’il montre vraiment l’incidence que la grossophobie,
    et les normes sociales, peuvent avoir sur une personne considérée comme grosse et sur son état d’esprit. 

    Pour le projet, j’ai décidé d’utiliser uniquement le noir et le blanc, pour un ton sombre, triste et glauque,
    mais aussi pour que le message soit plus impactant.
    J’ai choisi de créer un livret, imitant un journal intime illustré, dans lequel Daria Marx exprimerait
    ses pensées et son mal-être
    . 

    Pour les illustrations je me suis inspiré de divers artistes, comme Niki de Saint Phalle avec ses Nanas,
    Yann Legendre, Polly Nor, ou encore Marie Boiseau. 

    J’ai trouvé assez intéressant de pouvoir travailler et sensibiliser sur un thème tel que la grossophobie,
    qui est une discrimination finalement encore assez méconnue aujourd’hui.

    Benjamin Fouque

    LE FOND FAIT LES FORMES
    Témoignage :  "Ju ,n'aime pas les gens", issu du site Gras Politique.
    Texte sur l'acceptation de soi. 
    Concept : LE FOND FAIT LA FORME.
    Les gens ne perçoivent la personne grosse que par ses formes...
    les couleurs sucrées appuyent l'idée de matières
    fondantes et modulables.
    Newsletter

    J’ai décidé de traiter le sujet avec légéreté à partir d’un témoignage de « Ju n’aime pas les gens ».
    Celle-ci raconte comment la société perçoit les personnes grosses, les forçant à s’identifier
    seulement par rapport à ce facteur et comment elle a fini par se détacher des regards accusateurs
    pour finalement s’accepter telle qu’elle est. 

    Graphiquement, j’ai mis en avant le fond et les formes pour illustrer l’idée que les gros sont jugés
    sur leurs formes comme un « bruit de fond » perpétuel.
    Les gens ne perçoivent  la personne grosse que par ses formes.
    On demande aux gros de maigrir, de ‘fondre’, comme une matière grasse au soleil.
    Ces personnes constamment critiquées vont alors tenter de se rendre invisible,
    de se ‘fondre dans le décor’ pour tenter de disparaître.
    J’ai travaillé autour d’une gamme de couleurs à l’aspect sucré, fondant rappelant une glace
    ou un bon donuts pour appuyer l’idée de matière fondante, modifiable et maléable. 

    Les illustrations ont été pensées en amont afin de s’emboîter les unes avec les autres avec le texte
    et les gouttes comme fil conducteur. Les formes du fond sont principalement reportées sur les vêtements
    car lorsqu’on critique quelqu’un on utilise l’expression « tailler un short »
    ou on peut dire qu’elle s’est faite rhabiller. 

    Travailler sur ce sujet d’actualité était intéressant cela m’a permis d’apporter une vision personnelle
    et graphique ainsi que de servir une cause importante.

    Gaelle Vuillermet

    DES CONSEILS ?!…

    Témoignage : "8 phrases grossophobe que les grosses ne veulent plus entendre" par Sarah.
    Un texte sur l'avis permanent de notre entourage proche ou non. 
    Concept : LE RIDICULE DE NOS CONSEILS
    Tourner en dérisions les "conseils" en présentant les femmes
    et leurs émotions, qui se rient de ses  phrases.
    Stickers

    Nous vivons dans une société où à travers les réseaux sociaux nous sommes de plus en plus
    jugés et culpabilisés.

    Les corps s’affichent et les rondeurs s’assument. Pourtant les critiques sont souvent sévères.
    Gras politique est une association féministe qui vise à libérer la parole des Gros-se-s,
    et permettre d’assumer et revendiquer ses formes.
    Cependant si le problème vient, le plus souvent, de l’image que les autres nous renvoient de nous-mêmes et non de notre propre regard, il est difficile de s’assumer quand chacun donne son opinion sur ce que l’on est…
    En effet, souvent lorsqu’une personne est en surpoids, le corps semble ne plus nous appartenir.
    Chacun donne son avis, sans se rendre compte de l’impact de ces phrases.
    Ainsi l’idée était de faire prendre conscience du ridicule de certaines paroles.
    Le ridicule de nos « conseils » envers le poids d’une personne grosse-es. 

    J’ai choisi de travailler un style « flash tatoo » afin de montrer l’impact des paroles qui s’ancre en nous.
    Le flash tatoo parle aux étudiants et permet de créer des produit dérivés à la communication,
    par exemple avec des stickers.
    L’impact des « conseils » est appuyé de par un choix de typo « brush », violente et instinctive,
    qui rappelle que ce sont des conseils parfois maladroits, non réfléchis.

    Cependant, j’ai aussi souhaité donner et mettre en avant une bonne grosse dose de féminité,
    car ces femmes sont belles et elle s’assument
    .
    Enfin, comme je souhaitais vraiment tourner en dérisions les « conseils »,
    j’ai choisi de présenter des femmes qui rient et se moquent de ces phrases.
    Ainsi, le message s’adresse à la fois aux grossophobes mais aussi aux filles qui ont du mal à s’assumer,
    en leur proposant une réaction adéquate. Le message ainsi s’adresse à tout le monde. 
    Enfin j’ai créé un # pour les réseaux sociaux. 

    Il a été difficile d’écouter tous les témoignages et de s’immerger dans la souffrance quotidienne
    des personnes grosses.
    Cependant, c’est un projet qui ma permis de découvrir la grossophobie, et de réaliser mon propre comportement et l’impact de certains de mes « conseils » face à des personnes grosses. 

    Clarisse Kenaip

    LES MOTS
    Témoignage : "On ne naît pas grosse" issu du livre de Gabrielle Deydier.
    Paroles stéréotypées de l'inconnu à la mère.  
    Concept : LES MOTS. 
    De belles photographies de formes, des insultes misent en exergue
    par une police directe et froide, de couleur rose ! 
    Newsletter

    En faisant des recherches pour ce projet, je suis tombée sur  Gabrielle Deydier,
    qui pour 1m53 fait 140kg, et qui durant toute sa vie a et continu à subir des insultes et critiques,
    de la part d’inconnus ainsi que de sa propre famille. 

    Mon travail s’est axé sur cette facilité de critiquer et d’insulter que les gens ont
    quand ils ne le vivent pas eux mêmes. Ces personnes n’ont pas de filtre avec les gros-ses.
    Le racisme anti-gros, qui concerne potentiellement un Français sur deux qui est en surpoids,
    commence souvent à l’école, pendant le cours de sport ou lors de la visite médicale,
    il continue avec l’employeur, se poursuit avec les remarques dans les magasins, les regards, les insultes
    dans la rue, et parfois rentre dans les foyers.

    J’ai trouvé que la photographie était le médium adéquate pour retranscrire à travers images et textes
    les insultes et critiques.
    La photographie en noir et blanc invite à rentrer dans l’intimité.
    La parole enrobée par la couleur rose met en évidence les fausses idées que l’on a sur les grosses.
    Et le tout choque.

    Mailys Lacombe

    Merci à Benjamin, Gaelle, Nicolas, Clarisse et Mailys pour leur participation !

    A lire : 
    On ne naît pas grosse, de Gabrielle Deydier
    Gros n’est pas un gros mot, de Daria Marx et Eva Perez-Bello
    graspolitique.wordpress.com (source)